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Retrait du CPE !
5000 manifestants à st-étienne ce jeudi 16. Rendez-vous tous samedi dans les manifestations aux côtés de la jeunesse.
vendredi 17 mars 2006, par Roger Dubien


Sur la 5 ce jeudi, le ministre De Robien était à la peine face à une journaliste qui ne lui cirait pas les bottes (c’est rare, mais ça existe), et qui lui demandait avec insistance : "à partir de combien de manifestants vous retirez le CPE ?"
M. De Robien attend les manifs de samedi. Le mieux est donc d’abréger ses hésitations, et de faire que son gouvernement prenne au plus vite la décision qui s’impose : le CPE à la poubelle !
Une véritable saloperie, quand même - difficile de trouver un autre mot - c’est dans la bouche de ces ministres cette tentative d’opposer les jeunes qui ont moins que rien : virés du système scolaire, précaires, chômeurs, ces jeunes des cités et des quartiers que, il y a quelques semaines, Sarkozy a traité de "racaille" à "nettoyer au Karcher" (et qu’il a envoyés par centaines en prison, après des procès bâclés), aux jeunes des facs et des lycées présentés comme privilégiés. En prétendant que le CPE est fait pour leur donner du boulot à eux, ces jeunes traités avec un mépris total. Et que ce serait les jeunes futurs diplômés des facs et des lycées en grève, qui eux c’est promis auront droit à des CDI (on y croit tous !) qui risquent de faire rater ce CPE destiné à "l’emploi des jeunes sans qualification".
Vraiment, c’est méprisable ! Car en réalité c’est toute la jeunesse que le CPE met dans le viseur. Un gouvernement qui a recours a ce genre de manipulations est méprisable.


Photographies : Marie-Pierre Vincent
Voir des photos de la manifestation du 7 mars

A St-Etienne, environ 5 000 jeunes se sont rassemblés sur les marches et sur la place de l’Hôtel de ville en début d’après-midi, avant de partir en manifestation vers la Bourse du travail.
Autant de manifestants que le 7 mars, mais cette fois en quasi totalité des lycéens et des étudiants (c’est à dire deux fois plus de jeunes que le 7 mars). Ce qui laisse augurer d’une énorme manifestation samedi, avec les salariés, les familles, la population.
La nouveauté, c’est aussi l’entrée en force des lycéens dans le mouvement. Très majoritaires cette fois. Nouveauté aussi, l’entrée des enseignants. Une réunion des différents syndicats d’enseignants de l’Université a eu lieu. Soutien à la lutte des étudiants contre le CPE. Si pas retrait du CPE après les manifestations de samedi, les enseignants se préparent à entrer eux aussi dans la grève.

Entendu dans la manifestation : "Qui sème la misère récolte la colère ! ... dans les campus.... qui sème la misère récolte la colère !...". Lu sur les pancartes et banderoles : "Villepin, ta période d’essai est finie, t’es viré", "CPE = galère. Lycéens en colère !", "Nous ne sommes pas des kleenex"...


Que se passe-t-il dans les facs stéphanoises ? Hier soir à 18h avait lieu une AG du campus de Tréfilerie. A 19h, tout était terminé. Efficace le déroulement ! Les étudiants ont même inventé une nouvelle manière d’exprimer leur accord avec ce qui est dit : en levant les deux bras et en agitant les mains. Avantage : pas d’effets de tribune, et on ne perd pas de temps. Celui qui parle peut continuer à parler. Génial. Parfois, tout à la fin, ou pour les décisions importantes, on passe aux applaudissements sonores. Quand au CPE, il a droit à un autre signe : bras levés, pouces vers le bas. C’est clair.

Au moins 700 étudiants ont participé à cette AG dans un amphi JO1 plein à craquer. A la tribune, trois étudiant(e)s" non syndiqué(e)s - et ce sont eux et elles qui animent le mouvement - un de Sud-étudiant, un de l’Unef. La poursuite de la grève a été votée à l’unanimité moins 26 contre et 44 abstention.
Deuxième vote : le blocage de la fac, jusqu’à la prochaine AG, lundi à 13h. Unanimité moins 105 contre et 20 abstention. Quelques étudiants se font du souci pour leurs examens. Une réponse entendue : "les cours ça se rattrape plus vite que les lois". C’était d’ailleurs écrit sur une banderole de la manif... En plus, la bibliothèque est ouverte pour permettre à chacun de travailler. Sans faire d’amalgame avec ceux qui s’inquiètent pour leurs exams, il a aussi été donné lecture par la "tribune" de l’AG, d’un tract de l’extrême droite (UNI), qui évite de trop parler du CPE mais dénonce ce qu’il appelle une minorité d’activistes anti-CPE et exige la fin du blocage et la "liberté d’étudier". Classique...

Totale liberté et beaucoup de respect dans cette assemblée. Mais grande détermination...
Une délégation de St-Etienne part ce week-end à la coordination des Universités en grève qui se tient à Dijon.
A Tréfilerie, des commissions travaillent. Dont l’une sur des propositions. Une autre sur les contacts avec la population. A l’arrêt du tram de la fac, rue du 11 novembre, 1 400 signatures de soutien ont déjà été récoltées.

Lecture a été donnée par un enseignant des décisions de l’assemblée générale des enseignants, enseignants-chercheurs et IATOS qui a eu lieu le matin même (Voir plus bas).

Et ailleurs à St-Etienne ?
Le campus de la Métare a voté la grève mardi. Et le blocage a commencé ce jeudi. Une nouvelle AG a lieu ce vendredi à 14h.
L’IUT a voté la grève à 80%. Sans blocage pour le moment.
Le site Denis Papin est lui aussi en grève et bloqué.


Quelque chose de très profond est donc en cours. C’est dans un conflit avec l’ensemble de la jeunesse que le gouvernement s’est engagé.
Le type de société que veulent imposer les inventeurs du CPE pointe aussi son nez aussi avec le projet de bail précaire de l’UNPI (un lobby de propriétaires immobiliers) : un bail précaire pour les logements. Louer à l’essai (attention : c’est le locataire qui est à l’essai, pas le logement ! ). Si au bout de quelques mois le propriétaire le décide, à la porte. Ils ne précisent pas qui paierait les déménagements. Ni ce qui se passerait si le locataire en CPE venait à être licencié du jour au lendemain. Mais tout le monde a compris.

On va où, là ? Il faut les arrêter maintenant.
Une société dans laquelle la marchandisation de toutes les activités humaines est poussée toujours plus loin devient invivable. Le capitalisme, dont le néo-libéralisme n’est que la variante politique actuelle, ne considère décidément la personne humaine qu’à la mesure de sa capacité à être utilisée, et à acheter et à vendre. Il mène à une société d’individus uniquement vendeurs ou consommateurs, utilisables et jetables quand il n’en a plus besoin. Une société inhumaine, puisque l’humanité c’est d’abord la solidarité.
Heureusement la société est quelque chose de bien plus complexe que ce système là. Les solidarités prennent des milliers de formes. Sans quoi des millions de personnes "inutiles" du point de vue capitaliste, ne pourraient même plus vivre depuis longtemps, ici en France, et bien sûr dans le monde, que le capitalisme essaie de reformater à sa seule logique et dimension, ils appellent ça "mondialisation".

Il y a des moments où il faut marquer des limites. On y est. Retrait du CPE ! point à la ligne.

 ** A St-Etienne : Manifestation ce samedi matin. RDV à 10h devant la CCI, cours Fauriel. Manifestation jusqu’à la Place de l’Hôtel de ville. 






Décision de l’Assemblée générale des enseignants, enseignants-chercheurs, IATOS.

"Les personnels de l’Université Jean Monnet, réunis en AG ce jeudi 16 mars 2006 (avec les organisations syndicales : SDDREES-FO, SNESUP-FSU, AI et SMPTES-UMSA, SGEM-CFDT) :
-  Tiennent à apporter leur soutien au mouvement et aux actions des étudiants de l’UJM.
-  Agiront pour un aménagement du calendrier des examens universitaires pour tenir compte du mouvement en cours.
-  S’opposent à la généralisation de la précarité et à la dévalorisation des diplômes universitaires.
-  Appellent à participer aux manifestations du jeudi 16 mars et samedi 18 mars,

pour exiger le retrait du CPE et la restitution des postes aux concours de l’enseignement.

Ils appellent à une nouvelle AG ce lundi 20 mars à 10h en amphithéâtre EO1, site Tréfilerie pour définir les modalités à donner pour la suite du mouvement (grèves...)".


Appel à manifester le samedi 18 mars  

Déclaration des organisations syndicales de salariés et des organisations étudiantes et lycéennes réunies le 9 mars 2006.

"Les manifestations du 7 mars marquées par un très grand succès constituent une montée en puissance dans la mobilisation et les actions engagées tant chez les salariés que chez les étudiants et les lycéens pour le retrait du CPE. A ce jour, le gouvernement s’obstine.

Les organisations syndicales de salariés, étudiantes et lycéennes unanimes, réunies ce jour, lui répondent avec force en décidant d’une nouvelle étape de mobilisation qui sera - que le gouvernement n’en doute pas - encore plus forte que la précédente.

Les organisations syndicales de salariés, étudiantes et lycéennes réaffirment leur volonté d’obtenir le retrait du CPE porteur de précarité, discriminatoire pour la jeunesse et donc pénalisant pour l’avenir de la société.

Les Les organisations syndicales de salariés, étudiantes et lycéennes appellent les salariés et les jeunes à s’engager plus fortement encore dans la bataille contre le CPE.
Elles appellent à réussir le journée de mobilisation du 16 mars décidée à l’initiative des étudiants et des lycéens et à une nouvelle journée d’action nationale le samedi 18 mars, se traduisant par des manifestations dans toute la France.

CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA, Solidaires, SUNDEP, UNEF, CE, FSE, SUD Etudiant.

 Manifestons :

-  St-Etienne à 10h cours Fauriel (CCI) , en direction de la Place de l’Hôtel de Ville

-  Roanne à 10h30, Place de la Loire, en direction de la Place de la Mairie".




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