Réseaux citoyens de St-Etienne
Accueil Qui sommes-nous Nous contacter Nous aider Plan du site Admin
   
Vous êtes ici : Réseau salariat > Pour le retrait du "projet de loi travail" et de nouvelles garanties et protections collectives.
A la une
Agenda
Albums photos
Images à la une
Envoyez la musique !
La France insoumise / Jean-Luc Mélenchon
Nous sommes Grecs
Agroécologie
Agriculture paysanne
AMAP et réseau des AMAP
AMAP-Saint-Etienne
L’avenir du mouvement des AMAP
Les Amap dans la Loire
FAQ - De la ferme au quartier
Collectif Zérogm42
Collectif "nourrir l’humanité"
Maison de la semence
G.R.A.I.N. / Via Campesina
Collectif Liberté Justice Palestine
Chroniques pour la Palestine
Moyen-Orient et monde arabe / Georges Corm
Réseau RESF
Réseau Solidarité Rroms
Egalité des droits / Antiracisme
Une école pour tou(te)s
Survie / Françafrique
Quelle connerie la guerre !
Collectif "personne à la rue !"
Justice sociale / Droits sociaux
Assises droits sociaux
Forum des droits sociaux
Logement
Non au CPE !
Santé
Services publics
Travail / Emploi / Retraite
Portail pour l’accès aux droits sociaux
Le travail social dans la crise
Terrain d’entente
Groupe de réflexion "travail travail !"
Réseau salariat
Ecole / Education populaire
Justice écologique
Collectif Action Climat - CLAC
Sortir du nucléaire
Démocratie
Démocratie participative
Porto Alegre/St-Etienne
Libertés
Europe
Sortir du capitalisme
TAFTA
Changer la mondialisation ?
Forums sociaux
Changer la gauche ?
Gouvernement Hollande-Ayrault-Valls
Gouvernement Sarkozy
Chronique d’une élue citoyenne
Ville de Saint-Etienne
Conseil municipal
Elections municipales 2008
C’est notre histoire
Culture / idées
Les Héroïnes
Libres paroles
Des livres, des films, des sites...
Cafés citoyens au Remue-Méninges
Atelier de philosophie
Université Populaire - Laboratoire Social / Collectif Malgré Tout
Médias
Qui sommes-nous
Réseaux/Associations
CE JEUDI 31 MARS, JOURNÉE NATIONALE DE GRÈVE ET DE MANIFESTATION
Pour le retrait du "projet de loi travail" et de nouvelles garanties et protections collectives.
Manifestation à 10h à Roanne, à 11h à St-Etienne
mercredi 30 mars 2016


Après la journée nationale de manifestations du 9 mars qui ont rassemblé en France 500 000 personnes (Voir), de nouvelles journées d’action notamment des jeunes ont eu lieu les 17 et 24 mars.
Le 17 mars, plus de 1 000 personnes ont manifesté à St-Etienne, les étudiants et lycéens (notamment d’Urfé) depuis le campus Tréfilerie pour rejoindre des salariés devant la Bourse du Travail puis aller jusqu’à la Préfecture, où plusieurs prises de parole ont eu lieu (lire ci-dessous l’intervention de Mireille Carrot de la CGT)
Le 24 mars, c’est un rassemblement de jeunes essentiellement, qui a eu lieu place du Peuple.

"A ceux qui veulent précariser les jeunes, les jeunes répondent : Résistance !"


Le mouvement pour le retrait du projet de loi du gouvernement et du MEDEF va prendre une nouvelle ampleur ce jeudi 31 mars.
Voir le communiqué commun des organisations syndicales à la veille de cette journée :
http://www.cgt.fr/Communique-commun-CGT-FO-FSU-Union.html
A St-Etienne, rendez-vous à 11h place Jules Ferry (Bizillon) pour manifester jusqu’à la Préfecture. Les étudiants rejoindront le cortège au passage devant le campus de Tréfilerie.
A Roanne, rendez-vous à 10h à l’ancienne Bourse du Travail, pour manifester jusqu’à la mairie.


Pour désamorcer les mobilisations et chercher des appuis, le gouvernement a annoncé des "modifications". En réalité, elles ne changent quasiment rien.
Voir cet article de l’Humanité : Loi El Khomri : pourquoi il faut encore et toujours dire non

La "Loi Travail" du gouvernement, appuyée par le MEDEF, c’est :

-  les licenciements économiques facilités. Une baisse de commandes, du chiffre d’affaires ou des pertes d’exploitation suffiraient à les justifier...
-  le plafonnement des indemnités de licenciement (prud’hommes) prévu par la 1ère mouture deviendrait un barème "indicatif" (petit recul), mais resterait l’objectif...
-  Sous prétexte de préservation de l’emploi, des accords pour travailler plus en gagnant moins. Avec licenciement facile de ceux qui refusent... C’est le fameux article 13, que des juristes analysent comme une bombe à retardement (Voir Jean-Charles Mirande et Hervé Tourniquet).
Cet article 13 de la loi El Khomri stipule en effet :
« Lorsqu’un accord d’entreprise est conclu en vue de la préservation ou du développement de l’emploi, ses stipulations se substituent de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail, y compris en matière de rémunération et de durée du travail.
L’accord mentionné au premier alinéa ne peut avoir pour effet de diminuer la rémunération mensuelle du salarié.
Le salarié peut refuser la modification de son contrat de travail résultant de l’application de l’accord mentionné au premier alinéa. Ce refus doit être écrit.
Si l’employeur engage une procédure de licenciement à l’encontre du salarié ayant refusé l’application de l’accord mentionné au premier alinéa, ce licenciement ne constitue pas un licenciement pour motif économique et repose sur une cause réelle et sérieuse. Il est soumis aux dispositions relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. »

-  une surveillance médicale des salariés réduite.
-  l’élargissement des accords avec des "salariés mandatés".
-  la possibilité pour un accord d’entreprise de fixer le niveau de majoration des heures supplémentaires, avec un plancher à 10%, sans tenir compte de l’accord de branche. Le verrou de l’accord de branche saute.
-  la modulation du temps de travail par accord d’entreprise ou de branche sur 3 années. Aujourd’hui, cette modulation est possible sur une année. Les salariés sont aux 35 heures non pas par semaine, mais en moyenne sur l’année. Le texte prévoit d’élargir cette possibilité jusqu’à trois années, ce qui reporte l’éventuel paiement d’heures supplémentaires à la fin de cette période de référence...
-  Le référendum contre les syndicats mis en place pour le temps de travail. En attendant d’autres domaines... Il s’agit, sous prétexte de démocratie, de casser le rempart que peuvent constituer les syndicats face au chantage à l’emploi utilisé par les employeurs pour obtenir des reculs sociaux.


Mireille Carrot (CGT) devant la Préfecture le 17 mars : "Le retrait de ce projet de loi, et des propositions pour un code du travail du XXI siècle"







"Nous pouvons le dire clairement, les annonces faites par le 1er Ministre le 14 mars, à l’issue d’une pseudo concertation avec les organisations syndicales ne changent rien à la régression contenue dans le projet de loi travail.
Oui Ce projet de loi constitue un nouveau recul social majeur, il transforme le code du travail en simple code de bonne conduite au service des entreprises qui pourront précariser et licencier plus facilement mais aussi réduire les garanties collectives des salariés.

Les politiques mises en œuvre ces dernières années ont eu pour résultats :
-  De faire travailler ceux qui ont un emploi, plus et plus longtemps avant de prétendre au droit à la retraite, empêchant ainsi aux jeunes de rentrer sur le marché du travail
-  De faciliter les licenciements économiques de ceux qui ne supportent plus leurs conditions de travail (inaptitude, rupture conventionnelle...)
-  De supprimer des milliers de postes, dans le privé comme dans le secteur public.
Nous devons amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet de loi.
Le gouvernement est fragilisé par le succès de la mobilisation du 9 mars qui a ressemblé près de 500 OOO manifestants dans toute la France. Il craint désormais un mouvement généralisé des travailleurs et de la jeunesse.
Nous devons en profiter pour le faire reculer et gagner sur nos revendications !

Nous avons des propositions pour un code du travail du XXI siècle constituant une vraie conquête sociale.
Il faut Diminuer la durée du travail en imposant les embauches correspondantes,
Il faut interdire les licenciements et les suppressions de postes, dans le privé comme dans le public
Licencier plus facilement n’a jamais permis de créer de l’emploi
Il faut abroger les lois retardant l’âge de la retraite cela permettrait la création de centaines de milliers d’emplois en CDI ou sous statut pour nos jeunes.
Il faut répartir autrement les richesses crées par les travailleurs, taxer les dividendes et arrêter la politique d’exonérations de cotisation sociale mettant à mal notre système de protection sociale.
Oui des propositions nous en avons...
Mettons toutes nos forces pour réussir le 31 mars, jour où nous appelons tous les salariés, du privé, du public à être massivement en grève pour bloquer la production et à rejoindre les jeunes et retraités dans les manifestations.
Tous ensemble, soyons en convaincu, nous gagnerons le retrait de ce projet de loi pour imposer de nouvelles conquêtes sociales."




Dans la même rubrique :
Contester le pouvoir des actionnaires sur l’utilisation des richesses produites.
Une interview de Bernard Friot sur la révolution du salaire à vie
Compétitivité : vous avez dit « baisser les charges » ?
Développer le salaire socialisé pour sortir du capitalisme ?
Avant-projet de loi El Khomri : une soumission quasi totale à l’employeur.
La question du travail et des conventions de travail...
Coup de force contre le travail
La retraite, c’est révolutionnaire !
"1945 : on continue !" Conférence Réseau Salariat avec Bernard Friot
La loi El Khomri supprime le CDI... il faut généraliser le salaire à vie, en commençant par la jeunesse. Voici comment...




Proposer un article | Nous contacter | Plan du site | Admin | Accueil