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L’auroroute A45 en question
"Enquête d’utilité publique" jusqu’au 20 janvier 2007...
mercredi 3 janvier 2007, par Christophe Collard


Le texte ci-dessous expose des raisons de refuser la construction de la deuxième autoroute Lyon-St-Etienne, l’A45. Il rassemble notamment des arguments présentés sur divers sites, dont le site www.non-a45.org, et contient des liens vers d’autres sites qui parlent de l’A45 (voir en fin de page).
Un deuxième texte (Voir) donne des repères sur les questions de transports, de pollution, et de santé.
L’enquête d’utilité publique est en cours, jusqu’au 20 janvier 2007. A chacun d’y participer...

Pourquoi discuter du projet d’A45 ?

-  Parce qu’il est au cœur de l’actualité locale (l’enquête publique est en cours, je vous invite à y participer et à donner votre avis (voir explications et références à la fin de cet article).
-  Parce qu’il est l’objet d’une campagne publicitaire à sens unique utilisant des deniers publics, par dizaines de milliers d’euros.
-  Parce qu’il touche des thèmes qui sont au cœur des préoccupations du forum citoyen, relocalisation de l’économie, développement des AMAP et de l’agriculture paysanne, lutte contre les inégalités, droit à l’activité, au logement et à la santé.

Le projet A45 serait une catastrophe économique, agricole et environnementale pour les zones traversées :  
Chaque kilomètre d’autoroute correspond à un territoire d’environ 10 ha (en comptant aires d’autoroute, voies d’accès, zones de parking camions, aménagements pour détourner les voies d’eau, les routes transversales....) : c’est donc plus de 400 hectares qui seront enlevés à des zones fruitières, maraîchères, viticoles ou naturelles. Pour satisfaire des intérêts industriels à courte vue, l’agriculture de toute une région qui mérite d’exister et d’être soutenue serait même sinistrée sur une bande de plusieurs kilomètres de largeur à cause de la pollution propagée par les gaz d’échappement.
Lorsqu’une autoroute se construit, la diminution de certains temps de parcours provoque la construction de maisons individuelles ; le prix du foncier devient alors très cher et les agriculteurs ne peuvent plus s’installer. Cela s’appelle la périurbanisation. En plus, elle se fait dans des zones suffisamment éloignées de l’autoroute pour limiter le bruit ce qui augmente encore les surfaces agricoles touchées. On estime que l’équivalent d’1/2 département français de zones agricoles ou naturelles disparaît tous les deux ans du fait de la périurbanisation.
Si nous voulons maintenir une agriculture paysanne, il nous faut des paysans mais aussi des terres. Ne laissons pas les meilleures terres de la région se couvrir d’autoroute.

 Le projet A45 est dénoncé par la Cour des Comptes, par le rapport DRON de 1995 et par les spécialistes de l’économie des transports.  
En effet, lorsque deux agglomérations sont reliées par des voies autoroutières, c’est toujours la plus importante (Lyon) qui en bénéficie sur le plan économique au détriment de la plus faible. Avec l’A45, les entreprises et les emplois locaux s’envoleraient donc encore plus vite de Saint-Etienne pour rejoindre l’agglomération lyonnaise. Les Stéphanois seraient encore plus sanctionnés. La ville de Valence, pourtant desservie par l’A7, la N7, la N86 toute proche, la voie d’eau Rhône-Saône et 3 lignes de chemins de fer (dont le TGV), a le taux de chômage le plus fort de la Région Rhône-Alpes.

 Le projet A45 a été jugé irréalisable et beaucoup trop cher par l’audit technique et financier commandé par le gouvernement Raffarin en 2003.  
En effet, à hauteur de 1,6 milliard d’euros, ce projet a été déclaré non rentable et difficilement concédable à une société autoroutière : les collectivités territoriales devraient alors financer les travaux avec l’argent du contribuable (au minimum 600 millions d’€). Michel Mercier, Président du Conseil Général du Rhône, a dit très justement à plusieurs reprises qu’il n’avait pas un euro à mettre dans ce projet. Le lobbying opéré au profit de quelques industriels cherche à faire payer cette infrastructure inutile et dangereuse aux citoyens doublement pénalisés (par leurs impôts en tant que contribuables et par les péages en tant qu’usagers). C’est autant d’argent qui n’ira pas à la construction ou l’amélioration de logements sociaux, à l’éducation ou à la santé publique, ou à l’amélioration des transports collectifs.

 Le projet A45 est contraire au Plan de Déplacements Urbains de l’agglomération lyonnaise 
Cette autoroute serait une pénétrante qui apporterait encore plus de véhicules et participerait à un engorgement encore plus grave dans l’agglomération lyonnaise. Ce PDU a été adopté dans l’intérêt commun des habitants en 1997. Il est significatif qu’il ait fallu attendre le premier semestre 2006 pour qu’un groupe de travail soit créé avec les localités du sud-ouest lyonnais.
L’A45 sera aussi une pénétrante dans l’agglomération stéphanoise puisqu’il est prévu de la poursuivre en construisant une 2x2 voies entre Saint-Etienne et Firminy appelé le COSE.

 Le flux de véhicules de l’A45 aboutirait dans l’agglomération lyonnaise au niveau de Pierre-Bénite/Feyzin dans une zone Seveso très dangereuse.  
Les textes officiels (PLU de la Communauté Urbaine de Lyon) interdisent, dans les Zones Seveso de type Z1 et Z2, la création de nouveaux axes de communication routière et ferroviaire et ordonnent de soustraire la population aux risques. Cette zone est pourtant déjà engorgée chaque matin et chaque soir par la circulation pendulaire malgré les travaux qui ont été réalisés pour l’élargissement de l’A450 : faudrait-il alors élargir à nouveau cette A450 à 2 x 5 voies ( !) et construire un nouveau pont sur le Rhône pour rejoindre l’A7 ?

 Le projet A45 est contraire aux accords de Kyoto signés par la France qui stipulent que les gaz à effet de serre doivent être divisés par 4 d’ici l’an 2050.  
L’augmentation annuelle des transports de 3% est incompatible avec la prescription de réduire de 3% la production annuelle des GES (gaz à effet de serre) pour atteindre les objectifs des accords de Kyoto. L’intérêt général, l’avenir de nos enfants et celui de la planète toute entière sont ici en jeu : c’est pourquoi je suis opposé à l’A45.

 Le projet A45 serait obsolète dès sa mise en service à cause du prix du carburant .
En effet, le baril, hier à 30 dollars, aujourd’hui à plus de 60 dollars, atteindra 150 dollars (des spécialistes disent même 300 dollars !) dans quelques années compte tenu des besoins des pays émergents (Chine et Inde notamment) et du pic de production du pétrole qui se situe autour de 2010. Comme aucun carburant de substitution ne sera moins cher que le pétrole, le transport des personnes et des marchandises par voie routière deviendra un luxe. Pour cela aussi je suis opposé à l’A45.
En imaginant que le paragraphe précédent ne se réalise pas,  avec les chiffres de l’Etat on peut démontrer que, trois ans après la réalisation de l’A45, l’A47 existante (Givors-Saint-Etienne) serait aussi saturée qu’elle ne l’est aujourd’hui car on relève aujourd’hui que 74% du trafic est local   : à quoi bon alors réaliser une A45 si l’A47 reste aussi saturée ? Le trafic local correspond à des trajets de moins de 30 km (entre par exemple Rive de Gier et Givors (accès à la zone commerciale), Givors et Vienne, Rive de Gier et Feyzin, ce trafic ne sera pas réduit par l’A45).

Le conseil municipal de Givors a d’ailleurs pris position contre l’A45 : Télécharger la position du conseil municipal de Givors sur le site www.non-a45.org

Pour réduire l’augmentation des bouchons prévisibles dans l’ouest Lyonnais (dont l’ A450 déjà bloquée tous les jours travaillés entre Saint Genis Laval et l’A7), la DDRE Rhone-Alpes dans la lettre N°8 de novembre 2006 sur l’A45 présente  la nécessité d’améliorer la desserte en transports collectifs (urbains et ferroviaires) .
Hors, tout l’argent des collectivités va être englouti dans la construction de l’A45 et de ces voies d’accès ; c’est pourquoi il est nécessaire de ne pas construire l’A45 et de consacrer les ressources économisées à l’amélioration des transports collectifs.
www.loire.equipement.gouv.fr

En résumé, les arguments pour s’opposer à ce projet sont :

"La protection de l’environnement deviendra un intérêt supérieur qui s’imposera aux lois ordinaires. Il y a péril en la demeure... L’heure n’est plus à la prise de conscience. L’heure est à l’action." Jacques CHIRAC (Johannesburg, août 2002).

La maison brûle... toujours... et les pompiers pyromanes mettent en oeuvre des politiques pour les transports qui attisent le feu en privilégiant le tout routier qui est :
- source de nuisances maintenant bien connues.
- responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre dans notre pays.
- cause d’insécurité, et d’atteinte à la santé.
- cause de congestion et de paralysie des villes.
- dévoreur d’énergie fossile dont les limites des réserves annoncées révèlent la précarité de l’économie qui s’appuie sur lui.
- grosse consommateur de territoires et de terres agricoles qui nourrissent ses habitants.
- grosse consommateur d’argent public : coût réalisation 1 600 M€ HT, dont 600 M€ HT de subvention d’équilibre à apporter par les collectivités locales.
- pompe à voitures (le trafic génère plus de trafic).

Les arguments pour des alternatives au projet A45 :

 

Le projet A45 pourrait avantageusement être remplacé par une série de travaux sur l’A47 existante entre Givors et Saint-Chamond comme cela a déjà été fait en amont de Saint-Chamond sous circulation lorsque Saint-Etienne a été retenue pour les matches de la coupe du monde de football en 1998. Les travaux de réhabilitation en aval de Saint-Chamond consisteraient à sécuriser l’A47, à fluidifier le trafic et à réaliser des aménagements de protection pour les riverains. Je suis favorable à la réhabilitation de l’A47 pour un coût prévu de 240 millions d’euros bien moins cher que l’A45.

La réduction de la vitesse sur l’A47 à 90kmh permettrait de fluidifier le trafic, de réduire le nombre d’accidents, et de faire baisser le coût de chaque voyage (moins de carburant consommé) : Indispensable .

La mise en place d’un véritable RER entre Firminy-Saint-Etienne et Lyon avec prolongation vers l’Aéroport de Satolas et Grenoble est indispensable. Les études démontrent que l’on pourrait sans difficulté faire circuler 100 000 voyageurs chaque jour sur une telle voie ferrée, ce qui est bien plus que la capacité de l’A45 (et à moindre coût). Ce moyen de transport par RER serait infiniment moins accidentogène, plus rapide, moins polluant. Même s’il nécessite un réaménagement des gares (avec parkings conséquents !) ce moyen de transport resterait moins cher que l’autoroute. Pour désengorger le noeud givordin, il conviendrait aussi de rouvrir la gare de Givors-Canal pour les voyageurs se dirigeant sur Part-Dieu ainsi que la voie ferrée entre Givors et Brignais pour rejoindre le réseau de l’ouest lyonnais via Tassin. La construction d’une voie ferrée dédiée au fret à l’est de Lyon pour désengorger la gare de Lyon Partdieu et éviter que des trains chargés de produits dangereux ou explosifs circulent dans une zone urbaine.

La mise en place sur le plan national (voire européen) d’une taxe pour les poids lourds compte tenu de leur gabarit et de la distance parcourue (comme elle existe en Allemagne ou en Suisse) qui irait à la promotion des autres modes de transports moins polluants.

Il coûterait aussi beaucoup moins cher à la collectivité d’inciter les usagers aux transports collectifs et covoiturage par l’instauration d’une prime ou d’un crédit d’impôt.

En résumé, les alternatives à la route, seules solutions respectueuses d’un épanouissement durable de l’humanité et de notre pays :
- le développement des transports collectifs, l’information multimodale.
- la réhabilitation des infrastructures existantes quand c’est nécessaire.
- la réduction de la vitesse.
- Le développement du covoiturage par la mise en place de PDEA (plans de déplacement en entreprise ou administration/ association).
- le partage de voitures (car sharing).
- l’incitation des usagers aux transports collectifs et covoiturage par l’instauration d’une prime ou d’un crédit d’impôt.
- les déplacements doux (vélo marche à pied).
- la promotion de la commercialisation des produits locaux pour réduire les transports inutiles.

Site européen de la semaine de la mobilité : www.mobilityweek-europe.org

Mon témoignage sur le bouchon givordin de l’A47

Pour me rendre à l’aéroport de Lyon Satolas pour mon travail, j’ai emprunté un bus de la navette Lyon Saint-Etienne le mardi 7 novembre 2006 à 6h15 au départ de Saint-Etienne. Ne conduisant pas, j’ai eu tout loisir d’observer les véhicules circulant dans notre sens et donc dans le bouchon. J’ai pu constaté que  9 voitures sur 10 ne transportaient que leur conducteur, soit une seule personne (soit 1 tonne pour transporter 75kg) . Donc, si chaque voiture avait transporté en moyenne 3 personnes, le trafic voiture aurait été divisé par 3.
Avec une réduction de la vitesse à 90km/h sur tout le parcours de l’A47, le bouchon serait encore réduit (fluidification), un temps précieux serait gagné par chaque personne, le risque d’accident serait diminué ainsi que la pollution et la consommation de carburant. Et ce jour là, je ne serais pas arrivé en retard.
Précision : j’aurais largement préféré adopter le train mais il n’existe toujours pas de ligne régionale avec Satolas malgré la présence d’une gare.

L’enquête d’utilité publique est en cours

L’enquête d’utilité publique conjointe préalable à :
-  la déclaration d’utilité publique des travaux de construction de l’A 45 entre Saint-Etienne et Lyon ;
-  la mise en compatibilité des plans locaux d’urbanisme des communes concernées dans la Loire et le Rhône doit se dérouler du 24 novembre 2006 au 20 janvier 2007 inclus.

Vous pouvez y participer soit en écrivant sur un registre dans différentes mairies, soit en rencontrant un commissaire enquêteur.

Liste des mairies où le dossier est consultable et des dates permettant de rencontrer les commissaires enquêteurs : www.loire.equipement.gouv.fr

D’autres sites qui concernent la question de l’A45 :

Le site de la DDE de la Loire sur l’A45, l’A89 et le COSE :
www.loire.equipement.gouv.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=81

www.loire.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/lettre_a45_n8__cle54f331.pdf

Le site des pro-A45 :www.a45.fr

L’arrivée sur Lyon : www.alcaly.org

Les risques majeurs : (consulter les zones concernées) : www.lyon-spiral.org/

Le tracé prévu de l’A45 (bande des 300m.) :
www.alcaly.org

Le plan local d’urbanisme de la communauté urbaine de Lyon

Structure des flux de trafic sur l’A47 actuelle



Téléchargez la contribution citoyenne à l’enquête publique réalisée par l’association "Sauvegarde des côteaux du Lyonnais"

> L’auroroute A45 en question
28 janvier 2007, par georgespol

ceux qui sont contre l’autoroute sont des égoistes. S’ils etaient obligés de prendre l’autoroute tous les jours pour travailler sans autre alternative, la cause serait vite entendu : des heures de queue, de bouchons, de danger, ...

arrêtons cette hypocrisie

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> L’auroroute A45 en question
2 février 2007, par Guillaume

Les égoïstes sont ceux qui, en étant 2 heures pas jour dans leur voiture, participent à l’augmentation de la pollution, des cancers chez les enfants (1% de croissance tous les ans) et qui, pour avoir bonne conscience donnent à l’ARC ou aux bonnes oeuvres de charités ! le comble. Et quand ils s’expriment anonymement c’est encore pire... Créez une association pour "échanger" vos postes entre travailleurs stéphanois dans le Rhône qui désirent re-travailler près de chez eux et inversement, vous serez utile.

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