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POUR LE RETRAIT DE LA "LOI TRAVAIL" !
L’enjeu : un code du travail et la loi égale pour tous, ou bien une spirale de dumping social dans les entreprises...
Manifestation nationale à Paris mardi 14 juin. Manifestation à St-Etienne à 10h30 à la Bourse du Travail. La Votation citoyenne se poursuit dans les entreprises...
mercredi 1er juin 2016, par Roger Dubien


Dernière minute : 12 cars partiront de la Loire ce mardi 14 juin pour aller à la manifestation nationale à Paris. On peut encore s’inscrire auprès de la CGT au 04 77 49 24 92, ou bien dans les Unions locales. Des départs en voitures s’organisent aussi... Une manifestation aura lieu également à St-Etienne. Rassemblement à 10h30 à la Bourse du Travail. Rendez-vous aussi jeudi 16 à 20h30 au cinéma Méliès St-François, à la projection-débat du film "Comme des lions", qui retrace la lutte des ouvriers de PSA Aulnay, avec la participation de Philippe Julien, ancien secrétaire du syndicat CGT de l’entreprise.

St-Etienne a connu jeudi 26 mai une puissante manifestation. Partie de Chateaucreux (devant le siège de Casino où près de 200 gérants non salariés des magasins Casino étaient venus manifester devant leur siège pour refuser un système de franchise - une ubérisation rampante), la manifestation a remonté la voie du tram par Fourneyron et l’avenue de la Libération, pour rejoindre la Place de l’Hôtel de ville où elle s’est terminée vers 13h seulement !



6.000 personnes au moins avaient manifesté le 19 mai. Jeudi 26, il y avait encore plus de monde...
Télécharger l’intervention de Mireille Carrot - 195 ko
Télécharger l’intervention de Mireille Carrot
 
Alors même que les manifestations, rythmées par le cortège des jeunes, durent très longtemps, et du coup des manifestants partent avant la fin, entre autres pour économiser les heures de grève...
Place de l’Hôtel de Ville, plusieurs prises de parole (CGT, FO, organisations de jeunesse) ont eu lieu.




Partout en France, la journée du 26 mai a été forte. A Paris, 100 000 personnes ont manifesté selon FO et la CGT. Et le soir même, 7 organisations syndicales et de jeunesse ont annoncé une manifestation nationale le 14 juin dans la capitale, et l’organisation d’une votation citoyenne dans tout le pays sur la loi El Khomri. Parce que tout le monde ne peut pas, pour l’instant, faire grève et manifester...
Voir le communiqué intersyndical : Loi Travail : un nouvel élan avec plus de salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi, retraités dans l’action

C’est bien parce que le refus de cette loi dictée par le MEDEF ne faiblit pas que depuis une quinzaine de jours une campagne médiatique et politique haineuse est menée contre les opposants, campagne qui vise tout particulièrement la CGT.
Mais les enquêtes d’opinion indiquent toujours que près des 3/4 de la population rejettent cette loi, et que les 2/3 des français veulent que le code du travail s’impose aux entreprises.
Ni les images de "casseurs" ni le disque sur "l’essoufflement de la mobilisation" n’ont réussi à démobiliser. Alors, feu sur la CGT, accusée de "bloquer le pays", d’"actes minoritaires", de "prise d’otages", de "terrorisme social", de "mise à genou de la France", de "radicalisation", d’"irresponsabilité"... : un langage de guerre sociale. Valls et Hollande en tête (qui répètent que la Loi travail et notamment son article 2 ne seront pas modifiés - et la droite leur souffle de ne pas lâcher), tous les grands médias (tous tenus par des groupes financiers)... Et maintenant, Gattaz lui-même, le patron du MEDEF, vient d’attaquer la CGT : « syndicat à la dérive en décalage avec les attentes des salariés » ( ! ! - cocasse de la part du chef du grand patronat), minorité de "voyous" et "terroristes", qui met en cause " la capacité de la France à se réformer". Le chef du CAC40 demande au gouvernement de maintenir le cap sur la réforme du marché du travail et de ne surtout « pas toucher à l’article 2 » du projet de loi Travail, qui fait prévaloir les accords d’entreprises sur la convention collective.
Au moins, c’est clair, et c’est le patronat lui-même qui confirme le sens de cette loi...

La loi égale pour tous, ou bien la loi du plus fort grâce à "l’inversion de la hiérarchie des normes" ?

Car le MEDEF ne se trompe pas sur le coeur de cette loi, qu’il a directement inspirée :  "l’inversion de la hiérarchie des normes" et la prééminence des accords d’entreprise pour l’organisation du travail (temps de travail et de repos, paiement des heures supplémentaires etc...) (1). C’est à dire la possibilité pour le patronat de se faire, entreprise par entreprise, son code du travail à sa main.
Pour cacher ça, on nous martèle (gouvernement, Berger de la cfdt, Medef) que cette loi va enfin permettre la négociation dans les entreprises. Ahurissant : ça fait un siècle et demi qu’il y a des négociations d’entreprise, c’est le B-A-BA du syndicalisme, et Philippe Martinez vient de rappeler que la CGT signait 85% des accords. Mais ce que cette loi instaure, c’est la négociation avec un patronat qui serait en situation de force comme jamais depuis un siècle, puisque l’article 2 (inversion de la hiérarchie des normes) prévoit que :
-  un accord d’entreprise pourra être en-dessous de la loi. Ce qui signifie plus de loi, plus de règle commune à tous, applicable partout, plus d’égalité devant la loi.
-  et un accord d’entreprise pourra être en-dessous de l’accord de branche. Donc : plus de conventions collectives.

Tout cela sous prétexte de "faire les choses au plus près de la réalité du terrain". En réalité ça veut dire que c’est le patronat qui fera la loi, sa loi, selon le rapport de forces entreprise par entreprise. Et il fera sa loi en situation de domination : car aujourd’hui le rapport salarial dans les entreprises capitalistes est un rapport inégalitaire, le contrat de travail est aussi un acte de subordination, il y a une inégalité fondamentale entre le salarié et celui qui a sur lui le pouvoir de décider s’il va avoir ou pas un emploi.

La négociation, certes devenue rare, a toujours été possible. Mais le code du travail prévoit qu’elle n’est pas possible pour faire pire que la loi. C’est ça que le MEDEF veut faire sauter avec cette "loi travail", pour accélérer une spirale de régression sociale. Si le code du travail saute, tout le monde sait ce que donneront des négociations sous la menace du licenciement et le chantage à la fermeture de l’entreprise.

Et cette loi veut dire aussi : fin de l’égalité entre entreprises. Et ruée vers la concurrence déloyale. Toutes les entreprises seront incitées à réduire les droits, car celles qui ne le feront pas seront défavorisées dans la concurrence et perdront des marchés. En avant le dumping social généralisé.
C’est pourquoi une partie du patronat ne voit pas d’un bon oeil cette loi travail.

Philippe Martinez a raison : "c’est la colonne vertébrale du texte qui est mauvaise, et qui organise le dumping social". Et il appelle à négocier une réforme du code du travail, oui, mais pour instaurer un code du travail du 21ème siècle, avec plus de droits attachés à la personne.

Pour le capitalisme financier, le moment est venu de revenir en arrière...

Cette "loi travail", écrite sous la dictée du MEDEF, n’est pas une modernisation, c’est une régression.
Au 20ème siècle, le mouvement ouvrier et la société ont commencé à construire des institutions alternatives aux institutions capitalistes. Avec la Sécurité Sociale, avec le statut de la fonction publique (instituant le salaire à vie qui reconnaît la qualification personnelle - tout comme la retraite), avec le développement des services publics... : des millions de personnes produisent déjà sans employeur, sans devoir passer par le "marché du travail", sans mettre en valeur du capital, sans financer les investissements par recours au crédit auprès des financiers, des "prêteurs".
Et pour les millions d’autres qui travaillent dans "l’emploi", dans des entreprises capitalistes, le code du travail et les conventions collectives ouvrent des droits et donnent des garanties, des protections (embauche, licenciement, santé, conditions de travail, horaires...), tout ça est codifié dans le code du travail. Pour eux, salariat signifie certes toujours subordination à un employeur, mais obligation pour le patronat de respecter la qualification des postes, la convention collective. Chaque entreprise ne peut pas faire ce qu’elle veut. Il y a un code du travail national, des lois devant lesquelles on est censé être égaux.

C’est ça que le MEDEF veut aujourd’hui faire exploser. Les garanties et protections qu’il a dû accepter pour les emplois sont de trop.
Cette désintégration des droits serait un puissant stimulant pour que plus de monde et notamment les jeunes fuient les emplois pour devenir "auto-entrepreneurs" et travaillent encore plus sous la domination des financiers, surexploités dans des formes pires que l’emploi. Avec un "revenu de base" ou "revenu universel" pour permettre la survie...

La "loi travail" s’inscrit dans ce projet-là. Alors que la réforme à mettre à l’ordre du jour est la mise en place du salaire à vie pour tous.
Voir dans la vidéo ci-dessous les explications de Bernard Friot à Sciences Po Rennes. Notamment les 28 premières minutes et surtout les 10 minutes finales à partir de 1h44’.

Roger Dubien

(1) il y a d’autres aspects, liés : le périmètre des licenciements économiques (permettant de se débarrasser des opposants à ces accords), l’instauration d’un référendum en cas d’accord minoritaire et la réforme de la médecine du travail...


De prochains rendez-vous...

-  
 
Ce vendredi 3 juin, rassemblement à 13h devant le Palais de Justice de St-Etienne pour soutenir les 3 jeunes inculpés suite à la construction du mur symbolique dans la Grande-rue, devant la Préfecture le 31 mars (Voir Retrait de la loi El Khomri-Hollande !)

Cliquer sur la vignette pour télécharger l’appel des organisations syndicales et de jeunesse au rassemblement de soutien aux 3 jeunes manifestants

Ce 26 mai, après la fin de la manifestation place de l’Hôtel de ville, 200 jeunes sont allés en direction du Tribunal devant lequel ils voulaient déployer une banderole "stop à la répression". Mais la rue était bloquée par les CRS. Alors, slogans et chansons...


-  La CGT organise des cars pour la manifestation du 14 juin à Paris. Pour St-Etienne, contacter l’Union Locale CGT : cgt.saint.etienne@wanadoo.fr
Tel : 04 77 25 90 89
A noter que tous les lundis soirs à 18h, l’UL-CGT organise salle Sacco-Vanzetti de la Bourse du Travail une assemblée de mobilisation ouverte à tous.



Retour sur la manifestation du 19 mai...

6000 personnes avaient manifesté le jeudi 19 mai, de la Bourse du Travail à la Place de l’Hôtel de ville.
Télécharger la prise de parole de Jean-Michel Gourgaud le 19 mai à St-Etienne - 63.7 ko
Télécharger la prise de parole de Jean-Michel Gourgaud le 19 mai à St-Etienne
 
Dans cette manifestation, les étudiants en Art avaient dénoncé les "parachutes dorés", les fleuves de fric qu’empochent les grands patrons et les financiers...




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