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"Je vote donc je suis ?..."
mercredi 18 mai 2005, par chroniques anonymes


"Les segments de la population les plus enclins à l’abstention sont ceux qui cumulent les handicaps sociaux les plus divers. Le chômage, la pauvreté, la précarité, la stagnation du pouvoir d’achat des salariés modestes, la violence physique ou symbolique dans les rapports sociaux, l’absence de perspectives, la fatalité de l’échec scolaire, la dégradation des conditions de travail dans les emplois peu qualifiés, les discriminations et stigmatisations subies par ceux qui sont d’origine non européenne, tout ce qui a contribué au durcissement des conditions de vie d’un nombre plus important de catégories depuis une trentaine d’années contribue à renforcer le scepticisme politique et l’abstention de catégories de population déjà prédisposées". (1)

L’abstention ça s’explique ou du moins ça se comprend sauf pour ceux qui réfutent toutes "excuses sociologiques" (suivez mon regard du côté de l’île de Ré, ah ! plus maintenant puisqu’il a décidé de ressortir du trou !).
Referendum, régionales, municipales, etc., etc.... Elections après élections un nombre important de jeunes ne se sentent pas ou plus concernés par toutes ces consultations électorales...

Pourquoi mon choix pour l’abstention ? En fait comme beaucoup de jeunes, j’en sais trop rien, c’est vrai que la plupart du temps j’ai voté (j’ai du rater quelques votes comme les référendums et les dernières européennes).... Peut être que je me dis que ça ne sert à rien mais ça c’est un argument que l’on peut vite réfuter et que certains prennent encore plus de plaisir à casser du jeune "irresponsable" (comme par hasard issu des milieux populaires) sur les plateaux télés... et justement c’est ça qui m’énerve. J’ai l’impression qu’on nous oblige à voter en voulant nous donner mauvaise conscience...On parle d’urgences démocratiques, de faire barrage à l’extrême droite, comme en 2002 dans un climat d’hypocrisie écoeurant...etc... On nous parle de sanctionner la politique répressive et anti-sociale de Raffarin, de dire non à une Europe ultra libérale...mais pour moi tout ça sonne creux... Je ne vois pas en quoi la démocratie est en danger, et même si elle est en danger, de quelle démocratie parle-t-on, celle qui se satisfait de ses 10% de chômeurs, de ses jeunes au RMI, qui laisse des centaines milliers de familles se nourrir aux restos du coeur... Une démocratie qui enferme à tout va pour rien du tout (et la dureté pénale était de mise sous la gauche aussi)... Non lorsqu’ils parlent de démocratie en danger, il parlent de la démocratie de ces employés qui vivent à crédit dans leurs pavillons et qui s’en satisfont, de la démocratie de ces jeunes intellos trentenaires qui pensent être le centre du monde avec leur branchitude de merde... La démocratie des gens qui ont peur du FN quand ça les arrange... La démocratie des gens qui n’ont pas de problèmes de logement ni d’emploi... Désolé mais cette démocratie là j’en ai rien à faire....Bien sûr on peut me répondre que c’est très naïf de raisonner comme ça, que c’est être trop simplificateur, et je le revendique... Je suis fatigué de la gauche, la droite ne m’aime pas et les utopistes de l’extrême gauche pour moi ne sont que des lâches qui ne vont pas au bout de leurs idées...Fatigué aussi de ces débats sur la construction européenne, sur une Europe que l’on voudrait plus sociale et moins libérale... Fatigué de nous faire culpabiliser comme si le destin de l’Europe reposait sur nos épaules... Alors il ne me reste que l’abstention... Vous allez me dire que je me mets moi-même hors jeu de la vie sociale, tant pis alors... Pourtant je ne crois pas à ces phrases lancées à la va-vite "politiciens tous pourris, droite-gauche c’est la-même"... Et c’est pour ça que je n’irai pas voter, mon abstention est plus utile que de voter pour un oui ou pour un non qui ne riment à rien et qui sera vite récupéré par un Fabius en quête de réhabilitation... J’aimerais pouvoir dire à Julien Dray et à Jean Luc Mélenchon qui méprisent les jeunes qui ne votent pas que c’est à cause d’eux que je n’irai pas voter, que leur arrogance et leurs condescendance m’écœure, que leurs beaux discours de gauche m’énervent... Depuis mon adolescence rien n’a changé, on nous montre toujours autant du doigt, la jeunesse issue de l’immigration est toujours laissée à la marge, et nous en vieillissant on nous a oublié sur le coté... Beaucoup de ces militants beurs et cie... vont vite se lasser... Un par un il baissent les bras et se rendent compte que rien ne changera les choses... On dit aux jeunes, "motivez vous, allez voter..." c’est facile à dire quand on est bien installé dans la société et qu’on a de quoi vivre matériellement...mais pour quelqu’un qui ne voit pas d’avenir, remplir une urne ne vaut rien dire lorsque son compte est vide...

Je sais très bien que la politique sociale, la politique de l’emploi, du logement, dépendent des personnes que l’on élit... et que l’on a la politique que l’on mérite... Le problème c’est que j’ai grandi sous la gauche et sous la droite...ça ne m’a pas empêché d’avoir des problèmes de boulot, des problèmes à l’école et des problème de logement...
Je sais, tout cela est d’une naïveté énervante, mais malgré tout d’une simplicité désarmante... L’abstention n’est pas la solution... Mais alors où se trouve-t-elle ?

(1) Daniel Gaxie : "L’abstention électorale : entre scepticisme et indifférence".
http://ses.ens-lsh.fr/index.php ?arc=ac07b




> "Je vote donc je suis ?..."
19 mai 2005

En réponse à cet article, je voulais d’abord dire que je suis anarchiste, donc abstentionniste. Alors, ce que tu nous exliques là, c’est ce qui te conduit peu à peu, et qui conduit de plus en plus de gens à se dépolitiser, à se désintéresser de la "chose publique". Pourtant, si je suis abstentionniste, en particulier cette mascarade référendaire est trop grossière et trop insultante car quoi qu’il arrive et quoiqu’on nous dise oui ou non ne vont rien changer du tout, concrètement, je ne te suivrais pas sur le terrain de la dé-politisation. Ce référendum sert à nous occuper l’esprit et à endormir nos esprits de révolte, nos esprits citoyens et notre intelligence. Le Oui et le Non sont simplistes, on nous prend pour des cons, mais là n’est pas le vrai problème. Il faudrait la démarche contraire à celle que tu entames. Ne pas se dépolitiser et ne pas accepter qu’autrui se dépolitise. C’est trop important. Comme tu le montres très bien "Qu’est ce que cette démocratie" ? Moi, avec tous mes camarades anarchistes, je prône une révolution sociale et libertaire. Croyez-vous qu’on peut s’abstenir de se poser la question de la révolution ? Je ne pense pas, ou alors c’est se résigner à courir droit dans un mur : socialement, écologiquement, politiquement ... Alors, parler de délégation, de représentation, de participation, d’élections paraît très futile. Je ne sais pas si vous avez lu "Du développement à la décroissance - De la nécessité de sortir de l’impasse suicidaire du capitalisme", de JP Tertrais. Il nous montre comment c’est le capitalisme qui nous a conduit dans l’impasse ... enfin tout ça pour dire que nous ne devrions pas évacuer cette question de la révolution. C’est pourtant ce que presque tout le monde fait : Dans les médias, dans les partis, dans les familles ... et même sur ce site internet, qui pourtant se dit à gauche et engagé, qui pose le problème d’une révolution ? Jamais cette idée n’a autant été délaissée. Alors que nous en aurions besoin comme jamais. Ne pas élire, ... mais agir ! Quand je dis agir, je sous entend la notion d’ "action directe", c’est a dire agir directement pour que les chose qui nous concernent, la "chose publique", changent, sans attendre l’autorisation, l’avis, ..., d’un responsable politique, d’un chef de parti ou de cellule syndicale, d’un patron ou autre chose. Action directe n’a donc pas forcément une notion de violence dedans (même si l’on sait que la violence est dans la vie, et que le seul fait de se défendre entraîne la violence des oppresseurs) ni de terrorisme (je préfère la notion de lutte armée, celle ci ne se décrète pas à la légère, et ce n’est pas à cela que je fais référence). L’action directe, en fin de compte, c’est l’acte citoyen affranchi des circonscriptions ou l’enferme la notion de hiérarchie (étymologie hiérarchie : le pouvoir sacré). Alors, c’est vrai, tu as raison de t’abstenir, simplement pour dire que tu ne te fais pas avoir. Mais c’est loin d’être suffisant. Il ne faut pas se résigner, mais bien au contraire, c’est par sa vie, ses engagements, qu’il faut voter. Refuser de croire qu’en introduisant un papier dans une urne, on fait un acte citoyen. Mais surtout, il faut lutter, lutter, s’organiser, lutter. Lutter, agir, faire, s’instruire pour soi-même mais aussi pour instruire les autres. Tu étais déjà sur une bonne voie en faisant cet acte militant : ce texte où tu défends ton opinion, bien critique par rapport à où on voudrait nous mener. Et bien, continue, persévère et même, engage toi de plus en plus ... Si j’osais, je te donnerais un autre conseil, mais qui suis-je moi ? Un militant, alors c’est en tant que militant : Intéresse toi à l’histoire du mouvement ouvrier, depuis la création de la première internationale jusqu’à aujourd’hui. Il y a de quoi apprendre et de quoi réfléchir pour l’avenir ...

Un anarchiste

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