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De la théorie à la pratique : De la ferme aux Quartiers !
Présentation du projet “De la Ferme au Quartier” et discussion collective autour de sa pertinence et de ses contradictions peut-être ?
lundi 16 mai 2011, par Laure Clerjon


Ce projet s’incarne depuis peu, il est passé ce mois du papier à la réalité et se confronte ainsi à ses fragilités. Il a pour ambition de développer la distribution de productions agricoles locales auprès du plus grand nombre, auprès des classes populaires. Pour cela paysans et milieu associatif des quartiers populaires ont du se mobiliser pour penser et inventer ensemble cette idée "de la ferme aux quartiers".

Cette forme de distribution en circuit court et vente directe, alternative à la grande distribution est un projet avec une dimension économique qui n’a pas pour but la recherche du profit mais de répondre entre autre au besoin d’une alimentation saine pour tous, de défendre le développement de l’agriculture paysanne de proximité. Que devient le travail dans un tel contexte ? Comment s’organise-t-il dans ce projet économique et partenarial qui n’a pas choisi l’organisation hiérarchique habituelle et les nouvelles techniques de management ?

C’est d’une certaine manière une forme "d’extension" des AMAP, qui propose d’élargir le public qui a accès aux productions locales et qui soutient l’installation de paysans en agriculture biologique. Concrètement, elle associe aujourd’hui 8 lieux de distribution (amicales laïques, centres sociaux, maison de quartier et autres associations) et 22 paysans grâce au fonctionnement d’une plate-forme sur laquelle les paysans livrent leurs produits. Le projet de la ferme aux quartiers doit être créateur d’emplois.

En effet, c’est avec la conscience que des salariés devront y assurer une partie du travail que ce projet démarre et se donne ainsi les moyens de sa pérennité. Il semble que pour qu’un tel projet puisse être à la hauteur de son ambition sociale et écologique, qu’il soit bien au service du développement de liens solidaires entre les paysans et la classe populaire, il ne doit pas compter uniquement sur la présence de bénévoles pour faire le travail. Toute cette activité, de coordination, de gestion tant administrative que matérielle de distribution des paniers doit être professionnelle, "l’activité utile" comme nous disait Bernard Friot, se veut ici reconnue et mérite salaire. Le problème aujourd’hui c’est qu’un tel projet où sont valorisés la coopération, la solidarité, un prix de vente qui justifie le travail réel et non le revenu des investisseurs, un prix qui prend aussi en compte les revenus des "consommateurs", etc.. est à contre courant des idéologies de notre époque. La question du soutien, tant des pouvoirs publics que de la société civile, est importante dans ce projet. Quel sont les soutiens aujourd’hui ? Soutien économique ( emploi aidé ? subvention ? don ? engagement bénévole ?) et soutien moral ( regard positif de la société civile et des élus sur ce projet ?). Comment ce soutien est-il organisé, pensé, possible ? Y a-t-il des manques ? Quels sont les décalages aujourd’hui entre théorie et pratique ? Ces décalages ne pourraient-ils pas permettre aux acteurs du projet de définir ensemble, les lignes de fuite, les objectifs qui doivent guider l’action ? Ces décalages ne peuvent-ils être un outil pour que puissent être pensées, imaginées, des pistes qui permettent de tenir dans la durée et donner au projet ses chances de gagner ?

C’est dans cette intention que nous invitons l’équipe qui assure actuellement le fonctionnement de ce projet. C’est une invitation à réfléchir ensemble et à voir avec eux, comment dans notre groupe, riche de notre année, nous pourrions être utiles et soutenir ce projet ?

Peut-être nos échanges nous permettront de trouver collectivement ou individuellement comment nous pourrions soutenir cet ambitieux projet ? Il me semble que c’est, comme le disait Miguel Benassayag, l’intérêt du savoir ! En effet le savoir, celui de nos concepts, doit servir au concret, à nos laboratoires... sociaux de préférence ! Sociaux parce que nous sommes non pas libres, mais joyeusement liés ! Peut-être qu’à force d’expérimenter que la solidarité nous rend tous plus fort, alors viendra le temps où cette idée qui oppose ambition collective et personnelle, nous fera tous rire ! C’est que nous aurons enfin réussi à nous décaler des mythes que nous ont inventés la culture libérale mais aussi humaniste. Cultures dans lesquelles nous nous sommes construits et dont on doit maintenant assumer la critique !

Laure Clerjon


Cette rencontre est organisée par le groupe de réflexion sur le travail.
Voir http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/rubrique.php3 ?id_rubrique=73




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