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PERSONNE À LA RUE ET RESF :
Non aux expulsions et oui au logement des familles à la rue !
samedi 4 décembre 2010


Samedi 4 décembre, malgré la météo, une cinquantaine de militants se sont retrouvés place Jean Jaurès.
Au moins deux raisons d’être là : soutenir l’action en cours à Firminy pour que les familles Arsakaev et Petrovic soient régularisées alors qu’elles sont aujourd’hui menacées d’expulsion (voir) ; et puis exiger que toutes les familles qui se retrouvent à la rue soient logées, comme c’est la loi, comme le Préfet et le gouvernement disent le faire, et comme ce n’est pas le cas dans la réalité...

A Firminy : près de 2000 signatures de soutien aux familles Arsakaev et Petrovic

A Firminy, une mobilisation puissante est en cours, après la constitution du comité de soutien aux deux familles et à leurs 8 enfants inscrits dans 5 écoles de la ville.
Jean-François Peyrard a informé que “des parents, des personnels des établissements ainsi que des jeunes lycéens et collégiens se sont réunis à plusieurs reprises, et la pétition a recueilli maintenant plus de 1500 signatures papier et 400 électroniques.
Un rendez-vous a été demandé au Préfet qui dit vouloir d’abord étudier les dossiers avant de nous recevoir”
.
Pour une des 2 familles, logée dans un hôtel pour un coût de 1800 euros par mois (60 euros la nuit, à 6 dans une chambre de 9 m2), une recherche de logement a bien avancé et le coût (loyer + charges) dans un appartement 4 fois plus grand serait de 400 euros par mois... “. Une nouvelle démonstration de la justesse de la demande du collectif “Personne à la rue “ au Préfet de la Loire d’ouvrir des appartements au lieu de payer des chambres d’hôtel...

Pour la famille Arsakaev, réfugiée de Tchétchénie, le comité de soutien demande une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de rester au CADA (que cette famille a été “invitée” à quitter d’ici le 15 décembre après le rejet de sa demande d’asile), le temps de faire la démarche de recours.
Pour la famille serbo-kosovar rrom Petrovic, menacée directement d’expulsion (par OQTF), après que sa demande d’asile a été rejetée avec une erreur délibérée de l’administration qui refuse de reconnaître monsieur Petrovic comme kosovar (pour la préfecture, il est serbe), le comité de soutien demande au préfet une régularisation à titre exceptionnel et humanitaire.

A Firminy, le prochain rendez-vous est ce jeudi 9 décembre à 20h30 au Majestic, le cinéma de la ville, autour du film "Les Mains en l’air" (de R. Goupil). La projection sera suivie d’un court débat et d’un point de la situation des familles...

Une soixante de personnes sans hébergement dans la région stéphanoise

Pour le collectif “Personne à la rue”, Pierre Bonnefoy a réaffirmé la demande que les actes soient mis en conformité avec les annonces faites du côté du gouvernement et de la Préfecture.
“Peut-on accepter que des personnes, des familles, des enfants parfois en bas âge se retrouvent à la rue, contraints pour certains à ouvrir des squats, d’autres à "s’inviter" dans des familles elles-mêmes déjà petitement logées, d’autres encore à se cacher dans des cabanes de planches, d’autres enfin à passer plusieurs nuits dans des voitures, des squares ou des renfoncements d’immeubles ?
L’hiver est là, précoce, allons nous retrouver comme les années passées des situations vite ingérables pour certaines structures, exemple :
-  un accueil d’urgence à l’hôpital mettant à l’abri plusieurs personnes ne serait-ce que pour une nuit... mais comment un médecin pourrait renvoyer des gens errer dans la nuit ! !
-  le "bistrot social" qui ne ferme pas sa porte aux personnes sans papiers ou demandeurs d’asile au détriment, par effet de nombre, de sa fonction première...
Allons nous à nouveau être contraint de procéder à des réquisitions citoyennes de gymnases ou de bâtiments inoccupés ? "

Récemment, le secrétaire d’Etat au Logement B. Apparu a rappelé le principe de « l’accueil inconditionnel » dans les centres d’hébergement d’urgence, l’objectif de « zéro demande non pourvue » en ajoutant « Il y a une mise à l’abri humanitaire quelle que soit la situation individuelle des personnes. Quand il y a un risque de passer la nuit dehors lors d’une période de grand froid, on ne se pose pas la question de savoir si la personne est française ou non, si elle a des papiers ou non ».
La préfecture de la Loire s’est empressée de faire paraître un encart dimanche dernier dans le journal titrant "Loire : pas de problème d’hébergement d’urgence" et pourtant le 115 (Samu social) continue de répondre très régulièrement par la négative à la majorité des appels...

“Est-il besoin de rappeler que l’hébergement d’urgence ne vaut que pour la nuit, ensuite il faut parfois comme cela s’est passé l’an dernier se déplacer jusqu’à "La fontaine" pour l’accueil de jour et cela sans accès aux transports en commun ; il ne reste qu’à marcher dans la neige ou à frauder avec les risques que cela comporte.
Pire : depuis septembre la préfecture de la Loire a subi plusieurs condamnations du Tribunal Administratif pour n’avoir pas logé des personnes demandeurs d’asile...”

Le collectif recense une soixantaine de personnes sans hébergement - “Nous sommes dans l’urgence” - et il demande donc que les logements nécessaires soient ouverts par le Préfet pour loger les familles qui se retrouvent ou se retrouveront à la rue !




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