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Pas d’école, pas d’avenir...
Attention, école en danger !
dimanche 1er février 2004, par Gérard Di Cicco


On nous avait garanti et assuré qu’on ne toucherait pas aux écoles en ZEP / REP. Elles ont déjà tant de problèmes à régler et tout le monde sait que leur tâche est immense et fort délicate. Toucher à ces écoles-là en leur supprimant des moyens est inacceptable. Nous ne pouvons admettre une logique comptable là où la seule logique devrait être d’apporter aides et moyens au lieu d’en enlever.
Nous appellons solennellement "tous ceux qui aiment l’école" à nous soutenir.


À Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale,
À Mme l’Inspecteur d’Académie,
À M. le Sénateur-Maire de Saint-Etienne,
À M l’adjoint à l’Éducation,
À M. l’Inspecteur de Circonscription de Saint-Etienne 2 ,
À tous les collègues militants du SNUipp et d’ailleurs,
À tous les parents,
À tous ceux qui aiment l’École

Des menaces sérieuses de fermeture pèsent sur l’école primaire Montchovet. À tous, je dis solennellement ceci, en pesant chaque mot :

Cela fait maintenant 10 ans que je travaille et m’implique dans cette école dont personne ne voulait assumer la direction à l’époque.
Avec toute mon équipe, qui est restée et a œuvré tout au long de ces années, nous avons fait de cette école un lieu d’apprentissage et de vie en groupe, dans lequel les élèves se sentent plutôt bien. Nous avons connu des situations très difficiles : un regroupement avec l’école voisine qui a disparu ( La Marandinière), la démolition majeure de la Muraille de Chine, la restructuration, encore en cours, du quartier.
Nous avons tenu le cap, contre vents et marées, accomplissant notre mission jour après jour.
Non contents d’assurer et d’assumer le quotidien, nous avons mené avec et pour nos élèves des projets qui nous ont demandé du temps, de l’imagination, de l’énergie et, disons-le sans fausse modestie, un certain courage. Malgré les promesses claironnées, en dépit de tous les engagements annoncés quant aux établissement en REP, on nous annonce une suppression de classe à la rentrée prochaine.
Dans notre cas précis, l’argument tout mathématique et très comptable de la baisse des effectifs ne tient pas une seconde. Pour les raisons suivantes :

-  Dans chacune de nos classes, au moins la moitié de nos élèves demande la plus grande attention et toute notre vigilance. L’équilibre mis en place ne tient que parce que nous avons des effectifs faibles et que cela permet alors de prendre en compte chaque cas particulier. Et beaucoup sont des cas très particuliers, à commencer par les enfants qui nous viennent des deux foyers voisins, l’Angélus et les Marmousets.

-  Cette spécificité et ce savoir-faire nous sont officiellement reconnus puisque qu’on n’hésite pas à placer dans notre établissement des élèves qui ont connu de sérieux problèmes d’adaptation ailleurs !

-  Nous avons deux CLIS ( Classes Locales d’Intégration Scolaire ) que nous intégrons pleinement dans notre projet d’établissement. C’est un euphémisme de dire que ces 23 élèves-là sont l’objet de nos préoccupations, de nos attentions et de nos soins.

-  Descendre à 4 classes serait une catastrophe qui remettrait gravement en cause la politique de cycles que nous menons et qui porte ses fruits.

Nous demandons donc instamment qu’on cesse d’imposer une logique purement comptable ou de rentabilité à ce que nous nous efforçons de construire au quotidien et qui relève d’autres logiques, humaines et pédagogiques, au plus près du terrain et des réalités, qui n’ont rien à voir avec des moyennes mathématiques abstraites élaborées dans des bureaux aseptisés ou dans des commissions décontextualisées.

Nous revendiquons haut et fort la spécificité de notre situation, comparable à aucune autre.
Nous affirmons que la notion de service public passe par cette claire évidence : la véritable équité républicaine est de donner plus à ceux qui ont moins. C’est là assurer une véritable égalité des chances. Affirmer le contraire est une hypocrisie, voire de l’impudence. À tout le moins une malhonnêteté intellectuelle. Dans tous les cas, une faute politique majeure.

Nous rappelons, pour mémoire, que nous sommes en REP, c’est-à-dire que l’Éducation devrait être ici LA priorité. Nous faisons également partie du dispositif de "Politique de la Ville" dans le cadre du GPV, pour ce qui concerne les quartiers Sud-Est.
Ces deux derniers aspects devraient pour le moins amener à la plus grande prudence, et à la plus grande "délicatesse", quant aux décisions administratives péremptoires prises à l’égard d’une École qui joue pleinement et sans conteste son rôle d’éducation, d’instruction et d’intégration.
Pour ma part, en que directeur et responsable de cet établissement, je me refuserais, pour des raisons d’éthique et de cohérences professionnelles, de continuer à gérer une situation que je jugerais difficilement gérable ou préjudiciable à l’intérêt des élèves qui nous sont confiés.

Gérard Di Cicco
Directeur de l’Ecole Primaire Publique Montchovet.




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