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Une journée de vacances en famille à Marseille
dimanche 20 août 2006, par Georges Günther


Ce vendredi 25 août, 260 personnes de Saint Etienne, et plusieurs dizaines d’autres de la vallée de l’Ondaine, vont pouvoir passer une journée de vacances en famille à Marseille.

Ce sont des familles qui ne partent pas en vacances, ou que très exceptionnellement, en raison de leurs faibles revenus, de la précarité, du rabougrissement des liens sociaux que cela entraîne, de l’habitude, fortement ancrée à force de s’y être contraint, de limiter son horizon. Bien souvent aussi, la période estivale est mise à profit pour décrocher un emploi de quelques semaines en remplacement de celles et ceux qui sont en vacances.

Cette journée familiale est organisée depuis 6 ans par un réseau d’associations et de militants. Il s’agit notamment sur Saint Etienne de l’APEIS (Association Pour l’Emploi l’Information et la Solidarité des chômeurs), des amicales laïques de Beaubrun et du Crêt de Roc, des Réseaux citoyens de St Etienne.

Nous avions fait le constat que de nombreuses familles ne partaient pas en vacances. Et surtout ne partaient pas en famille. Or il est vraiment fondamental que parents et enfants puissent avoir des souvenirs de vacances en commun. Pour un enfant, un souvenir de vacances en famille, le fait de pouvoir en parler "comme les autres" à la rentée à l’école, c’est très important.
Nous avons donc décidé de nous attaquer au problème : organiser au moins une journée pour ces familles en nous mettant en réseau, et en sollicitant des aides auprès des élus et des collectivités territoriales. Cette année une association de parents d’élèves, la PEEP de St-Etienne, a aussi versée une subvention conséquente. Une faible participation pour les frais de car est demandée aux familles : 15 € pour le ou les adultes accompagnateurs, 5 euros pour les jeunes de plus de 18 ans accompagnés, et gratuité pour les enfants de moins de 18 ans. La nourriture est à la charge des familles. Cinq cars partiront de Saint Etienne et d’autres de la vallée de l’Ondaine (Firminy, La Ricamarie, Chambon Feugerolles).

Pour reconnaître et assurer à tous le droit aux vacances, une rupture dans les conceptions est nécessaire.

Avoir des souvenirs de vacances en familles, sortir de son quotidien et découvrir de nouveaux horizons, rencontrer de nouvelles personnes et se faire de nouveaux amis, c’est vraiment fondamental pour le développement de l’individu, des enfants, pour la socialisation, l’accès à la culture, pour trouver sa place dans la société. Les vacances sont un des droits fondamentaux permettant à chaque personne de développer ses potentialités, et à nos sociétés un fonctionnement plus harmonieux, plus civilisé. Partir c’est important pour acquérir une confiance en soi et une ouverture aux autres, de l’autonomie. D’ailleurs la loi de lutte contre les exclusions adoptée en 1998, a reconnu les vacances comme un des droits fondamentaux de l’individu au même titre que le logement ou la santé.

Or, d’après le ministère délégué au tourisme, 36 % des français ne partent pas en vacances chaque année, soit 22 millions de personnes. Les deux catégories d’âge les plus touchées par les non-départs sont les 20-24 ans et les plus de 60 ans (42 % de leur classe d’âge pour ces deux catégories). « Le taux de départ en vacances des jeunes connaît ces dernières années une baisse sensible, en grande partie liée aux difficultés économiques (prolongement des études, précarité de l’emploi, petits boulots, stages, chômage...). On compte à l’heure actuelle 25 % de " non-partants ", soit 2 millions de jeunes (...) Autres catégories sévèrement touchées, les familles nombreuses (plus de 3 enfants) et les familles monoparentales. En terme de revenus, les foyers disposant d’un revenu inférieur à 1 524,49 € par mois (pour une base de 4 personnes) partent moins que la moyenne de la population. » (www.tourisme.gouv.fr)

Pourtant de multiples aides existent déjà pour favoriser les départs en vacances. Mais elles sont largement inadaptées.
D’une part parce qu’elles sont essentiellement conçues pour les salariés et même pour les salariés non précaires, alors que la précarité devient monnaie courante et qu’une part importante de la population est exclue de l’emploi. Les chômeurs, les Rmistes, les intérimaires qui courent de CDD en CDD ne bénéficient ni des chèques vacances, ni des aides des comités d’entreprises, sans parler des centres de vacances des grandes entreprises et des entreprises publiques.
D’autre part, les aides de la CAF tels les bons de vacances, restent largement sous utilisés car il manque souvent la mise de fond chez les familles. Le transport est également très souvent un obstacle important. Comment partir avec les enfants quand on n’a pas de voiture, ou que sa vétusté interdit de longs trajets, ou que le prix du carburant est rédhibitoire ? Le train reste bien trop cher, même avec les réductions pour familles nombreuses.

Pour assurer à tous ce droit aux vacances, une rupture dans les conceptions est nécessaire. Comme pour les autres droits sociaux, le droit aux vacances ne doit plus dépendre du statut de la personne, du fait d’avoir ou pas un travail. Nos sociétés doivent considérer que tout être humain, parce que justement c’est un être humain, doit bénéficier de droits fondamentaux pour pouvoir vivre dans un minimum de dignité. Il y va du respect de l’égale dignité de toute personne, quelque soit sa situation. C’est sur la base d’une telle conception de l’homme que doit être réfléchie une nouvelle répartition des richesses, en France et en Europe.

Nous progresserons beaucoup si, à partir et en appui des initiatives déjà développées par plusieurs associations [1], les collectivités locales avec des administrations comme la CAF et certaines entreprises publiques comme la SNCF, font réellement de ce droit aux vacances pour tous un objectif de leurs politiques sociales et culturelles, avec des engagements budgétaires.
Un nouveau service public de proximité pourrait se mettre en place avec les nombreuses associations de solidarité, les centres sociaux, les amicales laïques... qui, grâce aux liens étroits qu’elles ont su nouer avec les familles, peuvent les aider à imaginer leurs projets de vacances et à les réaliser.

Ce chantier n’avancera, les institutions ne modifieront leurs conceptions et leurs politiques en la matière, que dans la mesure où les familles avec les diverses associations qui oeuvrent déjà dans ce domaine amplifieront leurs exigences et développeront les dynamiques qu’elles ont mises en route.
Suite à cette sortie plusieurs rencontres avec les familles vont avoir lieu à Saint-Etienne pour continuer d’avancer dans ce sens.

Georges Günther

contacts :
AL de Beaubrun : 04 77 21 41 89
AL du Crêt de Roch : 04 77 32 03 09

[1] Citons notamment dans la région stéphanoise les efforts du Secours Catholique, du Secours Populaire, de la pastorale des ZUP, d’ATD Quart Monde, de plusieurs centres sociaux.

 Voir aussi le site web du Portail pour l’accès aux droits sociaux




> Une journée de vacances en famille à Marseille
12 septembre 2006

On peut voir quelques photos de cette journée sur le site web du Portail pour l’accès aux droits sociaux

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