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Déclaration / prise de position de l’UD-CGT de la Loire à propos des réfugiés et migrants.
dimanche 12 février 2017


Cette déclaration de l’UD-CGT a été adressée à tous ses syndicats en décembre 2016.

"La question des migrants, demandeurs d’asile, réfugiés se pose avec acuité dans la société et autour de nous. L’Union Départementale CGT tient à réaffirmer avec détermination que l’accueil des réfugiés et demandeurs d’asile doit rester une priorité incontournable dans notre pays comme dans toute l’Europe. En effet l’Histoire et l’origine des phénomènes migratoires ne peuvent que nous inciter à aller dans ce sens. Le colonialisme et l’après-colonialisme , les interventions souvent désastreuses des nations occidentales qui ont amené les guerres, les considérations géostratégiques, l’organisation mondiale du capitalisme qui ne recherche que le profit ... ont engendré des situations d’injustice, de conflit, de pauvreté, de détresse, de non-respect des droits fondamentaux. Cela va même jusqu’à la déréglementation climatique qui est une cause de plus en plus importante de départ des populations.

Et nous ne devrions pas assumer ? Nous devrions rejeter ?

Comment admettre et tolérer que notre pays, à l’histoire sociale riche de sa capacité d’accueillir et d’intégrer de tous temps des populations venues chercher en France un avenir meilleur quelle qu’en soit la raison, ne soit plus en mesure, aujourd’hui, d’y répondre avec dignité et respect des personnes ?


Notre société et nous-mêmes en tant que citoyens et militants devons absolument éviter sur ces questions plusieurs écueils :

1) l’UD CGT condamne sans réserve, et avec la plus grande fermeté, celles et ceux qui opposent la question de la pauvreté, de la misère sociale avec celle de l’accueil des migrants dans des conditions dignes. Les pauvretés et les précarités ne s’opposent bien sûr pas entre elles. Elles sont le fruit des politiques désastreuses qui se sont beaucoup éloignées d’une juste répartition des richesses et du bien commun. Ceci est conforté par la destruction progressive des services publics, le manque de moyens destinés aux communes et aux associations... A cela doit s’ajouter notre volonté de ne pas opposer les causes migratoires : un demandeur d’asile pour raison économique est tout aussi respectable qu’un réfugié politique, ou autre, dans la mesure où toute démarche de départ doit être considérée comme un appel à l’aide ; Là aussi notre responsabilité nationale et citoyenne est bien sûr engagée.

2) Ce ne sont pas les migrants qui augmentent la précarité et la misère, bien au contraire.Toutes les études économiques le démontrent : l’accueil des nouvelles populations renforce systématiquement l’Economie du pays d’accueil et cela de façon pérenne. Financièrement les flux migratoires amènent au pays plus d’argent qu’ils n’en coûtent. Au niveau de l’emploi il n’est donc pas question d’opposer chômage et migrations et il faut bien aller plus loin, dans l’analyse politique, pour expliquer le maintien d’un taux de chômage élevé. La CGT s’y emploie en dénonçant la désindustrialisation, la course au productivisme effréné et le coût du capital qui appelle de facto à la précarisation pour rentabiliser toujours plus ses profits. Ne nous trompons pas d’adversaires ! !

3) Il nous aussi éviter l’écueil du nationalisme : confrontés aux différents échecs de l’Europe et à ses dérives financières et libérales, la CGT appelle à demeurer encore plus dans l’action collective, dans l’ouverture et dans l’internationalisme. Le repli sur soi et le rejet de l’autre ne peuvent que conforter une vision sociétale à court terme accompagnée d’un déficit de solidarité. La question d’une Europe politique, sociale, fiscalement juste et harmonisée rejoint bien évidemment celle des migrations.

L’Union Départementale CGT appelle l’ensemble de ses adhérents et de ses organisations à porter le débat auprès des salariés, des chômeurs, des étudiants et des retraités, dans leur entreprise, leur lieu de travail et lieu de vie afin de combattre les propos nauséabonds et plus simplement les idées reçues qui font souvent très mal. Il convient également de découvrir les points positifs : dans notre département comme partout ailleurs en France de nombreuses actions d’accueil et de réflexion sont menées. Oui la solidarité tient le coup, elle est inventive et déterminée en face des décideurs et des pouvoirs publics. L’UD CGT appelle à la soutenir et à la relayer collectivement et individuellement. La participation de l’UD CGT au collectif ligérien « Pour que personne ne dorme dans la rue » doit être ce relais pour notre engagement syndical sur ces sujets."

St Etienne le 22/12/2016.




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