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Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
mercredi 2 mars 2005, par Roger Dubien


Devra-t-on dans quelques temps constater que la vie de Ichem, 17 ans et demi, lycéen, a basculé le samedi 26 février aux alentours de 18h, rue Gérentet, à 50 mètres de la mairie de St-Etienne ? Ou bien l’humiliation qu’il a subie va-t-elle s’arrêter là, et quelques policiers qui ont cru pouvoir impunément le frapper ou l’humilier vont-ils être rappelés à leurs droits et devoirs, au respect de la Loi, et sanctionnés ?

Ichem Benchahboune n’a commis aucun délit. Mais à partir d’un contrôle d’identité, c’est un engrenage qui s’est mis en route. Sa mère a été frappée aussi, parce qu’elle demandait des explications et annonçait sa volonté de déposer plainte contre les auteurs des coups reçus par son fils . Maintenant, Ichem est convoqué devant le juge des enfants le 23 mai à 9 heures. Accusé d’avoir "outragé par parole, gestes, menaces (...) de nature à porter atteinte à la dignité et au respect dû à la fonction de (...)". Il est accusé d’avoir dit "vous ne nous faites pas peur, on va vous niquer, fermez vos gueules". Plusieurs témoins sont là qui affirment que c’est faux.
Ce qui suit est un résumé des évènements, à partir des informations que j’ai recueillies, sur de nombreux points en croisant les témoignages, et étant moi-même un peu intervenu, en tant qu’élu municipal, dans cette triste affaire...

Que s’est-il passé, vers 18 heures, samedi 26 février au Centre ville de St-Etienne. Tout un groupe de jeunes sort de la FNAC et de sa galerie commerciale. A l’arrière du groupe, un peu en retard, Ichem et deux copines, qui ont accompagné un copain acheter des baskets. A 200 mètres de la FNAC, ils tournent à droite, dans la rue Gérentet. A la hauteur du N°4, juste devant le Bar de la Presse, encore presque à l’angle de la Place de l’Hôtel de ville, une patrouille de Police (2 hommes, une femme), arrête sa voiture à hauteur du groupe et commence à procéder à un contrôle d’identité de tout le monde.
En arrière du groupe arrivent Ichem et ses deux copines.
La femme policière descendue de voiture fait signe à Ichem de rejoindre le groupe. Un policier s’approche de lui, lui demande ses papiers, lui prend ses papiers et sa casquette, les regarde, les jette par terre, lui ordonne de les ramasser. Ce que Ichem fait. Et puis il commence à le fouiller. Ichem ne veut pas d’histoires, il ouvre lui même sa veste. Le policier lui dit qu’il ne lui a pas demandé d’ouvrir sa veste, et lui porte 3 claques extrêmement violentes. Pour lui apprendre à "ne pas narguer".

Ces claques sont si fortes que c’est le bruit des coups qu’entendent d’abord, depuis l’autre côté de la rue Mounia, Yamna et Omar, qui marchent alors sous les Arcades de l’Hôtel de ville. Ils traversent la rue et viennent protester auprès des policiers : en leur disant qu’ils n’ont pas le droit de frapper ce jeune qu’à ce moment là il et elles ne connaissent pas encore. D’autres personnes s’approchent, des coups de téléphone sont passés.
Mounia, Yamna et Omar sont à leur tour pris à partie par les policiers. Avec de la part de l’un d’eux des propos à connotation raciste. Elles s’entendent dire : "si vous êtes pas contentes, il y a d’autres endroits où aller vivre". Elles protestent qu’"elles sont françaises". Le policier qui vient de frapper Ichem leur répond qu’il est "français depuis plus longtemps qu’elles". Et à Ichem : "ici on n’est pas au Maroc, on a des droits et des devoirs". Plus tard, il cherchera à se justifier en disant qu’ayant 51 ans il était "français depuis plus longtemps qu’elles"... Mounia et Yamna sont poussées. Omar, qui dit : "Vous n’avez pas le droit de le frapper", s’entend répondre : "si je veux je lui en mets d’autres... Circulez sinon c’est vous qui allez au poste".

Comme il y a attroupement et protestations, les policiers font monter Ichem dans la voiture. Commence alors par radio avec le Central la vérification des identités des jeunes. Jusqu’à ce qu’ils coupent le son, Ichem entend tout, dont ce qui le concerne. Pour chacun des noms, la réponse est "RAS". "Benchahboune Ichem ? - RAS"
Les papiers sont rendus au groupe de jeunes. RAS pour tout le monde.

Mais Ichem est toujours dans la voiture. Direction le Commissariat Central, cours Fauriel.
Pendant ce temps là, Yamna, Mounia vont au Commissariat de la Rue Balay. Pour porter plainte contre ce qui vient de se passer. Elles s’expliquent. On leur dit qu’il faut aller Cours Fauriel. Elles prennent le bus pour monter Cours Fauriel.

Voici ce qui se passe ensuite, selon les témoignages d’Ichem, des ses parents, des jeunes filles venues porter plainte...

Ichem est arrivé cours Fauriel. Il proteste contre le fait qu’il ait été frappé. "Tu la fermes ou je t’en mets une quatrième". On lui demande le téléphone de ses parents. Il le donne. Coup de fil. "C’est bon, ta mère arrive". C’est Mme Benchahboune qui a reçu le coup de téléphone. "Venez chercher votre fils Ichem (...) il n’a rien fait, c’était juste pour un contrôle de papiers". Elle monte cours Fauriel, avec un autre fils. Elle se présente. Explications. Elle proteste contre le fait qu’Ichem ait été frappé. "Les parents n’ont pas le droit de frapper les enfants. Les policiers non plus. S’ils ont fait des conneries, vous avez le droit de les contrôler, de les arrêter, pas de les frapper". Elle demande à voir le commandant de la Police. On lui dit qu’il n’est pas là, c’est samedi. Elle dit qu’elle reviendra lundi, et qu’elle portera plainte. Et qu’il y a des témoins. Mme Benchahboune récupère son fils, et ils repartent et sortent devant le commissariat, dans la contre-allée du cours Fauriel.

Et c’est là que tout bascule une nouvelle fois. Parce que arrivent alors Mounia et Yamna. Pour porter plainte. Et là, il semble qu’il y ait une perte de sang froid, du côté de certains policiers. Quand ils les voient, les coups tombent. Sur la mère d’Ichem : coups de poings et coups de pieds au bras, au genou, puis coup de genou par derrière. Des policiers ont sauté sur Ichem, ils lui mettent les mains dans le dos. Quelqu’un aurait dit : "Rentrez dans votre pays ! On va vous tirer dessus, vous allez courir comme des petits lapins...". Là oui, quand il voit frapper sa mère, Ichem proteste et se débat. Il est mis à terre, reçoit des coups de pieds.
Le père de Ichem, qui avait été prévenu, arrive en voiture juste à ce moment là. Il est plaqué et menotté contre la barrière. Il n’a pourtant rien fait de violent : il ne comprend pas ce qui se passe et appelle tout le monde au calme. ça se calme un peu. Mohamed Benchahboune proteste "vous avez tapé ma femme et mon gosse". Réponse : "votre fils nous a nargué". Puis "calmez tout le monde et ça se passera bien". Il demande à sa femme et à Mounia et Yamna de repartir, il ramènera Ichem. Mounia et Yamna partent donc, sans avoir pu déposer plainte...
Il demande "que reprochez-vous à mon fils ?" Réponse : "rien". Pendant ce temps là, Ichem a été emmené à l’intérieur. Il demande donc qu’on lui rende son fils, il veut rentrer chez lui. "Oui, attendez". Mais le policier revient et lui dit : "non, l’officier fait un rapport".

Plus tard dans la soirée, Ichem est conduit dans une cellule. On lui ordonne de se déshabiller complètement. Selon son témoignage, on lui reproche que ça ne va pas assez vite, et il est frappé à nouveau : à la tête, dans les cotes. Sa lèvre saigne, ainsi qu’une oreille. On lui prend ses lacets, il se rhabille. Il a froid. Il aura beau appeler pendant la nuit, on refusera de lui redonner sa veste ou une couverture. On lui a demandé aussi s’il "fait des arts martiaux". Des velléités d’exercice ? Il a répondu que non : il fait du football.
Un peu après 21h, un médecin vient le voir. C’est la loi. Il lui prend le pouls. Ichem a mal à la tête, il demande un cachet. Le médecin lui donne.
Vers 21h45, un avocat "commis d’office" passe. Ichem ne connaîtra pas son nom. On lui a demandé avant si sa famille connaissait un avocat. Oui, mais là comme ça, il ne se souvient pas bien du nom et n’a pas les coordonnées. On lui dit qu’il aura un avocat commis d’office. Donc, cet avocat passe. "Tu ne pourras rien contre eux. On va essayer d’arrondir les angles".... Et l’avocat repart.
Après avoir été interrogé (filmé avec une webcam - c’est la loi pour les mineurs), Ichem passe la nuit en cellule de garde à vue, sans manger même un sandwich. Le lendemain, pas de petit déjeuner non plus.

Samedi soir à 21h15, après avoir été contacté par plusieurs personnes et fait un peu le point de ce qui s’était passé, j’ai appelé le Commissariat central, en me présentant : conseiller municipal. Pour savoir ce qu’il en était, maintenant, en souhaitant que Ichem ne passe pas la nuit en cellule. J’ai demandé à parler à l’Officier de permanence. On me l’a passé. Il venait de prendre son service et découvrait le problème - "à première vue il n’y a pas grand chose", il a parlé aussi, quand même, d’ "outrage et rébellion à l’accueil" - et allait s’en occuper. Ichem allait être entendu. Je lui dit ce que je savais de ce qui s’était passé rue Gérentet, ayant eu contact avec des témoins. Je lui ai demandé si Ichem avait vu un docteur et un avocat. Il m’a indiqué que la demande avait dû être faite. Que pour le moment Ichem était en garde à vue, que le Procureur, prévenu, allait décider de la suite. Et m’a suggéré que la famille reprenne contact dans un petit moment.
J’ai rappelé vers 0h15, après que le père d’Ichem, sans nouvelles, ait rappelé le commissariat et n’en sache pas beaucoup plus. Le même Officier de Police m’a dit que Ichem était maintenu en garde à vue sur décision du magistrat de permanence. Pour une confrontation le lendemain avec les policiers concernés. A-t-il vu un médecin ? Probablement. Un avocat ? Pas encore, mais l’avocat de permanence a été demandé.

Auparavant, toujours avec la volonté d’essayer d’éviter à Ichem, après ce qu’il avait subi rue Gérentet, de passer la nuit en garde à vue, j’avais cherché à contacter le député UDF-UMP de St-Etienne Gilles Artigues, dont Ichem avait d’ailleurs été l’élève. Qui n’a pu avoir le message que le lendemain matin... M. Artigues m’a rappelé dimanche matin et je lui ai expliqué de façon détaillée ce que je savais alors de ce qui s’était passé.

M. Mohamed Benchahboune a été contacté pour aller chercher son fils le dimanche matin. Il l’a récupéré vers 11 heures. On lui a dit "Reprenez votre rejeton". Il a dit "mon fils n’est pas un rejeton". On lui a expliqué qu’il comprenait mal le sens de la langue française. On lui a fait signer un document. Il a dit qu’il voulait lire avant de signer quelque chose. On lui a dit que la langue française était "compliquée". Il a répondu que pour lui, non, il la comprenait très bien. On lui a dit que son fils était "un spécialiste". Il a demandé des modifications, sur plusieurs points le document. On lui a dit qu’il s’agissait simplement de prendre acte.
Un policier a protesté auprès du père qu’un conseiller municipal s’était permis de se mêler de cette affaire. "On est en République, et il n’a pas à se mêler de ça..."
Ichem est allé boire un chocolat et son père l’a conduit au Pavillon d’urgence de l’Hôpital de Bellevue pour un examen médical, et pour faire constater les coups reçus. Il en est ressorti vers 13h30.

Lundi matin, j’ai informé Mme Dumont, adjointe au Maire de St-Etienne, chargée des questions de sécurité, de ce qui s’était passé. Je lui ai indiqué aussi que la caméra vidéo de la Police municipale, installée à l’angle de l’Hôtel de ville, sur l’immeuble de la Banque Populaire, et qui filme 24h/24, était idéalement placée pour filmer ce qui s’était passé à cet endroit de la rue Gérentet. Je suis contre l’installation des caméras vidéo. Il y en a 42 dans la ville, et ça coûte très très cher. Mais si pour une fois ça peut servir à faire la vérité, ça sera toujours ça. J’ai donc attiré l’attention de Mme Dumont sur l’importance que cette bande vidéo soit bien conservée, pour pouvoir être remise à la Justice.
Mme Dumont m’a indiqué plus tard avoir contacté la Police Municipale selon laquelle il n’y aurait "rien sur la bande de la caméra vidéo". Ce qui est tout simplement impossible. Car les évènements se sont passés sous la caméra, qui filme 24h/24, et les images sont vues par un policier sur les écrans de contrôle, avec possibilité de zoomer dès qu’il y a quelque chose, dans les locaux de la Police municipale à Tarentaize. Et tout est enregistré et conservé plusieurs jours.
Mme Dumont m’a dit aussi que le Commissariat central avec qui elle avait pris contact lui avait indiqué qu’Ichem Benchahboune avait été contrôlé parce qu’il faisait partie d’une des deux bandes de jeunes qui se sont battues, selon la Police, le samedi après-midi à Centre Deux. Cette version là des faits est donc apparue dans la journée de lundi.
Mais concernant Ichem tout au moins, c’est faux. Ichem dit être bien passé à Centre 2 samedi après-midi, vers 15h30 - 16h (Centre 2 où il s’est bien passé quelque chose entre des jeunes et des policiers), mais il était dans le tram, entre Bellevue et la Place du Peuple, revenant avec ses copines de Firminy où il était allé voir sur place l’entreprise où il devait commencer son stage ce lundi 28 février. Il a vu du tram, un attroupement, des jeunes, des policiers. Mais il n’est pas descendu du tram à Centre 2. Il sont descendus Place du Peuple et de là sont allés vers la FNAC.

Et maintenant ? Une machine à broyer un jeune est-elle lancée ? C’est bien le risque avec la mécanique qui s’est mise en route.

Ichem n’est pas un bandit. Lycéen en dernière année de BEP froid-climatisation à Andrézieux, pour faire ensuite un bac pro. Il joue au foot dans son quartier, au COSM. Il a par ailleurs beaucoup fréquenté le club de sports animé à Montreynaud par... la Police nationale.

Son père, Mohamed Benchahboune est technicien. Il s’est occupé pendant plus de 10 ans de la vie associative dans le quartier de Montreynaud, où beaucoup de monde le connaît, bien au-delà de la communauté marocaine (association péri et post scolaire de Chabrier etc...). Il a demandé et obtenu la nationalité française. Il a consacré beaucoup beaucoup d’efforts a expliquer aux jeunes qu’il fallait "s’intégrer", s’impliquer dans la société française... Il y a quelques mois, inquiet de ce qu’il voyait, il a écrit une lettre au député de la circonscription G. Artigues pour lui dire que ce qui se passait dans le quartier entre la Police et les jeunes pouvait devenir très grave... Il ne savait pas que ça "tomberait" aussi sur ses enfants.

Yamna, Mounia et Omar n’ont pas l’habitude ni de se laisser impressionner, ni de perdre leur calme. Ce sont des animateurs du Réseau Actions Jeunes qui a quelques jours plus tôt organisé à l’Université la conférence débat avec Alain Gresh...

Il y a d’autres témoins. Et d’autres choses à dire dans cette histoire.

Une plainte va être déposée par M. et Mme Benchahboune pour ce qui a été fait à leur fils Ichem.
Une autre plainte va être déposée par Mme Benchahboune, pour l’agression qu’elle a subie.
Il semble que les parents d’un autre jeune, qui aurait lui aussi été frappé rue Gérentet aient également l’intention de déposer une plainte.

A entendre les différents témoignages, ce qui vient de se passer est suffisamment grave pour qu’on n’accepte pas ce déni de droit. Dans cette affaire très regrettable, chacun est placé devant ses responsabilités.
Il n’est pas admissible que des policiers se comportent de cette façon. Que l’on puisse humilier ainsi des jeunes. Un déni de droit ne doit pas être possible impunément par certains de ceux-là mêmes dont la mission est de faire respecter le droit et la loi républicaine. Ce serait destructeur pour toute la société, et d’abord pour le regard et le jugement que les jeunes portent sur cette société.
Pour Ichem comme pour tous, il faut donc que justice soit rendue. Ichem a besoin de sentir notre solidarité. Et de vérifier que dans son pays, notre pays, la dignité, le droit et la justice sont bien des mots qui ont du sens.

Roger Dubien,
conseiller municipal de st-étienne.
membre du Comité local pour la sécurité et la prévention de la délinquance.




> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
12 septembre 2006, par Samira
Courage

Je suis profondement attristee de ce qui est arrive a Ichem ... Comment peut on laisser sous silence une injustice pareil dans un pays de droit ou Liberte Egalite Fraternite est la devise ... Je tiens a reste positive et croire que demain les jeunes en generale et metysses plus particulierement ne soient plus l objet de bavures policieres . Le chemin est tres long et il passera par le droit et la verite . Aussi je soutient Hicham dans son combat ainsi que tous ses proches . Courage il ne faut pas s’essoufler meme si ce combat est de longue haleine.

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
31 mars 2005

Incroyable ! Je viens de découvrir cette histoire, et je suis vraiment écoeuré. Les gens racistes, incapables de contrôler leurs pulsions ou leur agressivité n’ont rien à faire dans la police ! Mais comment diable sont formés ces gens, comment sont-ils évalués ? C’est tout de même incroyable que quelqu’un osant dire "je suis français depuis plus longtemps que toi " puissent continuer ne serait-ce qu’un jour de plus à représenter l’Etat.

Ce genre d’individu en serait presque comique s’il ne portait pas uniforme.

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
9 mars 2005, par BOUILLIN Christophe

Comme tous, je suis choqué.

La France découvre ce qui se pratique depuis des années. Sous prétexte d’une lutte contre une minorité délinquante, certains fonctionnaires de la police ou de la gendarmerie commettent de nombreuses bavures, les victimes faisant souvent partie des minorités issues de l’immigration.

Le sujet a été traité sur sur France3 au cours d’un bon reportage, il y a quelques mois. Le plus terrible est de découvrir que les auteurs de ces bavures sont très rarement sanctionnés par la loi. C’est la parole d’un fonctionnaire de police contre celle d’un jeune et la justice choisit à 99% de croire la parole du fonctionnaire.

Je suis enseignant et rappelle souvent aux jeunes issus de l’immigration qu’ils peuvent changer la société en s’engageant dans la police et la gendarmerie pour y faire correctement leur travail et changer les mentalités.

Alors, à tous les jeunes qui liront ce petit message, n’oubliez pas qu’il est plus facile de changer un système de l’intérieur : faites des études, passez des concours et devenez policiers, gendarmes, avocats, juges ...etc et veillez à ce que votre comportement ne soit jamais discriminatoire à l’égard d’une minorité.

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
19 juin 2005, par telboy

je suis entierement daccord avec toi.malheureusement il y a d’autres exactions notament envers les sdf...une police multi raciale est necessaire les institutions en general mais y a du boulot pour changer les mentalites.

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
9 mars 2005, par jb royon

triste et sombre affaire... je saisis l’occasion pour adresser aux parents que j’ai cotoyé et apprécié toute ma sympathie. JB ROYON

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
9 mars 2005, par Roger Dubien

Il a été question de ce qui est arrivé à Ichem à la réunion du conseil municipal de st-étienne de ce lundi 7 mars.
J’avais fait inscrire en "question d’actualité" : "(...) un jeune stéphanois, lycéen, a été frappé lors d’un contrôle d’identité à quelques pas de l’hôtel de ville samedi 26 février. Une double action en justice est engagée. Je souhaiterais que la ville de st-étienne apporte sa contribution pour tirer au clair ce triste évènement, et que soit réaffirmée la nécessité du respect par tous du droit, et de la dignité des personnes.

J’ai exposé ainsi (voir ci-dessous) le problème. Le Maire de St-Etienne, M. Thiollière, et l’adjointe à la sécurité, Mme Dumont, ont ensuite pris la parole. Leur réaction sera publiée lorsqu’elle aura été transcrite...

"Je souhaite d’abord informer l’ensemble du conseil municipal d’un incident grave qui s’est produit samedi 26 février a deux pas de la mairie rue Gérentet.
Au cours d’un contrôle d’identité, un jeune stéphanois, lycéen, mineur, a été frappé et humilié par un policier.
Je dis cela sur un mode affirmatif, parce que j’ai rencontré et longuement écouté ce jeune et ses parents, et parlé avec des témoins, et que - pour moi - un certain nombre de choses sont d’ores et déjà établies. Des témoins ont d’ailleurs été plus ou moins molestés eux aussi, et disent avoir entendu des mots à connotation raciste.
Le jeune Ichem est un jeune qui n’a pas de passé judiciaire, dont la famille est bien connue dans son quartier et au-delà et a été très impliquée dans la vie associative de Montreynaud et de notre ville.
Rien dans le comportement de ce jeune ne justifiait des coups, bien évidemment, ni même le contrôle d’identité d’ailleurs.

D’autres évènements graves ont suivi au commissariat central, où ce jeune a passé la nuit en garde à vue. Et où il dit avoir reçu d’autre coups, et sa mère également. Des certificats médicaux ont été établis et confirmés.
Autre fait grave de conséquences possibles, ce jeune est maintenant poursuivi devant le tribunal pour outrages et rébellion...

Il se trouve qu’ayant été contacté par des témoins samedi en début de soirée j’ai essayé de contribuer à ce que les choses ne se dégradent pas plus, et que ce jeune ne passe pas la nuit en prison après ce qu’il avait déjà subi.
Je me suis efforcé de prévenir Mr Artigues, député. Ainsi que Mme Dumont, adjointe à la sécurité, pour l’informer de ce que je savais.

Les choses étant maintenant où elles en sont, je veux dire que ce qui s’est passé n’est pas admissible. Un policier ne doit pas se laisser aller à de tels actes. La mission de la Police est de faire respecter le droit et la dignité. Oui, ce n’est pas toujours facile et ça réclame du sang froid. Mais il n’y a rien qui justifie de se laisser aller à frapper un jeune comme ça. Un policier qui se comporte comme cela doit être rappelé au respect du droit et de la Loi. A l’obligation du respect de la dignité des personnes. A plus forte raison des très jeunes !

Je veux attirer l’attention sur le fait qu’une vie de jeune peut ainsi basculer en quelques heures. Qu’un jeune qui n’a rien fait de mal peut se retrouver avec de la prison et un casier. Je veux dire aussi qu’une telle humiliation, si justice n’était pas rendue, serait destructrice pour le regard que ce jeune et d’autres jeunes portent sur la société, sur le droit, sur la police, sur la Justice. Je souhaite et j’ai confiance dans le fait que justice soit rendue.

Je pense aussi que la Mairie doit contribuer à l’établissement de la vérité sur ce qui s’est passé, au moins rue Gérentet, puisqu’il se trouve qu’une des caméras de vidéosurveillance mise en place par la Mairie et gérée par la Police municipale, est installée sur le bâtiment de la Banque Populaire, à quelques mètres du 4 rue Gérentet devant lequel l’incident a eu lieu. Cette caméra est idéalement placée pour avoir enregistré ce qui s’est passé.
Je l’ai dit à Mme Dumont dès le lundi 28 : il est nécessaire que cet enregistrement (normalement conservé 14 jours je crois) soit remis à la justice, d’autant que des plaintes sont déposées.
Vous savez ce que je pense des caméras vidéos, de leur utilité et de leur coût. Vous m’avez plusieurs fois affirmé le contraire. Mais quoi qu’il en soit, puisqu’il y en a une qui fonctionne place de l’Hôtel de ville, elle doit servir à établir la vérité sur ce qui s’est passé et à rendre justice."

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
9 mars 2005, par Nawel

C’est choquant...Que justice soit faites ! ! ! !Ishem et ses parents ainsi que les jeunes filles et omar sachez que je suis avec vous ! !Vous avez tous mon soutien !

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
4 mars 2005

Vous devriez consulter le site de Resistons Ensemble, vous y verriez des affaires comme celle d’hichem à la pelle et sans qu’aucune ne soit résolue par le droit, la justice et tous ces beaux mots que vous utilisez et qui contrairement à ce que vous pensez ou écrivez n’ont plus (pas ?) de sens dans ce pays. L’outrage rébellion protège les flics quand ils commettent une exaction et la justice les couvre. Comment pourrait il en être autrement ? A t on déjà vu la justice désavouer la police ? Du point de vue républicain c’est impensable ! C’est comme pour la vidéosurveillance elle ne sert qu’a protéger les biens des nantis jamais à accuser les flics. www.resistonsensemble.lautre.net

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
4 mars 2005, par Christophe Perrin

quelques conseils pour la suite

Faire immédiatement établir des certificats médicaux de toutes les personnes qui ont été frappées.

Créer un comité de soutien large.

Choisir un avocat avec qui il est possible de collaborer.

Le cas d’espèce est suffisament grave pour saisir la Commission de déontologie des forces de sécurité. Elle peut être saisie pour les plaignants par un sénateur ou un député. C’est un excellent moyen de mettre la pression sur le parquet pour qu’il ne fasse pas n’importe quoi.

Christophe Perrin Cimade Montpellier

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
3 mars 2005, par SergueÏ
"Deux élus agressent sauvagement la police"

Les élus y compris sont victimes de l’arbitraire policier. Une sale histoire à Istres où trois policiers de la BAC qui n’en sont pas à leur première bavure se sont comportés comme certains des pires éléments de la police à une bien triste période de notre histoire !

Ci dessous deux documents reçus à l’adresse du site du guide juridique. Le titre ("deux élus agressent sauvagement la police") est de moi : et je le crois assez justifié. En effet, pour que deux flics de la BAC soient mis au tapis au point de se voir prescrire 8 et 10 jours d’ITT, il a quand même fallu que leurs "agresseurs", un couple agé d’une cinquantaine d’années, fassent preuve d’une remarquable maitrise du kung fu et autres arts martiaux...

Compte rendu :

Istres, quartier des Baumes, il est aux environs de 22H00, ce mercredi 19 janvier 2005. Au rez de chaussée d’un immeuble, au numéro 2, rue Pescari, Louis et Colette BONASSI regardent la télévision. LOUIS est militant CGT à l’usine ASCOMETAL de Fos. Colette est Adjoint au Maire d’Istres, déléguée à la Petite Enfance. Ils habitent un quartier paisible et sans histoire. Pourtant, ce soir là, on sonne à leur porte. Surprise, il est tard et Colette regarde par l’oilleton. Elle voit ses voisins sur le palier ainsi qu’un jeune homme qui gesticule dans une attitude apeurée, quasi terrorisé. Louis et Colette ouvrent leur porte, interpellés par cette situation qu’ils jugent spontanément de «  personne en danger ». Ils se trouvent face à un jeune qui exprime sa peur par des gestes désordonnés en criant « adjuto ! adjuto ! » Louis qui est d’origine italienne comprend que ce jeune homme appelle à l’aide, face à un danger. Cette agitation avait déjà fait sortir plusieurs voisins dans le hall de l’immeuble. Derrière la porte vitrée de l’immeuble, un homme, plutôt costaud, coiffé d’un bonnet en laine noire roulé sur les oreilles, d’un gros blouson noir, tape violemment sur la vitre pour qu’on lui ouvre. Son attitude est agressive et indique clairement qu’il veut s’en prendre au jeune qui appelle à l’aide. Néanmoins, il exhibe une carte avec une bande rouge et crie « Police, Police ». Louis BONASSI lui ouvre la porte. Il rentre dans le hall comme un fou, saute sur le jeune, le plaque violemment contre la porte d’entrée de Louis et Colette et se met à lui taper dessus à coup de matraque. Le jeune homme hurle en demandant toujours de l’aide. Tous les témoins de la scène demandent, en vain, en criant d’arrêter ces violences. Personne n’a pensé qu’un policier pouvait agir ainsi. Louis BONASSI réussit néanmoins à arrêter le bras du cogneur en lui demandant de confirmer sa qualité de policier. Ce dernier exhibe effectivement une carte de police. A ce moment là, deux autres policiers en civil entrent dans l’immeuble et sur ordre de leur collègue protagoniste des évènements essaient de passer les menottes à Louis qui réussit à ce mettre à l’abri dans son appartement. Sa femme, Colette, persuadée de vivre une scène de règlement de compte, parvient, en passant par le 18, à joindre le commissariat d’Istres pour appeler de l’aide. Elle réussit également à alerter le Maire d’Istres, Michel CAILLAT et un de ses collègues également adjoint. Effectivement, deux policiers portant sur leur veste la mention « Police » arrivent dans l’immeuble. Les BONASSI rouvrent leur porte. Le jeune a été emmené. Louis est menotté et conduit au commissariat où il est mis en garde à vue à 22H.35. Colette, accompagnée par Alain BORG également adjoint au Maire, part aussitôt pour le commissariat, où Michel CAILLAT, le Maire les rejoint. Elle demande en vain à voir son mari. En réponse, elle est mise en garde à vue à 23H00. Tous les deux seront remis en liberté le lendemain soir vers 20H30 et inculpés de : Avoir volontairement exercé des violences sur deux agents de la force publique,suivies d’une incapacité totale de travail de 8 jours et 10 jours. Ces violences étant aggravées par les deux circonstances suivantes : Sur un dépositaire de l’autorité publique, en l’espèce un policier national En réunion. Avec convocation devant le Tribunal Correctionnel d’Aix en Provence le 18 avril 2005à 14h00. Le jeune homme matraqué est également remis en liberté le lendemain avec le même motif d’inculpation. Il avait eu « le tort », en attendant dans la rue sa petite amie, d’avoir été remarqué par la patrouille de la BAC, circulant, en civil, dans une voiture banalisée. Quant ils se sont approchés de lui, il a pris peur, a craint une agression et est parti en courant. Il s’est réfugié dans le premier hall d’immeuble qu’il a trouvé dans sa fuite. Ce jeune homme est péruvien, ne comprend pas un mot de français. Il n’a rien à se reprocher et ses papiers sont parfaitement en règle. A signaler que le policier cogneur est déjà impliqué dans une affaire d’interpellation musclée sur un jeune d’Istres. A signaler aussi que lorsque Colette BONASSI a décliné sa qualité d’élue adjointe au Maire d’Istres, cela n’a fait qu’augmenter l’agressivité policière à leur égard.

Comité de soutien : Communiqué de presse du 26 janvier 2005 Deux de nos concitoyens, une élue de la ville d’Istres adjointe au maire et son mari militant syndicaliste ont été interpellés et mis en garde à vue au commissariat de cette ville le mercredi 19 janvier 2005 dans des conditions qui constituent pour les organisations signataires une véritable atteinte aux libertés. Elles expriment une totale solidarité avec ces citoyens qui n’ont pour seul tort que d’avoir tenter d’empêcher le matraquage d’un jeune homme n’ayant commis aucune faute, ni délit. Elles s’inquiètent et dénoncent la répétition sur Istres d’incidents graves de ce type. Elles estiment que la mission de la police nationale est de défendre les citoyens, c’est un travail difficile mais qui doit en permanence s’appuyer sur le respect de la dignité humaine et des droits de l’homme. En conséquence, ces organisations se constituent en comité de soutien et de vigilance. Liste majoritaire des élus municipaux d’Istres Ligue des Droits de l’Homme (06 30 813 555) M.R.A.P (06 87 17 31 35) Collectif de résistance Istréen (C.R.I 06 60 47 41 19) L.C.R Ensemble citoyens Groupe des élus communistes de Fos sur Mer Gauche alternative de Fos sur Mer U.L - C.F.D.T -Istres C.G.T Ascométal (04 42 05 41 08) Conseil syndical des co-propriétaires « Fougère ».

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
11 mars 2005, par Liberté,égalité,faciès ?

Comment etre crédible dans nos messages d’incitation au civisme quand des gardiens de la "paix" sèment la violence gratuite et au faciès ?

Ces violences gratuites de certains policiers sur des jeunes ne sont pas nouvelles mais un discours sécuritaire intégriste a quelque peu laché la bride un peu plus à ce qui s’apparente à une atteinte au fondement meme de la république :le respect des lois et de l’intégrité physique de tout individu baffoués par ses propres gardiens.J’ai été personnelleement témoin de deux passage à tabac dans la rue. C’est la loi et la république qui se suicident quand le temple de la loi,la police, devient une zone de non droit et de terreur. Ou sont les défenseurs de la République ?

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
17 mars 2005, par che

il ne faut plus se laisser faire et manifester par des sittings,manifs,et faire beaucoups der bruits .

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> Ichem, lycéen, 17 ans et demi, frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février.
18 juin 2005, par Rachid L

Sincerement, ça ne me choque même pas. Bcp de personnes pensent que s’il s’est fait taper dessus, c’est qu’il a obligatoirement fait quelque chose, mais sachez que toute personne bronzée n’est jamais à l’abri d’une bavure policière. Seul le metissage peut sauver notre pays.

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