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A propos de la dette, du triple A, de la croissance ... et de la suite.
Ça ira mieux en partageant...
lundi 16 janvier 2012, par Roger Dubien


Un des organismes des marchés financiers vient donc de "dégrader la note" de "la France". Fini le triple A, "on" vient de tomber à AA+, et ce n’est peut-être pas fini.
Passons sur le déluge de commentaires et de commentaires des commentaires...
Il semble qu’une conséquence soit que, quand l’Etat français va emprunter de l’argent pour ses activités - emprunter sur les marchés financiers puisqu’il est maintenant "interdit" de faire autrement -, les taux d’intérêt seront plus élevés = les crédits coûteront plus cher et donc la dette va encore s’accroître...
Au passage, il faut remarquer que les "marchés financiers" (c’est à dire l’ensemble des banques, institutions financières, et leurs annexes) vont se faire un peu plus de fric. Puisque ce sont les banques, les compagnies d’assurances, bref les marchés financiers qui détiennent et détiendront les "titres" de la dette publique.

Officiellement, pourquoi cette décision de dégrader la "note" de la France ? Parce que la dette publique étant importante, les "marchés financiers", qui profitent déjà de cette dette, disent douter de la capacité de remboursement de l’Etat français. Et donc ils prêteront l’argent plus cher. Alors même qu’ils ont cet argent pour presque rien auprès de la Réserve fédérale américaine ou de la Banque centrale européenne, BCE auprès de laquelle les Etats européens n’ont eux plus le droit d’emprunter. Décidément, pour les marchés financiers, le monde est bien fait...

Et donc la "dette publique" va encore augmenter. Pour la rembourser, il va falloir trouver des sous. On nous parle de plusieurs pistes : d’abord, de nouveaux tours de vis, une accentuation des "politiques d’austérité". Et en même temps on nous explique qu’il va falloir "relancer la croissance", sauf que les "politiques d’austérité" mènent plutôt vers une réduction des "activités économiques" et donc vers la "récession".
On a comme l’impression d’un serpent qui se mord la queue et d’un tourbillon qui va engloutir pas mal de choses... Car il va falloir "faire des sacrifices" sans fin pour les nouveaux dieux de l’époque qui s’appellent : "la compétitivité économique", "les marchés financiers". Mais ils sont insatiables. Et toujours plus "inquiets" quoi qu’on fasse pour "les rassurer".

Est-ce qu’on peut simplifier ?

D’abord, d’où ça vient ce niveau de la "dette publique", qui a doublé en moins de 10 ans, avec Sarkozy et cie ? Il ne vient pas de ce que l’Etat aurait augmenté ses dépenses pour l’Education, la construction de logements, la justice sociale, la justice écologique, etc... Il vient de ce que les rentrées ont chuté suite aux cadeaux - fiscaux notamment - fait à l’oligarchie. Et donc, ça vient directement de la politique mise en oeuvre par Sarkozy.
Mais il n’y a pas que des cadeaux fiscaux récents. Cela fait bientôt 30 ans que la répartition des richesses se dégrade de façon continue au profit du capital, au détriment du travail. Les grandes entreprises et les banques ont fait des profits fabuleux, l’oligarchie qui en vit a vu sa fortune exploser. Le néolibéralisme et la mondialisation sont le système qui leur permet de se goinfrer.

Donc, une piste apparaît assez évidente pour améliorer les choses : pour trouver de l’argent pour la société, pour les activités utiles de l’Etat, et pour diminuer la dette publique, il faut le prendre chez ceux qui l’ont accumulé indûment. Ce ne sera qu’un rendu pour un volé. Il y a des centaines de milliards d’euros à récupérer.
Et donc, ceux qui vivent de leur travail n’ont pas à se laisser plumer un peu plus. Mais au contraire ont toute légitimité à résister et à obtenir justice, à obtenir un partage juste des richesses.

Mais ça ne peut pas suffire. On devrait en profiter pour ré-orienter pas mal de choses, et ne pas repartir pour un tour. Parce que les catastrophes, écologiques et sociales, s’approchent dangereusement.
Evidemment, la société a besoin de "créer du travail". Faut-il pour cela "relancer la croissance" ? Car n’est-ce pas aussi la course à "la croissance" qui nous a mis dans la situation où nous sommes ?
Bien sûr, la première réaction est de se dire : mais comment va-t-on travailler et obtenir de quoi vivre si "la croissance" s’arrête ?
Et qu’est-ce que cela signifierait une "société de décroissance" ?

C’est peut-être le moment de réfléchir à la question... Et d’écouter un peu ceux qui en parlent - parfois dans le désert - depuis pas mal d’années...


Ci-dessous, une discussion avec Serge Latouche sur la décroissance.
C’est de mars 2007 - 5 ans déjà - mais c’est très actuel...

Serge Latouche : la croissance et la décroissance...


Serge Latouche - La Décroissance



Une vidéo de 2009 :

Aller vers une société de sobriété matérielle


Vers une sobriété volontaire... par Sinelefilm



A propos de la dette,
Ecouter une interview d’Eric Toussaint
, du CADTM-Comité pour l’Annulation de la dette du Tiers Monde, par Daniel Mermet, mi-décembre 2011 : écouter




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