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TRACT POLITIQUE N°2
Nihilisme et libéralisme : La dignité (des salariés et du travail) est superflue.
dimanche 2 avril 2006


L’image du combattant est valorisée, c’est celui qui « prend des risques », c’est l’entrepreneur, le « chevalier d’entreprise » pour qui désormais « rien n’est vrai, tout est permis », c’est à dire que même la réalité peut être dépassée et donc il n’y a plus de limites, plus d’entraves, il n’y a que la conquête. Mais si rien ne fait plus obstacle (tout est permis) alors il n’y a plus de réalité (rien n’est vrai) et donc en fait plus rien n’est permis (il n’y a plus de réalité et donc de vérité) et c’est la tolérance zéro. Il ne reste de cette « étrange liberté » qu’une domination et la concurrence devient une « nécessité naturelle de dominer ».
C’est cette croyance qui a déjà fourni les bases conceptuelles aux fascismes.
La présentation par les médias des luttes sociales comme une « grogne » renvoie ceux qui luttent à une plèbe pleine de ressentiments (tristesse et négativité) contre leur sort (la révolution par ex. est ramenée au rang de vengeance). Car l’obtention de nouveaux droits, ou la préservation de ceux ci, est conçue par ces « libéraux » comme une usurpation contre-nature du devoir de soumission envers ceux à qui le destin a promis de dominer pour assurer la continuation du système économique, lequel a désormais subsumé (englobé) la fin et les moyens. Le libéralisme fait siens les propos de Nietzsche : « L’homme d’aujourd’hui n’a plus besoin d’une « justification du mal » (...) Dans l’état où il se trouve, le bien a désormais besoin d’une « justification », c’est à dire qu’il doit reposer sur un fond de méchanceté et de danger, ou encore enfermer en soi quelque grande sottise : alors il plaît encore ». Sans qu’il soit nécessaire de faire du moralisme, il devient évident que la défense des droits passe soit pour du ressentiment (une espèce de méchanceté), soit par une position victimaire (en danger) soit comme une naïveté face au sérieux de la « grande politique ». Le « mal » est convenu comme naturel, comme un fait qui n’a pas à être démontré, au contraire du « bien ».

Le « courage » en politique s’assimile aujourd’hui au même cynisme qui prévaut dans le monde entrepreneurial : ne pas hésiter à liquider le bien public comme on n’hésite pas à liquider les salariés (remettre la marchandise « homme » - les salariés - sous forme de liquidité monétaire boursière).

Avec l’acceptation « en fond » du retour du rôle positif du prédateur conquérant, le libéralisme ne présente rien de nouveau mais un retour au nihilisme de la fin du 19ème siècle qui préfigurera l’application du fascisme : « L’exploitation n’est pas le fait d’une société corrompue, imparfaite ou primitive ; elle résulte de la nature même de la vie, en tant que fonction organique fondamentale ». La loi du marché épouse cette vision mythique d’un monde qui n’a jamais existé - la loi de la jungle - sinon à travers les angoisses névrotiques de certains penseurs. Ce qui permet aux chantres du libéralisme d’affirmer : « le marché est naturel, pas la démocratie ».

Cette « nature économique » sensée régenter l’ensemble des processus de la vie, est conçue comme un système à somme nulle, c’est à dire comme un état fixe ou circulaire du monde d’où toute nouveauté, tout changement est de fait exclu, sinon à attendre le messie. C’est « l’horizon indépassable » du capitalisme... Il y a là collusion entre la liberté entendue comme domination (il y a un espace à conquérir, au mieux à partager) et la conquête économique (les parts de marché). Les seules « créations » dont nous parlent les capitalistes sont les nouveaux produits, sources d’aliénation rajoutant sans cesse de la frustration (la demande). Jamais, jamais, jamais les nouveaux rapports sociaux plus justes n’ont été créés directement par le libéralisme, mais ont toujours été arrachés, et acceptés comme une « concession » faite, à la direction « naturelle » de la société marchande..
Or l’étalage permanent du spectacle morbide du monde produit un tel effet de tristesse que tout élan joyeux vers l’action, le mouvement, le changement, la puissance d’être, s’en trouve inhibé. Le corollaire de cette « insécurité » permanente montrée dans les médias et subie au travail, c’est l’attente de celui qui viendra ordonner : « S’ils sont assez décidés, ils obtiendront tout ce qu’ils veulent ». Cet aphorisme nietzschéen sera le leitmotiv des nazis.

Une nouvelle asymétrie à la démocratie libérale réapparaît en réhabilitant l’eugénisme (par la sélection des populations à des fins normatives), le racisme (par la différenciation utilitariste économique), et le « goût du chef » (restauration disciplinaire de l’image du père).
Il se fait jour non pas un discours libératoire, mais plutôt une véritable pulsion mortifère, le libéralisme n’offrant plus aucun « lendemains qui chantent » mais la destruction de la société et de la nature, l’une ne pouvant s’exclure de l’autre. Aussi, autant nous nous porterons vers des buts que nous savons être des impasses, autant nous laisserons s’installer tous les jours un peu plus la barbarie. Nous devons nous passer du « sens de l’histoire » car il n’’existe pas et plutôt que de continuer à croire à des chimères ou tomber dans le néant (nihilisme) du « tout est permis », il faut remettre dans l’acte lui même (les moyens sont la fin) le sens d’une cause permanente qui seule constitue notre puissance.

S’ils ont la force (le pouvoir), nous avons la puissance.




> Nihilisme et libéralisme : La dignité (des salariés et du travail) est superflue.
4 avril 2006, par Joe Amère Guerre

Pardon d’être plus directe que vous, mais nous avons assez perdu de temps à palabrer, écrire, chanter, il faut trouver une solution internationale (comme pour le T.P.I.de la Haye) Cela fait déjà bien longtemps que la dignité des salariés est perdue ! En France surtout dans le social et le culturel, évidemment cela se voit moins dans nos pays riches que dans les pays pauvres ! Pauvres ! ? Et oui mais, s’ils sont devenus pauvres ces pays, c’est bien parce que nous nous sommes enrichis !

Affamés, mais pourquoi ? Par ce que se sont les pays riches qui ont leur argent, et oui, le pétrole, l’or, les diamants, les pierres précieuses, la bauxite, le fer, le travail gratuit... et j’en passe et des meilleures, on leur a bien pillé nous les pays riches, pendant les colonies ! Non ?

La solution ne serait-elle pas de mettre les pendules à l’heure pour le monde entier et d’inverser le courant des dettes ! C’est à dire, que nous reverserions aux pays anciennement colonisés, l’équivalent de ce qu’on leur a "volé", de façon à ce que chaque peuple appauvri puisse investir dans des structures médicales, éducatives, creuser des puits, déssaler l’eau des mers pour réhydrater les sols de l’Afrique, notamment et bien d’autre choses encore. Alors là, il y en a beaucoup de travail à faire et pour tout le monde.

Mais, pour cela, je crois que la seule solution pour pouvoir pénaliser les états ou les grosses entreprises qui vampirisent les autres est d’ajouter à La Constitution Internationale Des Droits de L’Homme des articles pour :

* le droit à tout homme d’avoir accès à l’eau potable,

* le droit à tout homme d’avoir accès à la nourriture saine et non chimistrée ou modifiée,

* le droit à tout homme de pouvoir respirer un air non pollué,

* le droit à tout homme de pouvoir travailler dans son pays, avec sa femme et ses enfants avec un salaire permettant de vivre et non de survivre sur le trottoir.

Si ces 4 points aujourd’hui fondammentaux (qui n’avait pas lieu d’être il y a quelque décennies) étaient respectés, cela pourrait mettre à mal certains exploiteurs et pollueurs et déboucher sur de nombreux emplois dans le monde entier.

Je suis pour l’échange des connaissances et non le pillage, le plagia, ou pire l’éradiquation des civilisations transformées en mangeur de Fast Food.

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