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Le résultat des élections municipales est là. Et maintenant ?
mercredi 9 avril 2014, par Georges Günther


C’est une grande claque qu’a reçu le parti socialiste aux élections municipales. Celles et ceux qui avaient porté leurs espoirs d’une autre politique en votant Hollande pour virer Sarkozy, ont sanctionné la trahison des promesses du candidat une fois devenu président. Dans la Loire le PS perd toutes les grandes villes : Saint Etienne, mais aussi Roanne, Montbrison, Saint-Chamond, et même des communes traditionnellement de gauche comme Roche la Molière. A St-Etienne, au premier tour, Maurice Vincent rassemble 3000 voix de moins qu’au 1er tour de 2008, alors qu’à l’époque il n’était pas maire sortant.

Au lieu de répondre à cette manifestation de la souffrance des couches populaires, des espoir trahis, F. Hollande annonce qu’il continue sur la même voie et c’est M. Valls qui sort du chapeau. Un choix salué par plusieurs personnalités de droite comme J.P. Raffarin qui y voit "peut-être, le premier acte de courage du président Hollande (...). Tant qu’à avoir quelqu’un de gauche à Matignon, mieux vaut quelqu’un de la droite de la gauche que quelqu’un de la gauche de la gauche." (déclaration à Europe1).
Il n’y a plus de malentendu possible, ce n’est pas que les dirigeants socialistes n’ont pas entendu et compris le message clair envoyé par les français. La nomination de Valls est simplement la démonstration que le PS a profondément adopté les politiques néolibérales et pense qu’il peut maintenant les faire avaler de force au peuple français. Pour cela il mise sur la poigne et ce qu’il croit être l’art de la communication d’un Valls. Le résultat va être catastrophique pour la vie de millions de gens et bien sûr pour la gauche. La crise sociale et politique va brutalement s’aggraver. Jusqu’où ?... Des gouffres peuvent s’ouvrir sous nos pas. Il est indispensable de construire une alternative de gauche.

Les Verts ont annoncés qu’ils refusaient de participer au gouvernement Valls. Si une grande partie du PS va accepter, une autre va peut-être dire ça suffit, et chercher autre chose. Le 12 avril, différentes organisations politiques du Front De Gauche notamment, des syndicats, des associations, annoncent qu’ils vont participer à une marche contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses. Comme à Grenoble, dans différentes villes, une alliance électorale entre Europe Ecologie - les Verts, différentes forces du front de gauche, avec parfois des représentants du monde associatif, ont enregistré de bons scores. Et à St-Etienne comme ailleurs, des associations, collectifs, réseaux, expérimentent des alternatives concrètes. Beaucoup de monde cherche donc à construire autre chose.

Mais ne nous leurrons pas. C’est bien un effort de construction des contenus d’une politique de gauche qu’il s’agit de fournir. Il faut travailler à élaborer de nouvelles conceptions sur les différents enjeux sociaux, économiques, écologiques, politiques.
Aujourd’hui les tenants et aboutissants des politiques alternatives sont bien trop flous. Faut-il oui ou non baisser les cotisations sociales ? Faut-il oui ou non baisser les impôts ? Quels moyens pour une répartition des richesses ? Quelle réforme fiscale ? Quelles politiques envers les migrants ? Quelle conception du progrès, de notre place dans la nature ? Quelles politiques pour le droit au logement, pour l’avenir de notre alimentation, pour le travail social... ? Je le dis en désordre d’une manière brouillonne et non exhaustive, mais franchement sur toutes ces questions et sur d’autres, il va nous falloir collectivement y réfléchir très sérieusement et très concrètement, en lien avec les actions que nous menons.

Parce que nous résistons et nous bataillons autour de propositions dans différents domaines et heureusement nous allons continuer. Agir est indispensable. C’est par des actes et non pas des paroles qu’on peut espérer changer les réalités. Mais pour que les actes aient de la portée, pour que les actions soient incisives et rassembleuses, pour qu’elles s’enracinent, elles doivent pouvoir s’appuyer sur des conceptions et positionnements suffisamment clairs dans une série d’enjeux plus généraux qui permettent de dépasser le scepticisme sur la possibilité de changer vraiment. Comment défendre de manière percutante le droit au logement, pour l’école, si on pense qu’il est nécessaire de réduire les déficits publics ? Comment agir pour le service public de santé, pour la sécurité sociale, si on pense que les cotisations sociales sont des charges pour l’entreprise ? Quelle politique écologique si on ne réfléchit pas à ce qu’est le vivant, si on conçoit l’homme comme extérieur et supérieur à l’ensemble du vivant ?
Proposer des voies alternatives et le faire d’une manière territorialisée, en liaison avec les réalités concrètes auxquelles nous sommes confrontés, en lien avec nos actions et en nous aidant des travaux et réflexions qui ont déjà été produits. Allier action et recherche, être des militants chercheurs...

Avec qui et comment ?
Avec toutes celles et ceux qui veulent faire avancer des alternatives aux politiques néolibérales. Toutes les personnes investies dans les différents réseaux, collectifs, associations, adhérentes à des organisations politiques... Il y a aussi, sans doute, des organisations politiques. Encore faut-il qu’elles acceptent que la politique n’est pas uniquement le moment électoral, celui de la représentation, qu’elle n’est pas non plus limitée au champ étroit des débat entre organisations politiques. Il s’agit en fait de construire de la politique à égalité entre toutes celles et ceux qui réfléchissent, agissent, pour des alternatives.

Il me semble que nous sommes capables de nous engager dans cette voie à St-Etienne. Ne faudrait-il pas se rencontrer pour en discuter ensemble ?

Georges Günther




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