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Le Maire de St-Etienne et la Préfète de la Loire se mobilisent pour expulser les familles - 33 personnes dont 18 enfants - mises à l’abri à La Perrotière !
Rassemblement mardi 7 à 17h30 au Musée d’Art Moderne, pour interpeller les maires de l’agglomération présents à la réunion de St-Etienne Métropole, pour le logement des 400 sans-logement de la région stéphanoise
mardi 31 janvier 2012


Dernière minute - Suite à la réunion du mercredi 1er février du collectif "pour que personne ne dorme à la rue", nous avons décidé d’assister à la séance publique du conseil de communauté de St-Etienne Métropole, mardi 7 février au Musée d’Art Moderne (rendez-vous à 17h30 sur le parking - la réunion du conseil de communauté est à 18h).
Nous comptons interpeller tous les maires présents pour qu’ils s’engagent à proposer des logements aux quelques 400 sans abris se trouvant sur Saint-Étienne et alentours.
Nous vous appelons à venir le plus nombreux possible.
Pour le collectif « que personne ne dorme à la rue » - Yves Scanu



Jeudi 26 et vendredi 27 janvier, la police nationale puis la police municipale sont donc intervenues à la Perrotière sur l’immeuble réquisitionné par le collectif "pour que personne ne dorme à la rue" (Voir Le collectif “Pour que personne ne dorme à la rue” a réquisitionné un immeuble public vide à Terrenoire à St-Etienne)

Le bâtiment des instituteurs de la Perrotière, propriété municipale, vide depuis des années, réquisitionné par le collectif "Personne à la rue" pour mettre à l’abri 33 personnes dont 18 enfants...

Quelles étaient les raisons de ces interventions policières ?

Le jeudi matin 26 janvier ce sont trois policiers de la police nationale, en tenue de combat, qui ont tambouriné sur la porte d’entrée de l’immeuble et intimidé les habitants pour exiger que ceux-ci leur ouvrent. Une habitante a finalement craqué et leur a ouvert. Les trois policiers ont alors procédé à un contrôle et un relevé de toutes les identités des personnes présentent à ce moment dans l’immeuble (tous les occupants n’étaient pas là à ce moment). Puis ils sont repartis.
Le lendemain matin, vendredi 27 janvier, c’est cette fois une dizaine de policiers municipaux qui est venue. Une personne du collectif présente à ce moment ne leur a pas permis d’entrer dans l’immeuble. Ils demandaient de pouvoir remettre aux habitants un document. Un adjoint au maire de St-Etienne, joint au téléphone, a expliqué qu’il s’agissait de notifier aux occupants une décision du tribunal de St-Etienne qui autorisait la ville à les expulser de l’immeuble, la ville ayant par ailleurs sollicité de la préfecture le concours de la force publique.
Si tout cela est confirmé (mais il n’y a pas de raison de mettre en cause la parole de l’adjoint au maire), ça signifie que la police nationale avait pour mission de relever les identités des habitants de l’immeuble de la Perrotière pour que l’huissier de la mairie puisse finaliser les notifications de la décision du tribunal que la police municipale a été chargée de délivrer.
Cela confirme que le Maire de St-Etienne a bien engagé une procédure d’expulsion qu’il souhaite apparemment mener au bout.

Cela pose plusieurs questions assez graves :

-  D’abord sur la légalité de la procédure utilisée par la mairie. A aucun moment les familles de l’immeuble ou/et le collectif pour que personne ne dorme à la rue, n’ont été tenus au courant de la procédure, ni par le tribunal ni par la mairie. Aucune convocation à une audience du tribunal ne leur a été remise. La mairie a donc utilisé une procédure non contradictoire - sans doute une ordonnance sur requête. Pourtant la réquisition par le collectif pour que personne ne dorme à la rue était de notoriété publique, les noms étaient sur la boîte aux lettres à l’entrée de l’immeuble. La mairie aurait du légalement engager une procédure contradictoire qui aurait permis aux habitants et au collectif de faire valoir leurs arguments, les raisons qui avaient conduit à la réquisition. Notre avocat, joint par téléphone, pense, en l’état de ces informations, que la procédure utilisée par la mairie est illégale. En tout cas il n’a jamais vu ça. Il nous demande de rassembler toutes les pièces officielles et notamment la décision du tribunal et de lui les faire parvenir pour voir ce qu’il est possible d’entreprendre en justice.

-  Et puis, alors que nous discutons avec la préfecture, la mairie, le conseil général, divers opérateurs de l’Etat, de solutions pour loger les familles à la rue notamment en mobilisant les nombreux bâtiments publics vides , dans le même temps la mairie et la préfecture (puisque visiblement dans ce cas-là elles ont travaillé en commun) sont engagées dans l’expulsion des familles mises à l’abri. Quelle est donc la sincérité de ces discussions ? (1) Quelle volonté réelle y a-t-il d’avancer et pour la préfecture de sortir de l’illégalité, si on prépare la mise à la rue des familles qui ont été installées dans un des immeubles vides de la ville ? 33 personnes dont 18 enfants sont logées à la Perrotière et plusieurs familles sont encore à la rue à St-Etienne. Rappelons que selon le baromètre hivernal publié par la FNARS, dans la Loire, 91 % des appels au 115 en décembre 2011 n’ont pas donné lieu à un hébergement essentiellement par manque de places disponibles, un record en France. Rappelons aussi que c’est devant le refus de la préfecture de réquisitionner des immeubles vacants, devant le refus de la mairie de St-Etienne et de St-Etienne Métropole d’engager un politique de mobilisation des bâtiments vacants que les associations procèdent à des réquisitions. Ce qu’il y a besoin, c’est d’ouvrir d’autres bâtiments publics vides et non de dépenser de l’argent et de l’énergie à expulser les familles déjà mises à l’abri.

Bien évidemment nous ne pouvons pas rester sans réagir.

-  Tout de suite nous avons informé notre avocat pour voire ce qu’il en est de la légalité de ces procédures et le cas échéant les attaquer en justice.
-  Nous pensons qu’il est bien d’informer de cette situation le maximum de personnes, de militants associatifs et aussi les participants au groupe de travail mis en place à la préfecture. Chacune et chacun d’entre vous peut faire circuler le message à son entourage.
-  Protester aussi auprès de la Préfète et du maire de St-Etienne en demandant d’arrêter cette procédure d’expulsion, en rappelant que des discussions sont en cours, que des familles sont encore à la rue et que la préfecture avec le 115 est dans l’illégalité
-  Bien sûr nous avons décidé de renforcer les permanences à la Perrotière. Si vous le souhaitez et si votre emploi du temps le permet vous pouvez y contribuer.
-  Enfin nous rappelons la rencontre du collectif pour que personne ne dorme à la rue ce mercredi 1er février à 18H à la Bourse du travail (salle 55)
Nous y déciderons prioritairement d’initiatives publiques et nous ferons le point des discussions dans le groupe de travail. Nous avions notamment envisagé un rassemblement lors de la réunion du conseil d’agglomération du mardi 7 février mais d’autres initiatives sont possibles. L’ importance de cette rencontre est donc renforcée.

Pour écrire à la Mairie et à la Préfecture 

-  Mail de la préfète : fabienne.buccio@loire.gouv.fr
n° de téléphone de son cabinet : 04 77 48 47 01

-  Mail du directeur de cabinet du maire Michel Royon : royonm@combettes.org

-  n° de téléphone de la mairie : 04 77 48 77 48 (demander le directeur de cabinet du maire)

-  Mail du 1er adjoint Michel Coynel : michel.coynel@saint-etienne.fr

-  Mail du maire : maurice.vincent@saint-etienne.fr


Le 27 octobre 2011, au moins 500 personnes participaient Place Jean Jaurès à St-Etienne à la nuit blanche des sans-logis" (Voir)

Le 2 décembre, à l’occasion d’une réunion convoquée par la Préfète de la Loire, le collectif “Personne à la rue” a remis à la Préfète, au Maire de St-Etienne, et au Président du Conseil général Un Mémorandum
Deux mois après, pas grand chose n’est réglé, mais le Maire de St-Etienne et la Préfète de la Loire n’ont apparemment rien de mieux à faire, ces jours-ci, que de faire harceler et de préparer l’expulsion de quelques familles qui ont pu trouver un toit pour survivre, et de mettre des bâtons dans les roues à celles et ceux qui les aident !




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