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RESF : Le racisme se combat par la parole mais aussi par les actes
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mardi 3 décembre 2013

Lors de la marche de ce samedi après midi contre le racisme, RESF 42 avait rédigé un communiqué qui n’a pas pu être lu lors du rassemblement. Il a été diffusé en tract aux participants avec la déclaration nationale de RESF : "La circulaire Valls, un an et tant d’actes odieux après"...

Le réseau éducation sans Frontières œuvre au quotidien auprès des demandeurs d’asile qui pour beaucoup d’entre eux deviennent des sans-papiers. Il va de soi que nous condamnons fermement les propos tenus à l’encontre de Mme Taubira. Nous constatons au quotidien que ce type de propos a de plus en plus cours.
Face à ce climat nauséabond qui se développe nous sommes tous responsables nous avons tous notre part à prendre pour inverser cette tendance. Nous sommes affligés par le comportement de nos dirigeants politiques actuels autant au niveau local que national. Hier ils dénonçaient avec nous la politique de Sarkozy ; aujourd’hui face aux mêmes situations, ils restent muets. Et lorsque le ministre de l’intérieur tient des discours qui n’ont rien de républicain pas une voix ne s’élève. Ce qui est gravissime car cela ouvre tout grand les portes à la banalisation des propos racistes. De Sarkozy à Valls s’il y a eu changement c’est dans le mauvais sens. Et ce n’est pas fini car toutes les infos qui filtrent sur la future loi qui régira l’asile indiquent qu’elle sera encore plus restrictive que l’actuelle. Un pays qui se montre si peu accueillant envers les étrangers génère du racisme.
Nous aimerions que les soutiens politiques d’hier soient présents aujourd’hui pour dénoncer tous les lieux communs qui sont véhiculés sur l’accueil des étrangers.
Nous savons tous que cet accueil est une indéniable source de richesses culturelles pour notre pays mais également une richesse économique. Plusieurs études l’attestent. Alors tordons le cou à cette idée reçue que nombre de personnalités répète à l‘infini en proclamant « nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde » ; ce n’est qu’un fantasme que cultivent les pires depuis tout le temps et qui aujourd’hui contamine l’ensemble de la classe politique.
Le racisme ne se combat pas que par la parole mais aussi par les actes et de ce côté-là, il reste beaucoup à faire. Dans notre département les services de l’Etat dénombrent 1200 personnes sans hébergement, la préfète n’aurait plus de quoi financer l’hébergement pour tous ! Quelle considération de la personne humaine cela traduit-il ? Nous avons une responsabilité collective face au racisme, exigeons de nos dirigeants politiques d’autres lois pour l’accueil des étrangers, d’autres discours, d’autres pratiques, parce que l’on ne peut pas dire que l’on combat le racisme et soutenir ou mettre en œuvre une politique qui exclut l’étranger.

Saint-Etienne le 30 novembre 2013
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La circulaire Valls, un an et tant d’actes odieux après

http://www.educationsansfrontieres.org

Manuel Valls a annoncé, le 5 novembre 2013, 16 600 régularisations en application de sa circulaire de novembre 2012, dont 81% de parents d’enfants scolarisés, soit 13 446. Les travailleurs et les lycéens se partagent les 3 154 régularisations restantes. Cette annonce, faite dans le contexte des manifestations lycéens provoquées par l’expulsion de Khatchik et de la famille de Léonarda était peut-être une tentative de donner du ministre un visage moins inhumain. C’est raté. Pour mémoire, la circulaire Sarkozy de 2006 avait permis la régularisation de 22 018 parents d’enfants scolarisés, soit 8 500 de plus que Valls.

Même si elles sont loin d’être généreuses, les conditions mises à la régularisation des familles offrent un horizon : 5 ans de présence, 3 ans de scolarisation, ce peut être éloigné, très difficile. Mais c’est une échéance, un espoir, ce qui est loin d’être le cas pour les autres catégories.

En effet, comme il était prévisible, seule une toute petite fraction des salariés a pu fournir les preuves d’activité exigées (8 mois au cours des deux années précédentes) alors qu’évidemment, la quasi-totalité d’entre eux travaille d’une façon ou d’une autre.

Quant aux jeunes majeurs scolarisés seule une toute petite minorité remplit les conditions très restrictives de la circulaire : avoir été scolarisé avant son seizième anniversaire et présence en France de l’un des parents. Les jeunes récemment arrêtés (puis expulsés ou relâchés) en sont l’illustration, en plus de tous ceux qui, faute d’être dans les clous n’ont même pas déposé de demande. Au total, à peine plus de 3 000 travailleurs et jeunes scolarisés ont été régularisés.

Présentée comme une réponse humaine et ferme destinée à clarifier et à uniformiser les conditions de régularisation des familles sans papiers, des travailleurs et des jeunes majeurs scolarisés, la circulaire Valls de novembre 2012 a, dans les faits, manqué quasiment tous ses objectifs officiellement proclamés.

Passons sur la prétention à l’humanité du ministre de l’Intérieur : la poursuite du placement en rétention des enfants, l’assignation à résidence de familles obligées de se cacher pour échapper à la police, les menaces d’expulsion d’enfants malades, le démembrement des familles, les expulsions d’Ahmed Sohail, de Léonarda, de Khatchik et de tant d’autres, hélas, disent ce que valent ses propos.

La « clarification » annoncée s’est, elle aussi, révélée une tromperie : il suffit de parcourir les douze pages de jargon technocratique prétentieux de la circulaire pour le mesurer.

La circulaire visait aussi, officiellement, à « l’uniformisation » des conditions de régularisation entre les diverses préfectures. Un an plus tard, l’arbitraire complet continue de régner, chacune des préfectures continuant à exiger, selon sa fantaisie, voire selon celle du guichetier, une diversité et une quantité variable de documents, toujours plus, toujours autre chose, toujours des suspicions, des humiliations.

La circulaire Valls est à l’image de la politique migratoire du gouvernement, sans vision, sans rupture avec la politique précédente, souvent mesquine, inhumaine, arbitraire... L’exact opposé de ce que réclament la jeunesse et les lycéens qui n’acceptent pas que le destin de leurs camarades dépende de lois injustes, condamnées hier, et du « discernement » plus ou moins grand de policiers ou de préfets. La loi doit changer, l’interdiction de l’expulsion des scolaires imposée dans les faits par les manifestations lycéennes doit entrer dans les textes et entraîner la régularisation de droit des scolaires et de leurs familles.


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