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Mobilisation pour l’annulation de la procédure disciplinaire contre les étudiants gévistes de St-Etienne.
mercredi 2 septembre 2009, par Georges Günther


Ce mardi soir les étudiants qui ont participé activement au mouvement de grève de cette année avaient invité à une rencontre, à la bourse du travail, pour discuter des réactions à avoir devant la convocation de neuf d’entre eux en conseil de discipline.
Il y avait une centaine de personnes présentes : des étudiants, quelques prof de la fac, des personnes de la FCPE, des syndicats (SUD, CGT, FSU), de la LDH, d’autres personnes...
Donc neuf étudiants grévistes sont convoqués devant le conseil de discipline. La palette des sanctions qui peut leur être appliquée va du simple avertissement à l’exclusion définitive et à vie de toute université en France et en Europe en passant par la non validation de leurs diplômes. Les personnes traînent ces sanctions à vie. Normalement elles sont prévues pour fraude aux examens.
Il semble aussi qu’il y ait des plaintes en pénal.

Qu’est-ce qui leur est reproché ?
Deux choses :
-  La perturbation le 24 juin de la cérémonie de pose de la 1ère pierre de la nouvelle maison de l’université en présence du préfet, du président du Conseil Général, du président du Conseil Régional, du maire de St-Etienne, du président de l’Université.
-  L’occupation illégale des locaux universitaires lors de la soirée de clôture de l’université solidaire le 30 juin.

Les faits :
-  Le 24 juin lors de la pose de la première pierre de la nouvelle maison de l’université, une cinquantaine d’étudiants ont lancé des slogans contre la loi LRU et ses décrets d’application, tapé sur les portes pour perturber les discours. Ils étaient aussi venus dire que l’heure n’était pas à la fête et aussi qu’au moment où le gouvernement supprime des postes et précarise le personnel, ce projet luxueux et coûteux de nouvelle maison de l’université était de la provocation. Il n’y a eu aucune violence physique, aucun jet de quoi que ce soit. A noter une présence de forces de police et de vigiles assez importante lors de cette inauguration..

-  Le 30 juin étudiants et enseignants avaient décidé d’organiser une fête de clôture de “l’université solidaire”. 250 à 300 personnes s’étaient retrouvées autour d’un repas collectif avec des expositions, un film sur la grève, des concerts. Le déroulement et les horaires avaient été autorisés le matin même par le responsable de la sécurité du site de Tréfilerie. A 20H des gens de la présidence sont venus annoncer que la soirée devait être terminée à 22H, qu’après cette heure un huissier viendrait constater l’occupation des locaux. Ils ont refusé la proposition que la soirée puisse se terminer à minuit. A 22H un huissier est venu constater l’occupation des locaux et quatre étudiants (parmi les 250 à 300 personnes présentes) ont été mis en cause (ces quatre étudiants avaient activement participé à la grève).
L’université solidaire est une initiative d’enseignants et d’étudiants pour l’accès de l’université à tous, avec l’organisation de rencontres, de débats...pour remettre l’université dans la communauté stéphanoise.

Il faut également savoir qu’un accord avait été conclu entre les étudiants grévistes et le président de l’Université dont les termes sont les suivants : si l’année universitaire peut se terminer, la présidence retirera toutes les plaintes. Les étudiants grévistes ont respecté cet accord puisque l’année a pu aller à son terme et que les examens ont pu avoir lieu.

A quoi a abouti la discussion ?
-  Qu’il n’est pas acceptable que neuf étudiants risquent des sanctions pour avoir participé à un mouvement social contre des orientations politiques. Qu’il n’est pas acceptable, quoi qu’on pense d’ailleurs des réformes de l’université, de sanctionner lourdement des jeunes pour leur participation à un mouvement de protestation, de refus, de soutien à d’autres orientations de l’université. Il s’agit là de la mise en œuvre de cette logique de répression, de criminalisation des actions sociales, syndicales et politiques, qui s’applique dans d’autres secteurs de la société.
-  Il faut donc demander l’annulation de la procédure disciplinaire et qu’aucune sanction ne soit prononcée.

Qu’est-ce qui a été décidé ?
-  La création d’un comité de soutien pour demander l’annulation de la procédure disciplinaire et aucunes sanctions. Un comité ouvert à tous quelles que soient les opinions sur la forme du mouvement étudiant et les réformes de l’Université.
-  L’élaboration d’un texte servant de base au comité de soutien.
-  Une demande de rencontre du comité de soutien avec le président de l’université pour lui demander qu’il revienne sur sa décision.
-  Un rassemblement le jeudi 10 septembre à 12H (avec pique nique) devant la maison de l’Université rue Francis Baulier. C’est ce jour là que les 9 étudiants passent devant la commission d’instruction du conseil de discipline. Ils passent un par un de 13H jusqu’à 17H.

Une prochaine réunion a lieu aujourd’hui mercredi 2 septembre à 18H à la bourse du travail de St Etienne.

D’autres infos données lors de la rencontre :
Le mouvement de 2009 contre la loi LRU et ses décrets d’application a débuté en janvier 2009 pour durer jusqu’à fin mai. Il était unitaire entre étudiants et enseignants.
L’université de St Etienne à l’initiative de son président a été parmi les très bons élèves de l’application de la LRU. Son président a pris les devants.
La présidence a été, sur toute la durée du mouvement, dans une logique répressive pour casser le mouvement : liste noire, utilisation de vigiles, intervention policière à l’intérieur de l’Université (pour la 1ère fois), plaintes diverses, avec une logique de stigmatisation des étudiants grévistes. Il semble aussi que le ministère fait des recommandations sur le type de sanctions.
Le 8 juillet, le président de l’Université a demandé et obtenu du CA les pleins pouvoirs pour « pacifier » cette rentrée de septembre. Pour les inscriptions, un vigile est en poste devant la maison de l’université et en a interdit l’accès à certains anciens grévistes.

Georges Günther




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