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Le témoignage de Fatima, qui a renoncé à retourner au lycée D’Alembert à St-Etienne.
Nouvelle projection débat du film "Un racisme à peine voilé" ce samedi à 14h30...
mercredi 6 octobre 2004


Le 17 septembre, lors de la soirée-débat autour du film de Jérôme Host "Un racisme à peine voilé", organisée à Montreynaud par le collectif "Une école pour tou-te-s 42" (Voir le compte-rendu de cette soirée), une jeune fille a expliqué comment elle avait renoncé à retourner au lycée à cette rentrée.
Cette jeune fille s’appelle Fatima. Fatima était présente à la récente réunion du collectif "Une école pour tous-toutes". Voici son témoignage...

"L’école a toujours été un plaisir pour moi. J’adorais étudier, je me faisais des camarades et parfois même des amis.
Mais il est arrivé une chose dans ma vie qui fait qu’aujourd’hui, je ne peux plus suivre de cours dans un établissement public.
Il y a 3 ans, j’ai décidé de porter le voile. J’étais à l’époque, en 3ème au collège.
Certains professeurs ne me comprenaient pas ou plutôt n’avaient pas compris mon choix mais ils le respectaient et m’acceptaient quand même.

Cela a changé lors de ma première année au lycée. Je n’ai pas compris pourquoi tout a été différent. Mon voile était rejeté, ça été une période très dure.
Les professeurs m’ignoraient complètement. Je n’avais pas le droit à un bonjour.
Pire, lorsque je posais une question, on ne prenait même pas la peine d’y répondre.
Mes camarades subissaient des pressions pour qu’elles ne restent plus avec moi. Souvent, j’étais sous-notée, je rendais des travaux sur lesquels j’avais passé du temps et je n’avais que des 7 ou 8.
ça a été très très long, Une semaine me semblait être un mois. Mais j’ai patienté.
Lorsque la fin de l’année est arrivée, j’ai décidé de ne pas me réinscrire car j’ai été dépassée par cette année pleine de stress.

Aujourd’hui, je me retrouve au chômage à 17 ans. Alors que j’ai grandi dans un pays de Liberté et d’Egalité. Maintenant, je ne me sens plus libre et encore moins égale et je m’inquiète pour les principes de la France".


La réunion du Collectif "Une école pour toutes/tous"...

Les dégâts de cette loi discriminatoire, qui s’inscrit dans le contexte plus global de guerre des civilisations, n’ont pas fini de se faire sentir. C’est une action pour la liberté sur la longue durée qui est donc à l’ordre du jour. La France s’est par ailleurs fait rappeler à l’ordre par l’ONU concernant le respect des droits des enfants. (voir plus bas)

Vendredi 1er octobre, une vingtaine de personnes ont participé à la réunion de travail du Collectif Une école pour tou-te-s 42.
Un point a été fait sur les discriminations et les exclusions en cours en cette rentrée scolaire. A St-Etienne et ailleurs. Des élèves musulmanes sont frappées, mais des jeunes sikhs sont aussi en procédure d’exclusion. Les discriminations ne se limitent pas à l’école. Ainsi, à St-Fons (69), une jeune femme a été refusée comme témoin au mariage de son amie parce qu’elle portait le foulard !

Plusieurs initiatives ont été mises en chantier...

-  Ce samedi 9 octobre, une nouvelle projection-débat aura lieu avec le film "Un racisme à peine voilé". A 14h30, au Centre Al Qalam, 58 rue Balay à St-Etienne.
D’autres suivront dans des quartiers stéphanois.

-  Samedi 7 novembre, participation à la journée nationale de lutte contre le racisme.

-  un atelier autour de la laïcité et de la présence musulmane a été proposé pour le prochain Forum social local de St-Etienne.

-  D’autre part, une importante initiative autour de la laïcité est envisagée en 2005.
On a d’ailleurs appris à ce propos que la Fédération des oeuvres laïques de la Loire (qui s’est prononcée contre la loi sur le foulard) a décidé d’organiser des débats dans les quartiers pour le centenaire de la Loi de 2005.

-  Une liste de discussion interactive sur Internet, appelée "Liberté", est créée.
Elle sera un outil d’information et de travail à la disposition de toutes celles et de tous ceux qui veulent une école ouverte à toutes et à tous, faire respecter et promouvoir la liberté de chaque personne, combattre le racisme, faire disparaître les discriminations...

L’adresse de cette liste (à laquelle poster les messages) est : liberte@reseauxcitoyens-st-etienne.org

On peut s’y abonner en envoyant un message à : liberte-subscribe@reseauxcitoyens-st-etienne.org

Loi sur le voile : l’ONU a demandé de ne pas exclure de filles de l’école

Voici un rappel à l’ordre par l’ONU qui a été bien occulté, en France...

GENEVE (AFP) - 4 juin 2004 - Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a demandé à la France de faire en sorte que la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école ne se traduise pas par l’exclusion de jeunes filles du système scolaire.
"Le Comité recommande que l’Etat partie (...) garantisse que les droits individuels ne seront pas bafoués et que des enfants ne seront pas exclus ou tenus en marge du système scolaire du fait d’une telle législation", a indiqué le Comité.

Dans ses recommandations adressées à la France, le Comité, qui rassemble 18 experts indépendants, s’est dit inquiet du risque que la loi promulguée le 14 mars dernier "néglige le principe du meilleur intérêt de l’enfant et du droit d’accès à l’éducation et ne parvienne pas au résultat attendu".

Il recommande à Paris d’examiner de près la situation des jeunes filles exclues de l’école du fait de la loi et fasse en sorte qu’elles continuent à bénéficier de leur droit à l’éducation.

L’organe de l’Onu, qui examine le respect par les pays signataires de la Convention sur les droits de l’enfant (CDE) de 1990, renvoie à l’article 14 de ce texte, qui stipule que "les Etats parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion".

Le Comité "reconnaît l’importance que l’Etat partie accorde à la laïcité dans les écoles publiques (...) mais s’inquiète des accusations de montée des discriminations, y compris de celles fondées sur la religion".

Il se félicite que la France ait prévu d’examiner l’effet de la loi un an après son entrée en vigueur et appelle Paris à "utiliser la jouissance des droits de l’enfant comme critère principal dans cette évaluation". Il suggère d’utiliser "d’autres moyens, y compris la médiation, pour garantir la laïcité dans les écoles publiques".

La question de la tenue vestimentaire dans les écoles serait mieux réglée au sein des écoles elles-mêmes, avec la participation des élèves, estiment les auteurs du rapport.

(...) a ministre française de la Famille et de l’Enfance, Marie-Josée Roig, avait défendu la loi sur les signes religieux, expliquant devant le Comité que "la laïcité est indissociable des valeurs d’égalité et de respect de l’autre". "L’école a pour mission de transmettre les valeurs de la République et de garantir l’égalité entre les élèves en protégeant les écoles des revendications communautaires", avait lancé la ministre. "Nous voulons continuer à garder à notre école sa neutralité totale".

La loi, qui sera appliquée à la prochaine rentrée, avait été critiquée par plusieurs membres du comité, la jugeant intolérante envers les musulmanes qui portent le foulard islamique.

"En quoi le port d’un foulard perturbe-t-il une classe ?" s’était interrogé l’expert néerlandais Jacob Egbert Doek.

Soulignant les "craintes des communautés musulmanes", l’Egyptienne Moushira Khattab s’était dite inquiète que la loi "ne soit utilisée par les extrémistes à l’encontre des minorités".




Bobigny : exclusion de trois élèves sikhs
18 novembre 2004

Voici le tract diffusé à Bobigny ce 17 novembre, par le Collectif "Une école pour tou-te-s/ 93 Nord", après l’exclusion de 3 élèves Sikhs...

"Merci aux 500 élèves qui ont signé la pétition de soutien à Jasvir, Ranjit et Bikramjit
Honte aux professeurs et aux personnels de direction qui ont voté leur exclusion définitive

Vendredi 5 novembre, un triple Conseil de discipline a exclu de manière expéditive Jasvir, Ranjit et Bikramjit, élèves au lycée Louise Michel. Le Collectif Une école pour tou-t-es tient à remercier les élèves qui ont manifesté leur solidarité avec leurs camarades en signant une pétition demandant au Conseil de discipline de se prononcer contre l’exclusion. La pétition a été remise par des élèves aux membres du Conseil de discipline. Mais la voix des élèves n’a pas été entendue. Les arguments des élèves sikhs et de leur avocat n’ont pas été davantage écoutés : ils ont eu beau expliquer que leur turban est discret et qu’il ne marque pas "ostensiblement" l’appartenance à une religion, cela n"a rien changé.

Bilan : trois élèves sont à la rue, sans école.

Les responsables sont d’abord les hommes politiques qui ont lancé artificiellement "l’affaire du voile", ont stigmatisé les filles voilées et voté une loi qualifiée par le monde entier de discriminatoire et de contraire à la liberté d’expression. La Fédération Internationale des Droits de l’Homme et Human Rights Watch, ainsi que la Commission des Droits de l’enfant de l’ONU ont dénoncé cette loi.

Les responsables sont aussi les enseignants du lycée Louise Michel, qui auraient pu concilier tolérance et application de la loi, mais qui ont préféré l’acharnement : ils ont décidé d’inscrire au règlement scolaire l’interdiction de tous les couvre- chefs, ce que la nouvelle loi n’imposait pas. D’autres établissements ont choisi de simplement appliquer la loi, c’est-à-dire de tolérer les couvre-chefs qui ne sont pas des "signes ostensibles", comme les bandanas ou les turbans discrets. Les responsables sont enfin les professeurs et les personnels de direction qui siégeaient vendredi dernier au Conseil de discipline et qui ont voté pour l’exclusion.

Les exclueurs doivent s’expliquer !

Pour nous le combat ne s’arrête pas. Nous restons aux côtés des élèves exclus, qui ont décidé de faire appel de l’exclusion auprès du rectorat, et porteront plainte au Tribunal administratif en cas de confirmation de l’exclusion.

Nous demandons solennellement à la direction du lycée Louise Michel d’avoir le courage d’organiser dans l’établissement un débat contradictoire en présence des élèves du lycée, au cours duquel les adultes qui ont voté l’exclusion donneraient leurs raisons, et répondraient aux questions des élèves sikhs et de notre collectif :

-  pourquoi cette exclusion alors que tout se passait bien les années précédentes au lycée Louise Michel avec les élèves voilées ou en turban ?
-  pourquoi avoir voté l’interdiction de tout couvre-chef alors que la nouvelle loi ne l’imposait pas ?
-  qu’y a-t-il de si grave dans le fait de refuser d’enlever un turban ou un bandana ?
-  cela mérite-t-il une exclusion définitive ?
-  qui se soucie de l’avenir scolaire et professionnel de Jasvir, Ranjit et Bikramjit ?

Si les autorités du lycée n’ont pas le courage d’organiser ce débat, nous le ferons nous même à une date et en un lieu que nous vous préciserons. Les enseignants seront invités à venir s’expliquer. Nous envisageons aussi d’organiser très prochainement sur Bobigny une projection du film "Un racisme à peine voilé", qui dénonce la stigmatisation des filles voilées et leur exclusion de l’école. La projection sera suivie d’un débat, où nous pourrons ensemble faire le point sur cette exclusion, et sur l’avenir de Jasvir, Ranjit et Bikramjit.
Tou(te)s celles et ceux qui souhaitent nous aider à organiser ces débats sont les bienvenus : entrez en contact avec nous, aux adresses suivantes. Mail : ecolepourtous.93@laposte.net Tél : 06 24 31 60 42 (Pierre) 0622545213 (Marie )

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> Inconscient ou déterminé, le réalisateur sera responsable
13 novembre 2004, par Magali
Critique ici sur allocarpentras

Ce film est excellent ... pour la division : dans quel but se faire affronter les citoyens musulmans et les autres, en particulier les militants anti racistes qui oeuvrent depuis des années dans des associations pour le mieux vivre ensemble ?

A la projection, j’étais une rare gauloise ; la haine qui se dégageait pour les français non musulmans est bien préocupante. Le réalisateur manipule les minorités avec la même dextérité que l’Etat et tout le monde tombe dans le panneau !

Il aurait été plus pédagogique de présenter tous les aspects ... et d’inviter aux débats les deux parties.

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