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“Logement, éducation, migrations : nous choisissons la solidarité !”
C’est ça la France : 18 comités de soutien ont présenté leurs actions qui réunissent maintenant des milliers de personnes.
jeudi 5 juin 2014


"18 comités de soutien de tout le département se sont retrouvés ce samedi matin au cinéma Le Méliès. Tour à tour chacun a présenté son expérience. Parents d’élèves, enseignants, citoyens rassemblés en collectifs informels ou organisés en association dûment déclarées en préfecture, sensibilisés par la situation de ces étrangers venus chercher l’asile en France, ont fait part des actions menées pour abriter, héberger ou loger des familles sans papiers.
Ces comités de soutien rassemblent pour certains une poignée de militants, d’autres plusieurs dizaines. Ils ont tous la conviction que les familles sous leur protection doivent pouvoir travailler et vivre en France sereinement.
A la suite de ces exposés Aurélie Pialoux, avocate, spécialiste du droit des étrangers, nous a rappelé quelques textes de loi.
Avant le pot de l’amitié servi par les militants de RESF au pied du kiosque à musique place Marengo, 3 films d’animation d’EELV que l’on peut trouver sur le site de la CIMADE ont clôt la matinée. En 3 fois 2 minutes ces vidéos démontent quelques lieux communs et seront autant d’arguments qui nous permettront d’élargir le cercle des militants.
(Ces films sont visibles à cette adresse : http://www.lacimade.org)
Nous nous sommes quittés en nous donnant rendez-vous à la rentrée pour cette fois peut-être décider d’actions communes.”



L’idée avait été lancée il y a plusieurs mois par Jean Rocher : et si le collectif “personne à la rue”, RESF, etc... prenaient l’initiative de faire se rencontrer celles et ceux : personnes, collectifs, associations, qui agissent dans le département pour aider les étrangers venus chercher l’asile en France ? Pour se connaître, se parler, se conforter, rendre plus visible la solidarité qui se construit...
Cette rencontre a eu lieu samedi 31 mai au cinéma Le Méliès à St-Etienne. Et elle a dépassé ses promesses.

Malgré la période - au milieu d’un très long week-end - 65 personnes venues de tout le département se sont rencontrées. 18 comités de soutien et associations ont exposé leur action, leurs difficultés, leurs résultats, leurs interrogations pour la suite.
Ce qui apparaît, c’est qu’en plus des associations qui oeuvrent depuis maintenant des années pour les sans-logement et pour les réfugiés, des associations, comités, collectifs - qui réunissent des centaines de personnes - se sont mises en place autour de familles ou autour de jeunes, qu’elles aident, qu’elles soutiennent, qu’elles hébergent si besoin, qu’elles défendent. C’est un maillage solidaire du département qui se construit.
Cette réalité là, qui fait litière de l’argument “vous n’avez qu’à les prendre chez vous”, n’empêche évidemment pas de mettre en lumière la carence des autorités publiques, et - pire - leur politique d’expulsion des pauvres et des réfugiés, et d’exiger que ça change et que soient respectées les valeurs affichées par la France : “Liberté, égalité, fraternité”, qu’on ne considère pas comme de simples slogans, comme des valeurs devenues obsolètes, et que dans la Loire des milliers de personnes s’efforcent de faire vivre au quotidien.

“Garantir des droits fondamentaux à tous”

Jean-François Peyrard, pour RESF, a d’abord rappelé les raisons de cette rencontre exceptionnelle :
“Bonjour et bienvenue à toutes et à tous,
Cette rencontre, au milieu d’un week-end prolongé pour certains, est vraiment d’une très grande importance.
 « Logement, Education, Migrations : nous choisissons la Solidarité »   : bien plus qu’un slogan, c’est avant tout un choix concret et des actes posés depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, par des collectifs et associations dans toute la Loire. Nous allons pouvoir le mesurer très vite à travers la présentation de ces différents groupes organisés.
Non, l’idée que nous ne pourrions offrir à toutes les personnes présentes aujourd’hui sur notre terre ligérienne l’accès à ces droits fondamentaux que sont le logement ou une éducation égalitaire pour tous les enfants n’est pas une fatalité !
Refuser délibérément ces droits aujourd’hui à des personnes et des familles d’origine étrangère en grande fragilité, n’est-ce pas la porte ouverte à toutes sortes d’exclusions ? Remettre en cause des droits humains, n’est-ce pas tout simplement atteindre à la dignité humaine ? Quel sens garde alors la fraternité inscrite dans notre devise républicaine ?
Nous ne disons pas que tout est simple en matière de vivre ensemble : ça se saurait ! Mais les expériences concrètes que nous allons échanger ce matin doivent nourrir le dialogue avec nos concitoyens comme avec les élus et les représentants de l’Etat ici dans la Loire.
Nous sommes en démocratie et nous pouvons revendiquer ce droit au dialogue qui ne soit pas un dialogue de sourds, mais qui débouche sur des solutions car les moyens existent et les réponses ne doivent en aucun cas se limiter à la seule solidarité citoyenne ; celle-ci doit contribuer à une solidarité plus large pour garantir, encore une fois, des droits fondamentaux à tous.
Voilà ! Place rapidement à l’échange qui découlera du partage des différentes expériences des collectifs et associations présents ce matin, éclairé aussi d’éléments juridiques toujours précieux.
Un petit clin d’œil, avant de nous lancer, aux jeunes lycéens qui se sont mobilisés ces dernières semaines en affirmant haut et fort comment ils conçoivent l’accueil et la présence de leurs camarades venus d’ailleurs.
C’est Tous Ensemble que nous ferons avancer nos convictions dans cette société qui en a tant besoin pour ne pas sombrer dans le rejet...”

17 avril 2014 - 800 lycéens manifestent à St-Etienne - 84.6 ko
17 avril 2014 - 800 lycéens manifestent à St-Etienne


le kaléidoscope de la solidarité et de la fraternité

Et la succession des témoignages a commencé. Avec un moment d’émotion très forte quand Mirush, l’un des 5 jeunes de Clairvivre, a pris la parole...
(Ces témoignages sont en train - pour ceux qui ne l’étaient pas - d’être mis par écrit et transmis à RESF. Excuses auprès des personnes qui sont intervenues et dont les noms manquent dans le bref récapitulatif ci-dessous...)

Virginie Goubier a témoigné de la mobilisation autour des 5 jeunes de Clairvivre, promis à l’expulsion depuis qu’ils ont atteint leurs 18 ans. Immense mobilisation, à laquelle participent des milliers de personnes. Au Foyer, chez les enseignants, au lycée Jean Monnet, aux lycées d’Andrézieux.
Pascale Girod, enseignante à Jean Monnet a raconté la création de l’Association REVE : “Rester, Etudier, Vivre Ensemble”, reprenant le mot d’ordre des manifestations lycéennes.
Yves Pichon, enseignant au collège Jean Dasté où l’arrestation de deux collégiens a provoqué la grève des enseignants. 14 élèves du collège sont menacés. Des enseignants et parents, dont plusieurs sont des descendants de réfugiés de la guerre d’Espagne, viennent de créer une association qu’ils ont appelée : “No partiran”
Jean-Marc Goubier a présenté l’action de l’association “Un toit c’est tout”, créée à St-Just-St-Rambert, avec laquelle 40 “parrains” aident la famille Tali, embarquée en centre de rétention puis libérée...
Jérémy Rousset, enseignant à l’école des Chappe à St-Etienne a présenté l’action du comité de soutien composé de parents et d’enseignants pour soutenir une famille. 20 personnes donnent 15 euros par mois. Le 26 juin sera inaugurée au cinéma Le Méliès une exposition-vente d’oeuvre de plasticiens, qui durera une semaine...(1)
A Montbrison, ce sont deux familles qui sont soutenues par l’association “Abri toit”. La Justice a ordonné le relogement de l’une. 70 “parrains” financent le logement de l’autre, en attendant...
Liliane Boghossian a présenté le travail de “La Passerelle”, association qui loge 70 personnes dont 33 enfants dans 20 appartements, dont 12 sont financés par des parrainages et 8 par les pouvoirs publics.
Gérard Basson a présenté “Jésuites Réfugiés Service” qui agit au lycée Ste-Thérèse du Marais pour aider des jeunes à accéder à une formation et à un emploi.
Très forte mobilisation dans le Roannais, avec RESF et “les amis de RESF Loire-Nord”. Deux comités de soutien existent : à l’école du Coteau pour loger une famille pendant plusieurs mois, et à l’école de Matel avec “Un toit pour Léa”. La préfète ayant pendant l’hiver fait tourner les familles sans logement dans 6 communes de l’agglomération - ce qui rendait la scolarisation impossible - les militants roannais ont financé les cartes de bus de tous les enfants de ces familles, qui ont tous pu continuer à être scolarisés.
Autre témoignage du roannais : ce sont cet hiver 120 personnes qui ont été hébergées ou logées grâce aux actions solidaires des citoyens. Un bâtiment public, une ancienne école, a été réquisitionné. La mairie a attaqué en Justice, et elle a perdu, le Juge a donné 4 mois de délai aux 5 familles concernées.
Témoignage de l’Association Anticyclone, présidée par le Père Gérard Riffard, qui loge 40 personnes en permanence dans l’église de Montreynaud (voir par ailleurs, et rendez-vous le 11 juin au Tribunal)
A Villars, c’est l’association “Plus rien sans toit” qui loge une famille de 4 enfants. Avec une cinquantaine de parrains, la famille va être installée dans un appartement le 10 juin.
Yves Scanu a présenté l’action des parents de l’école Gounod, à Montreynaud, qui avec des initiatives et collectes dans le quartier logent depuis 3 mois une famille.
A Firminy, c’est depuis fin 2010 que le “comité de parrainage des familles demandeurs d’asile du canton de Firminy” travaille. Une dizaine de familles a été accompagnée. L’association compte 60 adhérents, et des centaines de personnes ont participé à ses actions pour le droit au logement.
Pierre Rachet a présenté les actions de l’association Solidarité Rroms, par exemple son travail pour accueillir chaque jour pendant deux mois les dizaines de personnes - en particulier mères et enfants - expulsées le 2 janvier des garages de Montchovet...
Camille a témoigné de l’action contre l’expulsion annoncée, sans relogement, des familles Rroms du squat Delaroa. Le comité de soutien discute en particulier avec les voisins, qui vivent une situation difficile mais dont certains ont été instrumentalisés par la mairie. Une pétition réunit déjà des centaines de signatures.
A St-Bonnet le Château s’est constituée avec le Secours Catholique une association “Nid du haut Forez”, qui héberge et soutient une famille.
Témoignage d’Isabelle Honvault et d’une autre personne pour St-Jean-Bonnefonds, où 80 “parrains” forment l’association “Un toit pas sans toi”, créée lors de la résistance à une expulsion à l’été 2013, association qui soutient 3 familles (dont l’une est maintenant tirée d’affaire) et paie 1000 euros de loyers par mois. Elle vient d’être rejointe par 56 personnes de la commune voisine de la Talaudière.
Marcel Gaillard a raconté comment une groupe de 5 familles accompagne depuis des mois une famille de réfugiés expulsée par la préfecture de son hébergement en mai 2013. Famille qui va enfin avoir prochainement des papiers.
Jean Rocher a rappelé par ailleurs qu’il ne fallait pas oublier, dans tout ce qui se fait, les actions individuelles de familles qui logent chez elles - parfois pendant des mois - des réfugiés et sans logement.

Cette rencontre aura forcément des suites...

Le nombre de témoignages et leur densité n’a pas permis qu’il y ait avant 12h30 un moment d’échange, sinon en discutant au cours de l’apéritif pris ensemble sur la place Jean Jaurès.
Mais l’idée a été lancée de se revoir après les vacances, pour construire la suite, ensemble.

Merci au Méliès pour l’accueil de cette rencontre.


(1) Exposition. Comité de soutien, école des frères Chappe.
"APPEL : LES DROITS DE L’HOMME POUR TOUS.
Le comité de soutien de l’École Frère Chappe et le cinéma Méliès font appel aux artistes plasticiens, photographes, etc.... de la ville.
Il est proposé aux volontaires solidaires d’apporter une œuvre encadrée pour participer à une exposition collective d’une semaine au Méliès. Les fruits des ventes en soutient aux deux familles sans-papiers dont les enfants sont écoliers aux frères Chappe serait alors entièrement reversé pour leurs logements.
date : vernissage 26 juin 19h.
durée : une semaine
Pour déposer des œuvres : 24 juin au Méliès (Grégoire)
Pour récupérer des œuvres non vendues : 4 juillet au Méliès (Grégoire)
Si par ailleurs vous voulez faire une donation, contactez-nous par mail ou par téléphone au comité de soutien : via l’association des parents d’élèves : chap.pitre@gmail.com - Sandra : Tél. 06 44 86 01 46
Merci beaucoup."




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