Réseaux citoyens de St-Etienne
Accueil Qui sommes-nous Nous contacter Nous aider Plan du site Admin
   
Vous êtes ici : Egalité des droits / Antiracisme > Pourquoi je signe l’Appel des indigènes de la République
A la une
Agenda
Albums photos
Images à la une
Envoyez la musique !
La France insoumise / Jean-Luc Mélenchon
Nous sommes Grecs
Agroécologie
Agriculture paysanne
AMAP et réseau des AMAP
AMAP-Saint-Etienne
L’avenir du mouvement des AMAP
Les Amap dans la Loire
FAQ - De la ferme au quartier
Collectif Zérogm42
Collectif "nourrir l’humanité"
Maison de la semence
G.R.A.I.N. / Via Campesina
Collectif Liberté Justice Palestine
Chroniques pour la Palestine
Moyen-Orient et monde arabe / Georges Corm
Réseau RESF
Réseau Solidarité Rroms
Egalité des droits / Antiracisme
Une école pour tou(te)s
Survie / Françafrique
Quelle connerie la guerre !
Collectif "personne à la rue !"
Justice sociale / Droits sociaux
Assises droits sociaux
Forum des droits sociaux
Logement
Non au CPE !
Santé
Services publics
Travail / Emploi / Retraite
Portail pour l’accès aux droits sociaux
Le travail social dans la crise
Terrain d’entente
Groupe de réflexion "travail travail !"
Réseau salariat
Ecole / Education populaire
Justice écologique
Collectif Action Climat - CLAC
Sortir du nucléaire
Démocratie
Démocratie participative
Porto Alegre/St-Etienne
Libertés
Europe
Sortir du capitalisme
TAFTA
Changer la mondialisation ?
Forums sociaux
Changer la gauche ?
Gouvernement Hollande-Ayrault-Valls
Gouvernement Sarkozy
Chronique d’une élue citoyenne
Ville de Saint-Etienne
Conseil municipal
Elections municipales 2008
C’est notre histoire
Culture / idées
Les Héroïnes
Libres paroles
Des livres, des films, des sites...
Cafés citoyens au Remue-Méninges
Atelier de philosophie
Université Populaire - Laboratoire Social / Collectif Malgré Tout
Médias
Qui sommes-nous
Réseaux/Associations
Pourquoi je signe l’Appel des indigènes de la République
jeudi 21 avril 2005, par Rachid Oulmi


La France est mon lieu de vie, ma langue, ma culture, le lieu d’immigration de mes parents.
C’est là où je me suis construit avec beaucoup d’ici et un peu de là-bas comment pourrait-il en être autrement. Qu’il est beau mon pays quand il se drape de son habit de liberté, qu’il est accueillant quand il prône la fraternité et qu’il est merveilleux avec son idéal de liberté. Voilà une image de la France à laquelle on voudrait bien se raccrocher.

Alors pourquoi aujourd’hui quand je lis l’appel des indigènes de la république je ne peux qu’y adhérer et constater que pour une fois nos préoccupations concrètes de vie de français de seconde zone sont prises en comptes. Il pose les vraies questions afin d’introduire un débat qui ne peut être que salvateur compte tenu de la situation où nous en sommes arrivés. Il lève le voile sur les réalités de notre existence.
En effet comment est-ce que cette France si belle en théorie s’est transformée en un pays qui opprime et discrimine une partie de ses concitoyens au mépris de ses valeurs fondamentales.

A une époque où l’on semble vouloir revisiter l’histoire et enseigner aux futures générations les bienfaits de la colonisation, il devient urgent de mettre un bémol à ce positivisme malsain qui voudrait masquer la triste réalité d’une période qui a pourtant existé.

Les situations de discriminations sont malheureusement récurrentes au regard de l’histoire de la France. En effet durant la première guerre mondiale les tirailleurs africains (algériens, marocains, sénégalais etc.) n’ont-ils pas servi de chair à canon pour défendre la mère patrie. La France victorieuse n’a pas été reconnaissante vis-à-vis de ses populations qui n’ont pas vu leurs situations de peuples sous domination bouger d’un iota, une fois de retour chez eux.

Durant la seconde guerre mondiale les mêmes ont de nouveau combattu afin de libérer la France et contribué à vaincre le nazisme. Après la victoire et de retour chez eux, ils ont osé manifester une volonté de liberté et d’indépendance. Ils ont été durement réprimés notamment avec les massacres de Sétif le 8 mai 1945 car on a voulu mater leurs velléités d’indépendance pour une longue période. D’ailleurs encore aujourd’hui pour ceux qui sont encore en vie le combat continue afin de percevoir une véritable pension de guerre au même titre que les combattants de la métropole, et non pas que leur soit allouée une aumône. Il n’y a pas eu deux sortes de combattants sur le terrain. Il est temps que pour ceux qui ont donné leur vie pour la France celle-ci leur reconnaisse une digne pension de guerre.

Ensuite est venu le temps d’une décolonisation difficile et la rupture a été douloureuse pour les uns comme pour les autres. Or on passe sous silence toute cette période et à force de non dits on n’arrive pas à construire une mémoire commune bien que notre passé soit commun.

L’essor économique dans la France d’après guerre fut sans précédant et il manquait cruellement de main d’œuvre.
Naturellement elle s’est tournée comme par le passé vers ses ex-colonies et a déclenché une forte vague d’immigration principalement en provenance du Maghreb. L’idée étant : on vous offre la chance de pouvoir venir travailler en France. Bien entendu cette immigration devait à terme rentrer chez elle. Or il n’en a rien été puisque naturellement ces populations ont bon gré mal gré trouvé leur place dans la société française ou tout du moins certains diront une place à part.

La crise économique a fait que l’on a commencé à pointer l’immigré comme un concurrent à la force de travail nationale. On a alors mis en concurrence les salariés à partir de leurs origines. Dès lors on s’est empressé de ne plus combattre les choix économiques et monétaires et leurs implications en termes sociales.
Le curseur politique s’est déplacé et la différence droite/gauche s’est portée non plus sur les choix économiques mais sur la politique envers l’immigration et cela a été la porte ouverte à toute les dérives.

Pour des choix purement électoralistes le Front National est devenu un instrument au service des partis traditionnels. Ils ne se focalisent plus sur la façon dont il faut aborder les questions économiques mais sur la politique d’immigration à adopter, la politique sécuritaire à mettre en œuvre pour protéger le citoyen contre l’étranger sous toutes ses formes. On a instrumentalisé le discours politique afin de lepéniser les esprits et la société.
Le message en provenance de l’ensemble de l’échiquier politique est alors sans ambiguïté, pour les uns on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, pour les autres le front national pose les bonnes questions mais n’apporte pas les bonnes réponses, et enfin il y a le fameux bruit et l’odeur. Tout cela a des implications fortes dans la tête des gens et n’est pas neutre de conséquences.

On a donc mis en place une stratégie politique d’évitement des vraies questions que sont l’emploi, le choix du type de croissance, du développement économique, des relations économiques internationales. On a joué aux apprentis sorciers de manière délibérée simplement pour gagner des élections sans se soucier de la cohésion nationale.

Le paroxysme de cette façon de faire de la politique aurait pu être atteint le soir du 21 avril avec le sentiment que la France s’est fait peur et qu’il fallait réagir afin que "plus jamais ça".
Or force est de constater qu’aujourd’hui c’est pire, avec le concept de guerre préventive pour protéger la nation, il faut apporter la démocratie à coup de bombes chez les autres et surveiller chez soi les réseaux dormants de possibles terroristes. Pour le coup toute personne d’origine devient potentiellement dangereuse pour le pays.

Aujourd’hui il faut globaliser les différents types de discriminations dont sont victimes jeunes et moins jeunes d’origine arabe ou africaine. Il faut recoller les morceaux du puzzle pour se rendre compte à quel point nous en sommes arrivés.

Pendant de nombreuses années la politique vis-à-vis des immigrés tendait à les maintenir dans la subordination et la précarité. Il était pratiqué une politique de type paternaliste car il fallait veiller à ce qu’ils puissent dormir, manger, se soigner, tout en les concentrant sur un même territoire afin de pouvoir les contrôler. Parqués dans les bidons villes dans un premier temps, on a ensuite créé des foyers où on leur a alloué de minuscules pièces.

Aujourd’hui l’exclusion est systématisée voire institutionnalisée, à différents niveaux, en terme spatial, autrefois dans les foyers Sonacotra pour les personnes seules, aujourd’hui dans les quartiers sensibles hors des centres villes pour les familles. En terme social bien entendu, ces familles sont mises à l’écart de l’emploi, du logement mais aussi des loisirs.

Durant ces trente dernières années les gouvernants ne voulaient pas assumer la responsabilité de leurs orientations politiques et ont trouvé en l’immigration la catégorie raciale explicative de tous les maux de la France. Dès lors ils ont stigmatisé toute une catégorie de population qui pourtant est partie prenante du destin de la France car sa place n’est nulle part ailleurs. Ainsi le concept d’immigration a dérivé, d’une action qui consiste à aller vivre dans un autre pays il est devenu une catégorie raciale (les arabes, les africains). Au point qu’aujourd’hui on parle d’immigrés pour des personnes qui sont nées en France. C’est devenu une tare héréditaire.
Les responsables politiques se sont focalisés sur l’immigration et petit à petit s’est mis en place, tous types de gouvernements confondus, des politiques de lutte contre l’immigration. Le choix des mots indique clairement que l’on a voulu désigner un ennemi à combattre pour le bien de tous. On a alors ouvert la boite de pandore sans se soucier des conséquences sociales et psychologiques possibles.
En désignant une catégorie raciale comme étant à l’origine des difficultés des français, on a trouvé les boucs émissaires parfaits. C’est alors que les dérives ont commencé, que l’on a stigmatisé les sans papiers et que la délinquance a pris une couleur, celle de l’immigration. Ainsi lutter contre la délinquance a nécessité tout un arsenal répressif et policier dirigé en grande partie contre les banlieues qui sont apparues comme les hauts lieux de la délinquance.
L’incarcération est donc devenue l’arme absolue contre les différents désordres urbains et sociaux.
Les territoires qui concentraient toutes les difficultés sociales et surtout une jeunesse à la dérive et exclue, sont médiatiquement exposés comme des lieux de trafics de toutes sortes où la jeunesse roule sur l’or sans travailler. Dans le même temps dans le discours politique commence à poindre l’idée qu’il faut revaloriser le travail afin que le français qui peine en travaillant honnêtement puisse s’en sortir. La France des quartiers est harcelée par la police et remplit alors les prisons. La boucle est bouclée car voilà la preuve par neuf d’une réalité orchestrée et non simplement une vue de l’esprit. On a alors rajouté une couche, en désignant cette catégorie raciale comme étant globalement fainéante et profitant du système et des droits sociaux d’une France généreuse.

Dans les années 80’s, face à cette politique humiliante et aux dégâts psychologiques et humains que ceux-ci ont entraîné, un mouvement spontané de jeunes beurs suite à des bavures policières s’est créé dans la banlieue lyonnaise. C’est devenu une marche nationale pour l’égalité des droits et il a connu un succès retentissant. Mais rapidement les partis politiques sentant le danger leur ont confisqué la parole et le PS a instrumentalisé "Touche pas à mon pote" afin de récupérer le leadership et vider le mouvement de ses revendications par quelques mesurettes.

Aujourd’hui encore le schéma politique est simple, la politique sécuritaire (tolérance zéro ou intolérance totale) tant au niveau national qu’international indique que la catégorie raciale constituée par l’immigration est considérée comme suspecte. Il suffit de constater le véritable carcan administratif auquel on se heurte si l’on veut faire venir un membre de sa famille de l’étranger et je ne parle pas de la façon dont on est reçu. Même la solidarité est devenue un délit car si l’on héberge un sans papier on peut finir en prison aujourd’hui. Enfin on nous parle de cellule dormante du terrorisme qui fait que chacun à l’air suspect s’il a un rapport de près ou de loin à l’islam.

C’est alors qu’on est passé à une nouvelle dérive car on a glissé de la catégorie raciale à l’appartenance religieuse. Cela a savamment été orchestré car d’ennemi de l’extérieur on est aussi devenu l’ennemi de l’intérieur. Le péril vert nous guette et voilà que la république est menacée par la volonté de l’invité de vouloir changer les valeurs du pays d’accueil. On a instauré des cérémonies du dévoilement afin de jeter le voile sur une certaine partie de la population.

Encore une fois dans la même logique visant à masquer les problèmes économiques et sociaux, la droite jubile d’avoir entraîné toute la gauche sur ses orientations économiques et politiques, sur sa politique sécuritaire. Elle la piège un peu plus sur la question de la laïcité. C’en est fini des valeurs fondatrices de gauche qui ne sont plus portées par les partis institutionnels de gauche.
On est entré en guerre contre les immigrés toutes générations confondues tant du point de vu racial que religieux, coupables de tous les maux et surtout de ne pas vouloir s’intégrer. Voilà un concept derrière lequel on met tout et n’importe quoi, car enfin comment demander à quelqu’un de s’intégrer alors qu’il est né en France, qu’il y vit, et que c’est la société française qui le rejette ? Peut-être est-il sous entendu qu’il n’y aurait qu’une seule façon d’être français et que la diversité culturelle et cultuelle est un frein à l’intégration. Il semble que l’on s’achemine vers ce type de raisonnement car un récent rapport parlementaire accable le bilinguisme des immigrés qui serait un facteur explicatif de leur délinquance. Pour devenir un vrai français, il faudrait se couper de ses racines pour mieux s’intégrer.

Les jeunes issus de l’immigration en tant que catégorie raciale dans la France multicolore sont les sauvageons qu’il faut éduquer car leurs parents sont démissionnaires. Ce sont aussi les barbares qui soumettent les femmes et ne les respectent pas. On associe médiatiquement les tournantes aux banlieues. Encore une fois, cette jeunesse est désignée comme responsable de ce mal être dans les banlieues et la peur gagne un peu plus de terrain. Alors que la situation difficile des femmes dans notre société relève de bien d’autres facteurs que d’une explication simple. Elle est belle la leçon qui nous est faite par des partis qui préfèrent payer des millions d’euros d’indemnités plutôt que de respecter la loi sur la parité. Les violences faites aux femmes tant en termes de brutalités conjugales que sociales et économiques ont été étudiées sociologiquement et il apparaît clairement qu’elles ne relèvent pas de catégories raciales ou de l’explication ethnique comme on veut bien nous le faire croire.

Quand ces jeunes investissent le champ politique en tant que citoyens et qu’ils prennent position sur la politique internationale et tissent des liens avec le monde militant cela inquiète et il faut vite casser la dynamique. On les accuse de vouloir importer le conflit du moyen-orient dans notre pays. On brandit le spectre du communautarisme et de l’antisémitisme afin d’isoler ces nouveaux acteurs du champ politique des fois qu’il leur viendrait à l’esprit d’intervenir sur la politique intérieure.

Nos hommes politiques qui sont les champions du monde de la démagogie, nous vendent la constitution européenne comme étant un moyen de lutte efficace contre les discriminations pour les jeunes issues de l’immigration car l’obligation serait impulsée de l’extérieur. Cela fait 30 ans que l’on nous promet le droit de vote aux élections municipales pour les étrangers non communautaires et que l’on ne voit toujours rien venir, il en est de même pour la revalorisation des pensions des anciens combattants issus des colonies. On voit là le courage de nos hommes politiques qui n’ont jamais pris de risques politiques mais aussi qui n’ont jamais payé le prix fort de leurs trahisons et de leurs tromperies successives.

Le tableau dressé tel quel n’a rien de réjouissant, d’autant plus qu’aujourd’hui la stratégie politique vise à diviser la catégorie des immigrés afin de l’affaiblir politiquement. On applique les bonnes vieilles recettes qui ont toujours marché, il faut jouer des artifices pour masquer les questions essentielles. Il faut diviser entre berbères et arabes, avec ou sans papiers, avec ou sans emploi, avec ou sans logement, laïques ou non, etc...
Ainsi la dernière dérive de cette logique c’est de combattre dans la catégorie immigrée ceux qui causent du tort aux autres. Il faut être impitoyable mais agir avec discernement avec de véritables frappes chirurgicales afin d’éviter les dégâts collatéraux. Les bons immigrés sont invités à leur tour à stigmatiser les mauvais et si possible à les combattre eux mêmes.

Le tableau a pris forme et clairement c’est le visage du racisme qui apparaît sous toutes ses formes et il n’est pas tombé du ciel dans ce pays. En effet il est bel et bien le résultat d’une construction volontariste de machiavels de la politique dont le seul souci est de manipuler les électeurs en instrumentalisant leur peur et en évitant de prendre à bras le corps les vraies questions de société.
La diabolisation des nouveaux barbares comme on nous désigne dans le traitement médiatique a pour conséquence d’accentuer le poids des préjugés et facilite le gouvernement des peurs citoyennes par les politiques. Cette propagande accentue les tensions et des formes nouvelles de xénophobies apparaissent, et les discours racistes se banalisent.
On a pu observer à travers le temps que les peurs se sont modifiées mais qu’en règle générale la peur demeure comme un facteur de gestion politique des populations. En effet la désinformation médiatique consiste à faire croire que des faits singuliers et isolés sont systématiques.
L’image du méchant dans la représentation cinématographique est passée du blouson noir, au jeune de cité pour aboutir à la figure du musulman barbu et possible terroriste.
Dés lors le rôle des médias prend toute son importance car il contribue à dominer l’imaginaire, à fabriquer les esprits et à influencer l’opinion. La liaison dangereuse entre politique et médias se conjugue dans l’art de persuader, d’examiner les réactions de la population afin de la "domestiquer".

Il est grand temps de sortir de l’impasse et des dangers où nous conduit cette situation. Si on accepte de voir la réalité en face, de voir que la France est malade et que le cancer est en elle, alors on pourra prendre les mesures nécessaires à sa guérison. Pour contribuer à solutionner le problème, il faut une reconnaissance des droits légitimes des héritiers de l’immigration qui se sont construits en lien avec leur histoire car ils ont un passé et un présent. Il faut en finir avec l’humiliation systématique d’une partie de la population française. Pour vivre ensemble en toute égalité il faut accepter de coexister sans discrimination. Cela passe par l’indépendance du combat des héritiers de l’immigration afin qu’ils fassent entendre leurs voix. Seul la défense d’une cause juste pourra enrailler les déséquilibres que l’on peut constater actuellement. Il faut en finir avec la désinformation qui désigne et culpabilise toute une partie de la population française. La France a peur et il faut aussi l’entendre et le prendre en compte mais il y a aussi une France qui souffre et qui est humiliée. Trouvons les lieux possibles de discussions entre nous pour apaiser nos rapports et faire que la raison l’emporte.
Il nous faudra déconstruire cette mécanique infernale qui vise à manipuler les peurs, il nous faudra donc tout reconstruire mais les fondations existent. En effet la France des valeurs humanistes qui assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion, conviendrait à tout le monde.

La question est pourquoi aujourd’hui en est-il autrement ?

Rachid Oulmi.


Rachid Oulmi avec Abdel Jaleel Sarsour, vice-président de l’Université Al-Aqsa de Gaza, le 1er avril à St-Etienne.  - 20.1 ko
Rachid Oulmi avec Abdel Jaleel Sarsour, vice-président de l’Université Al-Aqsa de Gaza, le 1er avril à St-Etienne.



Au cinéma Le France, jeudi 19 mai à St-Etienne : Ne pas occulter le 8 mai 1945 à Sétif et construire la fraternité
Projection du film Mehdi Lallaoui et Bernard Langlois : "Les Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945".
Suivi d’un débat avec la participation de Mehdi Lallaoui.
 Plus d’informations 




Dans la même rubrique :
La position de la Ligue des Droits de l’Homme sur la question du foulard.
Immigration et/ou situations post-coloniales ?
Alain Gresh : A propos de l’islamophobie
1er mars 2010 : la journée sans immigrés
Dieudonné : le bouffon de l’extrême droite
Yamin Makri : "Respecter la mémoire de chacun, connaître l’autre, construire un avenir commun"
Migrations : misères du monde ou richesses du monde ?
Dialogue pour une meilleure compréhension
Jules Ferry, le fondateur de l’école laïque et républicaine, était aussi un ardent promoteur du colonialisme
Crever "le plafond de verre" pour quelques uns, mais garder les murs pour des millions d’autres ?




Proposer un article | Nous contacter | Plan du site | Admin | Accueil