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RESF : pendant l’été la solidarité continue
mercredi 18 juillet 2007


Samedi matin 7 juillet, place Jean Jaurès à St-Etienne. Rassemblement mensuel avec RESF pour les enfants scolarisés sans papiers et leurs familles...
Plus de cent personnes sont passées au rendez-vous, à partir de 10h30. Discussions : on fait le point des situations de plusieurs familles, pétitions, café, thé, gâteaux... Ce samedi, la chorale “La barricade” participait au rassemblement, ce qui fait qu’on a chanté, aussi !

Pendant l’été , la vigilance ne baissera pas et les permanences de RESF se poursuivent, tous les vendredis de 18h à 20h. Comme l’été dernier, elles ont lieu au siège de la FCPE, la Fédération des conseils de parents d’élèves, 3 rue Rouget de Lisle, à deux pas de la place Jean Jaurès.

Dans la Loire, RESF a maintenant un an et demi d’existence, et met en relation plusieurs centaines de personnes. Ces dernières semaines, plusieurs initiatives ont montré que RESF avait la capacité de réagir et de mobiliser en quelques heures.
Comment fonctionne RESF ? Le réseau repose sur une équipe très présente d’une trentaine de personnes. Au delà, plusieurs centaines de personnes sont en contact. Le réseau réunit des enseignants, militants syndicalistes ou non, des parents, membres d’associations ou pas, des militants d’associations de quartier et de défense des droits, des travailleurs sociaux, et également des élus. Chacun participe comme il peut. Et les liens restent forts avec les familles que le réseau a aidées.
En un an, ce sont maintenant plus de 100 familles, et donc plus d’enfants encore, qui ont été accompagnées jusqu’à leur régularisation.
fin juin, un parrainage d’une quinzaine de familles a été mis en place avec des élus du conseil général.

Donc, cet été, lorsqu’on souhaite contacter RESF on peut le faire :
-  à tout moment en téléphonant au : 04.77.41.33.21 ou au 06.75.81.77.07
-  par e-mail à : resf42@yahoo.fr
-  par courrier : RESF - Bourse du Travail 4 cours Victor HUGO 42000 St Etienne
-  en venant à la permanence du vendredi entre 18h et 20h à la FCPE, 3 rue Rouget de Lisle.

Ces derniers jours, c’est notamment autour de la famille Kusémi et du jeune lycéen Omar Oumattotto que la solidarité s’est organisée.

Monsieur Moses Kusémi, qui vient du Nigéria, et dont les papiers sont périmés, voudrait rester en France et voir grandir ses enfants : sa fille Ayoola, 8 ans, et son garçon Ayodeji, 5 ans, scolarisés à l’école Gaspard Monge à St-Etienne. Sa femme est ici ensituation régulière et travaille dans une école.
Le 3 juillet, une initiative de solidarité a eu lieu à l’école Gaspard Monge (Voir)
Contact pour la solidarité : Marie Girardi - mariegirardi@hotmail.com

Quand à Omar Oumattotto, il demande des papiers pour pouvoir vivre avec sa famille, ici à St-Etienne, et continuer ses études en bac pro au lycée Claude Lebois de St-Chamond, surtout qu’il vient de réussir son CAP métallerie (avec 13,86 de moyenne, d’ailleurs...). Le Tribunal Administratif n’a pas annulé l’APRF du Préfet de l’Isère. Omar fait appel de cette décision. Il faut maintenant que le Préfet de la Loire lui accorde des papiers. (Voir)
On peut signer en ligne la pétition pour Omar sur le site de RESF : www.educationsansfrontieres.org

Laissez-les grandir ici ! Hier, aujourd’hui, demain, ils sont sous notre protection !

Au plan national, l’activité de RESF a commencé il y a 3 ans. Personne n’avait prévu le développement fulgurant de ce mouvement maintenant présent dans la quasi totalité des départements, et vers lequel plus de 2 000 sites internet ont créé un lien.
Ce travail continuera, dit RESF, “tant que nos voisins étrangers ne seront pas reconnus pour ce qu’ils sont : dans nos écoles, des élèves et des parents comme les autres, dans nos quartiers des habitants et non des suspects, dans les entreprises des collègues.”
S’il y a donc aujourd’hui en France des arrestations, des mises en rétention, des expulsions, et des menaces contre ceux qui décident d’être solidaire, pour instaurer la peur et obtenir la passivité et la résignation, comme à d’autres périodes de l’histoire, il y a aussi en réponse la solidarité - à commencer par celle des enfants et de leurs parents, de tous ceux qui disent : « Laissez les grandir ici ! ». Et assez souvent, ça change tout. Des expulsions et projets d’expulsions sont mis en échec.
“C’est bien une injustice de faire d’une partie de la population un bouc émissaire et de la harceler. Non, il n’y a pas de "problème" de l’immigration dans un pays qui accueille des immigrants de façon continue depuis plus d’un siècle. Il y a des problèmes bien réels, dans le monde et ici, de pauvreté, de manque de droits, d’inégalités. C’est pour les cacher qu’on invente ce "problème de l’immigration" ; l’État a déjà déployé pour ce faire des efforts considérables, en propagande, en moyens policiers, et son chef actuel nous dit qu’il va en faire encore plus !”
“Face à cette chasse inutile, coûteuse et surtout injuste, nous continuons notre combat solidaire. Le monde de l’école persistera tranquillement à défendre ses valeurs : le droit à l’éducation pour tous bien sûr, et, au-delà, la liberté (de fuir le désespoir ou la guerre, de circuler), l’égalité (quelle que soit son origine), la fraternité. Dans nos quartiers, les établissements scolaires resteront ces tremplins de la solidarité, qui placent la justice au dessus des lois ou décrets de circonstance qui bafouent les textes de défense des droits de l’Homme et de l’Enfant ratifiés par la France.”

Appel est lancé à rejoindre RESF !
Depuis l’élection présidentielle, de nouvelles personnes sont arrivées pour prêter main forte, sentant que le danger avait augmenté.

Pour s’informer jour après jour : le site internet de RESF national : www.educationsansfrontieres.org
En juin, RESF a publié une  “Adresse du Réseau Éducation Sans Frontières aux citoyens et aux candidats”  

RESF a rencontré le ministre Hortefeux

Mi-juin, une délégation de 3 personnes de RESF a rencontré le ministre Hortefeux. Catherine Tourier, de Lyon, raconte :
“nous avons été reçus pendant une heure un quart (...) le ministre est d’abord intervenu sur le fait qu’il était fâché de se faire traiter de ministre de la rafle et du drapeau alors qu’il était lui et son gouvernement l’élu des Français. Nous ne l’avons pas laissé partir sur ce terrain et nous lui avons dit que nous venions pour donner nos revendications, ce que nous avons fait, Jean Michel Bavard en notre nom à tous, a rappelé que si le gouvernement résultait des élections, cela ne voulait pas dire que l’opinion publique suivait le gouvernement en tout, il a rappelé que le réseau avait souvent le soutien de grandes majorités dans et autour des établissements scolaires et ceci quelles que soient par ailleurs les opinions des gens. Il a ensuite rappelé notre opposition face à la dénomination même du ministère et donné au ministre la déclaration commune des organisations, puis fait la liste de nos demandes...
Notre revendication : "Pas une chaise vide à la rentrée", “laissez les grandir ici” et donc :
A) régularisation de tous les jeunes majeurs scolarisés
B) régularisation des parents d’enfants scolarisés
C) retour des familles, des pères et des mères ou des jeunes majeurs expulsés
D) le droit de vivre en famille faisant partie de la Convention des droits de l’Homme : donc levée des obstacles au regroupement familial et, bien sûr, opposition à l’instauration d’obstacles supplémentaires.
E) Arrêt des poursuites contre des militants dont le seul délit est la solidarité.
F) Arrêt des rafles qui terrorisent toute la population des quartiers où elles sont quotidiennes en certains lieux. Nous avons témoigné aussi de la déstabilisation des enfants, des jeunes ayant à subir cette politique de harcèlement et au-delà encore déstabilisation de leur famille et de leur classe, et de la population qui les entoure.
Ensuite discussion, sans surprise le ministre a redit qu’il n’y aurait pas de régularisation globale des sans papiers, avec tout à la fin une petite et très conditionnelle ouverture sur le cas par cas. Nous avons réaffirmé que nous serions toujours là et que nous ne changerions pas.

(...) Le ministre voulait voir à qui il avait affaire. Il voulait montrer qu’il écoutait, il a d’ailleurs écouté. Nous tranchons totalement avec les dirigeants qu’il reçoit d’habitude, nous ne faisons pas de rond de jambe, pas de remerciements et pas de phrases du genre "et si vous permettez, Monsieur le ministre". Nous avions des choses à dire, nous les avons dites avec fougue et détermination, au nom du réseau. Nous avons rappelé que tous n’étaient pas d’accord pour venir chez un ministre qui expulse dans la plus grande inhumanité.”

La délégation a enfin attiré l’attention du ministre sur le fait que la question des jeunes majeurs sans papiers scolarisés et des parents d’enfants scolarisés ne peut en aucun cas être résolue par des reconduites à la frontière. Il doit impérativement trouver une solution satisfaisante sur le plan humain et éthique. Ces familles et leurs enfants font partie intégrante de la population française. Laissons-les grandir ici."

L’enquête lancée par une équipe de médecins

Une équipe de médecins, autour de Miguel Benasayag, a entrepris un travail avec RESF : une vaste enquête - qui va se développer à la rentrée - sur le traumatisme causé à tous les enfants, et à toute la société, par les expulsions d’enfants de sans papiers.
“Les menaces sur les enfants sans-papiers bouleversent l’ensemble du corps social” dit Miguel Benasayag. ”A l’automne dernier, on m’a sollicité pour recevoir en consultation des petits Congolais, choqués après la tentative d’expulsion de leurs parents. Le plus jeune, âgé de 4 ans, avait été menotté. La mère, enceinte, bousculée par les policiers. Les voisins sont intervenus. J’ai alors décidé d’organiser une réunion publique et là, j’ai soudain réalisé l’ampleur du malaise : les enfants de sans-papiers vivent un drame. Mais autour d’eux, des milliers de Français "ordinaires" sont confrontés à une violence institutionnelle inédite. Des mômes dont les copains vivent dans une insécurité permanente, des parents déboussolés, des profs qui ont banalisé le fait de cacher des enfants, de les faire sortir par des portes dérobées pour éviter la police à la sortie de l’école. Tous ces gens seront au cœur de l’enquête nationale lancée avec l’aide de médecins, de sociologues, de psys et d’enseignants.”
La solidarité n’est pas à sens unique : elle “est d’abord un lien entre plusieurs personnes. Et celui qui reste sera lui aussi traumatisé quand des petits Kosovars disparaissent de la classe ou du quartier (...) on s’est rendu compte que les gens vivaient très mal ces situations. La société est une unité, qu’on le veuille ou non. Quand un enfant disparaît de la classe, c’est toute la communauté qui est amputée... Il n’y a pas de passivité possible. On est touché malgré soi.”
(...) “Si le sort de ces enfants a touché les gens, c’est parce qu’on a franchi une ligne rouge : un clandestin choisit le risque de venir en France illégalement. Mais un enfant qui grandit ici, il est juste coupable d’être né de parents sans papiers. Il est d’abord condamné pour ce qu’il est. Ce qui rappelle évidemment de mauvais souvenirs dans l’Histoire.”
( http://rue89.com)
Pour plus d’information sur ce travail, voir sur le site de "Malgré tout" : Notre société peut-elle sortir indemne de l’expulsion d’enfants sans papiers ?

Les syndicats et les élus du Comité d’entreprise d’Air France demandent l’arrêt des expulsions sur les vols de la compagnie

C’est une nouvelle indication que la protestation grandit dans la société contre ces méthodes inhumaines. Les représentants du personnel du comité central d’entreprise d’Air France ont voté le 10 juillet à l’unanimité une motion demandant aux actionnaires l’arrêt des expulsions des immigrés clandestins sur les vols de la compagnie.
"Les élus demandent aux actionnaires de se prononcer pour l’arrêt de l’utilisation des avions du groupe Air-France KLM pour les expulsions d’étrangers qui nuisent à l’image de la compagnie et à la sécurité des vols", dit la motion adoptée par les douze élus (CFDT, CGT, FO et CGC) du comité central d’Air France.
Un responsable syndical a dit que le personnel navigant subit "de plus en plus le "traumatisme de la violence que subissent les personnes reconduites aux frontières".
Cette motion a été portée le 12 juillet à l’assemblée générale des actionnaires du groupe Air France.




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