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POUR ESSAYER DE FAIRE UN PEU LE POINT...
Le forcing pour nous imposer les OGM continue, et l’arbre Mon 810 ne doit pas cacher la forêt transgénique ou mutée.
Mais les pistes ne manquent pas pour que chacun-e puisse agir...
mardi 6 décembre 2011, par Roger Dubien


La question des OGM est en train de revenir ces temps-ci dans l’actualité pour plus de monde. Mais avec ou sans les échéances du calendrier et les projecteurs des médias, le forcing pour nous imposer les OGM ne connaît pas de pause...

Annulation du moratoire sur le maïs pesticide Monsanto 810

Lundi 28 novembre 2011, le Conseil d’Etat (saisi en 2008 par Monsanto) a annulé pour la France le moratoire obtenu de haute lutte à travers l’arrêté du 7 février 2008 (Voir) qui suspendait (et donc interdisait) les cultures du maïs pesticide Monsanto 810.
Le Conseil d’Etat a pris sa décision suite à une décision de septembre 2011 de la Cour de Justice Européenne (1), que le Conseil d’Etat avait interrogée. Selon cette Cour, la clause de sauvegarde était paraît-il surtout mal fondée juridiquement. La clause de sauvegarde était appuyée sur la directive européenne 2001/18 et le règlement 1829/2003 alors que l’Etat français ne pouvait interdire le maïs Mon810 que selon le règlement 1829/2003. Et puis selon le Conseil d’Etat, le gouvernement n’a pas réussi à prouver “l’existence d’un risque important” ni “une urgence à agir”. La bande à Monsanto dit merci et empoche 14 000 euros, pour eux tout juste un pourboire...

Voir les infos détaillées d’Inf’OGM : le Conseil d’État décide l’annulation du moratoire sur le maïs Mon810...

Evidemment, l’annulation du moratoire n’est pas une bonne nouvelle, et la menace de semis de maïs OGM Mon 810 en France en 2012 doit susciter la réaction qu’elle mérite...

Les Faucheurs Volontaires :
"S’il le faut, nous retournerons dans les champs de maïs au printemps"

La réaction des Faucheurs Volontaires : “Suite à la levée de la clause de sauvegarde sur le maïs Mon810, les semences OGM risquent d’être commercialisées et vendues au printemps prochain. Il est URGENT que le gouvernement rende effectif un nouveau moratoire. Le dossier du Mon810 comporte encore plus de preuves à charge qu’en 2008 : problèmes de santé, miel contaminé, insectes résistants, ...
Une course de vitesse est engagée ; Monsanto et ses amis sont prêts à distribuer dans nos campagnes leurs chimères brevetées et contaminantes, et mettre tout le monde devant le fait accompli : gouvernement, paysans et consommateurs.

La France a la possibilité dès aujourd’hui de déposer un moratoire qui prenne en compte les décisions politiques de l’union européenne, notamment en ce qui concerne la modification des évaluations, quel que soit l’avis de la commission européenne.

Nous sommes déterminés à engager toute action permettant d’éviter tout nouveau semis au printemps prochain. Nous réaffirmons notre opposition à tous les OGM en plein champ, qu’ils soient transgéniques ou issus de mutagénèse, qu’ils soient destinés à l’alimentation animale, humaine ou aux agro carburants, qu’ils soient produits chez nous ou ailleurs."

La position du gouvernement français

Pour le moment, les réactions du côté gouvernemental semblent indiquer qu’une nouvelle clause de sauvegarde sera activée pour interdire les cultures de Monsanto 810 en 2012.
« Le gouvernement français maintient et maintiendra son opposition à la culture du maïs Monsanto 810 sur notre territoire » a déclaré Sarkozy dès le lendemain, en invoquant la protection de “la santé des consommateurs et des agriculteurs”.
Et en lisant la ministre Kosciusko-Morizet, il semble que le risque d’apparition de gènes de résistance chez les insectes ravageurs du maïs (c’est déjà le cas aux USA chez la chrysomèle par exemple, et il faut alors encore multiplier les pesticides et augmenter les doses !) sera utilisée pour motiver cette nouvelle clause de sauvegarde devant le Conseil d’Etat et la juridiction européenne.

Bien... Evidemment, ce nouveau moratoire sur le Monsanto 810 est indispensable, et très important. Il faut veiller à ce qu’il soit décidé. Mais pas s’endormir tranquille s’il l’est, en pensant que le gouvernement français s’oppose aux OGM. Parce que ce n’est pas du tout le cas...
Sur le Monsanto 810, difficile pour Sarkozy de faire autrement. Ce maïs pesticide est tellement connu et tellement rejeté (tous les “sondages” confirment que 80% de la population ne veulent pas de cultures de Mon 810 ici) qu’il est difficile de le défendre. Et puis au moment où le gouvernement fait le forcing pour le nucléaire, paraître lâcher un peu de lest sur les OGM peut être de bonne tactique. Et puis peut-être que, surtout, le Mon 810 c’est... du Monsanto. Et de grands groupes “européens” et “français” ont besoin d’un peu de temps pour sortir “leurs OGM” qu’ils sont en train de mettre au point à marche forcée.

Mais attention : ce gouvernement est en train de développer les OGM, par d’autres voies...

4,5 millions de tonnes de soja OGM continuent à être importées chaque année...

D’abord, Sarkozy dit ne pas vouloir de cultures de Mon 810 sur notre territoire, mais il n’est pas contre que ce maïs pesticide soit cultivé ailleurs (selon l’agro-industrie pro-OGM, 29% du maïs mondial est OGM), et importé ensuite !
Et puis il y a le soja, le “round up ready” de ... Monsanto. Il est interdit de culture en France et en Europe, mais il détruit la vie de millions de personnes en Amérique du Sud. Et il est importé en France, à hauteur de 4,5 millions de tonnes par an pour l’alimentation du bétail.

C’est ce que les Faucheurs Volontaires ont une nouvelle fois mis en évidence en occupant le 17 novembre l’usine de fabrication d’aliments pour animaux Glon Sanders à Saint-Gérand près de Pontivy en Bretagne. Pour dénoncer ces importations et dénoncer aussi l’absence totale de traçabilité de ces aliments OGM.
(Voir Ouest-France)
Débarqué dans 3 ports de l’Atlantique et dans celui de Sète en Méditerranée, le soja Round up ready de Monsanto inonde les élevages industriels et pas que, et il n’y a aucune traçabilité sur les produits animaux issus de son utilisation (lait, viande de porc-volaille-boeuf, oeufs). Quelles seront les conséquences pour la santé humaine, celle des animaux, et pour l’environnement, de l’utilisation massive de soja OGM dans les élevages ?

... Alors qu’il n’est pas anodin de se nourrir d’OGM.

Car là, il y a un nouvel élément grave qui s’ajoute au dossier. Une équipe scientifique chinoise (Zhang et collaborateurs) vient de montrer que du matériel génétique du règne végétal pouvait interférer avec le fonctionnement génétique d’animaux (et d’humains) ayant ingéré des végétaux (du riz en l’occurence).

Voir sur Inf’OGM une texte de Frédéric Jacquemart, scientifique participant à une des commissions du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) : “Un tournant théorique pour les OGM”.

Cette découverte est une bombe, qui vient après d’autres alertes (la découverte des prions, de l’épigénétique...), et qui fait dire à Frédéric Jacquemart : “Comment osent-ils continuer ?”

Ce qui est certain après cette découverte de l’équipe chinoise c’est qu’il ne peut pas être anodin de se nourrir d’OGM, et d’aliments issus d’animaux nourris aux OGM.

Blé OGM, maïs OGM... : l’agro-industrie française et européenne met le paquet pour mettre au point de nouveaux OGM

On se souvient qu’au moment du procès de Colmar des Faucheurs de la vigne OGM de l’INRA, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Wauquiez avait rendu une visite hautement symbolique au GRED (Génétique, Reproduction, Et Développement) de Clermont-Ferrand, le laboratoire de la plate-forme de transgénèse, avec Marion Guillou, Présidente Directeur Générale de l’Inra, pour visiter le laboratoire de séquençage et génotypage, et le Conservatoire des ressources génétiques des céréales, et lancer officiellement le projet « Breedwheat », avec P. Pagesse, président de Limagrain.
On a pu lire dans  le Progrès  du 30 septembre (Voir) que ce “programme « Breedwheat » réunit 26 partenaires publics et privés, avec un investissement de 34 millions d’euros sur neuf ans, dont neuf millions sont financés dans le cadre du programme “Investissements d’avenir”. Il a pour ambition de soutenir la compétitivité de la filière blé en France, et de permettre une production durable et de qualité. Il fait du pôle Inra clermontois, un leader international en recherches sur la génétique et la génomique du blé, et renforce aussi la position de la France au sein du consortium « Wheat-global Alliance » pour la sécurité alimentaire mondiale. « Breedwheat » doit favoriser de nouvelles collaborations, avec d’autres projets de grande envergure, au sein de la nouvelle initiative mondiale pour la coordination des recherches sur le blé. Interrogé à propos des OGM, Laurent Wauquiez a qualifié de « stupide et réactionnaire » l’attitude des faucheurs de cultures OGM. Il a souligné : « Nous parlons ici de recherche génétique, pas d’OGM. Il ne faut pas être du côté de la peur, mais du progrès. »

M. Wauquiez ne veut pas parler d’OGM, mais de quels blé s’agit-il donc ? Dans La France Agricole du 12 octobre (Voir), on trouve une autre pièce du puzzle :
“Semences : Vilmorin ambitionne d’être leader en blé grâce aux variétés OGM”. Vilmorin, qui est maintenant une des filiales du groupe Limagrain de M. Pagesse...
 “Le semencier français Vilmorin ambitionne d’être d’ici à une quinzaine d’année le numéro un mondial des semences de blé, en développant la version OGM de cette céréale, a annoncé mercredi Emmanuel Rougier, directeur général délégué du groupe, lors de la présentation des résultats annuels.
Le quatrième semencier mondial est déjà le premier fournisseur de semences de blé en Europe (...) Le blé a été longtemps délaissé et n’a pas bénéficié des efforts de recherche OGM dont ont profité d’autres cultures comme le soja ou le maïs pour optimiser leur production »
. L’objectif de Vilmorin-Limagrain est de « contribuer à la conversion d’un marché de semences de ferme peu performant et faiblement valorisé, en un marché de semences commerciales OGM puis hybrides à haut rendement ». Ce blé OGM devrait arriver vers 2020.
Pour mettre au point un blé génétiquement modifié, Vilmorin-Limagrain a signé un « partenariat stratégique » avec la société américaine Arcadia Biosciences.

Voilà ce qui se prépare avec l’appui total du gouvernement, et beaucoup d’argent public.

Mais ce n’est pas tout. Sur  Boursier.com  (Voir) (une publication préoccupée par la sécurité alimentaire mondiale, comme son nom l’indique) du 25 octobre 2011, on apprend que Vilmorin-Limagrain vient de s’allier avec la firme allemande KWS - qui a créé en 1999 une filiale française “KWS Maïs France” pour la commercialisation du maïs et du colza en France -, pour “mettre au point des traits OGM destinés aux semences de maïs”. L’objectif est le continuer le développement de maïs OGM pesticides (en langage codé : “concentrer les efforts sur des traits de première génération (résistances herbicide et insectes) d’ores et déjà en cours de développement”), et de développer “d’autres traits innovants”.
Concrètement, Vilmorin-Limagrain et KWS créent une plateforme de recherche commune pour développer ces OGM. Ils étaient déjà ensemble dans AgReliant en Amérique du Nord... Et ils nous annoncent les premiers produits (des maïs OGM, donc) dans environ 4 ans.

Peut-être certains pensent-ils que dans 4 ans il n’y aura plus besoin de moratoire face au maïs OGM pesticide Monsanto 810, parce qu’on aura alors nos maïs OGM pesticides made in France et Europe...

Les OGM mutés sont parmi nous... en particulier dans l’huile de tournesol

Autre pan de la réalité : pendant qu’on s’occupait sérieusement des OGM transgéniques, les firmes de l’agro-chimie ont développé des OGM pesticides obtenus par mutagénèse, en profitant d’une faille (opportune) dans la législation européenne, qui les définit justement comme OGM mais les exclut du champ d’application de la “directive 2001/18” qui régit les procédures d’autorisation concernant les OGM.
En 2011, 70 000 hectares (soit 10% des surfaces) de tournesol OGM muté “Clearfield” de BASF et ExpressSun de Pioneer ont été semés en France, dont 6000 hectares (30% des surfaces) en Rhône-Alpes. Dès maintenant, tout ce tournesol OGM pesticide va se retrouver mélangé dans l’huile de tournesol pour la consommation humaine, sans aucune traçabilité.
Et un colza muté est en train d’arriver, contre lequel la Confédération Paysanne appelle les paysans à l’action (voir : “Le CN appelle les paysans à se mobiliser contre les colzas mutés !”)

Pour plus d’infos et des liens sur les OGM mutés :
-  Le combat contre les OGM relancé à St-Georges d’Espéranche
-  Obtenus par mutagénèse ou par transgénèse, les OGM sont des OGM !
-  OGM par mutagénèse : des vidéos d’une journée de travail de la Confédération Paysanne de Touraine

Bien sûr, la mobilisation des paysans pour refuser les semences de tournesol et de colza OGM mutés sera déterminante. Mais celle des citoyens le sera également, et chacun-e y peut quelque chose en refusant de l’huile qui ne soit pas garantie non issue de tournesols clearfield ou Express Sun...

Procès de Colmar : les Faucheurs de la vigne OGM de l’INRA ont décidé de faire appel du jugement

60 Faucheurs Volontaires - dont 5 de la Loire - viennent d’être jugés par le Tribunal de Colmar en septembre 2011 pour avoir fauché un essai de vigne OGM en plein champ de l’INRA en août 2010.
(Voir : Nous soutenons les Faucheurs Volontaires de la vigne OGM de Colmar)
Condamnés à deux mois de prison avec sursis et 57 000 euros de dommages et intérêts (plus soixante jours amende à 20 € pour six d’entre eux considérés “récidivistes”), ils ont décidé de faire appel, au pénal, ce qui permettra un nouveau procès public, sans faire appel au civil (sur ce qui concerne les dommages et intérêts). Parce qu’en appel, il y a un gros risque que la condamnation à 57 000 euros (environ 10% de ce qu’avait demandé l’INRA) soit alourdie...
Mais un nouveau procès sur le fond va donc avoir lieu (sans doute sous 6 mois), qui sera une nouvelle occasion de s’opposer aux tentatives de vignes et de vins OGM.

Défendre et développer les semences paysannes et la biodiversité

Dans le programme de privatisation du vivant et de main-mise totale sur l’alimentation de l’humanité que porte l’agro-industrie, la question du contrôle des semences est centrale.
Ce 28 novembre il s’est trouvé une majorité de députés pour voter une nouvelle loi étendant le champ d’application du COV-certificat d’obtention végétale et empêchant les paysans de ressemer librement et gratuitement leurs semences. Voir :

- Taxe sur les semences : l’UMP contre les paysans
-  Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit ?
-  Droit de propriété sur les semences : l’agro-industrie obtient sa redevance

On y reviendra, mais, en bref : la  “contribution volontaire obligatoire”  que les paysans devaient déjà verser pour toute production et utilisation de leurs propres semences (des “semences de ferme”) de blé tendre, mais seulement en cas de commercialisation, est étendue à 21 autres espèces qu’ils cultivent (orge, avoine, blé, pois, trèfle, luzerne...). Les semences de ferme pour les autres espèces (cultures intermédiaires, légumes, soja) sont interdites.
Cet argent (estimé aujourd’hui à 35 millions d’euros) sera empoché à 85% par l’industrie semencière : Limagrain-Vilmorin, Monsanto, Syngenta, Pioneer Semences...
Les paysans qui ressèmeront leurs propres semences en dehors de ce cadre pourront être poursuivis pour contrefaçon, et leurs récoles saisies. Bien entendu cette mécanique totalitaire va écraser la biodiversité et rabattre plus encore sur l’utilisation des variétés choisies par les firmes. Quand on sait qu’entre 1954 (date d’existence du premier catalogue des variétés de plantes potagères) et 2002, 80 % des variétés ont déjà été radiées du catalogue, on a une idée de la menace.
Cette loi scandaleuse doit être abrogée. Et d’ores et déjà, chacun peut décider de ne pas y obéir, de refuser de payer une dîme aux multinationales, de défendre et multiplier les semences, de défendre la biodiversité, en la faisant vivre dans son jardin, dans ses champs.
Voici la réaction déterminée de la Confédération Paysanne : Le gouvernement fait voter une nouvelle taxe contre les paysans !
A suivre très bientôt...


(1) Une Cour de Justice Européenne qui semble avoir du mal à se coordonner entre ses différents services. Récemment elle a interdit la vente du miel contaminé par le pollen de ce mais transgénique Monsanto 810, suite à la plainte d’un apiculteur allemand. Une très bonne décision. Prise parce que le Mon 810 est autorisé à l’alimentation animale, mais pas à l’alimentation humaine directe. Et donc le miel et le pollen contaminés au Mon 810 ne sont pas autorisés pour l’alimentation humaine... Et presque au même moment, cette Cour de Justice donne raison à Monsanto pour faire cultiver en Europe du Monsanto 810... qui va donner du miel contaminé OGM, forcément. Un petit effort de logique serait bienvenu...




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