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La Grèce ne cède pas
mardi 22 septembre 2015, par Roger Dubien


35,5% pour Tsipras et Syrisa. 145 députés sur les 151 nécessaires pour avoir la majorité au Parlement. Un accord reconduit avec Anel (3,7%, 10 députés) qui permet de compter sur 155 députés...
Bien sûr c’est compliqué...
7% d’abstentions de plus qu’en janvier dernier (avec 56,6% de votants, quand même), sans doute parce que des gens n’y croient plus, après le diktat des politiciens de l’UE pour le compte des financiers et de l’oligarchie.
Unité Populaire qui rate son entrée au Parlement avec 2,9% des voix au lieu des 3% nécessaires...
... Mais les grecs n’ont pas cédé. Ni la droite ND, ni le PASOK, ni les petits chouchous de l’UE Potami n’ont réussi leur coup.
Pas plus que les nazis acolytes des Le Pen qui sont contenus à 7%.

Quel sens donner à ce résultat ? "Le Monde" avance le sien : "Tsipras débarrassé de ses frondeurs". Mais la réalité est plutôt que les financiers et ceux qui les servent ne sont pas débarrassés de Tsipras. Législatives de janvier, référendum de juillet, législatives de septembre : et de trois !
C’est un secret de polichinelle qu’après avoir imposé un "accord" ignoble et inapplicable, les dirigeants actuels de l’UE espéraient que Tsipras en sortirait battu ou très affaibli, et qu’ils espéraient au moins le contraindre à un gouvernement avec leurs poulains.
Lire cet article très informé du quotidien financier La Tribune :
Grèce : les créanciers imposeront-ils une grande coalition ?

Cet objectif n’est pas abandonné évidemment - les financiers, l’oligarchie, les politiciens qui les servent n’abandonnent jamais - et de nouveaux affrontements s’annoncent, en particulier concernant la "restructuration" de la dette... Mais le peuple grec n’est pas à genoux.

"La Grèce a perdu une bataille, mais n’a pas perdu la guerre" a expliqué Tsipras.
Et le peuple Grec a donné de la force à cette stratégie là.

Les félicitations de Hollande, qui annonce une prochaine ballade en Grèce ? C’est faire contre mauvaise fortune bonne mine et essayer de travailler son image... Car Tsipras et Syrisa sont plutôt pour Hollande la preuve douloureuse, renouvelée chaque matin, qu’il existe une gauche qui n’abdique pas, et évidemment qui ne fait pas sien le programme des néolibéraux, des financiers.

On regrettera juste qu’Unité Populaire ne rentre pas au Parlement. Mais peut-être ce sera l’occasion de continuer de façon renouvelée le combat dans la société.

Dimitris Vitsas (Syriza) : « Nous voulons lancer une autre politique, parallèle »...

Médiapart a publié le 19 septembre (veille du vote) une interview intéressante de Dimitri Vitsas, responsable de Syrisa : "Nous voulons lancer une autre politique, parallèle"
Extraits : "Nous voulons lancer une autre politique, parallèle, qui permettra de soutenir les Grecs et de relancer la machine économique. C’est ce que nous appelons les mesures compensatoires. Il s’agit notamment de la reconstruction de l’État et du secteur public, dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la culture. Nous voulons une administration plus efficace, et nous voulons protéger la population touchée par la crise humanitaire. Nous allons donc mettre en place de nouvelles mesures de protection sociale, comme nous avons commencé à le faire en avril dernier, avec la loi pour aider les foyers à sortir du surendettement, la mise en place de coupons repas et d’aide au logement.
La réforme de l’administration nous permettra d’augmenter les recettes de l’État et de nous dégager des marges de manœuvre budgétaire. Nous comptons en effet poursuivre notre lutte contre la corruption et contre la fraude et l’évasion fiscales.
(...) Le troisième axe de notre politique, ce sera le redressement productif dans quelques secteurs clefs.
(...) Nous allons faire passer une loi pour faciliter la création de sociétés coopératives..."
La suite dira ce qu’il en est de cette stratégie...

Et la "restructuration" de la dette ?
Tsipras et Syrisa pensent - et misent sur le fait - que ça va secouer bientôt en Europe, et que d’autres pays poseront les mêmes problèmes que le gouvernement grec, qui ne sera plus seul.
"Jusqu’à présent, le gouvernement Syriza était complètement isolé en Europe. Mais de nouvelles dynamiques pourraient émerger dans les prochains mois, qui auront une influence sur les décisions de la zone euro."
L’élection de Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste en GB est une nouvelle indication de ce qui bouge ?

Et en France ? On sait que "fluctuat nec mergitur" - « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas », devise des marins de la Hanse - est la devise de Paris. Mais c’est du côté d’Athènes qu’elle vit aujourd’hui. Mais on peut rêver...

Roger Dubien

Voir aussi cette interview du 29 juillet Alexis Tsipras : le combat continue




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