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Après la victoire du non
mercredi 8 juin 2005, par Raymond Vasselon


Nous avons constaté que le déroulement du débat sur le traité constitutionnel s’est largement émancipé des cadres habituels. L’arène politique traditionnelle, les médias, ne sont plus le lieu unique et clos des débats. C’est la "société civile" comme on dit qui s’est mise à réfléchir, à décortiquer les problèmes, à échanger des opinions, à produire des idées. Une dynamique autonome, créative, multiforme, très réactive s’est mise à fonctionner. Elle était latente, en maturation, elle devient lisible.

Cette dynamique a de multiples facettes, elle est alimentée par des réflexions de collectifs, des expériences individuelles, par la créativité qu’imposent les difficultés de la vie à celles et ceux qui doivent malgré tout et en toutes circonstances tenir debout et avancer. Elle s’est accélérée, stimulé par le besoin profond de dire non à l’injustice brutale et globale de "tout ce qui tombe d’en haut" sur la tête de ceux qui souffrent. Elle s’est consolidée, face au mépris de ceux qui ont fait ouvertement savoir que toute forme de critique, d’interrogation, de défiance à propos de ce projet de traité relevait de l’inculture, du repli borné sur soi, de la bêtise.

La défiance oh combien justifiée à l’égard des forces politiques traditionnelles produit des effets positifs, comme par exemple l’autonomie de réflexion, de jugement, de décision. Du coup, le président de la république ne comprend pas les jeunes (et les moins jeunes) qui ont réfléchi seuls. A gauche, le parti socialiste pensait que la société voterait comme ses militants. Il l’avait dit, les verts aussi. Ils en sont pour leur frais. La leçon vaut pour tous : le "peuple" ne suit plus.

Le non a rejeté la démarche de confiscation du projet et du rêve européen par les pouvoirs économiques et leur intendance politique et bureaucratique. Le non veut dire : nous, les citoyens, ne voulons plus que notre destin commun soit réglé dans notre dos, c’est à dire sur notre dos. De ce point de vue, le non est contagieux. Dans d’autres pays européens monte la défiance à l’égard de ce traité constitutionnel élaboré et imposé d’une façon absurdement et violemment technocratique.

Cette dynamique d’intelligence collective qui commence à fonctionner dans les différentes couches de la société, est créative à tous les niveaux : Europe, région, quartier, ville, écoles, immeuble, rue, bureau, usine, village, monde aussi (les FSM ont fait leurs preuves). C’est logique, car si les institutions hiérarchisent et déchirent la réalité, les citoyens, eux, n’ont qu’une vie : elle n’a pas d’étages, de petits et de grands enjeux, de niveau local ou global. Elle a en somme une dimension universelle quotidienne.

Cette dynamique est capable d’aborder avec compétence toutes les dimensions de la réalité : la laïcité, l’autonomie alimentaire, les nouveaux droits, les relations nord sud, l’économie, la culture, les questions de santé publique, de l’énergie, le passé colonial et ses conséquences actuelles, le travail, le fonctionnement du marché, la démocratie participative, etc...

Cette dynamique est aujourd’hui le creuset de l’innovation politique et c’est avec le potentiel de créativité sociale, culturelle, politique et économique de ce mouvement qu’il faut mettre en phase les institutions et les outils de gestion des sociétés, et pas l’inverse. De ce point de vue, les institutions de la 5ème république qui concentrent, centralisent les pouvoirs entre quelques mains au prétexte de l’efficacité et de la rareté de l’intelligence politique sont un modèle caricatural de confiscation arbitraire de la décision démocratique à tous les niveaux.

Cette dynamique d’intelligence collective appelle une nouvelle fonction pour le politique située à l’opposé de l’héritage de l’avant-gardisme et de la professionnalisation.

Elle peut se résumer ainsi : le rôle du politique n’est plus de prendre des décisions à la place des citoyens, mais de rendre possible, légalement et institutionnellement, les aspirations, les objectifs, les projets conçus par les citoyens actifs et créatifs, par la société humaine.

Ce mouvement inventif n’appartient donc à aucun parti, à aucun groupe, il n’applique la ligne d’aucun centre et ne souhaite pas être "congelé" dans des programmes au demeurant jamais mis en œuvre. Il est complexe, créatif, c’est ce qui fait sa modernité.

Donc il est urgent que les exigences et projets transformateurs de ce mouvement puissent investir les espace institutionnels, les transformer, les diversifier et en créer sans cesse de nouveaux.




> Après la victoire du non
17 juin 2005, par sinté

Bonjour,

C’est la première fois que j’interviens sur ce site, qui m’a été conseillé par diverses relations dans le monde de la solidarité à Saint Etienne.

Pour me présenter, il semble approprié en ce moment que je dise que j’ai voté oui à quoi vous savez.

Je partage assez peu votre opinion selon quoi nous assisterions à la mise en place d’une intelligence collective. Alors pourriez vous détailler un peu votre approche ?

J’aurais très bien pu voter non ; je trouve que beaucoup d’arguments pour le non étaient justifiés ; et même je suis assez content de la victoire du non. Mais ce qui m’a poussé à conserver le oui, était que je ne voyais pas bien la suite après un vote contre la constitution : aucune mouvement ne me semblait capable de relancer la construction européenne après. Quand à des mouvements capables de relancer la France...

Surtout, l’intelligence collective, comme vous dites, a montré qu’elle était parfaitement capable de placer une personne d’extrême droite au second tour d’une élection présidentielle. C’est un vote contestataire, excuse-t-on. Mais mon analyse à moi est qu’il y a vraiment, en France, actuellement, plus de 15% de personnes qui sont réellement d’extrême droite, et dans tous les milieux.

Dans ce contexte il est dangereux de pousser les instances dirigeantes vers la sortie. Ces instances sont certainement critiquables, mais elles ne sont que le reflet d’une société que le peuple a lui même voulue. Qu’il veuille une société honnête, et il aura des dirigeants honnêtes.

Mais il veut une société de progrès, de premiers de la classe, de compétences, et c’est ce que nous avons, il me semble. Regardez tous ces gens qui fanfaronnent avec leurs téléphones portables (sous le prétexte qu’ils y sont obligés). Ils rêvent.

Une histoire, par exemple. Je suis allé au comptage des votes au soir du référendum, à la Métare. Il y avait une personne fort heureuse du résultat. C’était un ouvrier d’une usine textile, mis à la porte à cause de l’invasion des textiles chinois.

C’est bien fait, disait-il.

Je ne sais s’il pensait que la France toute seule allait préserver son emploi contre la Chine, ni même s’il pensait préserver son emploi, d’ailleurs. Tout se passait comme s’il considérait avoir été trahi, par des responsables tout trouvés, et si évidents ! Si visibles, si consensuels ! Qu’il était heureux, le brave homme ! Il s’était vengé !

Quand à expliquer que les chinois vivaient un peu mieux grâce à leur invasion, et que pourtant, même avec un travail, ils vivaient dans un inconfort plus grand que lui au chômage, cela semblait complètement hors de propos.

Bref, pourriez-vous détailler un peu votre idée de dynamique capable d’aborder avec compétence toutes les dimensions de la réalité ?

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un peu de réponse ...
24 juin 2005, par R.VASSELON

Les idées pour transformer les réalités ne manquent pas, mais elles sont rejetées part la "machinerie politique" pétrifiée dans ses anciennes formes.

Il me semble pertinent de mettre le doigt sur les blocages qui étouffent la créativité politique de la société. et qui expliquent les réticences et les difficultés qu’éprouvent les "mouvements sociaux nouveaux" (on va dire comme ça, il faut bien nommer les choses) à investir le champ politique (celui que les partis occupent).

La politique passe son temps à courir derrière la réalité. Les cadres institutionnels, les organismes de la gestion publique, et les forces politiques modelées pour les occuper, fonctionnent comme des filtres en forme d’entonnoirs d’où ne peuvent sortir, longtemps après, même avec beaucoup de pression, que des réductions, des simplifications qui transforment les créations de l’intelligence humaine en données pour la gestion financière et bureaucratique de la société. On aboutit à une sorte de « paramétrage » de l’humain.

"Une aspiration populaire profonde s’autodétruit dès que les technocrates qui feignent de la représenter commencent à bavarder pourcentage. L’esprit de Mai 68, si l’on gratte un peu, est toujours vivant : Grenelle, c’est un bébé mort-né". Cette formule de Jean Sur peut paraître sévère pour le syndicalisme et les modes de gestion politique des séquences où la créativité de la société explose, mais elle est pertinente.

Les "nouveaux mouvements" sont nés "hors cadre" et dans des contextes culturels, économiques, institutionnels très divers. Ils se caractérisent par leur approche globale et multidimensionnelle des problèmes de la société où ils vivent. Leur approche de la réalité combine à la fois la dimension sociale, sociétale, culturelle, politique, souvent aussi spirituelle. Chez nous, cette nouvelle vision déstabilise en profondeur le schéma et les cadres institutionnels hérités de la période précédente dans lesquels sont installés les deux principaux protagonistes que furent longtemps les syndicats spécialisés dans le social et les partis spécialisés dans le politique, la conception des projets de société, la conquête et l’exercice du pouvoir.

Les nouvelles démarches qui travaillent et inventent le nouveau dans les profondeurs de la société ont de moins en moins recours à la médiation des partis politiques pour intervenir dans le champ politique. Ce n’est pas qu’une affaire de suspicion, de défiance : la division du travail entre social et politique, les institutions bureaucratiques et hiérarchisées ne sont plus en mesure d’expérimenter, ni de faire aboutir, les projets portés par les dynamiques nouvelles.

C’est d’abord la démarche de confiscation du projet européen par les pouvoirs économiques et leur intendance politique et bureaucratique qui est à la base du rejet. Ce qui a été dénoncé, c’est ce type de démarche qui confisque aux peuples le débat sur le sens qu’ils souhaitent donner à la construction européenne, à leur destin. Aucun progrès de la démocratie moderne, aucune étape de progrès de la civilisation ne peut se construire durablement en mettant à l’écart l’intelligence et la sensibilité des peuples. Ceux qui, de droite ou de gauche, ont développé le discours condescendant sur la politique de proximité comme moyen d’intéresser un peu le peuple à la chose publique par le menu en sont pour leur frais : les citoyens veulent projeter leur destin y compris à cette échelle.

On voit plus clairement poindre une nouvelle fonction pour le politique située à l’opposé de l’avant-gardisme et de la professionnalisation. Elle peut se résumer ainsi :

Le rôle du politique n’est pas de prendre des décisions à la place des citoyens, mais de rendre possible, légalement et institutionnellement, les aspirations, les objectifs, les projets conçus par les citoyens actifs et créatifs dans la société civile. Cette conception prend enfin acte du fait que le "moteur" des processus de la transformation sociale se trouve dans la société. Sa bonne carburation nécessite que les citoyens aient accès aux informations, aux données, aux expertises, à la culture, aux différents moyens et outils de la gestion, à la parole.

Il faut donc que les exigences et projets transformateurs puissent non seulement investir les espaces institutionnels existants, mais surtout les transformer et en créer de nouveaux. La transformation, la diversification, la réinvention, à tous les niveaux, des espaces institutionnels et des espaces de la gestion est une question cruciale.

Pour sortie du "paramétrage uniformisant" développé par la gestion technocratique des "ressources humaines" de la société, il faut mettre les instances de gestion en adéquation avec le surgissement multiforme et permanent des demandes, des idées et des créations de la société, pour débattre, expérimenter, mettre en oeuvre ses projets. Cette question est d’ailleurs portée par de nombreux collectifs, mouvements, certains élus en Europe et dans le monde. Dans ce domaine, beaucoup de travail a été fait pour repenser la démocratie délégataire, pour développer des formes de démocratie participative à tous les niveaux et notamment le contrôle des budgets publics, des missions de services publics. On débat beaucoup pour décentraliser les institutions dans le sens d’un partage des pouvoirs pour aller vers une maîtrise de la globalisation. On discute pour inventer une notion de citoyenneté universelle avec libre circulation, droit de vote des étrangers etc..

Cela implique aussi une transformation progressive mais considérable de la culture politique qui doit abandonner la démarche de confiscation des données et du débat. Dans cette conception, les élus par exemple ont plus un statut de partenaire, de "chargé de mission" par les citoyens plutôt que de "berger paternaliste" désigné par leur parti. Le mode de désignation des candidats, autant que la durée et le cumul des mandats sont donc un point crucial de la transformation des institutions. La question explosive de la légitimité est sur la table.

Beaucoup de nouveaux mouvements, dépassant la revendication catégorielle souvent corsetée par le contexte dans lequel elle s’exprime, posent les problèmes en termes de droits humains fondamentaux (droits des pauvres, des dominés, des femmes, des exclus, etc...), ce qui leur donne une capacité à intégrer les revendications particulières dans une vision qui permet de dépasser le local, le national, pour aller progressivement vers une dimension plus universelle et partagée par le plus grand nombre.

Cette notion de droits permet de penser la finalité des activités humaines en se libérant du carcan dictatorial de "la réalité de l’économie".

Les réflexions, recherches et expériences pratiques sur les modes de développement pour en finir avec le productivisme et la conception du "travail-qui-doit-produire-des-marchandises-vendables" sont des questions très présentes chez beaucoup de jeunes, d’intellectuels, de chercheurs, de scientifiques, de nouvelles professions, d’agriculteurs etc... Pour se libérer du productivisme (y compris dans certains services publics), il faut se libérer de la dictature de la "raison économique".

Le problème n’est pas nouveau. Par exemple, la construction des grands ensembles, c’est à dire l’application du modèle productiviste à la l’habitat humain et à la ville, a été tardivement abandonné (bien que des sociologues, des philosophes, des associations, des artistes, des urbanistes aient désespérément alerté responsables politiques, administratifs et managers de l’économie publique et privée).

Ce résultat est le fruit de luttes sociales et culturelles, de formes multiples, menées contre tous les appareils de gestion et de production de la ville, par des populations, soutenues par quelques élus, alliées à des architectes et des professionnels de la ville souvent désargentés, mais fondant leur conception sur le droit à la ville, à la qualité de l’espace public démocratique.

Les projets urbains alternatifs ont été systématiquement combattus au non de l’économie, du moindre coût : le logement des pauvres ne pouvait être que produit en série, uniforme et répétitif, édifiés sur des terrains libres, vagues, lointains et bon marché. Ce grand combat de la vie contre la main mise des mécanismes de la compétitivité économique sur l’organisation des territoires est bien loin d’être terminé. Ses formes se renouvellent sans cesse.

L’idée d’organiser les territoires pour les rendre "attractifs aux investisseurs internationaux" imprègne aujourd’hui la plupart des décisions des élus locaux en Europe. Face à cela se développent des actions d’appropriation du territoire par ses propres habitants, dans les villes, les zones rurales mais aussi pour créer des connexions entre les deux. Les pouvoirs politiques existants étouffent les territoires sous des structures bureaucratiques de plus en plus lourdes, opaques, centralisées, sédimentées qui se superposent. Il faut construire les instances de gestion citoyenne de ces immenses tissus relationnels modernes. Des solutions apparaissent en Europe, il faut les faire connaître.

Il faut se faire une raison, ces débats très fondamentaux se déroulent hors du « champ clos » de la politique institutionnelle, les idées surgissent dans des lieux nouveaux, mobiles, loin des sièges conçus pour abriter la pérennité rassurante ( pour ceux qui l’exercent) des pouvoirs.

Le dispositif ancien résiste, il "connaît la musique". Il va sans doute chercher à côtoyer, à capter, ou à intégrer ou un peu tout ça à la fois, on verra bien. Mais ce qui est certain, c’est que les nouvelles stratégies, les nouvelles démarches de la transformation sociale progressent et se précisent dans les sociétés, en Europe et ailleurs. C’est avec le potentiel de créativité sociale, culturelle, politique et économique de ce mouvement qu’il faut mettre en phase les institutions et les outils de la gestion des sociétés, et pas l’inverse. Ce qui, il faut le reconnaître n’est pas facile à planifier à partir du centre ou du sommet, encore moins des deux.

R. VASSELON

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