Réseaux citoyens de St-Etienne
Accueil Qui sommes-nous Nous contacter Nous aider Plan du site Admin
   
Vous êtes ici : Ville de Saint-Etienne > Une marche silencieuse et c’est tout un quartier qui s’exprime.
A la une
Agenda
Albums photos
Images à la une
Envoyez la musique !
La France insoumise / Jean-Luc Mélenchon
Nous sommes Grecs
Agroécologie
Agriculture paysanne
AMAP et réseau des AMAP
AMAP-Saint-Etienne
L’avenir du mouvement des AMAP
Les Amap dans la Loire
FAQ - De la ferme au quartier
Collectif Zérogm42
Collectif "nourrir l’humanité"
Maison de la semence
G.R.A.I.N. / Via Campesina
Collectif Liberté Justice Palestine
Chroniques pour la Palestine
Moyen-Orient et monde arabe / Georges Corm
Réseau RESF
Réseau Solidarité Rroms
Egalité des droits / Antiracisme
Une école pour tou(te)s
Survie / Françafrique
Quelle connerie la guerre !
Collectif "personne à la rue !"
Justice sociale / Droits sociaux
Assises droits sociaux
Forum des droits sociaux
Logement
Non au CPE !
Santé
Services publics
Travail / Emploi / Retraite
Portail pour l’accès aux droits sociaux
Le travail social dans la crise
Terrain d’entente
Groupe de réflexion "travail travail !"
Réseau salariat
Ecole / Education populaire
Justice écologique
Collectif Action Climat - CLAC
Sortir du nucléaire
Démocratie
Démocratie participative
Porto Alegre/St-Etienne
Libertés
Europe
Sortir du capitalisme
TAFTA
Changer la mondialisation ?
Forums sociaux
Changer la gauche ?
Gouvernement Hollande-Ayrault-Valls
Gouvernement Sarkozy
Chronique d’une élue citoyenne
Ville de Saint-Etienne
Conseil municipal
Elections municipales 2008
C’est notre histoire
Culture / idées
Les Héroïnes
Libres paroles
Des livres, des films, des sites...
Cafés citoyens au Remue-Méninges
Atelier de philosophie
Université Populaire - Laboratoire Social / Collectif Malgré Tout
Médias
Qui sommes-nous
Réseaux/Associations
POUR AZIZ, EN SOLIDARITÉ AVEC SA FAMILLE
Une marche silencieuse et c’est tout un quartier qui s’exprime.
mardi 13 juin 2006, par Karima Sayad, Rachid Oulmi, Georges Günther


Pour Aziz et en solidarité avec sa famille, six cent personnes ont marché samedi 3 juin, contre la violence, pour le respect de la vie et la fraternité.
Ce qui s’est déroulé est assez exceptionnel. Toute la diversité d’un quartier rassemblée pour réaliser un acte extrêmement fort de dignité, de solidarité, de refus de la violence. Beaucoup, beaucoup de jeunes du quartier de Beaubrun-Tarentaize-Séverine, des mères de familles venues avec leurs enfants, des enseignants, des travailleurs sociaux, des bénévoles d’associations, des salariés de la bibliothèque... étaient là. Des jeunes d’autres quartiers de la ville étaient également présents, et aussi des habitants de la Romière.
Un évènement qui marquera et qui va compter.

Cette marche a été voulue et préparée par les jeunes du quartier. Ils y ont réfléchi, ils ont discuté de sa signification, se sont organisés, ont pris de multiples initiatives, et ils ont réussi à construire un évènement d’une ampleur qui a surpris et touché tout le monde. Contrairement à ce qui est habituellement véhiculé, ils ont démontré à tous qu’ils savaient s’organiser, se rassembler pour exprimer leur solidarité, faire entendre leurs aspirations, défendre des valeurs, faire preuve de responsabilité et de maturité pour lancer un message aux jeunes de leur quartier et de la ville.

L’absence de policiers pour sécuriser le parcours du cortège, qui a emprunté le Bd Urbain et des rues à la circulation automobile chargée, a choqué. Une marque de mépris supplémentaire pour beaucoup. Pourtant la préfecture, comme le commissariat central avaient été informés de l’itinéraire. Pourquoi cette absence de sécurisation ? Des responsables de la police disent ne pas avoir voulu que la présence de policiers crée des incidents ! Une tentative d’explication qui en dit long sur les conceptions et le comportement des policiers vis-à-vis des jeunes du quartier.

Une marche qui disait la douleur d’une famille et de tout un quartier solidaire, l’hommage à Aziz, un copain, un ami, assassiné pour une simple querelle entre jeunes, la volonté de rétablir la vérité sur sa mémoire.
Des jeunes et des parents qui ont voulu montrer leur rejet de la violence. S’ils la subissent, elle ne fait pas partie de leurs valeurs. La vie de chacun, leurs vies doivent être respectées. L’assassinat d’Aziz a créé un profond traumatisme. Elle a été ressentie comme une injustice totale et a suscité une prise de conscience. Il n’est plus possible qu’une simple querelle entre jeunes débouche sur un meurtre. Un tel dérapage ne doit pas se reproduire. Loin de crier vengeance, ils ont dit stop. Ce sont d’autres relations humaines, d’autres valeurs qui doivent prévaloir, basées sur le respect de la dignité de chacun, mais aussi sur la justice, l’égalité de traitement, le refus des humiliations d’où quelles viennent.
Nous voulons être traité autrement, c’est aussi cela qu’ont exprimé les jeunes et les familles. Nous ne correspondons pas à l’image qui nous est bien souvent collée. Nous ne voulons plus être stigmatisés, que notre quartier soit assimilé à la délinquance, à la violence. Nous aspirons à être traités avec respect et dignité.

C’est tout cela que les habitants de Beaubrun sont venus dire avec beaucoup de force, pour que ce soit entendu par tous. L’ampleur et la puissance de la marche, occupant toute la largeur du boulevard urbain et de la grande rue, une bonne partie des marches et du parvis de l’hôtel de ville, a surpris et impressionné. Beaucoup d’énergie et de dynamisme pour s’opposer aux dérives et construire d’autres réalités.

Quelque chose d’important s’est passé qui aura des conséquences et des suites.

Karima Sayad, Rachid Oulmi, Georges Günther.













_




> Une marche silencieuse et c’est tout un quartier qui s’exprime.
23 juillet 2008, par fari
c

j’ai decouvert cette page parhazard et je voix qu’il n’est pas tard de vous remercier tant qu’on a pas oublier aziz et tant qu’il est tjrs ds nos coeurs,nos mémoires, il est présent malgré sa mort. cher aziz c’est comme ça que je l’appelles depuis mon enfance. je suis un de ses cousin,je tiens a remercier ceux qui ont participer à l’organisation de cette mache rendant hommage à mon cher aziz. enfin,vennons prier pour qu’il sois au paradis,c’est tout ce qu’on peut pour lui.

dr.farid comme il m’appellait.

Répondre à ce message

> Une marche silencieuse et c’est tout un quartier qui s’exprime.
28 juin 2006

26 juin 2006

Nous famille de AZIZ tenions à remercier toutes les personnes ayant participé à la marche et aussi à toutes celles qui nous ont soutenu .

Répondre à ce message

> Une marche silencieuse et c’est tout un quartier qui s’exprime.
19 juin 2006, par nounou
Une marche silencieuse et c est tout un quartier ki s exprime

je t ai vue petit,ta famille et la mienne etions tres proche.Et la vie a separe nos famille par la distance.je ne t ai a peine vue depuis ! on a encor du mal a croire ke ce cochemard est reelle,et malheureusement c vrai.j aimerai dire tant de chose et en meme temps ca ne viens pas.Dire a la famille Drikeche ke je partage votre chagrin.QUE A AZIZ TU RESTERA DANS NOTRE COEUR POUR TOUJOURS.bon courage c tout ce k il reste a dire.je vous embrasse tous.nouria

Répondre à ce message

> Une marche silencieuse et c’est tout un quartier qui s’exprime.
14 juin 2006

Ayons confiance en la jeunesse

La présence de la jeunesse du quartier à la marche en hommage à Aziz, était très symbolique. Le silence de ces jeunes et les banderoles que certains brandissaient, exprimaient leur attachement aux valeurs qui nous rassemblent. C’est le caractère sacré de la vie ainsi que le respect et la reconnaissance d’un Etat de droit qui étaient mis en avant par les participants. Chose que les jeunes des quartiers populaires, qualifiés par les institutionnels de zones urbaines sensibles, n’ont quasiment jamais l’occasion de dire sur la place publique. C’est aussi une réelle prise de conscience de cette réalité, de l’importance de ces règles fondamentales qui sont le pilier pour vivre en société.

C’est de la confiance et de la responsabilité dont ils ont besoin. Nous devons leur laisser un espace d’intervention dans la participation d’actions qui les concernent directement ou indirectement. Lors de cette marche et tout long du processus de sa préparation, ils nous ont démontré qu’ils étaient capables, avec l’accompagnement et le soutien d’associations de quartier, de mener à bien et jusqu’au bout une initiative de grande ampleur. Ils nous ont prouvé qu’ils n’étaient pas des fauteurs de trouble profitant de la moindre occasion, notamment lors de rassemblement de personnes, pour semer la zizanie, pour provoquer des débordements.

Arrêtons de stigmatiser les jeunes issus des quartiers populaires, de les considérer pour des « vauriens », des délinquants.

Il me semble important d’associer la jeunesse aux projets de société, car ils sont une source de richesse de par leur énergie et leur imagination mais aussi parce qu’ils représentent l’avenir de demain. Les jeunes ont manifestement besoin que l’on soit à l’écoute de leurs préoccupations, de leurs attentes ainsi que de leurs idées, leurs projets. C’est pourquoi il me semble essentiel voir primordial de développer le dialogue et les échanges avec la jeunesse, que la société et les institutions ont tendance à marginaliser. Ainsi, c’est dans le cadre d’une structure associative, d’un lieu auquel ils ont confiance, qu’ils connaissent pour sa convivialité, sa proximité avec la population du quartier, qu’il serait très intéressant de les réunir pour discuter sur leur situation et réfléchir sur des alternatives.

Aïda BENSAAD

Répondre à ce message

Dans la même rubrique :
Voici le programme des opérations 2005-2008...
La rénovation urbaine à Saint-Etienne : les habitants font le point
La piscine de la Marandinière : exemple à suivre et ne pas suivre
Marche pour Aziz et sa famille, contre la violence, pour le respect de la vie, la justice et la fraternité
Les habitants-citoyens veulent être partie prenante.
Quels choix pour les cantines scolaires de Saint-Etienne ?
Une pétition de l’Assemblée des habitants pour obtenir l’aménagement d’un carrefour.
St-Etienne : le maire veut supprimer 500 emplois en 5 ans..
Maison Peurière : de l’embarras, mais pas plus de regrets que ça...
La dimension humaine




Proposer un article | Nous contacter | Plan du site | Admin | Accueil