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Atelier « Précarité, exclusion, citoyenneté ».
Des contributions au débat du 31 janvier...
mardi 10 février 2004, par Georges Günther, Cecile Diallo, Michel Marcon, Alain Girod


Trois thèmes étaient proposés au débat, introduits par quatre interventions. Ci-dessous un résumé de chaque introduction, écrit par les intervenants.

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Premier thème : Comment les plus pauvres peuvent-ils se réapproprier leur citoyenneté ?
par Cécile Diallo, du Secours Catholique

Engagé depuis sa création en 1946 aux côtés des plus pauvres, le Secours Catholique a affirmé en 1996 à l’occasion de son 50ème anniversaire sa volonté de « s’associer avec tous ceux qui vivent l’exclusion et la précarité pour construire une société juste et fraternelle ».
Nous sommes convaincus, comme l’annonce ce forum, qu’un autre monde est possible mais il ne se fera pas les uns contre les autres ni les uns sans les autres. Notre expérience auprès des personnes en difficulté nous conforte en effet dans l’idée que pour contribuer à un changement durable dans la vie de ces personnes, la première chose à leur donner c’est la parole.

C’est ainsi que lors de l’été 2000, plusieurs délégations de la région centre-est ont organisé des « Assemblées de la Solidarité » qui ont réuni pendant une semaine près de 350 personnes. Chacun a parlé de son expérience et a pu faire un pas pour devenir acteur afin d’agir concrètement sur les causes de la pauvreté et de l’exclusion. Chacun est reparti en ayant pris un engagement précis pour sa vie de tous les jours. Pour beaucoup, cette expérience a été une étape importante pour prendre conscience qu’il était possible pour eux aussi de prendre la parole en public et d’être écoutés par des responsables politiques ou institutionnels comme ce fut le cas le dernier jour de ces assemblées.

Suite à ces assemblées, certains des participants ont fait des pas en avant significatifs dans l’exercice de leur citoyenneté : s’engager dans des structures de quartier, participer à des activités culturelles, rejoindre des groupes de parole pour sortir de leur isolement. Une manière concrète d’accéder à la citoyenneté, c’est à dire de prendre sa place dans la cité.

En 2002, à l’occasion des élections, le Secours Catholique a également permis à des personnes qui du fait de leur statut n’ont pas l’exercice direct de leur citoyenneté à travers le droit de vote, de donner leur avis et de faire des propositions sur leur situation. C’est ainsi que dans le département plusieurs rencontres ont été organisées avec des demandeurs d’asile sur la question de leur statut en France. A partir de l’expression de leur vécu au quotidien des propositions sont nées qui ont été portées par le Secours Catholique auprès des candidats.

D’autres actions visant à redonner la parole à ceux qui en sont privés et à leur redonner la possibilité de faire des propositions qui sont ensuite soumises aux responsables institutionnels et politiques ont vu le jour depuis : en 2003, une deuxième édition en région des assemblées de la solidarité qui ont réuni près de 200 personnes ; en décembre 2003 à Lyon, à la bourse du Travail plusieurs centaines de personnes, bénévoles, accueillis et élus réunis pour un théâtre forum qui a permis à des groupes de personnes en difficulté de mettre en scène leur vécu tout en invitant chaque participant à apporter des propositions susceptibles de faire changer la situation.

Autant d’événements, de rencontres, d’échanges qui sont une illustration concrète de ce que nous entendons au Secours Catholique par « association » : permettre aux uns de pouvoir dire leur souffrance, leurs espoirs et aux autres, de changer de regard et de voir derrière ces histoires de vie, des hommes et des femmes qui n’aspirent qu’à être pleinement citoyens.

En conclusion, j’ai relevé dans un quotidien nationale dans un article sur le récent forum de Bombay la phrase suivante : un des fondateurs brésiliens du Forum Social Mondial affirmait :
« Nous avons souvent un discours qui ne colle pas avec les réalités concrètes des gens. Nous devons favoriser une culture de propositions qui viennent d’en bas. »
Et si justement, la clé du changement c’était avant tout de savoir écouter ceux qui au quotidien n’ont pas la parole ?

Deuxième thème : Quelle conception du travail au service de l’homme ?
 par Georges Günther, de l’APEIS 

L’APEIS a engagé une réflexion à partir de l’argumentation des tenants du RMA. Elle est basée sur l’idée qu’il faut « revaloriser le travail ». Pourtant la précarité explose et les minima sociaux comme le SMIC restent très bas.
« Valoriser le travail », « sortir de l’assistanat » : des objectif écrits en toutes lettres dans l’exposé des motifs de la loi sur le RMA. « Il s’agit de passer d’un revenu d’assistance à un revenu du travail » (François Fillon).
Un postulat derrière tout cela : il y a du travail. Le seul problème : beaucoup de chômeurs refusent d’aller travailler et s’accommodent d’indemnités encore trop élevées. C’est cette argumentation culpabilisante que véhicule la pensée dominante et que partage peu ou prou une bonne part de la population.
Tordre le coup à ces conceptions est indispensable si l’on veut se donner la force de résister à la dégradation de l’indemnisation du chômage et des conditions de travail.
En réalité le RMA s’insère dans une série de mesures pour faire accepter, sous la contrainte, une détérioration des conditions de travail, des travaux dégradants pour les pauvres. Les Rmistes devront accepter des emplois à temps partiels (20 heures par semaine), avec interdiction de cumul, pour 550 euros soit 180 euros de plus que le RMI. Le contrat de travail déroge au droit du travail. Il est renouvelable deux fois au maximum dans la limite de 18 mois... Il n’y a aucune perspective d’embauche et de formation. Le RMI est versé à l’employeur qui bénéficie d’une main d’œuvre très bon marché pour 180 euros par mois.

Va se créer un secteur de « sous-salariés », aux conditions de travail dégradantes qui pèsera sur l’ensemble du monde du travail (un million de personnes sont concernées). Ce mépris de la personne humaine concerne tous les salariés, il ne s’arrêtera pas aux plus pauvres.

L’APEIS pense à l’inverse qu’il est légitime et sain de refuser un travail dégradant, qui porte atteinte à la santé, ou ne correspond pas à la qualification ou aux aspirations de valorisation personnelle dans le travail. Ce refus est un des moyens d’agir pour transformer le contenu du travail au service du développement des individus.
Reconnaître ce droit au refus passe par la revalorisation de l’indemnisation du chômage, et par la mise en place d’un revenu attribué à chacun, d’un revenu inconditionnel garanti qui n’aurait pas pour fonction de rétribuer quelque activité que ce soit.


Toisième thème : Droits sociaux et services publics.  Par Alain Girod de la CGT-EDF 

Ce qui sort de nos porte-monnaies est le résultat de la multiplication de la quantité par le prix unitaire.
Les écologistes, avec raison, nous alertent et nous aident à maîtriser les quantités.
Les ténors de la droite libérale leur emboîtent le pas avec des buts bien moins honorables.
Pour ces derniers, il faut masquer la hausse des prix unitaires gage de leurs revenus et de leur domination.
Ils réussissent même à culpabiliser, les plus pauvres qui en fait réalisent des trésors d’économie tant ils ne peuvent se permettre le moindre gaspillage.

Le libéralisme, c’est la liberté de choisir son fournisseur ; mais c’est aussi pour les fournisseurs, la liberté de fixer ses prix.
La concurrence, ça peut marcher pour les produits dont on peut décider de se passer quand ils sont trop chers ; et ainsi obliger le fournisseur à baisser ses prix.
Pour les produits de première nécessité, tels tous les services publics (eau, logement social, santé, énergie, ... ), l’impossibilité de s’en passer met l’usager sous la domination des fournisseurs.
Seule la péréquation tarifaire, par des prix égaux fixés par l’état permet aux usagers de se faire respecter.

Mais cela ne suffit pas puisqu’en France, malgré une tarification nationale, l’énergie est facturée 40% trop chère.
L’argent des usagers est détourné à des fins qui n’ont rien à voir avec les missions du service public.
En effet, EDF-GDF avec la bénédiction complice du gouvernement, ne ristourne plus les gains de productivité réalisés par le personnel aux consommateurs et s’est même permis d’augmenter les tarifs :
-  Hausse des prélèvements de l’état dans les caisses -> un impôt déguisé particulièrement injuste puisque très peu proportionnel, qui permettra de diminuer l’impôt sur le revenu des plus aisés
-  Achat de titres en bourse pour créer les dominations internationales futures au détriment des coopérations nécessaires au développement des populations du tiers monde (1/3 des habitants de la planète ne dispose pas d’autre énergie que le bois).
-  Achat d’énergie "renouvelable" produite par les grands groupes dans l’anarchie de la jungle de l’économie libérale qui les fera rejeter par les populations, alors que l’état devrait missionner EDF-GDF pour la réalisation de programmes d’économie d’énergie et de production d’énergie renouvelables en concertation avec les élus et riverains.

Nous invitons les consommateurs à intervenir auprès des élus, médias et à exprimer leurs orientations pour des services publics qui soient gérés, dans le respect de l’environnement, pour le développement des populations (domestiques et/ou professionnelles) et non dans l’optiques de la réalisation de profits à distribuer à de grands groupes actionnaires ainsi que nous le promet la future "privatisation".

 Le site web des agents Cgt d’Edf-Gdf / Loire


Toisième thème : Droits sociaux et services publics.  Par Michel Marcon du CDAFAL : 

Le CDAFAL a été saisi du cas de personnes obligées de donner 234 € (1500 Frs) à France-Télécom pour obtenir une nouvelle ligne téléphonique, après difficultés de paiement. Ceci qui peut les priver du simple téléphone alors que d’autres bénéficient de tous leur moyens de communication modernes. Mais il y a bien d’autres pratiques discriminantes chez l’opérateur.

Si son capital n’est (encore) que partiellement privatisé, ses méthodes le sont complètement ce qui ne l’a pas empêché de connaître la plus grosse déconfiture financière de tous les temps. Il faut donc faire payer l’usager et éliminer les clients peu intéressants. On est loin du service public d’égal accès pour tout citoyen. En regard EDF, certes critiquable, reste beaucoup plus sociale. Même les serveurs vocaux se font au détriment des usagers les moins aptes (cf : les nombreuses radiations Assedic).

Le CDAFAL n’entend pas se contenter de dénoncer ces pratiques, il agit au plan juridique. Mais ce n’est que par la mobilisation qu’on fera aussi reculer cette discrimination.

Dans le cours de la discussion André Momein du SNU-ANPE (syndicat affilié à la FSU) a donné quelques indications sur la réalité du chômage.
Il augmente plus qu’on ne le croit, notamment la catégorie 2 (les demandeurs d’emplois à mi temps) qui ne sont pas comptabilisés dans les chiffres officiels du chômage. En un an les radiations ont augmentées de 74%, beaucoup à cause du pointage par téléphone.
S’il y a du chômage ce n’est pas de la faute des chômeurs, mais parce qu’il n’y a pas de travail pour tout le monde. Une réalité à rappeler alors que 70% des français pensent que les chômeurs pourraient travailler s’ils le voulaient.
Aujourd’hui l ‘ANPE devient une entreprise de type privé. Une partie du travail va se développer dans des entreprises qui auront un statut d’association et qui vont faire de l’accompagnement.




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