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120 PERSONNES SE SONT RENCONTRÉES À LA BOURSE DU TRAVAIL.
Pour les libertés et la démocratie, pour vivre ensemble : Sortir de l’état d’urgence !
vendredi 18 décembre 2015


Belle réunion commune ce mercredi soir 16 janvier à la salle Sacco-Vanzetti de la Bourse du Travail de St-Etienne. Nouveau rendez-vous des associations mercredi 6 janvier à 18h à la Bourse du Travail...

"Face à l’état d’urgence, nous ne céderons pas !" : 13 associations et syndicats (la CGT, la FSU, Solidaires, La Confédération Paysanne, RESF, la Ligue des Droits de l’Homme, les Réseaux citoyens de St-Etienne, Al Qalam, les Faucheurs volontaires, les Jeunes et étudiants communistes, BDS St-Etienne, l’Organisation de Solidarité Etudiante, la CIMADE) invitaient à une réunion publique à la Bourse du travail mercredi soir 16 décembre. 120 personnes s’y sont rencontrées.


Après lecture par Jean-François Peyrard de l’appel "Nous ne céderons pas" , signé en France par une centaine d’associations et syndicats, de courtes prises de paroles ont eu lieu, pour chacune des organisations invitantes.

Bruno Vennin, de la LDH, a fait savoir que suite à la loi votée le 20 novembre instituant notamment l’état d’urgence pour 3 mois, le Conseil Constitutionnel venait d’être saisi par le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité, et que la LDH contestait, devant le Conseil Constitutionnel, le danger d’atteinte aux libertés fondamentales que constituent la mise en cause du droit de manifester et les perquisitions sans décision de la Justice.

Mireille Carrot, de l’UD-CGT, a exposé deux cas très concrets d’atteintes aux libertés au nom de l’état d’urgence.
D’abord, l’interdiction par le Préfet du rassemblement du 21 novembre place Jean Jaurès. Interdiction au motif réel en fait, formulé par le Préfet, qu’un des aspects de ce rassemblement était "contre les guerres impérialistes", le Préfet y voyant une mise en cause de la politique du gouvernement !
Autre exemple : avec leur syndicat, les personnels de la Maison de retraite de St-Just-St-Rambert ont occupé la salle dans laquelle se tenait une réunion du conseil d’administration de l’établissement. La gendarmerie a téléphoné demandant l’arrêt de cette action, au nom de l’état d’urgence !
L’état d’urgence est donc utilisé dans un tout autre but que de protéger les populations contre le terrorisme : c’est le droit de se rassembler et de contester qui est dénié. La CGT demande donc de sortir de l’état d’urgence. Et alerte sur la dangerosité des modifications constitutionnelles prévues.

Pour la Cimade, Michel Rouanet a attiré l’attention sur les dérives possibles concernant les étrangers, dans cette ambiance d’état d’urgence. La Cimade va s’attacher à sensibiliser sur cette question, et à défendre les libertés.

Martin Pontier, pour les Jeunes communistes, a raconté comment il a été convoqué au commissariat la veille de la manifestation du 21 novembre dont les JC avaient pris l’initiative, pour leur mettre la pression, et lui signifier l’interdiction du rassemblement, sous peine de 7500 euros d’amende et 1 an de prison. "Mais comment pouvez-vous vous opposer à l’état d’urgence ?" lui a-t-il été demandé, alors que les jeunes concernés ne voulaient pas, justement, en rester à l’émotion après le massacre du 13 novembre, et avaient décidé de parler des multiples causes de la situation créée en France.

Clément Dubien, pour OSE-organisation de solidarité étudiante, a témoigné du besoin de discussions et d’actions ressenti par des étudiants, et de la décision de défendre tout particulièrement dans la période actuelle des étudiants sans papiers qui sont plusieurs à recevoir des OQTF-Obligation de quitter le territoire français, comme par hasard... L’association étudiante a fait signer dans la salle une pétition pour une étudiante japonaise menacée d’expulsion.

"Sécurité : oui, mais tout ce qui touche aux libertés publiques ne peut pas durer" a dit Marc Souveton pour la FSU. L’utilisation réelle de l’état d’urgence montre que ce qui est visé n’est pas que le terrorisme... La situation exige donc une vigilance citoyenne. D’autre part, il n’est pas possible de se détourner des responsabilités syndicales dans les domaines de l’accès au travail, des discriminations, du vivre ensemble, de la laïcité...

Myriam Garcia, de Sud-Education / Solidaires a réaffirmé la légitimité des luttes syndicales, le besoin de justice sociale, et le refus du consensus entre exploiteurs et exploités sous prétexte d’unité nationale. Elle a aussi rapporté deux informations qui circulent, gravissimes si elles se confirment : deux collégiens - un du Chambon-Feugerolles et un d’Andrézieux - auraient été placés en Garde à vue (et des perquisitions effectuées au domicile de leurs familles ?) suite à des propos qu’ils auraient tenu après les attentats. Arrêter des mômes de 12 ans au lieu de discuter avec eux ? !...

Monira Mouhoun, pour le collectif BDS de St-Etienne (voir : "Nous sommes français pour la justice") : "Au moment-même où le gouvernement français soutient la politique israélienne, Daesh profite de l’injustice inouïe en Palestine pour recruter en France (...) En réalité ce sont des ennemis de la cause palestinienne et des manipulateurs, ce sont des ennemis de l’humanité tout simplement. C’est pour ça que c’est si important d’imposer la justice en Palestine.
Comme l’a dit Edgar Morin « Pour que cesse la lutte armée en France, il faut gagner la paix au moyen-orient »"
. L’état d’urgence détruit le "vivre ensemble". "Soyons unis pour défendre la liberté, la justice et la solidarité !".

Jean-François Peyrard a expliqué la crainte de RESF que la situation actuelle et l’état d’urgence ne rende encore plus difficile l’accueil des migrants, la crainte que la peur ne vienne casser la solidarité qui existe.

Guillaume Vialette, de la Confédération paysanne a exposé combien le syndicat paysan, qui agit contre l’élimination des paysans et la pression des fermes-usines, a besoin de liberté, de pouvoir manifester et interpeller les citoyens pour obtenir des changements dans la politique agricole. Or déjà, après les manifestations, la Confédération Paysanne est confrontée aux procès ! Dont la FNSEA n’est pas menacée elle, malgré des actions beaucoup plus agressives...

Pour Georges Gunther, des Réseaux citoyens de St-Etienne, "notre responsabilité est de dégager le chemin pour transformer la société dans le sens de la justice et de la liberté (...) de se donner le calendrier d’une république de l’état d’urgence démocratique, social, écologique, qui parle aux couches populaires fatiguées des promesses non tenues, des impostures, des mensonges. Un calendrier de propositions concrètes qui s’attaquent à la souffrance populaire en affrontant les oligarchies, les intérêts des multinationales au lieu de gérer leurs affaires". (Voir : Construire un autre chemin)

Ahmed Abdelouadoud, de la Librairie musulmane Al Qalam, a témoigné de la mise au ban de la société ressentie aujourd’hui par une partie des français, parce que musulmans...

Annick Bossu a confirmé l’engagement des Faucheurs Volontaires d’OGM pour défendre les droits aux actions non violente de désobéissance civile.

Ensuite, une quinzaine de prises de parole se sont succédées, pour témoigner de la mise au ban ressentie aujourd’hui dans différentes parties de la population, de la mise en cause des plus pauvres, du besoin de solidarité et de fraternité, du besoin d’actions et d’initiatives solidaires dans les quartiers, du refus de se laisser intimider et de la volonté de poursuivre les combats contre les injustices, et de défendre les libertés et la démocratie.
Plusieurs idées d’initiatives ont été proposées. Parmi lesquelles des démarches en direction des parlementaires du département, députés et sénateurs, pour qu’ils se prononcent pour la levée de l’état d’urgence.

Un 2ème appel national "Sortir de l’état d’urgence" est présenté publiquement ce jeudi 17 décembre à Paris. Signé par plus de 100 associations et syndicats de la société française.
Les organisations qui souhaitent y joindre leur signature sont invitées à le faire auprès de la LDH.

Dans la Loire, pour envisager les prochaines initiatives, notamment autour du deuxième appel national, une nouvelle réunion commune aura lieu mercredi 6 janvier à 18h à la salle 66 de la Bourse du Travail.

photo Sandra Suchet.




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