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Construire un autre chemin
vendredi 18 décembre 2015, par Georges Günther


« Sortir de l’état d’urgence » c’est l’intitulé du nouveau texte que vont publier lors d’une conférence de presse à Paris les signataires de l’appel « Nous ne céderons pas ». Ce texte demande la levée de l’état d’urgence.

Oui il est nécessaire d’obtenir la levée de l’état d’urgence parce qu’il est, comme nous en faisons maintenant l’expérience, le moyen pour restreindre gravement les libertés, le droit d’expression et de manifestation, sans pour autant qu’il soit un moyen d’assurer notre sécurité.

Des personnes qui n’ont rien à voir avec le terrorisme sont brutalement perquisitionnées, mises en garde à vue, assignées à résidence. Manifester n’est plus un droit. Tout individu peut être suspecté non en raison de ses actes mais de son comportement.

Tout indique que le gouvernement joue sur les peurs et le choc des meurtres de Paris pour faire accepter des restrictions aux libertés et à la démocratie. Pour délégitimer nos libertés. Une réforme constitutionnelle est annoncée pour intégrer l’état d’urgence à la Constitution avec un régime spécial de sortie progressive en même temps que la déchéance de nationalité pour certains français ayant la double nationalité, une mesure de l’extrême droite : un programme qui met en place les moyens pour un état d’urgence permanent.
Nous sommes devant une surenchère sécuritaire irresponsable qui constitue une menace majeure pour la démocratie et la vie quotidienne, sans que pour autant ces mesures soient efficaces pour assurer notre sécurité. Une surenchère qui fait le lit de l’extrême droite.

Il est de notre responsabilité de stopper ça en commençant par obtenir la fin de l’état d’urgence. Mener campagne pour la levée de l’état d’urgence comme va le demander demain la centaine d’organisations qui va rendre public ce nouveau texte « Sortir de l’état d’urgence ». Mener campagne avec un calendrier d’initiatives et de rendez-vous pour faire le point en liaison avec d’autres initiatives qui vont se développer en France.

« Nous devons construire un autre chemin que celui qui nous est proposé » écrivent les signataires de l’appel « Nous ne céderons pas ». Un autre chemin que celui de l’autoritarisme, de la stigmatisation d’une partie de la population, des politiques identitaires, des inégalités et de l’aggravation de la pauvreté, celui des postures martiales et de la guerre. Continuer ainsi c’est nourrir le terrorisme et non le combattre. C’est exactement ce que veulent les commanditaires des meurtres de Paris.

Nous avons besoin d’une autre politique qui arrête de faire la courte échelle à l’extrême droite.

Notre responsabilité est de dégager le chemin pour transformer la société dans le sens de la justice et de la liberté, de construire une dynamique de résistance et de transformation sociale à gauche. Comme le dit Edwy Plenel, il s’agit de se donner le calendrier d’une république de l’état d’urgence démocratique, social, écologique, qui parle aux couches populaires fatiguées des promesses non tenues, des impostures, des mensonges. Un calendrier de propositions concrètes qui s’attaquent à la souffrance populaire en affrontant les oligarchies, les intérêts des multinationales au lieu de gérer leurs affaires.

Ce n’est pas vers quoi se dirigent le gouvernement et le président de la République. Exemple symbolique : le gouvernement vient de refuser une nouvelle fois tout coup de pouce au Smic, en utilisant l’argument du MEDEF du coût du travail. 6 euros net de plus par mois pour les salariés les plus démunis, les plus précaires : voilà l’enseignement que tire le gouvernement du résultat des régionales.
Et nous venons d’apprendre également qu’à partir de lundi la CAF est fermée au public. Désormais il faut prendre rendez-vous par téléphone. Le délai minimum pour un rendez-vous est de 3 jours et il faut téléphoner sur un numéro en 08 ! Ce type de mesure dramatique pour les familles les plus pauvres a un effet politique dévastateur dans les couches populaires.

Nous rencontrer, débattre ensemble pour cela, en s’appuyant d’abord sur ce qui existe déjà dans les résistances et les alternatives qui se construisent dans différents chantiers et ils sont nombreux à St Etienne, en matière d’éducation, d’action sociale, de droit au logement pour tous, d’accueil digne des immigrés, en matière économique, en matière d’agriculture paysanne, de circuits courts, de défense de la biodiversité, de respect du vivant, de justice et d’égalité des droits en Palestine...

Elargir, étendre, approfondir ces chantiers, et en parler ensemble, pour construire une autre vision politique. Et aussi proposer d’autres institutions non capitalistes comme nous avons su le faire avec la Sécurité Sociale et le statut des fonctionnaires en 1945.
Construire une nouvelle dynamique progressiste, une nouvelle force politique qui émerge et s’appuie d’abord sur les mobilisations de la société, qui y puise ses forces, ses idées, ses propositions concrètes.

C’est à ce chantier que nous sommes requis, sinon nous irons au bout du désastre.

Georges Günther

(texte de la prise de parole de Georges Günther au nom des Réseaux citoyens de St-Etienne à la réunion publique sur l’état d’urgence à la Bourse du Travail ce 16 décembre)




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