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S’il y a du travail, où sont les emplois ?
lundi 23 août 2004


Avec d’autres associations, dont pour St-Etienne les amicales laïques de Beaubrun et du Crêt de Roc, l’APEIS - Association pour l’emploi, l’information et la solidarité des chômeurs et précaires - organise une journée au Grau du Roi ce samedi 28 Août. Plus de 200 personnes, adultes et enfants de St-Etienne et de l’Ondaine, vont y participer. Nous en reparlerons...

Les choses ne sont pas en train de s’arranger en ce qui concerne l’emploi.
On a appris cet été que les résultats financiers de beaucoup de grandes entreprises, c’est-à-dire les profits, ont été florissants pour 2003. Mais les plans de suppressions d’emplois se sont succédé eux aussi. Et l’expérience montre maintenant qu’une "relance de la croissance" ne permet pas de créer beaucoup d’emplois. Il n’entre pas dans les objectifs de l’entreprise moderne celui de fournir durablement du travail a tout un chacun ...
C’est donc une réorganisation et une transformation de la société en profondeur qui est nécessaire. Oui mais quoi, comment ? Il est indispensable d’ouvrir dans toute la société un grand débat là-dessus. Nous voulons contribuer à le mener au cours des prochains mois...

Du côté des défenseurs du système actuel, la décision est simple : dégager le plus possible de chômeurs des ANPE, et réduire le plus possible les indemnités Assedic.
Ceci explique en partie l’aggravation en cours de la situation sociale de milliers de familles.

A l’ANPE : qu’est-ce que c’est que ces chômeurs qui n’ont pas de travail ?

Le pointage par téléphone, c’est facile : un coup de téléphone... C’est aussi bien pratique pour virer des gens des listes de demandeurs d’emplois. Les chômeurs ne reçoivent plus rien. Alors c’est facile d’oublier de pointer pendant la période du pointage. Surtout pour celles et ceux qui ne sont plus indemnisés, et dont certains en viennent à dire : à quoi bon ?

Pour ceux qui sont inscrits et n’ont pas trouvé de travail au bout de 6 mois, l’ANPE organise (et renouvelle tous les 6 mois) une réunion, "pour faire le point du PAP - plan d’accès à l’emploi".

 Zoom sur une réunion tenue à l’ANPE de Centre deux début 2004... 

20 personnes convoquées. La quasi-totalité est présente.
Objectif de la réunion : "pourquoi vous êtes toujours sans emploi ? Il faut voir ce qui ne va pas dans la recherche".
Trois personnes animent la réunion, deux employés de l’ANPE et une personne d’une association "sous-traitante". La réunion se déroule sous la forme d’un entretien collectif puis d’un "entretien individuel".

Une femme. Elle recherche un emploi de cuisine dans une collectivité. Elle y a travaillé 10 ans. Elle ne trouve rien.
- " vous avez un profil CES. Vous avez essayé ? "
- "ça ne m’intéresse pas. J’ai déjà fait un CES. Je veux un emploi".

Une femme. Un an et 1/2 de chômage. Licenciée après un congé parental. Cherche un travail de secrétariat.
-" la question qu’on me pose : vous avez des enfants ? ". Elle en a 3. On ne la prend pas.

Une femme. Elle vient d’être rappelée par son ancienne entreprise. Mais c’est pour un remplacement maladie...

Un homme. 4 ans et demi de chômage. Il a travaillé dans la sidérurgie. Un peu partout. La dernière fois, à st-étienne.
Mais il a 57 ans. Il est toujours refusé.
-"ils n’ont pas le droit de vous refuser à cause de votre âge".
- "oui, et d’ailleurs on me dit toujours : on ne vous a rien dit".

Une femme. Elle a travaillé dans la confection. Dans la dernière entreprise : 7 ans, sous 7 contrats différents. Elle a demandé un CDI.
-Dehors !S

Une femme. Cherche un CES secrétariat.

Un homme. Ingénieur sans travail depuis 12 ans.
Il a abandonné, ça se voit. Il est mis en cause personnellement.
"il y a un problème, pour nous".
Il faudrait qu’il sorte des chiffres de l’ANPE ?

Une femme. 15 ans sans travail. Pour élever ses enfants. Dans les agences d’intérim, on lui pose une question : votre âge ?..

Un homme. Jeune , la trentaine. A fait divers boulots. Dont le gardiennage. Il veut monter quelque chose. "il est hors de question maintenant que je travaille pour quelqu’un"S

Une femme. Bac + 3. Elle espère un CES bureautique.

Le ton général de la réunion, côté ANPE, c’est en gros : "mais qu’est-ce que c’est que ces chômeurs qui n’ont pas de travail ?"
Une question n’est pas abordée à l’ANPE : il y a des emplois où il n’y a pas d’emplois ?

Roger Dubien.

Vécus et ressentis de la précarité du travail

Témoignages recueillis par Marie-Thérèse Odin, qui a coordonné à St-Etienne l’Université Populaire d’ATD Quart-Monde sur le RMA et la précarité au travail - printemps 2004.

"Je suis allée au service Insertion du Centre Social. J’ai rempli un projet.
Je termine un CES de 9 mois.
Je viens de signer un autre contrat RMI pour garder mon statut."

"J’ai fini mon CES le 31 mars.
J’avais demandé un CDI dans les écoles.
La personne qui l’a eu a fait seulement 3 mois de stage.
J’ai travaillé 7 mois ; puis poubelle !"

"L’ANPE m’a proposé une formation pour une recherche d’emploi.
J’ai accepté, mais j’ai été déçue !
Depuis le 8 janvier où j’ai terminé, toujours pas d’embauche !
Le 19 mars, nouvelle proposition de formation ; c’est la même !
Je la refuse. C’est pas sérieux !"

"Au chômage après un CES de 12 mois terminé le 16 mars, un mois après je ne suis pas encore payée.
Au chômage, on compte 10 jours de carence, mais les 6 jours suivants ?
J’ai dû emprunter à mon fils pour payer le loyer."

"J’ai droit au chômage une année.
L’établissement public où j’ai fait mon CES me propose un travail pour 2 mois.
Ensuite, je m’inscrirai de nouveau au chômage ; pour combien de mois ?"

"Nous dépensons plus en travaillant qu’en étant chez nous.
Il m’est proposé un travail où je démarre à 5 heures du matin.
Comment accepter ? Je suis seule avec 3 filles de 3 à 7 ans".

"L’ANPE me propose un travail à 15 kms de chez moi, à partir de 6 heures le matin et je n’ai pas de moyen de transport.
J’ai refusé. L’employé me propose un autre travail à 25 kms de chez moi ; je refuse pour les mêmes raisons. « Alors, vous ne voulez pas travailler ! »"

"On nous a leurré avec les CES en nous faisant croire à un travail possible ; la même chose redémarre avec le RMA !"

Et cependant...

"Avec un C.D.I. ça va bien mieux pour le moral. Ça stabilise.
J’ai des copains. Je suis mieux dans ma tête."

"Le travail me sort de chez moi. Il me fait vivre. Il me permet de voir des gens.
Au chômage, je perds le sommeil. Je suis de nouveau angoissée.
C’est injuste que des gens soient embauchés à ma place !..."




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