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DISCUSSION À LA MAIRIE DE SAINT-ETIENNE SUR LE RELOGEMENT DES FAMILLES À LA RUE SUITE À L’INCENDIE DU SQUAT DE LA RUE SALENGRO :
“Adressez-vous à la Préfecture et au conseil général”
Pourtant il y a des logements et immeubles vacants et des personnes à la rue...
mercredi 13 mai 2009


Une délégation du réseau de solidarité avec les familles Rroms a été reçue en mairie, hier mardi à 14h pour parler de la situation des familles et enfants à la rue suite à l’incendie du squat Salengro. 10 personnes étaient présentes : 7 du réseau de solidarité (Paul Boiron, Marcel Gaillard, Georges Gunther, Marie-Pierre Manevy, Pierre Mollaret, Monique Rochette, Paul Roux) et 3 représentants des familles Rroms (Lionel, Stéphane et Touillé).
Elle a été reçue par MM Fayol-Noireterre et Ferrara, adjoints, M. Royon, directeur du cabinet du maire, et un collaborateur du cabinet.
Un compte-rendu a été fait à la réunion de mardi soir au kiosque. En bref :

Pour le réseau de solidarité, Georges Gunther a redit l’urgence de sortir du système des squats. Si des questions se posent quant à l’origine de l’incendie, il reste que tout le monde a eu de la chance car les conséquences auraient pu être dramatiques. Des enfants ont du être évacués par les fenêtres du 1er étage...
Les squats, ce n’est pas digne (pas de WC, pas d’eau, d’électricité, de chauffage...) et c’est dangereux. Il faut donc ouvrir des lieux d’hébergement décents, c’est une question de droit au logement et de dignité humaine pour tous. Ce n’est pas d’abord un problème technique ou financier, c’est une question de positionnement politique : avoir la volonté ou pas de s’engager dans le combat pour le droit au logement pour tous.
La délégation a aussi dit aux élus qu’il n’était pas normal que ces familles aient été abandonnées après l’incendie. Une municipalité a le devoir de faire autrement. Elle a cité l’exemple récent de la mairie de Montreuil, qui a relogé dans la journée en urgence les 120 personnes d’un squat de Rroms qui venait de brûler. Certes, ceci est de la responsabilité légale de la Préfecture, mais c’est de la responsabilité politique de tous.
Coté mairie, pas de changement, à part l’acceptation cette fois-ci de discuter. M. Fayol-Noireterre a estimé que les élus avaient pris leurs responsabilités en se rendant rapidement sur les lieux de l’incendie et en interpellant la Préfecture et l’Europe par des courriers. Mais il estime que ce n’est pas à la mairie de régler ce problème, c’est à l’Etat et à l’Europe. M. Fayol-Noireterre a dit que la mairie a déjà 1000 demandes de logements en attente, et ne peut faire face.
M. Ferrara a dit qu’il n’y avait pas de logements vacants à St-Etienne : ils sont en réhabilitation ou vont être démolis. Et que c’était justement pour des raisons de sécurité que la mairie avait fait expulser l’an passé le squat de Montplaisir...
Marcel Gaillard a indiqué qu’il y avait des immeubles vacants et que l’on pouvait pour un temps déterminé les aménager à peu de frais et signer un bail avec les associations pour installer des familles sans logement.
M. Royon a dit qu’à partir du moment où un mairie officialise le droit de personnes à entrer dans un bâtiment, il est très difficile de les en faire sortir. Donc, ça fait mal au ventre d’avoir des bâtiments qu’on ne peut pas utiliser pour des raisons juridiques alors qu’ils sont vides... Le seul moyen, selon lui, est que les associations fassent pression sur l’Etat. La ville fait déjà assez avec l’asile de nuit. Elle ne veut pas reporter sur les stéphanois le coût du logement d’urgence ; si elle le fait, l’Etat ne fera plus rien...
D’autre part, il estime qu’ouvrir des logements d’urgence c’est s’engager dans un processus qui est “politiquement coûteux” pour une mairie de gauche (traduction de Marie-Pierre Manevy : la mairie de gauche a peur de perdre des électeurs de droite). A quoi Paul Boiron a répondu qu’une municipalité ne se fera pas reprendre parce qu’elle règle des problèmes humains, et que c’est justement la vocation d’une mairie de gauche et de tous ceux qui sont là.
M. Royon a reconnu qu’à Méons (où quelques familles sont hébergées depuis l’expulsion de Montplaisir), cela se passait plutôt bien. Mais reproché au réseau de solidarité de vouloir “que ce soient les stéphanois qui paient pour les sans-papiers et les sans-abris”.
Les présents ont rappelé l’intervention récente des associations auprès des élus de Saint-Etienne Métropole, pour que les autres communes de l’agglo participent à la solution du problème. Et fait remarquer qu’il n’y avait malheureusement pas eu de débat sur cette question à St-Etienne Métropole (dont le maire de St-Etienne est président).

En résumé, donc, la ville de Saint-Etienne ne veut pas s’engager dans la prise en compte du problème des Rroms.
La délégation a remis une pétition (adressée à la Préfecture et à la mairie pour l’ouverture de lieux d’hébergement) signée dans la matinée par 482 personnes passées place Jean Jaurès (plus de 1300 signatures étaient comptabilisées en fin d’après-midi), mais les élus ont refusé de les prendre : “donnez-les à la Préfecture et au conseil général”.
Le Préfet de son côté, refuse de recevoir le réseau de solidarité et les associations.

Pour le moment, donc, des familles sont toujours à la rue, et aucune autorité publique (ni la Préfecture, ni la Mairie, ni la DDASS, ni le 115) ne propose de solution. C’est d’autant plus incroyable que ces familles ont des enfants (14), certains en bas-âge (2 bébés de un an, un de deux ans, qu’une femme est enceinte de 7 mois...) Parmi les enfants, un est élève au collège Fauriel, 6 sont à l’école des Frères Chappe... Evidemment, depuis lundi, plus personne ne va à l’école...
Qu’est-ce qu’on fait ?
Le Préfet de la Loire refusant toute rencontre avec les associations pour trouver des lieux d’hébergement permettant de mettre à l’abri ces familles ; la Mairie de St-Etienne refusant de s’engager dans la création de tels lieux d’hébergement, au motif qu’il s’agit de la compétence de l’Etat, le réseau de solidarité invite à se réunir à nouveau ce mercredi 13 mai à 17h, au kiosque de la Place Jean Jaurès.




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