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Grèce - Union Européenne : un "accord" le révolver sur la tempe.
Mais la bataille continue. Et c’est d’abord en affrontant le néolibéralisme en France et en Europe que nous soutiendrons Alexis Tsipras et le peuple grec...
jeudi 16 juillet 2015, par Georges Günther


"Mercredi pour la Grèce" ce 22 juillet à 20h à l’Entre-Pots place Jules Guesde à St-Etienne... Après la discussion du 8 juillet qui faisait suite au rassemblement du 3 juillet place Jean Jaurès, un nouveau rendez-vous aura lieu ce mercredi 22 juillet à 20h. Pour s’informer mutuellement, discuter, s’efforcer de mieux comprendre les évènements, et réfléchir aux initiatives que nous pouvons prendre...

Il est vraiment impossible de qualifier « l’accord » conclu de compromis. Comment oser y prétendre ? Pour le gouvernement grec, il ne relève ni du choix ni de l’accord volontaire. Les institutions européennes ont mis le pays en asphyxie financière, l’ont menacé d’un effondrement financier et économique si le gouvernement n’acceptait pas leurs conditions. C’est à un véritable diktat qu’Alexis Tsipras a dû se plier.
L’alternative pour le gouvernement grec aurait été la sortie de l’euro. Mais était-ce vraiment, dans l’immédiat, une alternative ? Cette sortie, non désirée par la grande majorité du peuple grec, mais que beaucoup de gouvernements étaient prêts à lui imposer à commencer par l’Allemagne, aurait entraîné des souffrances terribles pour le peuple grec.
C’est ce qu’a refusé Alexis Tsipras : « Au défi de cercles extrémistes qui nous menacent aujourd’hui même de se débarrasser d’un gouvernement gênant et du peuple gênant qui le soutient, nous avons donc décidé, en toute conscience, de tout faire pour éviter un Grexit politique sous des prétextes économiques (...) nous avons le devoir national de soutenir notre peuple pour qu’il continue à lutter pour sa dignité et pour sa vie. Nous y arriverons ». (Alexis Tsipras devant la chambre des députés grecs le 11 juillet). « Nous avons été confrontés à des décisions, des dilemmes, difficiles. Nous avons pris la responsabilité de la décision afin d’éviter la mise en œuvre de mesures plus extrêmes par les milieux conservateurs les plus extrêmes de l’Union européenne. » a déclaré Alexis Tsipras à l’issue du sommet de la zone euro. Ce qui, d’ailleurs, en dit long sur le type de discussions dans ces cercles de pouvoir fermés. Et dans une interview à la télévision grecque il précise : « J’ai signé un accord auquel je ne crois pas (...) Pour moi la priorité aujourd’hui est de garantir que les citoyens ne soient pas confrontés à une catastrophe financière. Que les grecs ne perdent pas leurs avoirs dans les banques. »

Ce qui vient de se passer montre que les dirigeants politiques et les institutions financières de la zone euro sont prêts à aller très loin pour maintenir les politiques d’austérité au nom du remboursement de la dette. On est loin, très loin, des idéaux démocratiques et de solidarité affichés comme principes fondateurs de l’Union Européenne.

Quels sont les grandes lignes de cet accord-diktat ? Des mesures qui vont aggraver l’austérité et qui mettent le pays sous tutelle dans nombres de domaines. Voir l’ensemble du texte en français à : http://www.mediapart.fr/files/20150712-eurosummit-statement-greece_FR.pdf

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Télécharger "l’accord" imposé à la Grèce

Au vu de ces mesures on se demande bien quel a été le "rôle de médiateur" de François Hollande. Depuis 6 mois il a constamment soutenu la stratégie d’étranglement financier de la Grèce. Et là il participe à imposer un accord qui prolonge les souffrances du peuple grec et la récession de son économie. Si la France, cofondatrice de l’Union Européenne, une des principales forces économiques et politiques de la zone euro, avait souhaité défendre la dignité et la souveraineté du peuple grec, ça ce serait vu, et un tel « accord » n’aurait pas été possible.

Ce qui s’est passé est une véritable leçon de choses.

Nous avons pu mesurer que les forces politiques et financières qui dominent l’Europe étaient prêtes à aller vraiment très loin pour tuer à tout prix l’émergence d’alternatives à leurs politiques d’austérité au service des grandes banques. Menaces, chantages, mesures d’asphyxie financière... Elles ont attaqué avec tout ce qu’elles avaient, avec tout ce qui leur était possible d’utiliser dans le contexte politique et culturel européen, sans jamais faire la moindre concession, jusqu’à tenter un véritable coup d’Etat. Plusieurs responsables européens ne s’en sont même pas cachés, comme le président du parlement européen, Martin Schulz (membre du SPD le Parti Social-Démocrate allemand) qui a déclaré souhaiter un gouvernement de technocrates à Athènes, ou le président de la commission Européenne, Jean-Claude Juncker, qui a souhaité « revoir des têtes connues ». Pour l’instant ils n’y ont pas réussi. Le Non au référendum a été un acte de dignité du peuple grec. Syrisa n’a pas été détruit. Mais la tentative continue.

C’est que leur obsession est d’empêcher à tout prix qu’émerge une politique alternative. Il faut donc démontrer à n’importe quel prix qu’il ne sert à rien d’essayer de résister à leurs politiques, que c’est même dangereux. Voilà pourquoi il faut punir la Grèce, pour faire un exemple dissuasif à l’égard d’autres peuples européens aspirant à suivre une politique alternative.

Chacun à aussi pu voir en acte comment fonctionne réellement la zone euro. Une machine dominée par les forces partisanes du néolibéralisme le plus dur, où ont cours des méthodes d’une grande brutalité, loin de la démocratie et du respect de la volonté des peuples. Ils ont considéré le référendum, le recours à l’expression démocratique du peuple, comme "une rupture de la confiance". Il faut lire l’interview de Yannis Varoufakis accordée à la revue Newstatesman sur ses 5 mois de discussions au sein de l’Eurogroupe (http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/140715/yanis-varoufakis-sur-leurogroupe-et-sur-sa-demission) : menaces directes et cyniques, refus de discuter des arguments présentés, intransigeance, alignement en permanence sur la position du ministre des finances allemand. C’est une véritable guerre (comment qualifier ça autrement ?) qui est mené aujourd’hui contre le gouvernement et tout le peuple grec, demain contre d’autres. Une guerre financière, économique, politique et médiatique.
La crise profonde que traverse le système capitaliste provoque un raidissement dangereux de ses forces.

Tout cela fait beaucoup réfléchir.
Quel chemin emprunter pour sortir de ces politiques, de ce système de domination des forces de la finance, pour dégager une alternative pour des politiques de justice et de solidarité en Europe. ?
Au delà des déclarations de bonnes intentions, il s’agit de s’y attaquer concrètement. C’est à quoi est confronté le gouvernement Tsipras et sur quoi il a décidé de poursuivre le combat. Pour l’instant il est seul contre tous, dans un rapport de force totalement déséquilibré.

Le bras de fer va se poursuivre. Contrairement aux institutions européennes et à leurs dirigeants qui continuent de travailler à la chute du gouvernement grec, il faut souhaiter que ce gouvernement Syrisa continue dans la durée le combat contre l’austérité, pour la dignité et la souveraineté du peuple grec, pour la justice sociale : « Nous savions que ce ne serait pas une tâche facile, mais nous avons laissé un héritage très important derrière nous. Un héritage important et le changement nécessaire dans toute l’Europe. La Grèce continuera à lutter et nous allons continuer à lutter, pour pouvoir revenir à la croissance, retrouver notre souveraineté nationale perdue. (...) Nous avons envoyé à travers l’Europe et dans le monde un message de démocratie, un message de dignité. Cet héritage est le plus important. » (déclaration d’Alexis Tsipras à sortie du sommet de la zone euro)
C’est la première fois dans l’histoire récente de l’Union Européenne qu’un peuple avec son gouvernement, engage ainsi une bataille pour une alternative aux politiques d’austérité, pour sortir du système de la dette qui permet de les justifier. Et ils ont ainsi réussi a ouvrir un débat politique dans toute l’Europe, chez des millions d’européens. « Nous arrivons au bout d’une lutte très difficile menée pour la Grèce et pour changer l’Europe. Aujourd’hui il semble que nous n’y soyons pas arrivés mais la graine est semée. » (Alexis Tsipras lors de son intervention devant la chambre des députés grecs le 11 juillet).

La meilleure solidarité avec le peuple grec est de nourrir chez nous ce débat politique sur les questions de fond, et d’agir, de prendre des initiatives pour faire émerger une perspective politique, redonner espoir et force à des millions de gens. Parce qu’on le sait maintenant, pour ouvrir et imposer une alternative aux politiques d’austérité, des mouvements populaires de grande ampleur sont à développer et nous avons aussi besoin de construire des instruments pour cela.

Georges Günther




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