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Porto Alegre : Le Parti des travailleurs a perdu la direction de la municipalité qu’il animait depuis 1988.
Un défi pour l’avenir du budget participatif et l’autonomie du mouvement citoyen...
lundi 1er novembre 2004


Ce week-end avait lieu à Bobigny une rencontre européenne autour des budgets participatifs (qui a réuni environ 120 citoyens, élus et professionnels des municipalités), suivie d’une réunion du réseau international Démocratiser radicalement la démocratie, réseau qui s’est construit autour de la démarche de Porto Alegre.
Pour St-Etienne, Marcel Jozeau, Nadia Touil et Raymond Vasselon y ont participé.
Ce dimanche avait lieu au Brésil le 2ème tour des élections municipales. Le PT a perdu la direction de la municipalité de Porto Alegre. C’est un évènement important, compte tenu du symbole que représente Porto Alegre pour le mouvement altermondialiste : invention du processus du budget participatif, création des Forums sociaux mondiaux...
Cette défaite du PT débouchera-t-elle sur la mise en cause à Porto Alegre du processus du budget participatif qui a essaimé dans des centaines de villes du Brésil et du monde ? Ce n’est pas fatal, car le budget participatif qui a été au départ une invention des élus du PT et du mouvement populaire organisé, notamment des communautés, a pris un place centrale dans la vie et le fonctionnement de Porto Alegre Voir le livre d’Estelle Granet et de Solidariedade : "Porto Alegre : Les voix de la démocratie". Difficile pour quiconque de faire table rase de l’extraordinaire mouvement citoyen qui s’est développé. Le nouveau maire de centre gauche a d’ailleurs plus ou moins indiqué pendant la campagne qu’il ne remettrait pas en cause le budget participatif... Tout le monde devra bien de toutes manières tenir compte de l’existence du mouvement citoyen autonome qui s’est construit au fil de ces années.

Reste que c’est un véritable défi qui vient de s’ouvrir pour les militants "citoyens" de Porto Alegre.
 Sérgio Amaral, coordinateur de l’ONG Solidariedade, et délégué des habitants de Porto Alegre au Conseil du budget participatif était présent aux réunions de Bobigny. Il sera à St-Etienne en fin de semaine, avec l’Association ESPASEM. Une première discussion et réflexion sera sans doute possible pour mieux comprendre ce qui s’est passé à Porto Alegre après 16 ans de "pouvoir" municipal du Parti des Travailleurs. 

Un message de DRD à Solidariedade

"Nous sommes réunis à Paris avec Sérgio pour une rencontre de DRD. Nous avons été profondément bouleversés à l’annonce du résultat des élections.
Nous pensons à tous les amis que nous connaissons - Antônio, Iara, Dilly, Joãozinho, Drop, Tina, Eduino, Felisberto, etc... - et à tous ceux que nous ne connaissons pas encore mais qui nous sont très proches. Nous partageons avec tous le même idéal de construction d’un monde plus juste. Vous, vous avez déjà commencé et vous nous avez appris l’innovation, la mobilisation et l’autonomie du mouvement citoyen. Nous sommes avec vous dans la tristesse. Mais nous avons aussi une très grande confiance dans votre force et dans votre capacité de réaction et d’innovation. Nous vous appuyons sur vos paroles, telles qu’elles ont été recueillies dans votre livre et nous sommes sûrs que vous allez vous renforcer et trouver des voies nouvelles. Nous vous renouvelons notre soutien solidaire et nous allons, plus que jamais, nous faire l’écho de la lutte de Solidariedade."
Jean-Blaise, Martine, Marcel, Anne-Marie, Jean-Marc, Gérard, Jules, Pierre, Christian, Bruno, Bruno, Jean-Jacques, Estelle... et tous les membres de DRD.

Elections municipales et démocratie participative : point de vue à chaud de Robert Cabanes, de Sao Paulo.

Le PT gagne de nombreuses villes lors de ces élections municipales au Brésil, mais outre Porto Alegre, il perd aussi Sao Paulo et Belem...

Voici une réaction à chaud de Robert Cabanes, membre du réseau DRD, qui travaille à Sao Paulo.

"Sao Paulo, Porto Alegre, Belem, on aurait tendance à dire que les "gouvernements locaux" PT qui se sont distanciés de la tradition militante payent la facture de la gestion orthodoxe du PT au niveau national. Est-ce que les gens de Solidariedade font la même analyse pour POA ?
Belo Horizonte, Aracaju, Recife (au 1° tour), Fortaleza, Aracaju, Osasco, Diadema (au 2° tour), on aurait tendance à dire que les gestions ou les propositions de gestion les plus proches de la tradition militante du PT ont pu neutraliser les critiques adressées au gouvernement PT au niveau national.
Lecture peut-être rapide et discutable dans le détail mais qui a l’avantage de la clarté.
Cela signifie que les classes et couches sociales qui ne connaissent pas de difficultés majeures ont toujours pour objectif l’intégration à la mondialisation et sont capables d’imposer leurs choix là où le PT s’affiche davantage comme un parti de gouvernement.
Cela signifie aussi que là où le PT s’articule à la société civile populaire organisée, il est capable de s’imposer en sanctionnant, indirectement, l’obscurité ou les silences du parti au niveau national.
Dans cette dynamique, la démocratie participative est en jeu, autant ou sinon plus que les programmes eux-mêmes. Car si on se réserve encore pour juger du caractère palliatif ou durable du contenu des programmes, on juge plus vite des modalités de leur constitution et de leur mise en œuvre. Réserve : les élections se jouent parfois plus sur le style et l’apparence de la personne que sur les formes de participation. Le populisme et la soif participative font parfois d’étonnants mélanges.

A Sao Paulo, Marta gagne à 65% dans les périphéries extrêmes où il y a 70% (ou plus) de travail informel) et où elle a eu une action conséquente en matière de transports et d’éducation. Elle perd de 5 à 15% dans les périphéries plus consolidées (travail informel à 40 ou 50%) où elle aurait pu gagner bien plus si son style avait été plus "participatif". (On ne peut parler que du style car le contenu n’y était de toute façon pas). Elle perd dans la classe moyenne du centre, tant dans la classe moyenne haute, qui de toute façon n’aurait jamais voté pour elle que dans la classe moyenne basse, qui se trouve aussi dans la demi-périphérie, où c’est son absence d’alternative par rapport au parti-pouvoir qui a été sanctionnée. On dit ici : "le PT a gagné la force mais perdu la joie" (*). La joie c’est celle des commencements, de la construction, de l’innovation. Le vrai enthousiasme suscité par le budget participatif en 2001, d’abord réduit à la santé et à l’éducation, puis généralisé en 2002, s’est considérablement réduit en 2003 lorsque l’on a vu que les arbitrages ignoraient largement les processus mis en place par le budget participatif et il s’est éteint en 2004. Il avait pourtant suscité, on parlait alors d’une 2° génération de militants, - la 1° étant celle des années 80 et 90, dont beaucoup s’étaient retrouvés délégués et conseillers,- un espoir de relais de la tradition militante du PT. Le fait qu’il n’ait jamais été question du BP pendant la campagne électorale confirme, ici, la fin du parti-militant. Non sans tensions : il est probable que les jours qui viennent vont être tendus, car il s’agit aussi de la politique du PT au niveau national et des élections présidentielles de 2006.
Il serait intéressant que Solidariedade nous fasse parvenir son analyse. Il paraît qu’à POA le nouveau vainqueur a annoncé d’emblée qu’il continuerait le BP ?"

(*) On critique la politique de "salto alto" de Marta. Ceci renvoie à la personne qui ne répond pas aux espoirs placés en elle, à l’individualisme du joueur de foot qui drible seul sans faire de passe à ses collègues.

Robert Cabanes

contact robert.cabanes@wanadoo.fr




> Porto Alegre : Le Parti des travailleurs a perdu la direction de la municipalité qu’il animait depuis 1988.
2 novembre 2004, par Raymond Vasselon

Les défaites du PT

La perte de positions électorales par des partis politiques doit être analysée pour ce qu’elle est de nos jours : un message envers des responsables politiques qui ont mis ou non (ou mal) leurs pouvoirs, les moyens dont ils avaient la maitrise, au service des aspirations, des projets des différentes catégories de citoyens, et aussi des attentes que leurs promesses ont pu susciter .

Il va y avoir bien sûr deux grands groupes de points de vue pour analyser les résulats, y compris et surtout au sein de la gauche :

-  ceux qui vont dire que le résultat des élections démontre que le budget participatif n’est pas la panacée, (on vous l’avait bien dit...), que ce n’est pas la réponse à tous les maux de la terre, etc...

-  ceux qui pensent que la démarche participative a buté sur le clientélisme, sur sa récupération politicienne par des élus qui y voyaient surtout un thème porteur pour la communication, voire un instrument pour neutraliser des énergies militantes en les enfermant dans la proximité, etc...

En fait le débat sur la refondation de la démocratie, le rôle de la créativité autonome du mouvement populaire et ses rapports avec la sphère poltique, les formes d’organisation des partis, leur tendance à être absorbés par les logiques institutionnelles, la problèmatique de la confiscation etc, tout cela va continuer et c’est très bien. Et puis nous savons que beaucoup de militants du budget participatif n’étaient pas des adhérents du PT et qu’ils vont continuer leur action.

Et d’ailleurs nous aussi ....

Raymond Vasselon

Répondre à ce message

> Porto Alegre : Le Parti des travailleurs a perdu la direction de la municipalité qu’il animait depuis 1988.
2 novembre 2004

Communiqué du Réseau international "Démocratiser radicalement la démocratie" (DRD) à propos des élections municipales brésiliennes

Le réseau international “Démocratiser radicalement la démocratie” (DRD) se réunissait les 31 octobre et le 1er novembre 2004 à Paris. Des militants venues de 7 Pays, qui dans leur pratique, cherchent à mettre en place dans leur pays respectif, des processus de démocratie participative, étaient rassemblés. Parmi nous, un militant de l’ONG "Solidariedad", association des habitants militants des favelas de Porto Alegre, qui fait partie de notre réseau DRD.

Lundi matin, nous avons appris avec beaucoup d’émotion l’échec de Raul Pont aux élections de Porto Alegre. Nous avons partagé la tristesse de notre compagnon brésilien, qui est un de ceux qui ont œuvré pour que d’une part s’améliorent les conditions de vie des plus pauvres grâce à l’intervention des citoyens dans le Budget Participatif, depuis plus de 16 ans, et d’autre part que se construise dans cette ville l’autonomie du mouvement citoyen. La grande crainte que nous avons avec lui, c’est que soit interrompue, ou profondément édulcorée cette expérience, où la mairie partage réellement le pouvoir avec les citoyens.

Notre réseau est né en 1999 en s’appuyant sur le Budget Participatif de Porto Alegre, expérience dont nous avons pensé que, par delà ses mécanismes, elle donnait un souffle novateur pour la démocratie, avec une nouvelle articulation entre l’élu et le citoyen, entre la démocratie représentative et la démocratie participative. Elle proposait également un moyen d’inverser les priorités afin de privilégier les plus pauvres, victimes de la mondialisation néolibérale.

Par delà, la tristesse du moment, nous pensons que c’est un nouveau défi pour le mouvement citoyen de Porto Alegre, qui s’est forgé dans ce processus et qui a déjà prouvé toute sa vitalité.

-  C’est maintenant que ce mouvement citoyen a besoin de notre soutien pour peser sur la nouvelle municipalité pour qu’elle continue le budget participatif et un partage réel du pouvoir avec les citoyens.

-  C’est maintenant que les habitants de cette ville emblématique des Forums Sociaux Mondiaux ont besoin de notre solidarité.

-  C’est maintenant plus que jamais qu’il faut aider "Solidariedad" à se renforcer, pour que nous découvrions que cette expérience a réellement contribué à construire un mouvement citoyen fort et autonome.

-  Et c’est maintenant aussi, au lendemain de la Rencontre Européenne Citoyenne d’échange tenue à notre initiative et celle de 6 villes européennes à Bobigny le 30 Octobre, que le développement d’initiatives de Budgets participatifs dans les villes des 5 continents, doit passer à la vitesse supérieure.

Mardi 2 Novembre 2004.

Pour contacter le réseau DRD : contact@budget-participatif.org
ou
Jean-Blaise Picheral : jb.picheral@netinfo.fr

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