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Qui sommes-nous ? Que voulons nous ?
Contribution de militants de St-Etienne
janvier 2004, par Georges Günther


(Assises régionales "Construire ensemble une alternative à gauche en Rhône-Alpes" / Samedi 24 janvier 2004 / Vaulx en Velin)

Qui sommes-nous ?
Il est toujours difficile et délicat de parler pour les autres. D’autant que nous sommes là pour apprendre à mieux nous connaître en échangeant nos réflexions et nos expériences, pour voir s’il est possible dans différents domaines et sur différents plans de construire ensemble au niveau régional. Je m’exprime donc beaucoup à partir de nos réflexions et expériences militantes dans l’agglomération stéphanoise.
Notre ambition est de donner corps en Rhône-Alpes à un processus de construction politique, à partir de tout ce qui se développe déjà dans les différents départements et les agglomérations. Nous savons que cette construction politique sera un mouvement de d’échanges, d’approfondissement et de convergence permanent de la diversité des réflexions, des initiatives, des démarches, et non une agglomération autour d’un centre ou d’un groupe.

Militants de la transformation sociale nous sommes de traditions et d’horizons très divers : alternatifs, écologistes, issus du courant communiste du PCF comme de mouvements trotskistes, ou du mouvement social et associatif, membres de réseaux citoyens. Ce qui nous rassemble ce sont des valeurs, le refus de se résigner à ce bipartisme qui verrouille toutes perspectives de transformation sociale, notre ambition de transformer profondément la politique.

Depuis déjà quelques années, bien avant le 21 avril 2002, nous faisons plusieurs constats :
- Échec de la gauche dans son ensemble à transformer la société dans un sens progressiste.
- Incapacité à résister aux idées et pratiques libérales.
- Ralliement de toute une partie de la gauche aux conceptions libérales.
- Abandon des couches populaires, indifférence vis-à-vis de leurs souffrances, de leurs aspirations, au nom des "contraintes de gestion", avec en corollaire le développement d’une abstention massive et le vote FN.
- Un fonctionnement politique obsédé par les enjeux de pouvoirs qui deviennent une fin en soi.

Plus largement nous constatons une grave crise de la politique et du fonctionnement démocratique basé sur le système délégataire.
Le 21 avril a été la manifestation, au cœur du dispositif institutionnel, de ces échecs et de cette crise. Elle risque de n’être pas la dernière. Nous sommes devant de graves dangers.

Certains d’entre nous avons signé les appels nationaux parus en juin 2003 "Pour une alternative à gauche" et "La gauche que nous voulons".
Nous aspirons à construire une alternative politique, une "gauche de gauche" une "autre gauche, alternative, anticapitaliste, écologiste et féministe". Au-delà des appellations, la construction porte à la fois sur les contenus, les démarches, les pratiques et les formes. Il s’agit en fait de faire progresser un mouvement de reconstruction de la politique, de faire émerger d’autres formes d’organisations.

Le cœur du problème c’est la ré-appropriation de la politique par le peuple. Elle nécessite de remettre en cause l’architecture politique et les conceptions délégataires sur lesquelles elle fonctionne.
Ceux là même qui sont le plus touchés par les conséquences naturelles du capitalisme ont été dépossédés de la politique. On parle de "classe politique".

Quelle doit être la nature, la conception de l’action politique ?
Continuer à tenter d’engranger la souffrance et les désillusions à de simples fins électoralistes aboutira à l’échec ne serait-ce que parce que cela laisse les mains libres à des spécialistes de la politique. Ce qui est essentiel c’est la ré-appropriation de leur destinée par les victimes de toutes les formes de dominations.
La politique c’est de l’action et des idées. C’est d’abord la capacité à construire un mouvement basé sur des valeurs qui engage le changement des réalités et les mentalités en permettant à ceux qui y participent de le maîtriser de A jusqu’à Z.
Nous voulons forger un mouvement populaire qui construise des changements sans attendre des victoires électorales et des conquêtes de positions institutionnelles, qui ne délègue pas à d’autres les changements mais qui engage leur mise en œuvre. Un mouvement d’actions et d’idées dans toutes les dimensions de la société, aux plans local, national, international, qui rende possible la mise en mouvement de toutes celles et ceux qui souffrent, qui s’opposent aux politiques capitalistes. Un mouvement qui s’inscrit dans la réalité et qui inscrit des modifications dans la réalité. Qui aussi, se coltine les rapports aux institutions, invente une nouvelle articulation entre ce qui se fait dans la société civile et les échéances électorales. Tout cela redonne de l’utilité et donc du sens à l’action politique. Il ne faut plus couper la réflexion de l’action, qui renvoie à la coupure conception / exécution.

Sur l’agglomération de Saint-Étienne, nous avons créé ou participé à la création de divers réseaux militants dans différents domaines qui font vivre des valeurs et prennent des initiatives pour transformer la société dans un sens progressiste. Et nous venons de créer un Forum des réseaux citoyens. C’est un espace politique permettant à toutes les personnes engagées dans divers réseaux et mouvements de mettre en commun des idées, des informations, des expériences, de s’entraider. Nous pensons que cela est créateur de sens autour de valeurs et d’objectifs, donc de dynamique politique.

La coupure entre "social" et "politique" n’est donc plus pertinente, si elle l’a jamais été. Cette coupure est à la base du fonctionnement délégataire qui a rendu la politique extérieure à la vie réelle. La politique est à l’œuvre dans tous les mouvements qui agissent pour modifier la réalité dans un sens progressiste, sur des valeurs de solidarité. Elle est à l’œuvre dans les idées qui y mûrissent.
Ce qu’on nomme habituellement "le mouvement social" c’est de la politique. Il ne s’agit donc pas de s’adresser au mouvement social mais de mettre la construction politique dans le mouvement de la société, de ses luttes et de ses espoirs.
Il s’agit de réinventer ce qu’est l’action anticapitaliste. Non pas de revenir comme on l’entend parfois, aux "fondamentaux", mais d’inventer de nouveaux fondements.

Le moteur de cette construction politique n’est plus dans les partis traditionnels, parce que c’est une forme périmée bâtie sur le modèle de la société : celui de la délégation, de la pyramide qui centralise tout au sommet. Il ne suffit pas de s’accaparer le mot "citoyen" ou "démocratie participative" pour se relooker vite fait et à bon compte. La citoyenneté n’est pas un label, le label d’un parti politique qui continue de fonctionner sur le mode délégataire et hiérarchique. C’est une démarche.

Quelle forme d’organisation pour faire vivre et exprimer une telle démarche, pour démultiplier son efficacité, pour permettre à un tel mouvement politique de la transformation sociale de porter ses exigences, ses projets, dans les institutions, qu’il faut d’ailleurs transformer ?
La forme parti est devenue un rouage de l’Etat et non un outil pour révolutionner le réel. Quelle formation politique pour mettre la politique sous le contrôle des citoyens ?
Il y a une forme politique à réinventer qui ne se donne plus comme finalité d’être la conscience du mouvement et l’agent de la prise du pouvoir, mais le lieu de la mise en travail et de la mise en commun de la diversité des politisations déjà à l’œuvre. Ce doit donc d’abord être un espace de délibération permanente, le creuset d’une culture commune.
Le commun moderne est une construction permanente, ce n’est plus la décision d’un centre, d’un sommet.

Cette nouvelle force politique sera l’aboutissement d’une convergence progressive. Il est à ce sujet intéressant de voir de quel processus est issu le Parti des Travailleurs (PT) au Brésil. Il est le fruit d’une construction politique d’une dizaine d’années, qui à fait converger des mouvements syndicaux, des résistants armés à la dictature et des communautés de base dans les favelas animées le plus souvent par l’église de la théologie de la libération. Il a été précédé par un intense travail d’éducation populaire. C’est le débat permanent qui permet de faire travailler ensemble au sein du PT des courants très divers. Il existe également au Brésil une effervescence de mouvements qui gardent une large indépendance vis-à-vis du PT. La société civile est donc extrêmement dynamique, et est à la source de larges mobilisations sur les enjeux politiques actuels notamment vis-à-vis des politiques des multinationales et du FMI.

Une expérience qui peut nourrir utilement nos réflexions.




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