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Ecole de Jacquard : site fermé pour cause d’opération immobilière imminente ?
Mais la mairie est obligée de s’engager sur la construction d’une cantine...
mardi 4 juillet 2006


Les parents d’élèves de l’école de Jacquard à St-Etienne viennent de mener une action qui ne sera pas sans conséquences.
Rappelons que c’est par la bande (puis avec confirmation lors du conseil municipal du 15 mai) qu’ils ont appris que les deux sites de leur école allaient être regroupés à la rentrée 2006, sans que les conditions d’accueil ne soient réunies. Ajoutons à cela le départ de la classe CLIS annoncé quelques semaines plus tôt, et un refus quasi général des demandes d’inscription à Jacquard avec dérogation pour plusieurs familles du quartier...
Le 12 juin, le maire faisait voter à l’arraché la "désaffectation" des locaux scolaires de l’école de la Place Jacquard. En donnant cependant rendez-vous au conseil municipal du 26 juin avec l’engagement que le regroupement ne serait réalisé que lorsque les problèmes seraient réglés.
Dans les jours qui ont suivi, une rencontre a eu lieu en mairie entre une délégation des parents - pendant que plusieurs dizaines d’entre eux étaient présents sur les marches de l’hôtel de ville - l’adjoint au maire, les responsables du service Education de la ville, un représentant de l’inspectrice d’Académie...
Au cours de cette réunion, des choses absolument impossibles quelques jours avant sont devenues réalisables, comme la construction d’une cantine sur le site V. Duchamp !
Puis juste avant le conseil municipal de ce 26 juin, le maire a demandé à rencontrer une délégation de parents. Et il a tenté de faire croire lors du conseil (M. Ziegler, adjoint, ayant semble-t-il été prié de se faire oublier) que les problèmes étaient maintenant réglés. Mais pour éviter toute fausse note - sachant que c’est faux - , il a empêché que les parents ne prennent à nouveau la parole devant le conseil municipal, malgré leur demande.
Voici plus bas l’intervention qu’ils avaient préparé...

Le maire passe donc en force sur la fermeture des locaux scolaires historiques de la Place Jacquard, tout en étant obligé de lâcher du lest sur des travaux sur le site de V. Duchamp.
On ne trouve qu’une seule raison à cet empressement : une opération immobilière imminente sur le site de l’école de la Place Jacquard. Questionné là-dessus au conseil du 26, M. Thiollière n’a pas démenti et a parlé de "ramener des logements de qualité dans le centre ville".
Le regroupement est donc imposé sans concertation et sans que de bonnes conditions d’accueil soient assurées pour les enfants.
Reste aussi que le départ de la CLIS est une mauvaise chose, notamment pour les élèves de cette classe qui vont être ballottés et qui n’ont pas besoin de ça.
Il apparaît évident que, contrairement à ce que dit le maire, ce déménagement n’est pas une décision - pour des raisons pédagogiques - de l’IA qui s’impose à la mairie, mais qu’il est "téléphoné" entre la mairie et l’IA. Ce qui n’est d’ailleurs pas à l’honneur de l’Inspection d’Académie qui prête ainsi son concours à ce qui est d’abord une opération immobilière.
Voilà comment ça se passe pour l’école à St-Etienne !

Quoi qu’il en soit, cette affaire n’est pas terminée...

La position des parents lors du conseil municipal du 26 juin

(Le maire n’a pas permis que les parents puissent s’adresser au conseil municipal à l’ouverture de la séance)

"Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus de la ville de Saint-Etienne

Nous nous sommes rendu le 21 juin 2006, à la réunion de concertation à laquelle nous avait convié M. Ziegler. Étaient présents, deux élus, le directeur des services généraux, la directrice du service de l’éducation, une représentante du cabinet du maire ainsi qu’un représentant de l’éducation nationale ; nous regrettons vivement l’absence de Mme l’Inspectrice d’Académie. Nous étions, en plus du directeur de l’école Jacquard-Victor Duchamp, sept parents d’élèves, élus ou non au conseil d’école. Le président de la FCPE n’a pas pu nous rejoindre pour des raisons professionnelles et s’est fait excuser.

Tout d’abord les aspects positifs de cet entretien :

M. Ziegler nous a fait la promesse de mettre à l’étude un projet de construction d’une cantine sur site pour la rentrée 2007. D’autres solutions sont envisageables mais ne disposant pas d’informations suffisantes vos services se sont engagés à nous fixer un rendez-vous la 1ère semaine de juillet. Nous avons tous convenu qu’il s’agissait là d’une avancée considérable sur ce dossier et nous regrettons seulement que cette décision ne soit pas intervenue quelques années plus tôt alors que ce problème a toujours été présent lors des discussions au conseil d’école dans le passé. Nous souhaiterions cependant que cette décision soit entérinée par un vote au conseil municipal dans les plus brefs délais. Dans l’attente de cette solution définitive M. Ziegler s’est engagé, pour la rentrée 2006, à renforcer l’encadrement des enfants lors de leurs déplacements au centre Coligny ou à trouver une autre solution pour la cantine.
M. Ziegler nous a confirmé les différents aménagements prévus pour la rentrée prochaine et nous ne pouvons que nous en réjouir. Néanmoins, nous attirons votre attention sur le fait que ces aménagements, dans leur grande majorité, n’ont pas un lien direct avec l’éventuel regroupement mais relèvent tout simplement de l’entretien normal et nécessaire des bâtiments scolaires.

Venons en maintenant aux points restants obscurs dans ce dossier :

Le déplacement de la CLIS qui, contrairement à ce que laisse entendre M. Ziegler, n’est pas un détail, mais la “pierre d’achoppement” de tout le projet de regroupement pour la rentrée 2006. Nous savons, qu’en théorie, cette question ne relève pas de vos services, mais la suite que nous comptons donner sur ce point aura forcément des répercussions sur les décisions que vous allez être amené à prendre.

Sachez M. Le Maire que lors de cette réunion le représentant de l’Inspection Académique a été dans l’incapacité de fournir la moindre explication, ni le moindre argument quand aux motivations pédagogiques de ce transfert sur l’école du Grand Clos. Pire encore il nous a demandé si nous souhaitions, pour la rentrée 2007, le retour de la classe CLIS dans nos murs et s’y est déclaré favorable. Pourquoi alors tant de précipitation pour la rentrée 2006 et surtout pourquoi imposer à ces enfants déjà en difficulté et à leurs familles ce transfert inutile et contre nature ? A l’heure ou nous écrivons ces lignes cette situation nous semble si grotesque que nous allons interpeller sur le sujet M. Le Ministre de l’Éducation pour obtenir son arbitrage. Nous n’excluons pas, non plus, de déposer un référé devant le Tribunal Administratif car il semblerait qu’il y ait eu certaines indélicatesses pour ne pas parler d’irrégularités dans cette prise de décision et notamment au niveau de la constitution de la commission paritaire qui a statué sur ce dossier.
Pour finir sur ce point nous souhaitons vous rappeler que cette classe est dans sur notre école depuis onze ans et qu’elle y est parfaitement bien intégrée. Il est plus facile pour notre école qui dispose de plus de classes pour intégrer ces enfants, d’une grande mixité sociale, de l’expérience des enseignants de les accueillir dans de bonnes conditions que l’école du Grand Clos qui dispose seulement de 4 classes, classes doubles, assez " chargées " avec un public d’enfants plus en difficulté. Par ailleurs c’est la seule CLIS de centre ville alors qu’il y a déjà une CLIS à Côte-Chaude à proximité du Grand Clos. Plusieurs parents des enfants concernés nous ont déjà interpellé et fait part de leur incompréhension. Cette décision a pour eux des conséquences désastreuses et certains ne savent pas comment ils pourront, l’an prochain, s’organiser pour accompagner leurs enfants à la CLIS alors qu’ils habitent sur le quartier Jacquard et que d’autres de leurs enfants y sont scolarisés. Ne rajoutons pas des problèmes là où il y en a déjà bien suffisamment.

Revenons maintenant à la répartition des autres enfants dans l’école. Le problème que nous soulevions dans notre intervention au conseil municipal du 12 juin reste entier. Une seule salle de classe disponible pour les activités diverses de nos enfants cela n’est toujours pas suffisant. Le directeur de l’école l’a d’ailleurs fort bien souligné lors de la réunion en ces termes : nous ferons, avec l’équipe enseignant, pour le mieux avec ce que l’on nous donne, mais ce n’était déjà pas simple avec sept classes... alors avec neuf (voire dix..) ! ! !
M. Ziegler a cru bon de nous rappeler que la situation avait été bien pire dans le passé. Mais cela constitue-il un réel argument. Tout comme vous nous avons pu le lire dans la presse notre département fait figure, par ces excellents résultats, de modèle en matière de réussite scolaire. Dans les conditions que nous venons de vous exposer nous craignons fort que cela ne dure pas.

Dans un tout autre registre nous avons abordé, lors de cette réunion, deux autres points qui sont intimement liés à la problématique des effectifs de notre école, à savoir la sectorisation et les dérogations refusées jusqu’à ce jour à des familles d’enfants ayant effectué toute leur scolarité dans une des écoles maternelles du quartier et qui s’apprêtent à rentrer à l’école primaire. Sur ce dernier point, nous avions mis l’accent sur le problème humain que soulevait ces refus et avons nous reçu l’assurance de la part des personnes présentes que tous les cas concernés avaient été pris en considération et avaient fait l’objet d’un réexamen allant dans le sens de nos revendications. Nous ne pouvons bien évidement que vous en féliciter et espérons que dans les plus brefs délais, grâce à la confirmation de ces décisions, les familles et leurs enfants vont enfin pouvoir envisager l’avenir plus sereinement. Pour ce qui est de la sectorisation et bien que nous y soyons totalement favorables, pour ses vertus en matières de répartition sociale des effectifs, nous avons fait part de notre étonnement quant à certains des choix qui avait été fait d’un point de vue géographique. En effet au vu de la carte qui nous a été proposée depuis le début de cette année il apparaît que des familles habitant à quelques mètres de l’école vont devoir inscrire leurs enfants dans un établissement situé à l’autre bout du quartier. Nous sommes bien conscients qu’il faut arriver à définir des limites à ces secteurs et que vous souhaitez maintenir un certain nombre d’enfants dans des écoles tel que Vittone, mais de là à ne pas tenir compte de l’intérêt des familles il nous semble qu’il y a un pas qui ne devrait pas être franchi. On peut se demander si le nouveau découpage ne viserait pas à limiter les effectifs dans notre école.

Pour conclure nous voulons vous dire, que le regroupement des écoles Jacquard et Victor Duchamp nous apparaît plus que jamais prématuré pour la rentrée 2006/2007. Mis à part le problème de la cantine qui semble enfin trouver une solution acceptable il reste, à notre avis, encore bien trop d’autres points qui vont contraindre nos enfants, à travailler dans des conditions qui relèvent d’une autre époque que nous pensions révolue. De plus la non prise en considération du cas de la CLIS reste pour nous un point de désaccord inacceptable. Le sort réservé à ces enfants déjà en grande difficulté ne peut que révolter les parents que nous sommes tous, enseignants compris. Un tel mépris ne saurait rester sans réaction de notre part. Pour toutes ces raisons nous vous réitérons M. Le Maire et Mesdames et Messieurs les élus de la ville de Saint-Etienne notre demande de surseoir jusqu’à la rentrée 2007/2008 au regroupement des écoles Jacquard et Victor Duchamp.

Nous vous prions d’agréer, M. Le Maire et Mesdames et Messieurs les élus de la ville de Saint-Etienne, l’expression de nos sentiments respectueux."

à Saint-Etienne le 26 juin 2006
Le collectif des parents d’élèves et le conseil de l’école Jacquard-Victor Duchamp




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