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Face à l’état d’urgence, "nous ne cèderons pas !"
Réunion publique mercredi 16 décembre à 18h, salle Sacco-Vanzetti de la Bourse du travail de St Etienne
vendredi 11 décembre 2015


Les organisations locales qui ont pris l’initiative de cette réunion publique :
la CGT, la FSU, Solidaires, La Confédération Paysanne, RESF, la Ligue des Droits de l’Homme, les Réseaux citoyens de St-Etienne, Al Qalam, les Faucheurs volontaires, les Jeunes et étudiants communistes, BDS St-Etienne, l’Organisation de Solidarité Etudiante, la CIMADE...

Les associations et organisations de tous types qui souhaitent se joindre à cette initiative peuvent contacter l’un des organisateurs, ou joindre par mail Georges Gunther (georges.gunther@wanadoo.fr) ou jean-Francois Peyrard (patjfpeyrard@wanadoo.fr).

79 associations et 15 syndicats ont signé l’appel unitaire commun ci-dessous, lancé le 25 novembre : "Nous ne céderons pas". Voir aussi : http://www.ldh-france.org/cederons-pas/. D’autres associations et organisations qui le souhaitent peuvent s’y joindre.
Dans la Loire, une douzaine d’associations et syndicats, qui se sont réunies à la Bourse du Travail ce mercredi 9 décembre, ont décidé d’organiser une réunion publique autour de cet appel, mercredi 16 décembre à 18h, à la Bourse du Travail de St-Etienne.

Au plan national, un autre appel, signé par les mêmes et d’autres, est en cours de mise au point, demandant la sortir de l’état d’urgence. Il sera prochainement rendu public...


Appel unitaire national : "Nous ne céderons pas !"


"Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre.

C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.

Il nous paraît essentiel de rappeler que rien ne doit nous faire sortir de l’Etat de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent. L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination. La réponse des autorités se veut martiale, elle n’est pas une assurance de sécurité et ne garantit en rien le respect de nos libertés.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute leur place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Pour nos libertés, pour une société où la fraternité a toute sa place, nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront, partout en France, ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations."


PREMIERS SIGNATAIRES :
AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Associations démocratiques des Tunisiens en France (ADTF), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, Cedetim, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Confédération générale du travail (CGT), Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif CGT Insertion - Probation (UGFF-CGT), Contre contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Collectif Memorial 98, Collectif des musulmans de France (CMF), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Coordination de l’action non-violente de l’ Arche (Canva), Coordination des collectifs AC !, Droits devant !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Filles et fils de la République (FFR), Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Genepi, Ipam, La Cimade, La Ligue de l’enseignement, La Quadrature du Net, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Médecins du monde, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Observatoire internation des prisons (OIP) - section française, Organisation de femmes égalité, Osez le féminisme !, Planning familial, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, Solidarité laïque, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, Unef, Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires.

NOUVEAUX SIGNATAIRES :
L’appel des appels, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Femmes Solidaires, Minga, agir ensemble pour une économie équitable, Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD), Syndicat de la Médecine Générale.

Associations locales et autres :
Asti 93, Collectif Justice & Libertés (Strasbourg), Collectif Maquis de Corrèze, Collectif Romeurope 94, Espace franco-algérien, journal Regards, Réseaux citoyens Saint-Etienne.

Appel unitaire signé par 79 associations et 15 syndicats...


Sur les quais, à Paris - Photo piquée au site Les mots sont importants : http://lmsi.net/


Lire également :

Collectif des Associations Citoyennes :
Répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et plus d’éducation populaire

Meurtris et bouleversés par les événements de la soirée du 13 novembre, nous sommes de tout cœur avec les familles, avec les blessés et tous ceux qui sont traumatisés par ces événements, comme avec les victimes des attentats qui se produisent dans le monde entier. Cependant, face à la barbarie de ces actes, l’indignation ne suffit pas. Il faut s’interroger et débattre sur les causes et les responsabilités qui sont multiples.

Sur le plan intérieur, le bilan est accablant. Au lieu de tirer avantage de ce formidable atout que représente le multiculturalisme de nombre de jeunes Français, nous avons rejeté une partie importante d’entre eux dans la marginalité et l’insécurité sociale. Pendant que nos politiques économiques néolibérales produisaient le chômage de masse et la désindustrialisation, la destruction systématique de l’action publique a conduit à l’asphyxie financière des services publics, de l’école, de l’Université, de la recherche publique, et des associations, nous privant des moyens de prévenir ce qui nous arrive aujourd’hui.

Cependant, la classe politique quasi unanime vote aujourd’hui la prolongation de l’état d’urgence et un ensemble de mesures d’États sécuritaires, accréditant ainsi la thèse d’une guerre que nous aurions à mener contre le terrorisme et nous engageant dans une fuite en avant sans issue. Des mesures de sécurité sont évidemment nécessaires. Mais rien ne saurait justifier la restriction des libertés publiques, avec le motif vague « d’atteinte à l’ordre public » aisément généralisable à toutes les contestations. Cela constitue une menace majeure pour la démocratie et la vie quotidienne, sans que pour autant ces mesures soient efficaces. Nous aurions préféré entendre le discours qui fut celui du premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, après les attentats d’Oslo en 2011 : « nous devons montrer que notre société ouverte peut faire face à cette épreuve. La meilleure réponse à la violence est dans encore plus de démocratie. Encore plus d’humanité. Mais jamais de naïveté. C’est quelque chose que nous devons aux victimes et à leurs familles. Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et plus de tolérance ».

Plus que jamais, le travail des associations citoyennes est indispensable et doit être à nouveau soutenu. L’éducation et la culture doivent redevenir prioritaires, car elles constituent un des principaux socles de la démocratie et de la citoyenneté. Les seules créations de postes de policiers ne suffiront pas, il est nécessaire aussi de ne pas supprimer les financements des associations, et de mettre en place, comme annoncé après le 11 janvier, un vaste dispositif de soutien et de relance de l’éducation populaire s’appuyant réellement sur les mouvements des citoyens.

De même, il est inacceptable de priver les citoyens de leur droit d’expression publique par l’interdiction des manifestations. Dans l’immédiat, le Collectif des associations citoyennes s’associera aux initiatives qui contourneront l’interdiction de manifester pour que s’exprime publiquement la détermination des citoyens, notamment sur la question climatique, et aux actions communes de défense des libertés.

(24 novembre)




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