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Y a t-il un avenir sans croissance économique ?
dimanche 19 décembre 2004, par Marc Bardin


Vive la croissance !

Le type de production et de consommation de nos sociétés occidentales a toujours été présenté comme la voie unique à emprunter par tous les peuples pour accéder au bien être social.
Les politiques, les économistes, les entreprises mais aussi les mouvements sociaux ont toujours soutenu cette logique économique basée sur la croissance, et la lutte s’est située sur la répartition des fruits de la croissance entre ceux qui accumulent indéfiniment les profits et ceux qui veulent une répartition plus équitable de la richesse créée par le travail.

Plus les entreprises produisent, plus elles investissent et embauchent, avec les revenus supplémentaires des salaires la consommation augmente et les profits des entreprises de même, telle est la théorie. Ce phénomène de croissance produit les rentrées fiscales nécessaires pour financer les dépenses et les investissements publics, le budget national est calculé en fonction de la croissance. Une croissance élevée permet de voire l’avenir en rose mais une croissance négative, c’est la récession, le chômage. Toute notre système économique est basé sur ce principe de croissance. Promis à tous les êtres humains, ceux-ci devaient y trouver une augmentation du niveau de vie grâce à cette croissance providentielle.

Mais la croissance c’est quoi ?

C’est notre capacité à produire et à consommer, elle dépend de notre boulimie à consommer toujours plus, consommer, voilà le mot d’ordre que politiques, industriels, publicitaires assènent quotidiennement aux citoyens que nous sommes.
En bon acteur économique, nous consommons, nous consommons et nous en voulons toujours plus, jamais rassasiés, car convaincus que l’amélioration de notre bien être ne peut passer que par l’accroissement perpétuel de la quantité de marchandises et de biens.
Mais quelles sont les répercussions de notre consommation et de nos activités sur les peuples de la planète et notre environnement ? Faisons-nous le lien entre nos gestes les plus quotidiens et la guerre en Côte d’Ivoire ?
Le mode de vie des Occidentaux fondé sur une croissance infinie de la consommation, nécessite des ressources nombreuses, abondantes, bon marché. Or sur les quatre coins de la planète des conflits éclatent pour l’accès à ces ressources et pour les contrôler. La pollution se généralise et les ressources s’épuisent.

La croissance serait-elle infinie ?

Nous avons toujours vécu dans l’idée que la planète était infinie, c’est à dire que l’on pouvait pomper autant de ressources qu’on voulait et qu’il en resterait toujours. En son temps, jamais aucun Gaulois ne s’est alerté parce que les ressources naturelles s’épuisaient, mais maintenant, nous savons que nous sommes confrontés à un fait très simple, c’est que la planète n’est pas infinie, que ses ressources ne le sont pas non plus. En un siècle nous avons consommé environ les trois quarts des réserves de pétrole de la planète, la biomasse des océans, c’est à dire la quantité de matière vivante a été divisée par dix en un siècle.

Pourquoi s’interroger ?

1er constat : la croissance ne rime pas avec développement.

Depuis le XXème siècle, il y a eut des bonds économiques considérables, accompagnés d’une augmentation du niveau de vie matériel, et d’une amélioration des conditions de vie au fur et à mesure que l’éducation et la culture se démocratisaient. Mais à ce début du XXIème siècle ce développement ne signifie plus des progrès sociaux mais un accroissement des inégalités et de conflits. L’objectif d’éliminer, ou tout au moins de faire reculer significativement la pauvreté à l’échelle de la planète n’a pas été atteint. La pauvreté ne recule pas et les inégalités s’accroissent, malgré le doublement du produit mondial brut en dix ans et le commerce qui a triplé. Année après année les rapports du PNUD sur le développement insistent sur le fait qu’il y a 2,8 milliards de personnes qui vivent avec moins de deux dollars par jour. Même constatation en ce qui concerne le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable (2,4 milliards de personnes ne sont pas raccordées à un réseau d’eau potable et d’assainissement) et souffrant de malnutrition (1milliard).

2ème constat : la croissance infinie est un non sens.

Si la population du tiers- monde représentant 80% de la population mondiale se met à consommer et déverser des déchets comme la population des pays occidentaux, il nous faudrait entre trois ou quatre planètes. Sachant que la population mondiale compte aujourd’hui 6 milliards d’habitants et que selon une hypothèse moyenne elle devrait en compter environ 9 milliards en 2050. Comme on ne sait pas reproduire la planète, les pays du tiers-monde sont condamnés à rester pauvres et les pays riches continueront à se livrer une guerre économique impitoyable.
L’homme ne peut dépasser les limites de ses ressources et de son espace.
L’empreinte écologique est un indicateur qui définit la pression qu’exerce l’homme sur la nature en évaluant la surface nécessaire pour répondre à la consommation d’une population. Un Américain du Nord a une empreinte moyenne de 9ha et celle d’un Africain est de 1ha. L’empreinte écologique globale de l’humanité a doublé au cours des 40 dernières années et dépasse de 20% les capacités de la terre. En clair, nous vivons en sur-régime par rapport aux ressources de la planète et nous mettons gravement en péril les générations futures.

Malgré les dégâts sociaux et écologiques la croissance continue à être l’unique voie de l’économie mondiale. Aucun élu n’aurait l’idée de refuser l’installation d’une entreprise sur sa commune sous prétexte de ralentir la croissance, il serait traité de fou.
Nicolas Hulot dans son livre « le syndrome du Titanic » nous compare aux passagers du Titanic « nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l’égoïsme et l’arrogance d’êtres supérieurs, et pourtant, les signes annonciateurs du naufrage s’accumulent ».

Aurons-nous la capacité de changer de cap ?

Nous sommes tellement imprégnés de valeurs et de normes et plus particulièrement en matière de consommation, que la perspective d’un autre monde paraît utopique et improbable. Mais nous n’avons pas d’autres solutions que de travailler à définir collectivement un projet de société non productiviste, et dans lequel la paix, la démocratie, la solidarité remplaceraient la guerre, la dictature de l’argent, la rentabilité.

Le chantier est considérable, mais le progrès de l’humanité ne pourra se réaliser que par une nouvelle conception de développement :
un développement centré sur l’épanouissement humain, sur les droits et l’égalité, et non plus sur l’accumulation de biens et de profits.

Ce texte est une modeste contribution qui pose des questions sans réponses, mais poser des questions c’est déjà réfléchir sur les réponses.

Marc Bardin




> Y a t-il un avenir sans croissance économique ?
21 janvier 2005, par Alain Duez

Combien de temps faudra-t-il encore pour que l’on aborde le beau sujet de la décroissance par le bon bout, c’est à dire en parlant gros sous ? ou plus précisément, de mon niveau de vie, combien je gagne, combien je dépense ; combien j’ai moralement le droit de dépenser si je prône la décroissance comme solution. L’histoire de l’empreinte écologique, c’est pas mal pour aider à la prise conscience, mais après, on fait quoi ? Eh bien, si j’ai le droit à 1 hectare, je ne prend qu’un hectare. Pourquoi ce n’est jamais dit ? L’association AZIMUT à mis en ligne un site qui, si la mayonnaise prend, permettra aux entreprises du commerce équitable d’afficher leur compte dans un soucis de transparence. C’est simple non ? Faudra-t-il créer un label "décroissant pratiquant" et créer un site ?

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> Y a t-il un avenir sans croissance économique ?
21 décembre 2004, par Raymond Vasselon

La non confusion entre croissance et développement est une question fondamentale. De même, le constat que la croissance ne crée plus d’emploi, et même dans beaucoup de cas les détruit est de plus en plus partagé.
Ceci pose concrêtement la question de réfléchir autrement à l’avenir des territoires, à la notion de progrès, de richesse. Il serait bon de s’y mettre pour notre agglomération, car pour le moment la vision qui consiste a aménager le territoire de manière extensive et coûteuse (bien sûr en mobilisant les ressources de l’action publique) dans le but de le rendre attractif pour les "investisseurs internationnaux" est hégémonique, y compris dans une grande partie de la gauche politique et syndicale traditionnelle.
Celà passe par la construction de projets alternatifs concrets. La société civile (comme on dit) a donc du boulot... Mais c’est dans ses cordes.

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