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Mieux connaître le collectif des faucheurs volontaires d’OGM
Et connaissez-vous le jugement historique du Tribunal d’Orléans ?
mardi 21 novembre 2006, par Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire


Qui sommes nous ?
Le collectif des faucheurs volontaires d’OGM, crée au Larzac en août 2003, rassemble des citoyens issus de tous horizons socio-professionnels : agriculteurs, scientifiques, ouvriers, sans emploi, enseignants, cadres, élus... Les faucheurs volontaires d’OGM agissent collectivement, à visage découvert, et en plein jour, ils n’utilisent aucun instrument pour faucher. Lors d’interpellations aléatoires de certains d’entre eux par les forces de l’ordre, ils sont solidaires et revendiquent leur participation à l’action.

La désobéissance civique
Désobéir à la loi est condamnable.
Cependant, quand cette même loi ne répond pas aux attentes citoyennes, la désobéissance civique se justifie pleinement. C’est un mode de réaction non violente, une entrée en résistance, un refus de la fatalité. Par elle, des êtres humains dénoncent l’injustice institutionnalisée et essaient de faire évoluer la loi en mettant consciemment leur liberté et quelque fois leur santé en jeu.

 Renoncer à la désobéissance civique, c’est mettre la conscience en prison." - Gandhi

Agir dans l’intérêt de tous
Ils ne s’opposent pas à la recherche fondamentale en milieu confiné. Comme tous, ils encouragent le progrès médical.
Ce que les faucheurs volontaires dénoncent, ce sont les expérimentations et les cultures en plein champ qui engendreront une contamination irréversible de l’environnement. Ils dénoncent l’abandon du consommateur à une politique de distribution alimentaire, oublieuse du principe de précaution et ne se souciant pas des conséquences sanitaires. C’est une façon de résister à l’emprise grandissante de l’Organisation Mondiale du Commerce qui ne connaît ni le principe de précaution, ni aucune contrainte environnementale, éthique ou sociale.

La désobéissance civile face aux OGM
Quand le gouvernement encourage les intérêts privés ou les laisse s’imposer aux dépens de tous et de la terre ; quand la loi privilégie l’intérêt particulier au détriment de l’intérêt général, criminalisant ceux qui, en nombre restreint, ont osé l’enfreindre ; que reste-t-il aux citoyens responsables pour que le droit redevienne la référence de régulation entre les personnes et les biens, pour que l’Etat retrouve son indépendance et soit cette instance de défense et de préservation du bien commun ?

Il ne reste plus en conscience aux citoyens que d’affronter cet état de non-droit pour rétablir la justice au risque des amendes et des peines de prison possibles. Plus la conviction sera forte, plus le nombre des volontaires sera important, plus nous changerons le rapport de force. Agir à visage découvert et en plein jour, c’est cela notre force et notre expression démocratique pour que ce danger soit pris en compte avant qu’il ne soit trop tard.

Dans l’état de nécessité dans lequel nous nous trouvons, nous n’avons plus rien à notre disposition pour que la démocratie reste une réalité. C’est l’impuissance de l’Etat et l’usage inversé de la loi qui nous font entrer en résistance pour refuser la fatalité.

"Renoncer à la désobéissance civile, c’est mettre la conscience en prison", a dit Gandhi. La désobéissance civile est une action citoyenne et réfléchie. Elle peut compter sur un soutien important de la collectivité, puisque plus de 80% des Français de tous bords politiques sont opposés aux OGM dans leur alimentation.

Les "faucheurs volontaires" ne s’opposent pas à la recherche fondamentale sur les OGM. A leurs yeux, celle-ci doit suivre des protocoles rigoureux dans ses expériences, en milieu confiné. Elle doit répondre sans préjudice aux véritables besoins de la société et ne pas faire le jeu du marché. Les chercheurs devraient être informés de l’origine des financements de leurs recherches et de l’usage qui sera fait des résultats.

Ce que les "faucheurs volontaires" dénoncent, ce sont les expérimentations et les cultures en plein champ, qui permettent la contamination irréversible des autres espèces végétales. Elles portent atteinte au patrimoine de l’humanité. Ce qu’ils dénoncent, c’est le brevetage du vivant qui mettra les paysans, du Nord comme du Sud, sous la domination des firmes biotechnologiques, ce qui, au lieu de réduire la faim dans le monde, risque de l’augmenter. Enfin, ils dénoncent l’abandon du consommateur à une politique de distribution alimentaire oublieuse du principe de précaution, sans se soucier des conséquences sanitaires.

Les "faucheurs volontaires" veulent développer et populariser cette résistance engagée par la Confédération Paysanne, et dont José Bové reste la figure emblématique, tandis que des collectifs "anti-OGM" prennent le relais. Cette lutte est l’affaire de tous. Nous sommes tous en danger. C’est une manière de résister à l’emprise grandissante de l’OMC, qui ne connaît ni le principe de précaution, ni aucune contrainte éthique ou sociale.

Dire non aux OGM en plein champ, c’est lutter contre la force du marché. C’est dire non à la fatalité et à la soumission.

Faucheurs Volontaires : Ce que dit la loi ...

Code de procédure pénale
Destruction du bien d’autrui.
Article 322-1 : " La destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui est punie de ... 

Voir : http://www.monde-solidaire.org/spip/IMG/pdf/Charte_faucheurs.pdf

Les Faucheurs Volontaires face à des intérêts privés puissants et à une lourde répression.

Les autorités françaises réclament que les études de toxicité, concernant les OGM soient expressément exclues du domaine public car elles peuvent entacher la confiance de l’opinion publique et nuire à la position concurrentielle de l’entreprise.
Les faucheurs volontaires se heurtent à une répression accrue : procès, comparution immédiate, gardes à vue, écoutes téléphoniques, perquisitions.
Alors même que Justices polonaise et anglaise prononçaient des relaxes pour les Faucheurs Volontaires, reconnaissant qu’ils avaient agi au nom de l’intérêt général, la Justice française continue à juger les FV comme des délinquants de droit commun.

La justice a, une seule fois, à Orléans, relaxé les faucheurs volontaires. Mais ce jugement a été remis en cause, le Procureur ayant fait appel de la décision.

Le procès d’Orléans - 9 décembre 2005 - : un jugement historique

Pour une rapide analyse du jugement rendu par le tribunal correctionnel d’Orléans, avec le texte complet, voir : http://www.monde-solidaire.org/spip/article.php3 ?id_article=2629

Ce jugement (relaxe pour les 49 faucheurs prévenus) reconnaît l’état de nécessité, le danger actuel et imminent des OGM, et la nécesité de recourir à des actions collectives de désobéissance civique.

Nos avocats commentent la décision du tribunal : "un jugement historique" :...

"Il s’agit d’une décision historique tant par sa portée que par son contenu. Cette décision est d’une grande rigueur juridique et la motivation est particulièrement dense et étayée. Les motivations du jugement comportent 27 pages, ce qui est exceptionnel pour ce type de jugement.
Le tribunal s’explique d’abord sur la prévention, en indiquant que celui qui invoque l’état de nécessité doit prouver que le danger dont il fait état est actuel et imminent ; et ensuite il doit établir qu’il y a eu proportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.
Il rappelle ensuite qu’en doctrine, celui qui " agit en état de nécessité commet un " acte socialement utile ", que la collectivité n’a " aucun intérêt à punir et au regard duquel la sanction ne remplit aucune de ses fonctions traditionnelles de rétribution, d’intimidation ou de réadaptation. "
Pour la juridiction, l’état de nécessité est " nécessairement relatif et contingent " il dépend des valeurs sociales " utiles " à la date de la commission de l’infraction.
En l’espèce, l’état de nécessité, invoqué pour légitimer une atteinte à la propriété privée doit s’apprécier en considération de la Charte de l’environnement, devenue principe constitutionnel depuis quelques mois.
Il considère encore que l’état de nécessité doit être " apprécié en considération des actions menées par l’autorité publique nationale " et des engagements internationaux de la France comme le Protocole de Carthagène ". Cette analyse se rapproche de celle de la jurisprudence de la Cour Européenne qui condamne les Etats qui n’ont pas mis en application - concrètement - les dispositions protectrices des la convention européenne des droits de l’Homme relative au droit à un environnement sain.
Le socle de sa réflexion part de cette " évolution constitutionnelle et internationale du droit positif " qu’il va analyser pour apprécier " l’existence ou non de l’état de nécessité. "
Ainsi, comme les avocats l’y avaient invité, il va analyser si l’état de droit relatif aux essais en plein champ, en France, est en conformité avec les instruments internationaux signés par elle.
Il déclare se refuser à entrer dans le débat de l’opportunité des OGM, mais déclare qu’il doit, pour remplir sa mission de juge, s’appuyer sur les travaux des scientifiques afin de déterminer l’existence du danger.

A) le danger actuel et imminent

Il examine sur plusieurs pages la question du danger.
Il rappelle que ces essais étaient destinés à l’inscription au Catalogue des semences cultivées en France, sans évoquer le caractère commercial de ces essais.
Il conclut à ce que les débats devant lui ont mis en évidence que la " dissémination de maïs génétiquement modifiés en plein champ s’accompagnait d’une diffusion incontrôlée de gènes modifiés dans l’environnement ajoutant que la transmission au préjudice du maïs conventionnel et par échange avec les bactéries du sol est établie par de nombreux travaux scientifiques qu’il cite.
Il souligne que l’instabilité de la construction génétique se répercute dans les lignées au fil des générations, instabilité qui rend " extrêmement difficile l’évaluation raisonnée des risques résultant des semences transgéniques sur plusieurs générations "
L’on reste confondu de la perspicacité de la juridiction qui pointe d’emblée l’un des problèmes majeurs du danger, l’instabilité des lignées.
Ensuite, la juridiction examine les méthodes prônées par la Commission du génie biomoléculaire, comme les barrières anti-pollinisation et constatant que le Vice président de cette institution ne nie pas qu’on en parviendra jamais au risque zéro, il en conclut que ces méthodes sont inefficaces.
Il fait état de la dissémination secondaire par transfert de gène avec les bactéries ou les champignons et après avoir constaté que la Directive 2001/18 prévoit cette éventualité dans son 4ème considérant, il en conclut qu’au plan juridique, ce transfert incontrôlé de gènes constitue bel et bien un danger actuel et imminent.
Il rappelle que ce danger est déjà advenu au Canada et qu’il est craint par les exploitants en mode conventionnel ou biologique.
Il écarte l’argument qui voudrait que l’état de nécessité ne se rencontre pas dans le cas de la défense des intérêts collectifs, le texte de l’article 122-7 du code pénal n’introduisant pas de distinction entre intérêts collectifs et intérêts privés.

B) la nécessité des actes de destruction

Il rappelle que dans un pays démocratique, des voies de recours doivent être instaurées sans qu’il soit normalement nécessaire de recourir à une infraction pénale pour protéger des légitimes intérêts, et que devrait donc exister un encadrement législatif et réglementaire des essais en plein champ.
Pour lui, la législation de 1992 est obsolète, et déjà elle avait été considérée comme incomplète par la Cour de justice qui avait condamné la France. Et de constater la carence de l’Etat français en ce qui n’a pas depuis des années transposé la Directive 2001/18 sur les essais en plein champ, la condamnation déjà effective par la Cour de justice et celle qui va venir du fait de la saisine par la Commission, à nouveau, de la Cour de Justice. Il ne dit pas que la France est en état de récidive mais semble le penser très fort.
Il constate que les essais détruits ont été autorisés au visa d’une législation dépassée et rappelle que le soit disant respect de la Directive 2001/18 par l’administration ne vaut en aucun cas, transposition. Et de stigmatiser le fait que l’Etat français n’ait pas voulu " arbitrer " entre les intérêts différents et contradictoires en présence.
Il en tire la conclusion -remarquable- que " l’effet direct " de l’application d’une Directive européenne (une directive, passé un délai fixé par elle, pour que les Etats membres la transpose dans leur propre droit devient " directement " applicable dans le droit interne de ces Etats) concerne tout juge qui a pour mission de " protéger les droits conférés aux particuliers par le droit communautaire ".
Pour lui la carence du législateur national est patente au regard de ses obligations résultant du traité de Rome.
Il constate ensuite qu’au jour des infractions (2004 et 2005), le niveau de protection offert par les procédures en vigueur en droit interne n’étaient pas celui offert par une transposition adéquate de la réglementation européenne.
Il considère que la commission de génie biomoléculaire rend un simple avis dont les exigences sont dépourvues de toute force obligatoire et de toute garantie de pérennité et que cela ne peut remplacer une véritable législation.
Enfin, après avoir rappelé que la plupart des juridictions administratives ont considéré, lorsque les arrêtés des Maires leur étaient déférés, que le danger n’était pas éminent, le tribunal affirme qu’il a une autre appréciation du danger qu’il dit patent, dont il regrette que les autorités locales n’aient malheureusement aucun moyen de se protéger.
Il considère que le fait que ces essais ne soient pas assurés, ce qui était pourtant réclamé par le rapport des sages, ajoute encore au danger.
Le tribunal constate alors que les prévenus " auxquels le droit à valeur constitutionnelle de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé est reconnu, ne pouvaient dans le contexte de carence du droit positif interne au regard de la force supérieure et impérative du droit résultant du Traité, obtenir la prise en considération du danger actuel et imminent constitué par la diffusion incontrôlée de transgènes en raison d’autorisations d’essais donnés sans les garanties fondamentales ni par les " autorités exécutives, ni par les autorités législatives, ni par les autorités exécutives locales. "
De suite, considérant que les prévenus ne disposaient pas d’autres moyens d’agir pour obtenir satisfaction, et notamment d’une action en responsabilité contre l’Etat, l’état de nécessité autorisait justement une " une action préventive ".
La commission d’une infraction pénale est selon le tribunal " fondée au regard des enjeux en cause, sans qu’il puisse être exigé des prévenus d’attendre la réalisation des risques nés du danger et pour l’autorité publique de devoir procéder à la seule indemnisation des conséquences de leur survenance, qu’elle a déjà du ou doit consentir dans des affaires présentant de grandes similitudes avec celle dont est saisie la juridiction. "
La référence aux affaires du sang contaminé, à l’amiante, est implicite.

C) La proportionnalité des moyens utilisés

Le tribunal rappelle que l’action a été revendiquée " au plan politique et philosophique comme relevant d’un mouvement collectif de désobéissance civile non violent, que la destruction a été limitée aux plants porteurs du gène modifié ; qu’aucun autre acte de délinquance n’a été commis et que les prévenus ont adopté un comportement responsable. "
Il conclut à une stricte proportionnalité entre les moyens mis en œuvre et la gravité de la menace.
Et en tire la conclusion que les prévenus sont en conséquence relaxés des fins de la poursuite sur le terrain pénal.
Sur le terrain civil, en considérant que l’état de nécessité ne supprime pas la responsabilité civile, les personnes poursuivies sont condamnés à vers la société MONSANTO environ 6.000 €, alors que la somme de 389.521 € était réclamée.
Nous n’avons pas fini d’analyser toutes les subtilités de ce jugement qui met pour la première fois, en adéquation juridique le droit tiré de la Convention des droits de l’homme, sans même la citer comme si elle faisait partie intégrante enfin de notre droit, de tout le corpus législatif international signé par la France et le droit interne.
Il reconnaît que dans le domaine des OGM il n’existe pas de droits effectifs, et la carence de l’Etat à arbitrer entre des intérêts contradictoires est stigmatisée. Comme nous l’avons toujours dit " d’accord pour la Loi, mais laquelle ? " Il n’oublie personne, ni la Commission de génie biomoléculaire qui persiste à déclarer que ces essais ne représentent aucun danger, ni les juridictions administratives qui ne voient elles aussi dans la dissémination inéluctable des gènes modifiés aucune raison d’autoriser les maires à protéger leur population, au risque d’une démocratie de type participatif, et alors même que l’assurance n’est pas possible."
par Marie-Christine ETELIN et François ROUX, deux des avocats des faucheurs

Le texte complet du jugement sur http://www.monde-solidaire.org/

Les OGM, une grande escroquerie

Des produits miraculeux qui ne tiennent aucune de leurs promesses, et qu’on veut imposer par tous les moyens, notamment de droit, à des utilisateurs et des consommateurs qui n’en veulent pas. Leur seule véritable raison d’être, c’est le brevetage du vivant, avec, pour conséquence, la confiscation du droit des paysans à produire leurs propres semences.  

 Ils nous avaient promis... :  

-  Moins de désherbants ?
C’est ce que prétendaient les semenciers, d’après une étude sur deux ans d’usage, malheureusement, l’étude sur 8 ans réalisée sur les statistiques du ministère de l’agriculture des USA montre au contraire une augmentation considérable, et pour des produits plus toxiques que le glyphosate. Il en va de même pour le coton Bt en Chine.

-  Moins de pesticides ?  
Et pour cause : ils sont dans la plante. Mais ils sont directement consommés, et à des doses 1.300 fois supérieure à ce que contiennent les plantes traitées par pulvérisation ; et ce, sans aucune étude toxicologique ni chez l’homme ni chez l’animal.

-  De meilleurs rendements ?
Bon an mal an, il y aurait des rendements plutôt inférieurs, dus au fait que les ressources énergétiques de la plante soient en partie mobilisées pour produire les molécules liées aux gènes étrangers.

-  Pas de risques de pollution génétique ?
Des échantillons de maïs bio voisins des champs du militant pro-OGM Claude Menara, prélevés en présence d’huissier, se révèlent contaminés par le maïs de ce monsieur, le pollen récolté dans des ruches situées à plus d’un km l’est à 40%.

-  Plantes médicaments ?
Il est aberrant de faire produire des médicaments par des plantes alimentaires, comme le font Biogemma et Meristem Therapeutics en Auvergne : tôt ou tard, ils contamineront les produits alimentaires, avec tous les risques liés à la consommation de médicaments qui ne sont pas destinés aux bien-portants.

-  Une possible coexistence avec les plantes traditionnelles ?
Outre l’impossibilité de maintenir des cultures séparées et étanches, on voit se multiplier les cas de présence d’ogm dans des aliments "non ogm" : un riz américain expérimental et non autorisé sur l’ensemble de la planète est retrouvé dans les lots d’importation des USA, amenant le Japon à interdire ces importations et l’Union européenne à "préparer des mesures". L’expérience menée à Grezet-Cavagnan (47) avec des semences bios et des ruches à plusieurs distances du champ de Maïs GM de M. Ménara vient de démontrer l’inévitable contamination progressive de tout le voisinage. On vient d’apprendre que le riz d’importation américain qui contenait une souche expérimentale interdite (LL610 de BAYER) se retrouve dans toute l’Europe, cinq ans après l’arrêt des essais, et que les nouilles chinoises contiennent un riz ogm interdit en Chine !

-  Supprimer la faim dans le monde ?
98% des surfaces cultivées en ogm et 90% de la recherche concernent des plantes résistantes à un herbicide et/ou sécrétant une toxine Bt insecticide, destinées à des cultures industrielles hors de portée de la majorité des paysans de la planète. Les intérêts, la raison d’être, les objectifs et la finalité même des firmes sont avant tout de générer des profits. Pour le moment leurs recherches ne peuvent donc porter que sur des plantes destinées à des gros exploitants capables d’investir dans l’achat de la totalité du paquet technologique (semences, herbicides, engrais, gros matériel, irrigation...).
Tous les points développés s’appuient sur des données scientifiques vérifiables sur les sites ATTAC, Confédération Paysannes, Monde Solidaire, Greenpeace, Amis de la Terre, etc.

En cultivant en toute opacité et sans respecter ni les règles communautaires, ni leurs voisins qui ont fait le choix de filières sans OGM, quelques transgéniculteurs violent les premiers un droit inscrit dans la Constitution : le droit de libre entreprise qu’ils appliquent à sens unique, sans tenir aucun compte de celle des autres. Cette attitude légitime les actions visant l’élimination de ces cultures.

Les productivistes ont organisé un rassemblement "régional" à Pau qui, malgré des cars, repas et T-shirts gratuits, n’a rassemblé qu’un millier d’agriculteurs. Avec un cynisme absolu, ils ont osé revendiquer tout à la fois le rétablissement de l’insecticide Fipronil tueur d’abeilles, le maïs irrigué - et tant pis pour la ressource en eau, l’environnement et la ministre Nelly Ollin qui a remis en cause ce type de production - et les plantes génétiquement modifiées - et tant pis pour leurs collègues et 86% des consommateurs qui n’en veulent pas. A signaler que, d’après les semenciers, 30% des agriculteurs seraient demandeurs de semences GM. Même si c’était vrai, cela voudrait dire aussi que 70% n’en veulent pas. C’est sans doute pourquoi ils n’ont pas tenu à communiquer publiquement là-dessus.

(auteur de ce texte-ci : Alain HEBRARD)

Les fauchages de l’été 2006

Voir sur http://www.infogm.org

A la date du 29 septembre 2006 ...
(date - lieu - plante - entreprise - revendiqué par - autre information)

-  4 juin : Daux, Haute-Garonne, maïs, FV, semis volontaire
-  17 juin : Ouzouer-sous-Bellegarde, Loiret, maïs, FV, semis volontaire
-  Nuit du 28 au 29 juin, Montech, Tarn-et-Garonne, maïs, Monsanto, Les taupes en colères et FV
-  Nuit du 28 au 29 juin, Leojac, Tarn-et-Garonne, maïs, Monsanto, FV
-  Nuit du 1 au 2 juillet, Beaumont-sur-Lèze, Haute-Garonne, maïs, Monsanto qui a porté plainte, FV, deux essais détruits
-  Nuit du 2 au 3 juillet, Antoingt, Puy de Dôme, maïs, Biogemma qui a porté plainte, FV, 6 500 m2, partiellement détruite
-  Nuit du 14 au 15 juillet, Sanry-sur-Nied, Moselle, maïs, Monsanto, Résistance Citoyenne Active et FV, 4000 m2, partiellement détruite. Les FV ont fini de faucher la parcelle plus tard
-  Nuit du 30 au 31 juillet, Daux, Haute Garonne, ..., Pioneer, FV...
-  Nuit du 30 au 31 juillet, Castelsarrasin, Tarn & Garonne,..., Pioneer, FV...
-  Dimanche 31 juillet, St Hilaire (Muret), Haute Garonne, au sud de Toulouse, maïs,..., FV, 10 ha de culture commerciale
-  14 août, Villereau, Loiret, maïs, Monsanto, FV, 300m2
-  14 août, Santilly, Eure et Loir, maïs, Monsanto, FV, 300m2
-  19 août, Miradoux, Gers, maïs, ..., FV, 3 ha de cultures commerciales
-  Nuit du 27 au 28 août, Antoingt, Puy de Dôme, maïs, Biogemma, FV, Parcelle deja partiellement détruite le 3 juillet 2006. La parcelle se composait de deux essais distincts, une première partie de 1200 m2 et une autre de 3600 m2
-  Fin août, Carbonne, Haute Garonne, maïs,..., FV, 4 ha de culture commerciale destinée au marché espagnol
-  2 septembre, Grézet-Castagnan, 47, maïs, ..., FV, culture commerciale
-  Nuit du 12 au 13 septembre, Castelnau d’Estrétefonds, au nord de Toulouse, maïs, Monsanto, FV.
-  23 septembre, Salles, Gironde, maïs, FV, 2 ha culture commerciale, l’agriculteur a porté plainte.


Pour contacter les faucheurs volontaires

Contacts Rhône - Loire :
Faucheurs69.42@no-log.org
Jean Luc : 04.75.67.14.74
Chloé : 08.72.12.55.25
Bernard : 04.77.89.40.76

A voir sur le web :

-  Le site des Faucheurs Volontaires :
http://www.monde-solidaire.org

-  site international des Faucheurs volontaires :
http://fauchvolint.free.fr/

-  Le site officiel est sur www.ogm.gouv.fr ; on y trouve entre autres la liste des essais implantés.

-  Les demandes de dissémination volontaire en Europe : http://gmoinfo.jrc.it/ (en anglais)

-  Le site de la veille citoyenne sur les OGM : http://www.infogm.org/

-  Incontournable : www.detectivesOGM.org (Greenpeace), contenant notamment une liste de produits contaminés et des informations pour agir chacun à notre niveau (par exemple en devenant détective OGM).

 D’autres sites et documents :   

-  www.troisdsg.fr.st : site de soutien aux 3 inculpés de Saint-Georges.
-  http://www.lesdixdavelin.free.fr : le site du Comité de Soutien aux Onze d’Avelin (les 10 initiaux sont devenus 11 en juin 2004)
-  http://www.9deguyancourt.tk : le site du comité de soutien aux neuf de Guyancourt
-  http://www.soutienfaucheurspithiviers.org/ : le site du comité de soutien aux faucheurs de Pithiviers
-  http://fauchnonette.free.fr : le site du comité de soutien aux faucheurs de Nonette

-  un site regroupant des liens sur les crimes de Monsanto : http://www.stop-monsanto.qsdf.org/

-  2 articles intéressants sur les ogm : Les OGM : Modifiez génétiquement votre avis ... Premier volet et Les OGM : Modifiez génétiquement votre avis ... IIème volet

Des Vidéos sur nos actions estivales 2006 :
http://www.latelevisionpaysanne.org/

Miradoux 2006 :
http://eric.boutarin.free.fr/FilmsWeb/Miradoux.wmv

St Hilaire 2006 :
http://eric.boutarin.free.fr/FilmsWeb/StHilaire.wmv

Grézet-Cavagnan 2006 : http://eric.boutarin.free.fr/films-web/greset.wmv

Nonette 2005 :
http://eric.boutarin.free.fr/FilmsWeb/Nonette.wmv

La génétique du fascisme Volume 1 (opération "purin d’ortie", devant le siège social de l’entreprise agricole Monsanto France situé à Bron (Rhône) 2006.
http://eric.boutarin.free.fr/films_web/la_genetique_du_fascisme_16x9.wmv

La génétique du fascisme 2 (Procès de Benjamin Deceunink à Alès, qui a refusé de donner son ADN suite à un fauchage de betteraves transgéniques) 2006.

Cartoons militants :
http://www.themeatrix.com/intl/france/dub/
http://www.themeatrix2.com/french/




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