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Lactalis joue au Monopoly
mais pour les paysans ce n’est pas un jeu
mardi 31 mai 2011, par Roger Dubien


Fin avril 2011, Lactalis a lancé une OPA sur le géant italien Parmalat. Lactalis avait déjà acheté en mars 29% de Parmalat pour 1,5 milliards d’euros. Pour l’OPA sur les 71% restants, Lactalis a mis sur la table 3,375 milliards d’euros. Lactalis - qui accumule d’énormes profits notamment parce que le lait est sous-payé aux paysans - peut donc mettre sur la table 4,875 milliards d’euros !

On connaît tous le jeu du Monopoly. Sauf que là, ce n’est plus du jeu. Accumuler des profits pour manger des concurrents pour accumuler des profits pour manger des concurrents : la faim de Lactalis est sans limite. 3ème groupe laitier mondial. 1er groupe bientôt s’il parvient à avaler Parmalat... Sur son site internet (la visite est instructive !), Lactalis raconte sa “saga”, depuis 1933 quand la famille Besnier a commencé à fabriquer 17 camemberts par jour. Touchant. La suite est l’histoire de sa boulimie, jusqu’en 2011, avec 9,9 milliards de litres de lait collectés, et transformés dans 126 sites industriels dans 24 pays...

Lactalis est en passe de devenir le n° 1 mondial du lait. Faut-il s’en réjouir ? Ou bien nous poser quelques questions : est-ce bénéfique tout ça ? Surtout, ça profite à qui ?
Pas aux paysans français en tous cas : le nombre d’éleveurs laitiers est en chute, il est passé de 200 000 en 1990 à 75 000 en 2010.
Pas davantage aux salariés des usines du groupe, qui subissent les restructurations successives, comme en témoigne la fermeture de l’usine de Balbigny il y a un mois.
Aux paysans des autres pays ? Non plus, parce que partout les groupes comme Lactalis apportent avec eux l’industrialisation à outrance de l’agriculture et la pression à la baisse sur le prix du lait. Ils poussent aux usines à lait et à l’élimination des paysans et de l’agriculture paysanne. Ces rouleaux compresseurs mettent en concurrence les paysans des différents pays, écrasent les productions locales, standardisent et uniformisent le monde.

Combien de paysans ont déjà disparu dans le monde sous les bulldozers des géants de l’industrie agro-alimentaire ? Est-ce en les laissant prendre totalement le contrôle de l’alimentation mondiale que les pays assureront leur autonomie alimentaire ? On connaît la devise de l’un de ces groupes : “We feed the world” - nous nourrissons le monde. Mais le monde n’a jamais connu autant d’affamés. Ni autant de paysans chassés de leurs terres vers les bidonvilles des grandes métropoles...

A l’heure de la relocalisation urgente de l’économie, et aussi bien pour créer des emplois et pour faire face à la crise climatique, on ne nourrira pas l’humanité avec quelques multinationales.
N’est-il pas temps de changer les règles du jeu ?



Lactalis truste les marques...

Fromages, beurre, crèmes... Voici des marques sous lesquelles Lactalis commercialise ses produits :
Président, Lactel, Bridel, Bridelight, Roquefort Société, Louis Rigal, Maria Grimal, Lanquetot, Vignotte, Rouy, Célia, Lou Pérac, Salakis, Le Châtelain, Rondelé, le Roitelet, Primevère, Lepetit, Munster les petits amis, Istara, Beulet, Pochat, Valmont, Chaussée aux Moines, Le Marin, Picot, Milupa-Nutricia, Boule d’or, Raguin, Le Pont de la Pierre, Corsica, Chèvretine, Pyrénéfrom...
Mais aussi : Galbani, Food Master, Lauki, Invernizzi, Sorrento, Locatelli, Cademartori, Ekabé, Longa Vida, Yoggi, La Lechera, Mio, Jovi, Baer, Lubborn, Puleva, Sanutri, Dukat, Valbreso...
Et, avec Nestlé (Lactalis-Nestlé produits frais) : Yoco, La Laitière, Flanby, Viennois, Kremly, Sveltesse, Fruttolo, Munch Bunch, BA, Bridélice, Ski, Hirtz...

Lactalis rachète une entreprise tous les 3 mois

Dès les années 1970 en France : Préval en 1973, Lepetit en 1978, Atlalait en 1980, Martin Collet en 1982, Claudel Roustang en 1985, Solaisud en 1988, Bridel, et Lanquetot, en 1990, Valmont, et Girod, en 1991, la Société des Caves de Roquefort en 1992, Philipona en 1992, Marcillat en 1996, Ucanel en 1997, Ladhuie, et Voréal, en 1998, CEMA en 2003, Pochat en 2004, Célia en 2006, Milupa-Nutricia en 2008, Beaubour en 2008...

A partir des années 1980, dans le monde entier : Aux USA (Belmont, 1981 ; Turlock, 1987), en Ukraine (Nikolaiev, 1996), en Pologne (Polser, 1996), en Italie (Locatelli, 1997), aux USA (Concord Marketing, et Simplot Dairy, en 1999). S’implante en Russie en 2002. Achète en Italie (Invernizzi, 2003), au Kazakhstan, en Ukraine et en Moldavie (Food Master International, 2004), aux USA (Rondelé, 2004), en Pologne (Kurow, 2004), en Espagne (usines de 3A, 2004), en Ecosse (Mc Lelland, 2005), en Italie (activités de Bel, puis Cademartori, 2005), en Egypte (Al Nour, puis ACFFI, 2005), en Arabie Saoudite (UFIC, 2005), en Pologne (Bacha, 2005), en Italie (Galbani, 2006), en Croatie (Dukat, 2007), en Tchéquie (Kunin, 2007), en Ukraine (Fanni, 2007), aux Etats-Unis (Mozarella Fresca, 2007), en Espagne (Mama Luise, 2007), en Pologne (Obory, 2008), en Suisse (Baër, 2008), au R-U (Lubborn, 2009), en Espagne (Forlasa, puis Puleva, puis Sanutri, 2010), en Russie (Efremov, 2010), au R-U (Rachel’s, 2010), en Australie (Lemnos, 2010)...

En 2006, Lactalis et Nestlé ont créé une filiale commune LNPF-Lactalis Nestlé Produits Frais, que Lactalis contrôle à 60%, présente en France, Belgique, Luxembourg, R-U, Irlande, Espagne, Italie, Portugal, Suisse.

Les producteurs de lait disparaissent, la famille Besnier fait son beurre.

9,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Si l’OPA sur Parmalat réussit, ce CA passera à 14 milliards, faisant de Lactalis le 1er groupe laitier mondial, et le 1er groupe agro-alimentaire français (devant Danone).
Profits : ils étaient tenus secrets depuis 2001 ! L’OPA sur Parmalat vient d’obliger Lactalis à rendre publics en Italie ses résultats pour 2010 : résultat brut d’exploitation 2010 : 994 millions d’euros ; bénéfice net : 308 millions d’euros...
9,9 milliards de litres de lait collectés.
126 sites industriels dans 24 pays des 5 continents. Mais le groupe est présent dans près de 150 pays !

Grandes fortunes... A l’heure où les éleveurs laitiers sont invités à disparaître au nom de la compétitivité, les affaires roulent pour la famille Besnier (deux frères, une soeur), propriétaire du groupe Lactalis. A commencer par celles du PDG : E. Besnier, qui pointe en 2010 au 15ème rang des grandes fortunes françaises avec 2,5 milliards d’euros (classement “Challenge”). Soit l’équivalent de 195 000 années de SMIC à 12 876 euros.
Les actions de la grève du lait n’ont pas ruiné le PDG de Lactalis, puisque sa fortune s’est accrue de 300 millions d’euros de 2009 à 2010, soit la bagatelle de 23 300 années de SMIC. Et qu’il est passé du 16ème au 15ème rang des grandes fortunes françaises...

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