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Non, pas Sarkozy.
mercredi 25 avril 2007, par Roger Dubien


Les résultats du 1er tour ne sont pas vraiment une surprise, mais ils sont très inquiétants. Ils indiquent que la société française a encore dérivé à droite, et Sarkozy est en situation de se faire élire président de la République.
Il a déjà récupéré une partie importante de l’extrême droite. On le voit bien à St-Etienne où Le Pen, arrivé en tête de tous les candidats en 2002 avec 20,7% des voix, fait en 2007 seulement 10,4%. Le FN plonge électoralement, mais ses "idées” ont gangrené la société, il a servi de bulldozer pour détruire les valeurs de solidarité et les forces populaires.
La droite s’est renforcée et extrémisée. Les forces qui veulent porter Sarkozy au pouvoir veulent imposer à la France une contre-révolution, conservatrice, ultralibérale, comme celle que Bush a menée aux USA. L’attaque contre la démocratie est au coeur de leur projet.
La nomination de Sarkozy au ministère de l’intérieur au lendemain de la victoire du “Non” au référendum sur la Constitution européenne prend tout son sens. Pour faire face au rejet de la destruction par l’ultracapitalisme des solidarités et de tout ce qui est Etat social et service public, un engrenage sécuritaire et policier a été impulsé pour prendre le contrôle politique de la société en promettant de l’ordre et de la “sécurité” à des millions de personnes qui s’enfoncent dans l’insécurité sociale. Et ça fonctionne.
Il faut y résister. Et dimanche 6 mai, écarter Sarkozy, le Bush français, celui qui a dit qu’il ne lui restait "plus qu’une marche". Il ne faut pas qu’il monte cette marche ! Avec lui, le pire n’est pas seulement possible, il est probable.


Pour barrer la route à Sarkozy, on prendra donc le bulletin de vote pour Ségolène Royal.
Sans se faire trop d’illusions sur la politique qui sera menée si elle gagne, puisque S. Royal et le PS font dans l’accompagnement du néolibéralibéralisme. Mais le 6 mai, c’est l’acte le plus utile pour arrêter Sarkozy et les forces qui s’avancent derrière lui.
Nous qui travaillons à la transformation sociale, épargnons-nous une situation où toute action et tout projet deviendraient plus difficiles.
Sarkozy est sur le point d’y arriver. Mais les choses ne sont pas jouées, car beaucoup de monde sent l’extrême danger que représenterait son accès à ce qu’il conçoit comme un pouvoir total. Alors pour le 6 mai, mobilisons-nous !

Besoin d’une insurrection démocratique et citoyenne

Au 1er tour, le souvenir du 21 avril 2002 et l’énorme pression pour un vote “utile” ont permis à S. Royal de capter des voix de millions de personnes qui se situent à la gauche du PS, et d’arriver à 26% - pas mal - alors même qu’une partie des électeurs de gauche étaient allés voter Bayrou par calcul sur le résultat du 2ème tour !...
La réalité est que la gauche est faible. Le “vote utile” ressemble à une tentative résignée de “sauver la gauche” sans plus regarder la politique menée par cette gauche. La candidature de José Bové a par exemple fait les frais de cette situation.... Mais après ? Au fil du temps, on voit bien où conduit l’attitude qui consiste à toujours courir, sans même se battre, au devant du moindre mal : elle rend le pire possible.

Tout cela est aussi le résultat d’un système politique qui transforme 60 millions de personnes en spectateurs, nourris aux sondages quotidiens et aux “informations” massivement contrôlées par des médias eux-mêmes sous contrôle. Jusqu’à quand supporterons-nous ce système délégataire qui nous fait abandonner l’essentiel des pouvoirs à des partis politiques et à une classe politique auxquels nous n’accordons pourtant plus grande légitimité ... sauf quand reviennent les élections.

La gauche actuelle ne fait pas le poids face à la déferlante ultracapitaliste dans la société et le monde. Nous avons besoin d’une gauche qui affronte cette dérive au lieu de l’accompagner, et qui y oppose une politique vraiment nouvelle. Surtout, nous avons besoin d’une gauche qui agisse dans la vie réelle - parce que c’est au quotidien que ça se passe - et pas seulement dans des discours et surtout au moment des élections.

C’est d’une insurrection démocratique, citoyenne, que nous avons besoin.
Quel que soit le résultat du 6 mai - et il faut faire notre possible pour que ce ne soit pas Sarkozy - la société changera surtout si - et au rythme où - les citoyens décident de la changer.
A d’autres moments de notre histoire, et aujourd’hui même dans plusieurs pays d’Amérique du Sud par exemple, une puissante mobilisation populaire a mis en route une transformation de la société et a porté aux pouvoirs d’authentiques représentants du peuple. Nous devons trouver les chemins pour que le peuple reprenne en main la politique.

La candidature de José Bové a été une contribution à l’insurrection démocratique et citoyenne qui est nécessaire. A la construction d’une gauche alternative qui travaille à l’irruption de la société civile en politique, qui aide à l’engagement quotidien de millions de citoyens. C’est un mouvement qui est lancé.

Roger Dubien.




> Non, pas Sarkozy.
25 avril 2007, par DURIEUX Mick
Non, pas Sarkozy.

Moi depuis 3 jours je me sens réellement triste... il y avait des choses que je sentais mais pas de cette ampleur, je ne pensais pas que 31 % des français pourraient voter pour Sarkozy quand on entend son discours sur les immigrés, sur les "gênes" des homosexuels, des assasins ou du suicide... Mais à quoi réfléchisse les gens ? c’est à désespérer. Mais je suis triste aussi pour tous ces copains qui ont relayé la candidature Bové (qui était au départ quelqu’un dont je pensais le plus grand bien...) mais qui c’est révélé n’être qu’une candidature destinée à enfoncer les communistes. C’est réussi mais qui y gagne aujourd’hui ? Expliquez moi comment on peut faire changer les choses s’il n’y a pas une organisation pour ça ? Je sais bien que c’est très compliqué de réussir à faire se mobiliser ensemble des militants de partis aussi divers que le PC, la LCR, les altermondialistes mais je pense que jouer la carte de la division comme l’a fait Bové est vraiment un très mauvais calcul... et quand je l’ai vu faire sa campagne avec Karl Zéro je pense vraiment que j’avais raison d’être septique... je ne sais pas ce qui l’a emmené là mais ce qui est sur c’est qu’aujourd’hui il a pris gout à la notoriété et qu’il ne recherche que ça... de la vie des pauvres, il s’en tape et c’est ça qui me met le plus en colère : j’étais au Larzac en 73, j’y étais encore en 2003 et j’ai le sentiment d’avoir été berné... Maintenant que faire ? Je n’arrive même pas à me décider pour aller voter pour Royal, c’est dire ! car à mon avis, les socialos bon teint et le petit roquet de la droite, il y a pas beaucoup de différence... Il me reste une semaine et une manif du 1er mai pour me convaincre... on peut rêver ! Il ne suffit pas de dire Non pas Sarkozy, il faut aussi regarder la réalité en face : si les gens veulent de l’ordre et bien qu’on est l’ordre... et peut-être enfin ouvriront-ils les yeux ! mais j’en doute... Bonne continuation. Mick Durieux

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