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Café citoyen sur la question du nucléaire le 3 juin à Saint-Etienne
mardi 17 mars 2009, par Rolande Coquard et François Gillard


 "Silences, mensonges et miroirs aux alouettes dans le nucléaire... Ou du bon usage de la propagande et du déni par ceux qui nous gouvernent"  : ce sera être le thème du café citoyen qui aura lieu mercredi 6 mai à 19h au Remue-Méninges à Saint-Etienne.
Cette rencontre-là éatit initialement prévue pour le café citoyen du mercredi 3 juin. Elle est donc avancée d’un mois, merci de le noter...


En guise de prolongement du document diffusé le 11.02.09 sur FR3 : « Le scandale de la France contaminée »...

Des années 1980 à 2001, l’industrie des mines uranifères a produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs sur le sol français.

Extrêmement dangereux, ces déchets ont été discrètement disséminés sous nos routes, nos parkings ; ensevelis sous des habitations, des écoles, des aires de jeu pour enfants... Sans aucune mise en garde sur les risques encourus !

Quant aux 210 sites d’exploitation, situés pour la plupart dans le Massif Central, à proximité de villages ou de villes, ils ont été abandonnés sans mesure de protection ni surveillance. Huit ans plus tard, l’Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire l’(IRSN) donne leur emplacement dans :

-  Inventaire national des sites miniers d’uranium : http://www.irsn.fr

-  Télécharger le document : inventaire_mimausa.pdf

-  Carte interactive des 210 sites, par région, département ou commune

On y trouvera, par exemple, pour le sud de la Loire, la zone minière d’AMBERT, avec 3 sites d’extraction, à une trentaine de kms de Montbrison : Grézieux le Fromental ; Labory ; la Garde, Chambles, Cessieux ; Main Morte, La Tourette - St Nizier de Fornas. Extractions respectives de 8,5t, de 1968 à 1971 ; 7,47 t, de 1977 à 1978 ; 3,1 t en 1978 par tranchée ou à ciel ouvert.
Sans traitement actuel des eaux... Sans information sur le cours d’eau récepteur... Sans dispositif de surveillance, ni surveillance... Sans contraintes particulières liées au site. Or, des roches radioactives ont été ramenées des profondeurs vers la surface, ce qui les rend dangereuses pour le public ...

Cet Inventaire, cependant, ne dit rien de ce que sont devenus les “stériles“, ces roches à concentration trop faible en uranium pour être rentables, mais dangereuses pour le public qui peut recevoir, par contact, des doses très largement supérieures aux limites sanitaires. Il semble qu’aucune mémoire n’ait été gardée de leur utilisation ni de leur localisation.
Rien non plus sur les eaux s’écoulant depuis les anciens sites miniers ou depuis les stockages de résidus radioactifs issus des usines d’extraction de l’uranium, et contaminées par des radionucléides très radiotoxiques (émetteurs alpha), même plusieurs décennies après cessation de l’activité.

Il faut se tourner vers les rapports de laboratoire de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité, disponibles sur son site : www.criirad.org) pour avoir une idée des niveaux de radioactivité déversés dans l’environnement.
Dans le cas de la mine des Bois Noirs (Loire ; zone minière du FOREZ), les rejets radioactifs effectués dans la rivière transforment certaines plantes aquatiques en déchets radioactifs avec des accumulations en radium 226 supérieures à 100 000 Bq/kg sec (mesures CRIIRAD de 2006).
En Limousin, les eaux qui s’écoulent de la mine de Bellezane contaminent les prairies en aval à un point tel que les sols soumis au débordement du cours d’eau deviennent des déchets radioactifs.
Alors que les rejets de radionucléides émetteurs alpha sont interdits aux centrales nucléaires, ils sont autorisés pour les mines d’uranium !
Pour ce qui est des conséquences sanitaires de cette contamination radioactive, les victimes ne pourront jamais faire reconnaître le rapport entre leur trouble (cancers, maladies de système, naissances anormales) et l’agent contaminant, imperceptible, caché dans l’environnement.

La CRIIRAD a dénoncé ces graves dysfonctionnements depuis 1993, et n’a cessé d’alerter sur la contamination des sols, de l’air, des ressources en eau. Mais la réglementation laxiste et incohérente privilégie les intérêts de l’industriel au détriment de la protection sanitaire. Les normes de rejets sont fixées à des niveaux trop élevés, qui ne tiennent pas compte des phénomènes d’accumulation des métaux lourds radioactifs à longue période dans la faune et la flore aquatiques, dans les sédiments et les terres des berges. La législation inadaptée ne permet pas à la justice de condamner des pollutions pourtant avérées. Le dispositif d’auto-surveillance, totalement inadapté, conduit à cacher la réalité des contaminations, à revendre des terrains contaminés. Les expertises complaisantes de différents laboratoires se sont succédées, qu’ils soient associés à l’Etat (SCPRI, OPRI, IPSN, IRSN) ou privés (SUBATECH, ALGADE), et des liens étroits sont apparus entre ceux qui sont officiellement chargés de mesurer la radioactivité dans la nature et les anciens pollueurs.

Négligence ou "omerta" des pouvoirs publics ? Les citoyens auraient intérêt à se saisir de ces dossiers et à faire pression sur les pouvoirs publics (Ministères, ASN, IRSN, DRIRE), pour qu’ils obligent les anciens exploitants et l’industriel AREVA à assumer leurs responsabilités.

Rolande Coquard et François Gillard




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