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Manifestation régionale au centre de rétention de Lyon St-Exupéry samedi 19 janvier
Départs en car de Montbrison et de St-Etienne (13h, place Carnot)
mardi 8 janvier 2008


Samedi 19 janvier est journée européenne d’action contre l’enfermement des sans-papiers. Une manifestation régionale aura lieu au CRA (prison pour étrangers) de Lyon St-Exupéry à 15h. (Voir)
RESF42 organise des départs en car de Montbrison et de St-Etienne.
Pour St-Etienne, le rendez-vous est à 13h, Place Carnot.
Inscription pour le car : Resf42@yahoo.fr ou bien par téléphone : 04.77.41.33.21- 06.16.36.73.41 - 06.75.81.77.07 

Télécharger le tract de RESF42 pour la manifestation au centre de rétention. - 269 ko
Télécharger le tract de RESF42 pour la manifestation au centre de rétention.
 
 
Télécharger le bulletin RESF42 janvier 2008 - 343.5 ko
Télécharger le bulletin RESF42 janvier 2008









En bref

-  Une cinquantaine de personnes ont participé au rassemblement de ce samedi matin 6 janvier place Jean Jaurès. La journée s’est poursuivie par un repas et un après midi de travail consacré à l’activité et au fonctionnement du réseau, auquel ont participé une trentaine de militant-e-s du réseau.

-  On vient d’apprendre que les jeunes kosovars Deborah et Ridvan Qerimi, du lycée René Cassin à Rive de Gier, seraient régularisés par le Préfet de la Loire. (Voir)

-  Par contre tous les moyens semblent bons pour expulser le plus grand nombre de personnes. Y compris les convocations pièges qui se sont multipliées, comme ce qu’a osé faire en octobre le Préfet de l’Essonne pour expulser un nigérian marié à une française.
Voir http://www.dailymotion.com/video/x3comz_un-nigerian-piege-par-la-prefecture_politics

-  Et - pas de trève - c’est le 30 décembre 2007 que le gouvernement a publié un décret créant à nouveau un fichier “ELOI”, pour “éloignement” (pour ne pas dire expulsion) qui constitue un pas de plus dans l’industrialisation des expulsions des étrangers (voir ci-dessous la déclaration de commune de la Cimade, du Gisti, d’Iris (Imaginons un réseau Internet solidaire), et de la Ligue des droits de l’homme.)
http://www.gisti.org

-  Alors que N. Sarkozy vient de parler ce mardi 8 janvier d’expulsions collectives d’étrangers sans papiers présents en France, en Italie et en Espagne, et de réclamer qu’en matière d’immigration, la France aille "jusqu’au bout d’une politique fondée sur des quotas", on peut relire ce texte de 1998 du collectif Malgré Tout : Bien triste pays qui ne peut accueillir la richesse du monde

On veut nous enfermer dans des raisonnements abstraits sur des quotas, sur “l’impossibilité d’accueillir la misère du monde”, que par ailleurs la mondialisation capitaliste ne cesse d’accroître...
Le but recherché est de nous amener à l’impuissance, et à la résignation devant l’industrialisation des expulsions.
Et pour celles et ceux qui résistent : la répression, le délit de solidarité...
Avec RESF, des militants prennent ces questions de façon concrète, humaine, et là, alors, les choses se présentent différemment, et on se rend compte que la vie trouve des solutions...

Le site de RESF : http://www.educationsansfrontieres.org



Télécharger le journal 4 pages RESF sur les Centres de rétention

> Manifestation régionale au centre de rétention de Lyon St-Exupéry samedi 19 janvier
16 janvier 2008, par RIVAL Jacqueline

Audience au Tribunal Administratif pour Mme Salihi - mardi 15/01

Beaucoup d’audiences sur des titres de séjour (5 prévues en 1/2h dans notre salle, 2 ont été ajournées).
On arrive bien avant l’heure ! la belle-famille est venue soutenir, ouf, l’avocat arrive !.. c’est lui qui prendra la parole (sinon, on aurait pu demander à la prendre pour la famille ... on a un peu balisé ! !..., la prochaine fois, on préparera, au cas où ! !...)
Beaucoup de militants du RESF Lyon, ils viennent pratiquement tous les jours et soutiennent tous ceux qu’ils peuvent ! merci à eux, leur présence, la nôtre a été un grand soutien pour la famille, on pouvait vraiment éprouver toute la force de cette solidarité, l’avocat qui n’avait jamais eu l’occasion de travailler avec le réseau en a été agréablement surpris, ça l’a un peu boosté aussi, je crois ! il a pas mal plaidé, s’appuyant surtout sur un jugement rendu en décembre disant que, dans l’examen de vie familiale, l’intérêt des enfants prime. "Comment le préfet peut-il prendre une OQTF pour la mère sans détruire les enfants ? Si vous ne cassez pas cette mesure, vous validez une souffrance terrible des enfants pour éloigner la mère !"
Autre argument contre le préfet : le Kosovo n’est pas pacifié, la situation est explosive, les nettoyages ethniques ont été la règle, notamment envers les roms, parents pauvres des 3 communautés (2 articles du Monde Diplomatique cités) et le sont encore.
Le rapporteur de l’Etat considère que l’enracinement n’est pas avéré (scolarité des enfants...) puisqu’ils ne sont en France que depuis 2003, la vie familiale pourrait très bien se poursuivre dans un autre pays ! ! ! !
Et puis, bien sûr, les risques au Kosovo ne sont pas pour Mme Sali "personnels et caractérisés" ! !
Délibéré, jugement rendu dans 2 ou 3 semaines.
L’avocat dit qu’il faut aller jusqu’au bout de toutes les procédures possibles... et continuer la pression politique.
On continue...

MERCI A TOUS.
Amicalement.
Jacqueline, Marie, Mick

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> Manifestation régionale au centre de rétention de Lyon St-Exupéry samedi 19 janvier
8 janvier 2008

Fichier ELOI

Malgré quelques reculs, l’administration de l’expulsion s’industrialise

Le fichier ELOI vient d’être officialisé par un décret du 26 décembre 2007, après que sa création par arrêté du 30 juillet 2006 avait été annulée par le Conseil d’État à la suite d’un recours formé par les associations signataires.

Alors que l’annulation était uniquement motivée par des questions de procédure, la nouvelle version du fichier ELOI comprend quelques avancées. Les associations obtiennent ainsi gain de cause en faisant reculer le gouvernement sur certains points. Ainsi, les visiteurs en centres de rétention ne sont plus fichés. De plus, l’identité des hébergeants des étrangers assignés à résidence n’est plus conservée que pendant trois mois au lieu de trois ans : le progrès est important, bien que cette conservation demeure injustifiée après la fin de l’assignation à résidence.

Mais concernant les étrangers eux-mêmes, le fichier ELOI demeure tout aussi inacceptable. La réduction à trois mois de la durée de conservation de certaines données n’est qu’un leurre, tant les données concernées sont limitées. Plus grave, les enfants de ces étrangers demeurent fichés, pendant trois ans. Non seulement ces données sont non pertinentes pour la mise en oeuvre de la procédure d’éloignement de l’un de leur parent, mais de plus cela aboutit à ficher des enfants qui ne peuvent pas faire l’objet de mesures d’éloignement forcé. Ils sont ainsi désignés à l’attention de l’administration et de la police, ce qui peut compromettre leurs chances d’obtenir ultérieurement un titre de séjour, sans compter les liens possibles avec d’autres fichiers de type base-élève. De plus, le fichier ELOI comprend toujours des données sur la « nécessité d’une surveillance particulière au regard de l’ordre public », qui témoigne d’une association, consciente ou non, entre immigration et délinquance dans l’esprit des gouvernants.

Le décret comprend par ailleurs des nouveautés inquiétantes.

D’abord, il ajoute une nouvelle finalité au fichier ELOI, celle de l’établissement de statistiques relatives aux mesures d’éloignement et à leur exécution. Ces statistiques ne sont nullement encadrées dans le décret, ce qui autorise des requêtes à partir d’éléments directement ou indirectement nominatifs, comme le note d’ailleurs la CNIL dans son avis du 24 mai 2007 sur le projet de décret. De plus, l’affichage d’une telle finalité n’est en rien anodine dans le contexte actuel où il s’agit surtout d’atteindre des objectifs chiffrés.

Ensuite, les données relatives à l’étranger sont complétées par une quantité impressionnante de données administratives et judiciaires, relatives à la procédure d’éloignement, aux procédures juridictionnelles éventuellement mises en oeuvre dans ce cadre, à la détention de l’étranger, lorsqu’il est éloigné alors qu’il est en prison. La plupart de ces données seront conservées pendant trois ans, d’autres pendant trois mois.

L’objection qu’il n’y aura pas d’interconnexion avec d’autres fichiers ne tient pas. Un décret est facilement modifiable, et l’histoire de ces dernières années a montré combien sont systématiques les extensions de finalités. De plus, la durée de conservation de la plupart des données pendant trois ans est édifiante à cet égard. En outre, on sait bien que ces données serviront tôt ou tard à des échanges au niveau européen dans le cadre de l’espace Schengen. Enfin, l’adjonction du numéro AGDREF (qui est aux étrangers en France ce que le NIR est aux ressortissants français : un numéro national d’identification, unique et immuable, bien que non signifiant) à la liste des données relatives à l’étranger dans le fichier ELOI vient confirmer la signification réelle de ce fichier : l’administration de l’expulsion des étrangers s’organise et se rationalise de manière de plus en plus précise. En un mot, elle s’industrialise.

Le 3 janvier 2008.

Organisations signataires : Cimade, Gisti, Iris (Imaginons un réseau Internet solidaire), Ligue des droits de l’homme.
http://www.gisti.org

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> Manifestation régionale au centre de rétention de Lyon St-Exupéry samedi 19 janvier
9 janvier 2008

Lu sur http://malgretout.collectifs.net/article.php3 ?id_article=72

Ce texte a 10 ans (mai 1998), mais...

Bien triste pays qui ne peut accueillir la richesse du monde

Le débat qui a lieu aujourd’hui sur la question des sans-papiers tourne presque exclusivement autour des quotas et des critères d’admission. Tout en reconnaissant volontiers que la lutte commencée il y a deux ans avec l’occupation de l’église St-Ambroise était justifiée, qu’elle a attirée l’attention sur un certain nombre d’incohérences dans la législation, on nous rappelle avec bon sens que la France "ne peut pas accueillir toute la misère du monde".

Ce raisonnement-là ne nous intéresse pas ; ce que nous voudrions montrer c’est qu’il existe une autre possibilité d’analyse de la question. L’analyse qui nous est proposée (imposée) correspond au point de vue d’un individu qui se place face au monde, position depuis laquelle il ne peut que constater son impuissance face à des forces qui le dépassent infiniment et qu’il ne peut qu’essayer de gérer au mieux par l’établissement de quotas et autres critères d’admission.

Or, justement, ce que la lutte des sans-papiers nous apporte c’est une alternative à cette position d’impuissance. Une alternative qui refuse de penser en termes de globalité, non pas parce qu’elle prône une démission de la pensée, mais au contraire parce qu’elle ne veut pas penser à partir de fantasmes et de constructions imaginaires. Car il s’agit de constater que les flux migratoires sont une réalité qui n’est pas prévisible ni maîtrisable, étant donnée la quantité infinie de facteurs qui peuvent l’influencer. Toutes les politiques des dernières décennies ont essayé, avec plus ou moins d’humanisme, de prédire et de contrôler les migrations et toutes se sont avérées inefficaces quant à leur but avoué.

L’alternative à cela, celle que les sans-papiers ont proposée, est de partir d’une situation concrète. Ils ont montré qu’au-delà des calculs, il y a ici et maintenant un certain nombre de personnes qui vivent ici, qui développent la culture ici, qui travaillent ici, qui pensent ici... mais que l’on ne veut pas accepter au nom d’une idéologie qui conçoit la nation comme une idée figée et sans fondement positif. Ils ont mis en avant une pensée de la nation comme émanation des rapports concrets des habitants d’un territoire donné (conception qui, soit dit en passant, pourrait intéresser les démocrates s’ils voulaient opposer à l’extrême droite autre chose que des calculs électoralistes).

Tout ceci a permis ainsi une nouvelle pensée du social comme développement dans des situations concrètes de la solidarité sans tenir compte de l’impératif de la globalité, c’est-à-dire de l’impératif économique, qui, bien qu’il n’existe pas en tant que situation globale qui déterminerait toutes les autres, existe en tant que tendance à détruire le lien social, à l’isolement individualiste dans chaque situation.

Des sans-papiers participent à la vie sociale dans de multiples situations qui ont lieu sur le sol français, ils participent à leur développement et les enrichissent de leur culture, même si leur apport est en partie bloqué par l’oppression qui pèse sur eux. C’est pourquoi nous refusons absolument de les tenir pour des facteurs de misère ; la misère économique n’a pas été amenée en France par les immigrés, elle est produite ici tous les jours par des choix politiques mettant au premier plan les intérêts économiques au mépris le plus flagrant des hommes et des femmes.

Mais surtout, la lutte commencée il y a deux ans constitue un apport richissime dans le sens de la construction d’une société solidaire.

C’est aussi pourquoi tous ceux qui militent quotidiennement dans ce sens ne peuvent accepter d’autre solution que la régularisation globale de tous les sans-papiers.

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