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La politique néolibérale fait le lit de l’extrême-droite et de la droite
Mais un autre chemin est possible, qui s’affirme en Grèce avec le mouvement Syrisa
mercredi 21 mai 2014, par Roger Dubien


Aux élections municipales, le fossé entre la politique gouvernementale et les espoirs que des millions de gens avaient mis dans la défaite de Sarkozy et l’élection de Hollande a provoqué une abstention massive à gauche et la prise par la droite de nombreuses municipalités.
Mais Hollande a saisi cette occasion pour ... donner un nouveau coup de barre à droite en nommant Valls 1er ministre. On avait déjà eu quelque chose comme ça en 1984, quand Mitterand avait nommé Fabius et engagé la France dans le néolibéralisme.

Depuis la nomination de Valls, on peut constater qu’il est traité avec bienveillance par la droite et de grands médias, qui soutiennent - en général en demandant plus - le “pacte de responsabilité” élaboré en faveur du capital, et la “réduction de la dépense publique” pour financer ces cadeaux et ceux du “pacte de compétitivité” qui l’a précédé.

Côté communication, c’est bien rodé. Bien des gens sont habitués à “faire des économies” de tous les côtés et à “rembourser la dette”. Alors, réduire les dépenses, ils ont l’habitude, et s’il y a des gaspillages, tout le monde pense que c’est mieux d’y mettre fin... On nous rebat donc les oreilles du matin au soir sur le thème : il faut réduire “les dépenses publiques”, de 50 milliards d’euros d’ici 2017 : 18 milliards sur l’Etat, 11 milliards sur les collectivités locales, 10 sur les dépenses de santé, 11 sur les autres dépenses de Sécurité sociale. Mais tout ça équitablement, bien sûr, et ces jours-ci Valls communique beaucoup sur une baisse de l’impôt sur le revenu pour une partie des familles devenues imposables suite au gel des barèmes.
En réalité, il s’agit d’une politique de démantèlement d’institutions mises au point au 20ème siècle, qui sont des institutions qui mettent en cause le capitalisme.

30 milliards de cadeaux au patronat et démantèlement de la cotisation sociale

“Baisser le coût de travail” : voilà l’obsession. On nous dit que c’est pour rétablir la compétitivité des entreprises ... alors même qu’en 30 ans, les politiques néo-libérales ont déjà augmenté de 10 points la part de la richesse nationale produite qui est récupérée par le capital au détriment du travail, pour les résultats qu’on connaît.
Le “pacte de responsabilité” ajoute 10 milliards de cadeaux aux 20 milliards du “pacte de compétitivité”. Il prévoit la suppression de la cotisation sociale sur le SMIC dès 2015, et 30 milliards de cadeaux par la suppression des cotisations de la branche “famille” de la Sécurité Sociale. Ainsi qu’une diminution progressive de la fiscalité des entreprises d’ici 2017.

Mais cette “baisse des charges” est en réalité une désintégration des institutions salariales, anti-capitalistes, mises en place au 20ème siècle à partir de la Libération, et un retour en arrière vers un état plus “capitaliste” de la société. La proposition d’augmenter le salaire net en réduisant la “part salariale” de la cotisation relève de la même logique. Pour chaque entreprise particulière, la baisse des cotisations est un gain financier, qui peut être une bouffée d’oxygène pour certaines PME. Au niveau de la société, c’est une logique de catastrophe.

Car les cotisations sociales (et dans une moindre mesure les impôts) ne sont pas une “charge” inutile à réduire, mais un dispositif pour reconnaître la valeur créée par le travail réalisé par des millions de personnes en dehors du secteur capitaliste de la société.
C’est par le système de la cotisation sociale qu’une valeur économique est attribuée au travail des enseignants, des soignants, des fonctionnaires... “Réduire la dépense publique” - de 50 milliards d’ici 2017, c’est réduire cette création de richesses, c’est augmenter le chômage, et c’est ouvrir aux capitaux privés, à la finance, de nouveaux terrains de chasse pour le profit.
Pour les capitalistes, une infirmière de l’hôpital public (dont le salaire - de même que le fonctionnement et les investissements de son hôpital) est financé par la cotisation sociale, est une parasite. Mais une infirmière d’une clinique privée, qui fait le même travail, est une source de profit.
Le capitalisme néolibéral veut revenir en arrière vers une société où toutes les activités permettent de faire des profits. C’est le but de tous les plans d’austérité, de réduction des services publics, et de privatisations. On sait où tout cela a mené. Voir la Grèce, et ses 8 plans d’austérité en quelques mois.
Les négociations très secrètes en cours pour la mise en place du “grand marché transatlantique” (TAFTA) sont une nouvelle étape pour les forces qui veulent donner tous les pouvoirs aux firmes multinationales.

Cette politique est celle demandée par le MEDEF. Et aussi par la droite. Et c’est aussi celle du FN et des partis d’extrême droite en Europe, qui n’hésitent pas, pour la faire avancer, à l’empaqueter dans des discours anti-pauvres, sécuritaires, racistes (comme : réserver l’accès aux aides sociales aux français), anti-étrangers etc... La posture du FN qui se pose en défenseur de la souveraineté de la France, des petits patrons des PME-PMI, et des ouvriers français, est une escroquerie. Toujours, dans l’histoire, l’extrême droite a servi de bulldozer pour les politiques les plus capitalistes. Le FN s’en prend à la fiscalité, aux “charges” sur les entreprises, au droit du travail (pourquoi s’embêter avec des droits des travailleurs ?). Le FN veut la suppression des “charges sociales” c’est à dire du système de la cotisation sociale mis en place à la Libération, il rame pour une politique brutale qui soit entièrement favorable au grand patronat et à la finance.

Le problème est que la politique menée aujourd’hui par Hollande et Valls ne résiste pas à la finance, elle met la France à sa merci. Elle prépare de nouvelles avancées pour l’extrême droite. Peut-être certains espèrent-t-ils que la montée du FN leur permettra de remporter la présidentielle de 2017 grâce à un 2ème tour avec le FN ? Mais le FN compte bien, lui, récupérer une nouvelle partie de la droite, et à terme carrément s’allier avec le reste pour accéder au pouvoir...
Tout ceci est un jeu de malheur.

Un autre chemin possible

Est-il possible d’ouvrir la voie à autre chose ?
Bernard Friot vient de rappeler qu’on ne barrera pas la route à la droite extrême avec des discours moralisateurs, mais en renouant avec l’histoire sociale de la France. Voir La fidélité à l’histoire sociale, le salaire à vie, antidote contre l’extrême droite

Les néolibéraux sont forts de l’absence en face d’un projet alternatif porté par un mouvement populaire fort.

Il semble que cette force populaire soit en train de grandir en Europe. En Grèce par exemple, ce pays qui est depuis 5 ans un véritable laboratoire de la destruction néolibérale de la société. En Grèce, c’est un mouvement de gauche - SYRISA - qui progresse, et réduit l’extrême droite.

Roger Dubien




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