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Saint-Etienne...
lundi 15 décembre 2014, par Georges Günther


L’article paru dans le Monde du 8 décembre : "A Saint Etienne le centre-ville miné par la pauvreté" peut légitimement choquer des stéphanois.
Certains propos sont excessifs : "St-Etienne pauvre ville ... la capitale des taudis". Parler de "quartiers de miséreux", en assimilant des familles populaires au lieu dans lequel elles doivent vivre, laisse transpirer du mépris pour des habitants qui subissent la pauvreté, mais qui en même temps mènent un combat quotidien pour tenir dignement, assurer l’avenir de leurs enfants, et qui parfois inventent des projets collectifs. Quant aux commerces arabes de Beaubrun, ce sont aussi eux qui contribuent à la vie de ce quartier. Oui Saint-Etienne ne peut pas se résumer à "des bâtiments décrépis", à "des arrière-cours abritant des bâtisses qui tombent en ruine". Et il est faux de qualifier de "tentatives homéopatiques" les efforts de rénovations.

Alors tous unis pour défendre notre dignité de stéphanois outragés ? Pourquoi faudrait-il identifier les stéphanois aux conséquences de choix politiques auxquels ils n’ont pas pris part pour l’essentiel ? Parce qu’au-delà des ses côtés excessifs et contestables, cet article pointe du doigt les conséquences de choix politiques fait depuis 25 ans. Est-ce pour éviter d’affronter un débat sur ces choix que le maire actuel et son équipe sonne la mobilisation sur le thème "Stéphanois Fiers" ?

Cet article est-il vraiment en décalage total avec notre réalité ?

Il ne s’agit pas de nier les réalisations de résorption d’habitat insalubre, de rénovation dans plusieurs quartiers, mais ce qui structure depuis au moins 25 ans les politiques des municipalités successives, pour enrayer la chute de la population et sa paupérisation, c’est l’objectif d’attirer les couches moyennes supérieures, de "favoriser la venue des classes nouvelles créatives", de "relancer l’attractivité pour donner aux classes moyennes l’envie de revenir" comme vient de le redire le maire actuel.
C’est cet objectif qui a guidé les grands choix en matière d’aménagement, d’équipement et de logement avec aussi celui de retendre le marché immobilier (c’est à dire de faire remonter les prix) pour qu’il devienne attractif aux yeux des promoteurs immobiliers. Alors nous avons le quartier d’affaire de Chateaucreux, la cité du design. Mais pour ce qui est de faire venir les couches moyennes supérieures, c’est l’échec. La ville a perdu en 25 ans presque 30 000 habitants, et continue d’en perdre, l’appauvrissement a progressé, et de l’argent, de l’énergie ont manqué pour la rénovation de quartiers populaires qui en subissent aujourd’hui les conséquences. Des milliers de logements en bon état, HLM ou fonctionnant comme tels ont été détruits alors que la liste des demandeurs de logements sociaux s’allonge et que des dizaines de familles et d’enfants sont à la rue.
Et pourtant le maire actuel entend poursuivre ces orientations dans leur version libérale pure en quelque sorte : pour les logements sociaux "il faut en stopper le développement ... Nous on veut attirer les cadres. La muncipalité de St-Etienne ne donnera plus de garantie d’emprunt (...) Il faut raser de manière importante pour aérer la ville. (...) Je souhaite ouvrir les porte et le fenêtre à l’investissement privé" déclarait-il dans le Progrès du 10 juin 2014. Les familles en attente de logements sociaux, celles à la rue attendront. Faire la part belle aux promoteurs immobiliers dans les rénovations, c’est en exclure les couches populaires, une large partie de la population de St-Etienne, parce que c’est à coup sûr leur rendre le niveau des loyers et de l’accession inaccessible.

Les pauvres doivent-ils aller voir ailleurs ? Il est affligeant que dans une ville comme St-Etienne le directeur de l’EPASE puisse déclarer "Notre coeur de cible n’est pas la pauvreté".

A Montreynaud on promet aux familles pauvres délogées par la démolition de leurs bâtiments, d’être prioritaires dans l’attribution des nouveaux logements reconstruits, alors que l’on sait très bien que le niveau de leurs revenus ne pourra pas leur permettre d’en acquitter les loyers.

Qu’est-ce que doit être et devenir notre ville ?

Rendre du dynamisme, de l’attractivité à la ville c’est avant tout décider de mener une politique qui s’attaque de front à la pauvreté dans tous les domaines, qui promeut la solidarité et qui se bat pour s’en donner les moyens politiques et financiers. C’est une politique de rénovation qui raisonne en terme de droit au logement pour tous et non de marché immobilier. Une politique qui soutienne les très nombreuses initiatives de solidarité, les actions sociales innovantes, portées par diverses associations, qui en suscite d’autres. C’est penser et organiser une rénovation des quartiers qui permette aux couches populaires de s’y maintenir dans de bien meilleures conditions, avec des équipements, des services publics de proximité.

C’est en pensant l’avenir de St-Etienne à partir des conditions de vie et des aspirations de ses couches populaires qu’on lui donnera une nouvelle identité. C’est dans cette voie que se trouvent les ressorts de la ville. Et, oui, cela pourra intéresser des couches nouvelles créatives, celles qui sont à la recherche d’alternatives pour sortir des graves impasses que connaissent notre société et notre ville.

Georges Günther.




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