Réseaux citoyens de St-Etienne
Accueil Qui sommes-nous Nous contacter Nous aider Plan du site Admin
   
Vous êtes ici : Collectif "personne à la rue !" > Le préfet doit loger les familles et les enfants qui dorment à la rue. C’est la loi.
A la une
Agenda
Albums photos
Images à la une
Envoyez la musique !
La France insoumise / Jean-Luc Mélenchon
Nous sommes Grecs
Agroécologie
Agriculture paysanne
AMAP et réseau des AMAP
AMAP-Saint-Etienne
L’avenir du mouvement des AMAP
Les Amap dans la Loire
FAQ - De la ferme au quartier
Collectif Zérogm42
Collectif "nourrir l’humanité"
Maison de la semence
G.R.A.I.N. / Via Campesina
Collectif Liberté Justice Palestine
Chroniques pour la Palestine
Moyen-Orient et monde arabe / Georges Corm
Réseau RESF
Réseau Solidarité Rroms
Egalité des droits / Antiracisme
Une école pour tou(te)s
Survie / Françafrique
Quelle connerie la guerre !
Collectif "personne à la rue !"
Justice sociale / Droits sociaux
Assises droits sociaux
Forum des droits sociaux
Logement
Non au CPE !
Santé
Services publics
Travail / Emploi / Retraite
Portail pour l’accès aux droits sociaux
Le travail social dans la crise
Terrain d’entente
Groupe de réflexion "travail travail !"
Réseau salariat
Ecole / Education populaire
Justice écologique
Collectif Action Climat - CLAC
Sortir du nucléaire
Démocratie
Démocratie participative
Porto Alegre/St-Etienne
Libertés
Europe
Sortir du capitalisme
TAFTA
Changer la mondialisation ?
Forums sociaux
Changer la gauche ?
Gouvernement Hollande-Ayrault-Valls
Gouvernement Sarkozy
Chronique d’une élue citoyenne
Ville de Saint-Etienne
Conseil municipal
Elections municipales 2008
C’est notre histoire
Culture / idées
Les Héroïnes
Libres paroles
Des livres, des films, des sites...
Cafés citoyens au Remue-Méninges
Atelier de philosophie
Université Populaire - Laboratoire Social / Collectif Malgré Tout
Médias
Qui sommes-nous
Réseaux/Associations
Le préfet doit loger les familles et les enfants qui dorment à la rue. C’est la loi.
lundi 4 octobre 2010, par Georges Günther


Jeudi soir 30 septembre, une cinquantaine de personnes se sont réunies à la Maison de quartier du soleil à l’initiative du collectif “pour que personne ne dorme à la rue”, pour exiger des logements pour plusieurs familles - avec des enfants - qui dorment à la rue. Etaient présents des habitants du quartier, des militants des associations, et des enseignants...
Le Préfet de la Loire fait du zèle pour multiplier les expulsions, mais ne respecte même pas la loi et les décisions de justice qui l’obligent à loger des familles et des enfants à la rue
.


Lors de la rencontre au Soleil nous en avons appris un peu mieux sur la situation de certaines des familles qui dorment à la rue avec leurs enfants. Trois étaient présentes. Des situations intolérables et des comportements inadmissibles des institutions, notamment du préfet qui semble assumer tranquillement d’être hors la loi.

Une famille avec les deux parents et leurs 3 enfants de 9 ans, 14 ans et 15 ans...
Ils sont kosovars et demandeurs d’asile, en France depuis un an et demi. Leur dossier de demande d’asile est en cours d’instruction.
Le préfet à donc l’obligation légale de les loger.
Jusqu’à fin juin c’était le cas. Ces personnes vivaient dans un appartement de l’asile de nuit. La dernière semaine de juin l’appartement a été inondé. Elles ont dû être évacuées. Le 115 leur a proposé un hôtel Formule1 au Coteau à côté de Roanne. Toute la famille s’y est rendue. Mais dans un hôtel il est interdit de cuisiner et de prendre ses repas dans les chambres. On ne peut qu’y dormir. Impossible pour eux de vivre durablement dans ces conditions avec les 3 enfants. Ils y sont restés un jour et sont revenus à St Etienne. Renaître qui gère le 115 en a immédiatement pris prétexte pour les sortir du dispositif d’accueil. Résultat : ils sont à la rue depuis début juillet. Ils dorment dans des parcs, sous les arcades (quand la police ne les en chasse pas) ou dans le hall de l’hôpital Nord quand il pleut ou que la température devient moins clémente comme ces jours ci.
Malgré ces conditions les deux plus grands enfants continuent d’aller au collège Jules Vallès au Soleil. Le dernier n’est pas scolarisé.
La maman possède plusieurs certificats médicaux dans lesquels les médecins disent que sa santé n’est pas compatible avec le fait de dormir dans la rue (pour qui cela serait-il bon d’ailleurs ?).
Nous demandons depuis des années de remplacer cet hébergement en hôtel complètement inadapté et extrêmement coûteux, par l’aménagement de logements ou de foyers, ce qui serait bien moins onéreux pour les deniers publics. Mais la préfecture préfère maintenir ces familles dans la précarité parce que cela aurait un effet dissuasif sur d’autres tentées de solliciter l’asile dans notre pays.

Deux autres familles du Kosovo également demandeurs d’asile étaient présentes : l’une avec de tous petits enfants de 8 mois, 2 ans, 3 ans et 5 ans, et l’autre avec 4 enfants de 7 ans, 8 ans, 9 ans et 11 ans. Elles dorment dans la rue depuis début septembre.
Jean Rocher les a aidées à déposer un “référé liberté” contre le préfet. Depuis le 22 septembre celui-ci a une injonction du Tribunal Administratif de loger ces personnes sous 72 H. A ce jour rien n’a bougé !
Le Préfet fait grande diligence quand il s’agit d’expulser des familles de terrains ou de squats en les mettant à la rue, mais quand la loi le contraint à loger, là il n’hésite pas non seulement à se mettre dans l’illégalité mais à ne pas appliquer des injonctions de la justice.

La mobilisation va s’amplifier autour de ces familles. Hier soir plusieurs idées ont été lancées. Et la solidarité des associations et des personnes présentes a permis de mettre à l’abri pour la nuit ces trois familles.

Georges Günther





Dans la même rubrique :
Ce vendredi 29 novembre au Palais de Justice de St-Etienne, procès contre Miguel Nguandi
Pour le droit à l’hébergement et au logement : persiste et signe !
Réfugiés et migrants : ils fuient les guerres et la misère
La chasse aux Rroms, aux personnes à la rue, aux demandeurs d’asile, se déchaîne.
La préfète de la Loire joue avec le froid
Pour tous les migrants : des ponts, pas des murs !
Pour mettre à l’abri, dans un logement ou un hébergement, les personnes à la rue
Le collectif “Pour que personne ne dorme à la rue” a réquisitionné un immeuble public vide à Terrenoire à St-Etienne
Saint-Etienne : une manifestation pour exiger le respect du droit au logement
Jeudi 27 octobre, nuit blanche des sans-logis à partir de 17h Place Jean Jaurès à St-Etienne




Proposer un article | Nous contacter | Plan du site | Admin | Accueil