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École et territoire.
juin 2001, par Raymond Vasselon


Une école ce n’est pas seulement des mètres carrés de locaux, un nombre de postes, un coût d’entretien rapporté à une fréquentation. Ce type d’approche date d’une conception strictement quantitative de la planification des investissements urbains en vigueur dans les années soixante et qui a produit les grands ensembles. Une conception "néo-soviétique" si on peut dire.

Une école c’est le maillon essentiel de la chaîne d’accès à la culture, au savoir, à l’éducation de la population d’un territoire donné. Les écoles qualifient le degré d’accès à la civilisation des territoires. Les écoles (et le périscolaire) sont des lieux de production de lien social par le partage du savoir irremplaçables. Elles sont aussi des lieux de production d’identité, de mémoire et donc de sentiment d’appartenance.

Qui ne ressent pas d’émotion en retournant dans l’école de son enfance à l’occasion d’un vote par exemple. L’école est étroitement liée à la notion de quartier, de communauté conviviale, de cohésion. Nous éprouvons un grand désarroi quand nous voyons la violence entrer à l’école comme si la barbarie pénétrait dans un des "sanctuaires" de la civilisation. L’école c’est le droit à la réussite, l’égalité d’accès à la culture, à ce qui permet aux individus d’être autonome dans leurs choix. C’est aussi bien sur l’accès à la citoyenneté.

Un territoire sans école, c’est un territoire sans culture, sans histoire, sans mémoire.

Lorsque dans les "grands ensembles" on cherche à introduire un découpage de l’espace d’échelle plus humaine, des unités de voisinage, de rencontre et donc de vie sociale, on prend la plupart du temps les écoles et le périmètre dont elles couvrent les besoins comme base de délimitation des quartiers.

Dans beaucoup de cas ou de grands lotissements de maisons ont été construits sans réflexion par des affairistes qui vantent la beauté des paysages pour vendre rapidement, la revendication de la construction d’une école de proximité est apparue très vite, alors qu’on accepte de faire les courses en voiture à l’hypermarché. Sans école, pas de quartier.

Lorsque la ville de Vaulx en Velin (qui est en fait un grand ensemble) a décidé de créer un centre-ville, elle a mis dans son projet de centre ville un lycée. Toutes les études avaient démontré que c’était le moyen de construire un sentiment d’appartenance, d’accès à la promotion social et humaine, de communauté de projet chez les jeunes, mais aussi chez leurs parents.

Lorsque la "muraille de chine" a été démolie, ou s’est exprimé l’émotion de ceux qui ont grandi dans ce symbole de la confusion entre égalité, uniformité et anonymat ? A l’école au travers de dessins et de témoignages pleins de sensibilité et d’intelligence.


La fermeture d’une école, à contrario, peut donc être analysée comme la réduction (au moins la transformation) de la capacité d’accès à la civilisation d’un territoire donné. C’est transformer son histoire, son destin dans un sens négatif. C’est donc une question très vaste, un enjeu très important.

Une école c’est aussi de la prévention médicale, de la prévention sociale et psychologique, ce devrait être selon les spécialistes de la santé publique un lieu d’exercice de la diététique (prévention de l’obésité, ) etc...

Des spécialistes de ce qu’on appelle la civilisation urbaine estiment que la mondialisation va inévitablement s’accompagner d’un renouveau du besoin de proximité, d’ appartenance à une communauté de voisinage physique, d’un nouveau rapport entre "le local" et "l’universel".

Si cette proximité ne se construit pas sur des espaces éducatifs, des lieux de transmissions de savoir, de civilité, de citoyenneté, on court le risque de voir se développer des communautés sur des bases ethniques, parfois maffieuses...

En somme, il vaut mieux payer et former aujourd’hui des enseignants et des éducateurs pour instruire et cultiver les futurs citoyens plutôt que d’avoir à réprimer des "sauvageons" demain ! Victor Hugo disait : "il faut ouvrir des écoles pour fermer des prisons".

Par conséquent, il faut aller bien au-delà de quelques considérations quantitatives pour décider de l’évolution de ce qu’on appelle le réseau des écoles. Il s’agit en fait de mettre les territoires (pris au sens de leurs caractéristiques sociales et humaines) en situation d’égalité d’accès au progrès de la civilisation et ainsi d’y contribuer.

Pour des "projets d’écoles" partagés.

Il est impossible de prendre des décisions sans concertation dans ce domaine. Les traumatisme sociaux qui peuvent en résulter sont considérables. On est là vraiment dans le domaine du développement durable : les décisions d’aujourd’hui ne peuvent être prises sans évaluer précisément les conséquences qu’elles auront sur les générations qui viennent.

La situation de la Loire appelle incontestablement ce type de démarche.

Il faut savoir que les entreprises, entre autres critères d’implantation, retiennent en bonne place la qualité et la densité des structures d’éducations que les territoires offrent aux enfants de leurs cadres...

-  Les activités économiques modernes, pour se développer, mobilisent de plus en plus d’intelligence, de créativité, d’esprit de responsabilité, de matière grise ...

-  Les gisements de "matière grise" ont une particularité : plus ont les exploitent et plus ils augmentent ...

-  Construisons donc, avec nos écoles et nos collèges un solide gisement de "matière grise" judicieusement réparti sur nos territoires.

L’école peut être l’un des leviers déterminant pour sortir le département de sa situation de déclin au coeur d’une région qui elle se développe. Il faut de l’ambition pour envisager l’ avenir.

Propositions :

Dans la situation difficile ou se trouve le département, il pourrait être décidé de surseoir à toute fermeture de classe et suppression de poste. Pour tout secteurs ou se pose des problèmes, avant toutes décisions il faut organiser une information préalable pour permettre à tout les acteurs potentiels de se préparer.

Avant toute décision, procéder à une réflexion complète associant :

-  Enseignants
-  Parents d’élèves
-  Experts
-  Administrations
-  Associations locales oeuvrant dans le périscolaire.
-  Bailleurs sociaux (vont- ils réhabiliter, démolir, quand....)
-  services de prévision urbaine et démographique de la commune.
-  Élus
-  Médecins
-  Éducateurs et travailleurs sociaux.
Etc...

Cet audit et réflexion permettrait de faire le point, de rassembler les données, de les mettre en perspective.
Un groupe de travail dans lequel serait défini le niveau d’implication des acteurs et la nature de leur représentation serait chargé de formuler, sans a priori, un projet d’école prenant en compte les spécificité du secteur, de ses caractéristiques sociales et démographiques, de ses perspectives de développement.

Ces démarches, coordonnées à l’échelle des communes et communautés de communes alimenteraient la mise au point d’un plan départemental pluriannuel pour l’école publique.

Un "comité de suivi" représentatif de tous les acteurs serait chargé, avec des spécalistes d’évaluer régulièrement les résultats de cette grande action publique et de l’ actualiser si nécessaire.
C’est bien sur l’éducation nationale qui reste maître d’oeuvre des projets et de leur mise en cohérence à l’échelle du département.




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