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"Les paysans sont de retour"...
Rencontre-débat avec Silvia PEREZ-VITORIA, vendredi 18 janvier 2013 à 20h au Centre social de Feurs, à l’invitation de l’ADDEAR et des Réseaux citoyens
mercredi 2 janvier 2013, par Roger Dubien


C’est une rencontre pour réfléchir ensemble, paysans et d’autres citoyens concernés et engagés dans ce domaine, qui est proposée à Feurs le 18 janvier...

“Les paysans sont de retour” dit Silvia Perez-Vitoria, et “les propositions que font les paysans vont bien au-delà d’une simple remise en cause du modèle agricole. Il s’agit d’une interrogation globale sur les sociétés dans lesquelles nous vivons (...) Leur riposte nous concerne tous”.
C’est plus vrai encore en ce début 2013, où beaucoup de gens se demandent vers quoi vont notre société et le monde, et si on peut y faire quelque chose, car “en ce début de XXIème siècle, l’humanité doit faire face à des menaces décisives pour sa survie : changement climatique, destruction des équilibres écologiques, inégalités croissantes, chômage, guerres, violences, famines, pour ne citer que quelques unes des questions auxquelles il convient de trouver des réponses...

Pendant des décennies, on a voulu nous faire croire que l’un des principaux indicateurs du progrès et de la modernisation des sociétés était la diminution continue du nombre de leurs paysans. Fausse route.
Au 21ème siècle, il faudra nourrir 9 milliards d’êtres humains. Et essayer de sauvegarder une planète bien mal en point. Ce ne sera possible qu’avec des agricultures paysannes et avec des paysans plus nombreux.

Depuis 60 ans, c’est un certain modèle agricole : l’agriculture industrielle, qui est poussé et imposé par les firmes de l’agrochimie et des semences, par les banques et par les multinationales de la grande distribution. Il conduit à des désastres, et on n’en est pas sorti ! Mais les paysans, qui ont résisté diversement selon les pays, sont toujours là et constituent encore près de la moitié de l’humanité (même si dans un pays comme la France ils ne constituent plus que 3% des “actifs”). Et de nouveaux mouvements paysans sont apparus, au Nord comme au Sud, la plupart réunis dans La Via Campesina. Ils portent et font vivre une autre vision de l’avenir. Et de l’agriculture, par exemple à travers leurs méthodes culturales, le re-développement de systèmes de vente directe, la préservation des semences et de la biodiversité...

Contrairement à des conceptions portées par bien des “progressistes” des XIXème et XXème siècle, les paysanneries peuvent être forces motrices de transformation sociale.

Spécialiste des mouvements paysans, Silvia Pérez-Vitoria l’est aussi de l’agroécologie, cet ensemble de conceptions, de pratiques et de recherches qui prend en compte “l’ensemble du système agroalimentaire et écologique dans lequel s’insère la production agricole, et réinscrit celle-ci dans son contexte socio-politique.”
Signe des attentes de la société, le mot devient aujourd’hui à la mode. Ainsi, le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll a annoncé mi-décembre "son projet agro-écologique” : “Agricultures, produisons autrement”. Il annonce une “loi d’avenir pour l’agriculture”. Mais reste bien muet par exemple sur les prix payés aux paysans, sur les semences, et... sur le nombre des paysans, qui continuent, eux, à être éliminés.
Cette rencontre sera donc aussi l’occasion de mieux connaître ce qu’est l’agroécologie, qui n’a rien à voir avec un verdissement de l’agriculture industrielle...

La rencontre avec Silvia Pérez-Vitoria est organisée par les Réseaux citoyens et l’ADDEAR.
Elle aura lieu à 20h au Centre social de Feurs
(8 Bd d’Olching - quartier de la Boissonnette - voir le plan plus bas...)

Silvia Perez-Vitoria est économiste et sociologue, auteure de films documentaires et de livres (« les paysans sont de retour », « la riposte des paysans ») sur les agricultures et les nouveaux mouvements paysans du Nord comme du Sud.
Elle a été l’une des organisatrices du Colloque International d’Agroécologie "Nourriture, Autonomie, Paysannerie" qui s’est tenu à Albi en 2008. (Voir : http://www.colloque-agroecologie-albi2008.org)



Silvia Perez-Vitoria a publié en 2005 “Les Paysans sont de Retour” .
“On a parlé de la fin des paysans mais ils sont toujours là et, aujourd’hui encore, ils représentent la moitié de l’humanité. Les paysans sont de retour revisite l’histoire de la paysannerie, et montre comment elle a su préserver, partout dans le monde, des valeurs de solidarité et d’équilibre écologique, malgré les ravages sociaux et environnementaux provoqués par l’industrialisation de l’agriculture.
Situés aux avant-postes des grands problèmes que traverse la planète : chômage, environnement, santé, les paysans font des propositions et mettent en place des alternatives...






Puis en 2010 “La riposte des paysans”
Les chemins sur lesquels se sont engagés les nouveaux mouvements paysans ne sont pas faciles tant les forces qui occupent le terrain depuis cent cinquante ans sont structurées et sûres d’elles. Dans tous les pays du monde, les organisations qui contrôlent l’agriculture et l’alimentation ont parasité les territoires, les ressources, les idées, et toujours avec le soutien des Etats. Elles se sont même coalisées à l’échelle mondiale par multinationales interposées, avec la complicité des organisations internationales. Les propositions que font les paysans vont bien audelà d’une simple remise en cause du modèle agricole. Il s’agit d’une interrogation globale sur les sociétés dans lesquelles nous vivons. Décidément, leur riposte nous concerne tous.”


En 2013 : élection des chambres d’agriculture, et préparation de la nouvelle PAC 2014-2020

Fin janvier 2013 auront lieu dans chaque département les élections à la Chambre d’Agriculture - ça se passe tous les 6 ans -. Leur importance a ses limites, car l’essentiel des processus qui déterminent la production de la nourriture que nous mangeons, tout comme les conditions de travail et de vie des paysans qui la produisent, se décide ailleurs que dans les chambres d’agriculture. Mais celles ci peuvent accompagner l’élimination des paysans ou bien leur servir de point d’appui pour résister et construire.
La Confédération Paysanne (qui avait recueilli aux précédentes élections de 2007 le tiers des voix des paysans de la Loire ) indique qu’en 10 ans, notre département a perdu 2400 fermes et 30% de ses paysans. Ce sur quoi la direction actuelle de la chambre (FNSEA) ne dit pas un mot...
Pourtant dans la Loire, les paysans résistent et sont encore nombreux, relativement à d’autres départements, avec près de 4500 fermes. C’est aussi un département dans lequel des jeunes s’installent comme agriculteurs (et le tiers d’entre eux le fait avec un projet de vente directe ou d’atelier de transformation) ou voudraient bien le faire. Le modèle agricole que défendra la chambre d’agriculture en 2013-2019 n’est donc pas sans importance.

Une autre chose qui est en train de se décider en 2013, en France et en Europe : la PAC-Politique Agricole Commune pour la période 2014-2020.
Mise en place en 1957, la PAC a certes permis dans un premier temps d’augmenter les productions agricoles en Europe, mais elle l’a fait en industrialisant l’agriculture et en éliminant les paysans. Et les réformes de la PAC qui se succèdent depuis 1992 sont allées dans ce même sens : toujours plus de néolibéralisme et d’industrialisation de l’agriculture. Par exemple en ce moment avec la suppression des quotas laitiers. Conséquence : sur un peu plus de 90 000 producteurs de lait restant en France en 2009, plus de 20 000 ont disparu depuis...
Les prix des produits agricoles payés aux paysans sont beaucoup trop bas, et souvent même très inférieurs aux coûts de production. Ces prix sont maintenant fixés essentiellement, sur le “marché mondial”, par l’agro-industrie et les centrales d’achat de la grande distribution. Alors des paysans sont éjectés en continu. Leurs fermes vont à l’agrandissement des autres, ou à rien du tout. C’est la logique de l’agriculture industrielle. Et pour que des paysans de moins en moins nombreux continuent à produire de moins en moins cher dans ces conditions là, il y a les subventions européennes de la PAC-Politique Agricole Commune, sans lesquelles bien des paysans auraient 0€ de salaire, et même moins. Avec un peu de recul, on se rend compte qu’au fond ces subventions ne font que transiter par les fermes et qu’au final elles atterrissent dans les coffres forts de l’agro-industrie et de la grande distribution, pour qui ça va, merci, voir le palmarès des grandes fortunes...
Est-ce que la nouvelle PAC pour la période 2014-2020 (ou peut-être 2015-2021, vu les difficultés à se mettre d’accord au niveau européen) changera quelque chose dans le bon sens ? Pour ce qu’on en sait aujourd’hui, ça n’en prend pas le chemin. De ça aussi, il faut discuter dans les prochains mois, pour pouvoir agir...



Pour vous rendre au Centre Social et Culturel de Feurs (8 bd d’Olching, Quartier de la Boissonnette...  
Depuis le centre de Feurs prendre la direction de St Etienne sur l’avenue de verdun,
Au feu (croisement rue de verdun et Bd de l’hippodrome) prendre à gauche bd d’olching
Le centre social est au bout de la rue parking sur votre droite.




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Silvia Perez-Vitoria à Feurs : les paysans sont de retour.




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