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Annapolis : capitulation de l’OLP ?
jeudi 29 novembre 2007


Publié par www.info-palestine.net
Sur ce site, on peut trouver beaucoup d’informations sur ce qui se passe en Palestine...


Note de la rédaction d’Info-Palestine
Preuve que le pire est toujours possible, les représentants de ce qui reste de l’OLP semblent entraînés sur une pente infernale. En cédant aux diktats américains et israéliens, l’équipe d’Abbas met en lumière les objectifs réels de la réunion :
-  prendre comme référence la « feuille de route » de 2003 avec comme première exigence « la lutte contre le terrorisme et l’incitation (à la résistance) »
-  conditionner tout nouvel accord à venir à l’application des premières clauses de ce document, cette application étant laissée à la seule appréciation des Etats-Unis (un peu comme si les moutons faisaient appel au loup pour certifier leur bonne disposition à se faire égorger)
-  appuyer à l’avance une intervention militaire israélienne majeure contre la bande de Gaza, le Hamas et toute la résistance palestinienne sous couvert de « mise en œuvre » de la feuille de route
-  pousser encore plus à la guerre civile entre Palestiniens en propulsant en avant-scène un groupe de dirigeants dont le premier souci semble être de jeter par-dessus bord les fondements mêmes de la cause palestinienne en échange de quelques bantoustans à gérer.

On remarquera également qu’il n’est fait aucune référence ni même allusion aux Nations Unies et à leurs résolutions, ni à l’Union Européenne - même comme simple financeur de l’occupation israélienne, ni même au Quartet de sinistre mémoire suite à sa perpétuelle complicité passive, et encore moins à la Ligue Arabe dont on se demande bien pourquoi elle est venue cautionner cette nouvelle tromperie.

Le texte commun présenté par les représentants israéliens et palestiniens à l’ouverture de la réunion

 Traduction du passage du discours d’ouverture du président Bush citant le document commun

« Les représentants du gouvernement de l’Etat d’Israël et de l’Organisation de Libération de la Palestine, représentées respectivement par le Premier ministre Ehud Olmert et le Président Mahmoud Abbas en sa qualité de Secrétaire général du Comité Exécutif de l’OLP et de Président de l’Autorité palestinienne, se sont réunis à Annapolis, Etat du Maryland, sous le haut patronage du président des Etats-Unis George W.Bush et avec le soutien des participants à la présente conférence internationale, ayant conclu l’accord conjoint suivant :

Nous exprimons notre détermination à mettre un terme au bain de sang, aux souffrances et à des décennies de conflit entre nos peuples ; à inaugurer une nouvelle ère de paix, fondée sur la liberté, la sécurité, la justice, la dignité, le respect et la reconnaissance mutuelle, à laquelle s’engagent tant les Palestiniens que les Israéliens.

En anticipant l’objectif de deux Etats - Israël et Palestine - vivant côte à côte en paix et dans la sécurité, nous exprimons notre accord pour lancer immédiatement des négociations bilatérale de bonne foi, afin de conclure un traité de paix apportant une solution à toutes les questions pendantes, dont tous les problèmes fondamentaux, sans exception, comme cela a été spécifié dans les accords antérieurs.

Nous sommes d’accord pour engager des négociations vigoureuses, dynamiques et continues, et nous ferons tous les efforts possibles afin de conclure un accord avant la fin 2008. A cette fin, un comité d’agitation d’idées, dirigé conjointement par les deux délégations de chaque partie à la négociation, se réunira en permanence, comme convenu. Ce comité de réflexion mettra au point un plan de travail conjoint, et il supervisera le travail des équipes de négociateurs afin de régler tous les problèmes, et il sera dirigé par un représentant de chaque partie. La première séance de réflexion aura lieu le 12 décembre 2007.

Le président Abbas et le Premier ministre Olmert continueront à se rencontrer tous les quinze jours, afin de suivre les négociations et d’être en mesure d’offrir toute l’assistance nécessaire à leur bon déroulement.

Les deux parties s’engagent, par ailleurs, à mettre en vigueur immédiatement leurs obligations respectives, conformément à la feuille de route basée sur une obligation de résultat en vue d’une résolution à deux Etats permanente du conflit israélo-palestinien, rendue publique par le Quartette le 30 avril 2003 - document appelé « la feuille de route » - et à mettre en place un mécanisme américano-palestino-israélien, présidé par les Etats-Unis, afin d’assurer le suivi de la mise en œuvre de ladite feuille de route.

Les parties s’engagent à poursuivre la mise en application des obligations actuelles de la feuille de route, jusqu’à ce qu’elles parviennent à la conclusion d’un traité de paix. Les Etats-Unis superviseront et évalueront la mise en application des engagements des deux partenaires vis-à-vis de la feuille de route.

Sauf accord contraire entre les deux parties, la mise en œuvre du futur traité de paix dépendra de l’application effective de la feuille de route, ceci étant laissé à l’appréciation des Etats-Unis. »

27 novembre 2007 - ABC News -
Traduction : Marcel Charbonnier


Ce qu’écrivait mi-octobre Moustapha Al-Barghouti sur la conférence d’Annapolis ...

« La conférence de paix n’est qu’une chimère »

(voir : http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=2936)

 Ancien ministre palestinien de l’Information, Moustapha Al-Barghouthi évoque les carences de la prochaine conférence de paix, qui doit se tenir en novembre, et les possibilités de dialogue entre le Fatah et le Hamas.  


Al-Ahram Hebdo : Une conférence internationale sur la paix au Proche-Orient doit se tenir en novembre aux Etats-Unis. Qu’attendent les Palestiniens de cette rencontre dont les contours et les objectifs restent flous ?

Moustapha Al-Barghouthi  : Les Palestiniens n’attendent pas grand-chose de cette réunion. Car il ne s’agira pas d’une conférence, mais tout juste d’une réunion. On se détourne de l’idée d’une vraie conférence internationale, ayant pour piliers fondamentaux les résolutions des Nations-Unies, la légitimité et le droit international. Malheureusement, il n’est pas encore clair pour nous quels seront les textes de référence qui seront adoptés dans cette réunion et à quoi exactement on veut aboutir par sa tenue.

Nous sommes très inquiets des tentatives de détournement du droit international et des résolutions des Nations-Unies concernant la cause palestinienne et nous craignons l’imposition d’un accord à un moment où le côté palestinien est extrêmement affaibli. Tout cela a été pour nous très visible lors des rencontres entre représentants israéliens et palestiniens. Israël est en train d’attiser et de profiter des actuelles divisions pitoyables dans les rangs palestiniens. Et il n’existe aucun indice indiquant que cette réunion peut apporter quoi que ce soit.

Or, il existe trois indices montrant qu’Israël a dès maintenant avorté toute possibilité d’aboutir à un dénouement acceptable pendant cette réunion. Il y a, d’abord, les déclarations des responsables israéliens. Le premier ministre Ehud Olmert a déclaré récemment qu’une période de 20 à 30 ans est nécessaire pour parvenir à une solution définitive. Lui et sa ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, répètent à l’envi qu’il faut reporter toute discussion sur les dossiers liés à une solution définitive du problème israélo-palestinien.

Ensuite, il y a le fait qu’Israël envahit les territoires palestiniens en moyenne 20 fois par semaine. Enfin, je relève l’annonce israélienne très dangereuse déclarant la bande de Gaza « entité hostile ». Cela veut dire en d’autre termes qu’il y aura un renforcement de la séparation entre la Cisjordanie et la bande de Gaza et, par la suite, la destruction de l’idée même d’un Etat palestinien indépendant.

Nous pensons qu’Israël n’est pas un partenaire sérieux pour la réalisation de la paix. Les Israéliens veulent seulement gagner du temps et tromper l’opinion mondiale, alors que sur le terrain, ils ne cessent de renforcer leurs projets d’occupation.

Mais ne pensez-vous pas que l’actuelle tournée au Proche-Orient de la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, peut apporter une note d’optimisme à ce sombre tableau ?

Comment peut-on parler d’optimisme alors qu’Israël reçoit Condoleezza Rice avec l’annonce de la confiscation de 110 hectares de terres palestiniennes près de Jérusalem ? En même temps, Israël détruit sur le terrain toute possibilité de continuité géographique entre les différentes régions palestiniennes. Dans la réalité et à travers ses pratiques, Israël est en train de détruire la viabilité d’un Etat palestinien et, par conséquent, toute possibilité de paix.

C’est pour contrer ces politiques israéliennes que nous avons demandé à l’Autorité palestinienne de poser trois conditions à sa participation à la réunion de novembre. La première est qu’Israël cesse immédiatement ses travaux de construction de colonies. La deuxième est qu’il arrête la construction du mur raciste de l’Apartheid. La troisième condition est qu’il revienne sur sa décision de traiter la bande de Gaza comme une « entité hostile ».

Mais ne pensez-vous pas que les Palestiniens, par la division entre le Fatah et le Hamas, facilitent la tâche de l’Etat hébreu, et qu’il leur faut d’abord s’entendre sur une position commune concernant un règlement de la question palestinienne ?

La situation interne a connu ces derniers jours une évolution positive, car pour la première fois depuis les pitoyables événements de juin dernier dans la bande de Gaza, nous avons pu réunir autour d’une même table des représentants du Fatah et du Hamas. Ceci a eu lieu lors d’une cérémonie d’hommage à la mémoire de l’éminente figure de la lutte nationale palestinienne, Haïdar Abdel-Chafi. Nous nous sommes réjouis de cette rencontre, car elle a brisé la glace qui était en train de se créer.

Nous poursuivons nos efforts et œuvrons dans le sens du recouvrement de notre unité nationale, car nous ne pouvons pas concevoir la Palestine autrement. Certains ont peut-être eu l’illusion qu’il serait possible de parvenir unilatéralement - de la part de l’Autorité palestinienne - à des accords avec Israël.

J’ai l’impression que ces illusions commencent à se dissiper maintenant et que les parties palestiniennes sont en train de retrouver leur lucidité et leur capacité de discernement. Et c’est aussi à cause de cela que nous espérons que l’Autorité palestinienne acceptera les propositions que nous lui avons faites concernant les conditions de sa participation à la réunion de cet automne.

Vous présidez l’« Initiatine nationale palestienne », une association qui lutte contre l’occupation israélienne. La société civile palestinienne, dont vous êtes l’un des porte-parole, ne doit-elle pas jouer un rôle pour rapprocher le Fatah et le Hamas et contribuer ainsi à retrouver l’unité nationale ?

Nous avons déjà annoncé une « Initiative de salut national » et engageons un dialogue continu avec toutes les parties pour la mettre en pratique. Cette initiative est formée d’un certain nombre de points et demandes que les parties doivent respecter. La première est l’arrêt immédiat des campagnes médiatiques que les parties mènent les unes contre les autres.

Le deuxième point est l’élaboration d’une charte commune et provisoire de référence que doivent approuver toutes les parties. Le troisième point est la dissolution des deux gouvernements actuellement en place dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et la constitution d’un gouvernement indépendant et transitoire approuvé par toutes les parties et qui pourra agir en vue d’unifier à nouveau la Cisjordanie et la bande de Gaza des points de vue politique et administratif.

Enfin, nous avons proposé une réforme des appareils sécuritaires en éliminant l’aspect d’affiliation aux partis politiques. Nous avons des conceptions claires sur la stratégie devant être adoptée par le peuple palestinien et essayons de la présenter à toutes les parties concernées. Mais il faut aussi dire qu’Israël et certaines parties de la communauté internationale exercent des pressions sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle ne reprenne pas le dialogue avec les autres factions de l’échiquier politique palestinien, et c’est aussi pour cette raison que nous devons redoubler nos efforts de médiation.

J’ai l’impression que lorsque les parties palestiniennes découvriront que la réunion de cet automne n’est qu’une chimère, cela nous aidera à les convaincre de la nécessité d’un retour au dialogue national.

Propos recueillis par Randa Achmawi

publié par http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2007/10/17/invi0.htm




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