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OGM : inspection citoyenne ce samedi dans la plaine de l’Ain...

lundi 4 juin 2007

Plus de 100 personnes se sont retrouvées ce samedi dans l’Ain (rendez-vous donné près de St-Maurice en Gourdans) pour essayer de localiser les parcelles d’essais d’OGM. 






Ces parcelles sont plantées en gardant leur emplacement inconnu, ce qui n’est pas légal : elles doivent être déclarées. Ceux qui font du bio dans le coin ne savent même pas si leur voisin a planté des OGM...
Les habitants de la région savent que des plantations ont été faites. D’autant que la présence ces derniers temps dans les parages du trust semencier n’est pas passée inaperçue.
Le but de l’inspection était donc de savoir où sont ces parcelles.

Une parcelle a été identifiée sur la commune de Faramans et marquée avec une banderole. C’est un essai de maïs OGM, repéré grâce à sa configuration particulière : bien délimitée par de nombreux petits piquets au milieu d’une parcelle de maïs beaucoup plus grande, censée former “une barrière pollinique” (!!) autour de l’essai. De quoi rire...
Des prélèvements ont été faits dans d’autres parcelles, de premiers tests ont été faits sur place (capables de détecter le Mon810), d’autres plus approfondis suivront.

Car concernant les “essais”, il s’agit d’essais dont on ne connaît pas la nature. Autre chose sont les plantations de Maïs Monsanto 810, que l’Allemagne vient d’interrompre suite à différentes études montrant sa dangerosité. Le gouvernement français a autorisé ces plantations là en France par les décrets du 20 mars.
Ceci ramène à leur réalité tous les discours sur un “Grenelle de l’environnement” : surtout de la propagande électorale à court terme, et à plus long terme une tentative de mystifier toutes celles et tous ceux qui n’ont pas encore regardé de près la gravité de plantations d’OGM et dont le sommeil - durable - serait bienvenu pour les trusts semenciers, l’agro-industrie et les responsables politiques qui les servent...

L’action continue.

Contact Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire : faucheurs69.42@no-log.org









Messages

  • Collectif des Faucheurs Volontaires
    Inspection citoyenne du 2 juin 2007
    St Maurice de Gourdans et Faramans (01)

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Rassemblés dans l’Ain le 2 juin 2007 à l’initiative du collectif des Faucheurs Volontaires, une bonne centaine de citoyens ont participé à une inspection des cultures de maïs dans ces communes où sont implantées des essais OGM en plein champ.
    Ces essais, tout comme les cultures commerciales mises en place dans la région, mettent en péril les systèmes agricoles existants, violant ainsi le droit des paysans à produire de la qualité, et celui des consommateurs à disposer d’une nourriture de qualité.
    La parcelle de Faramans a été localisée, montrée et « marquée »

    L’ensemble des participants à cette mobilisation :
    -  dénonce la loi du silence qui entoure les cultures Ogm en France, ce qui est contraire à la législation européenne qui oblige à la transparence. Cette omerta n’a qu’un but : protéger les firmes semencières dans leur passage en force au détriment de tous, et en ignorant le principe de précaution
    -  réaffirme que la co-existence des PGM et des cultures conventionnelles est impossible, ce qui est démontré dans les pays engagés depuis des années dans la production OGM
    -  s’étonne de l’absence de mesures strictes pour prévenir tout effet négatif sur la santé, l’environnement et les cultures voisines, alors que l’Etat s’y était engagé (communiqué de presse du MA du 13 mars)
    -  constate que malgré leur obligation à déclarer les parcelles de cultures Ogm à la DDAF, la plupart des transgéniculteurs ne le font pas
    -  demande à un maximum d’électeurs d’interpeller leurs candidats aux législatives pour qu’ils se positionnent sur les OGM (action Greenpeace)
    -  appelle également les citoyens à demander la mise en place d’un moratoire en France, ce que vient de faire l’Allemagne, conformément à la clause de sauvegarde permise par la directive européenne
    -  soutient Monique Burnichon, saisie sur son salaire par Limagrain, pour avoir dénoncé le non-respect du principe de précaution par une action citoyenne
    et Jean-Emile Sanchez, militant syndical, dont la condamnation à 2 mois de prison ferme vient d’être confirmé par la Cour de Cassation

    Le Collectif des faucheurs volontaires

    • Appel à solidarité avec Maurice COUDOIN, apiculteur

      Les apiculteurs doivent faire face à un problème dramatique : leurs ruches sont contaminées par le maïs MON 810, un OGM, INTERDIT dans les produits alimentaires que sont le miel et le pollen. La contamination entraîne la destruction des produits. Elle compromet aussi la possibilité de déplacer les ruches contaminées (les abeilles pouvant alors transporter du pollen contaminé sur des fleurs dans des zones encore exemptes de contamination.)

      Le gouvernement refuse de communiquer la localisation précise des parcelles semées avec cet OGM. Les apiculteurs ne peuvent donc pas savoir où se trouvent les champs OGM !

      Maurice Coudoin, apiculteur, a mené en 2006 une expérimentation pour prouver la contamination qui était niée par les pouvoirs publics et les transgéniculteurs, en disposant des ruches près des champs de MON 810 de Claude Ménara, lequel s’était vanté publiquement de cultiver des OGM. Ses ruches ont été contaminées... jusqu’à 37%.

      Avec le soutien de plusieurs associations et de la Confédération Paysanne, il a assigné Ménara en référé. Si la justice était indépendante, il aurait du gagner ce procès. Mais le tribunal de Marmande l’a débouté en disant que c’était à lui de mettre ses ruches à distance !! Ce jugement inique menace notre droit élémentaire à ne pas être contaminés !

      Contrairement à ce qui se fait habituellement, Ménara et ses avocats ont décidé de ne pas attendre l’appel pour lancer une éxécution provisoire de condamnation, espérant sans doute le dissuader de faire appel.

      Maurice coudoin voit donc son compte saisi s’il ne s’est pas acquitté de 5482 euros avant le 6 Juillet.

      Nous vous invitons à exprimer votre solidarité envers cet apiculteur, dont la cause est aussi la vôtre, car il se bat pour que nous puissions tous manger encore du miel et du pollen sans OGM, pour que les apiculteurs et agriculteurs non-OGM puissent survivre, pour que le mot justice ait encore un sens !

      en envoyant vos contributions directement à : Maurice Coudoin, Saint Léger, 47260 Verteuil d’Agenais,

      Et en informant de votre envoi et de la somme patrick.dekochko@wanadoo.fr (indispensable).
      (Patrick de Kochko est un agriculteur bio dont les champs de soja ont été contaminés par une semence importée il y a dix ans. Il a été obligé de cesser cette production. Il n’a toujours pas obtenu réparation)

      Merci

       escazaux.sylvette@wanadoo.fr 

      la lettre de M. Coudoin au préfet du Lot et Garonne.

      Marie-France & Maurice COUDOIN
      Apiculteurs professionnels à "Saint Léger"
      47 260 VERTEUIL D’AGENAIS
      e-mail : Apisol47@wanadoo.fr

      mercredi 6 juin 2007

      à Monsieur Le Préfet de LOT & GARONNE
      Place de Verdun
      47 000 AGEN

      Objet : Maïs OGM / Abeille….

      Monsieur le Préfet,

      Nous nous permettons d’attirer votre attention sur les problèmes rencontrés par la collectivité des Apiculteurs, face à la mise en culture des plantes génétiquement modifiées, et tout particulièrement le maïs B.T.

      Jusqu’à présent les Pouvoirs Publics soutiennent que la cohabitation est possible entre les différentes formes d’activités agricoles dont l’apiculture fait partie et la généralisation, à titre commercial et non expérimental de la culture du maïs B.T.
      Personnellement et pour avoir acquis une expérience certaine en la matière nous avons quelques raisons d’affirmer le contraire.

      Une expérimentation menée par nos soins sur le site de Grézet-Cavagnan au cours de l’année 2006 a démontré :
      - que les abeilles étaient présentes sur le maïs au moment de la floraison, ceci afin de récolter le pollen, utilisé pour l’alimentation des larves, accessoirement récolté par l’apiculteur pour être vendu….
      - que cette activité de l’abeille n’était pas occasionnelle mais que le pollen de maïs constituait une source d’approvisionnement privilégiée pour l’abeille malgré la présence d’autres sources…
      - que des ruches positionnées à 1200 mètres de la périphérie de la parcelle OGM récoltaient du pollen de maïs pollué à hauteur de 39 % par le gène initiant la toxine du B.T.

      Nous positionnant en victimes de cette pollution engendrée, et dans la perspective d’une mise en culture généralisée, nous avons intenté une action en justice à l’encontre de l’agriculteur porte drapeau de la filière maïs G.M.

      A notre entière stupeur, non seulement nous avons été déboutés, mais condamnés à payer les frais de justice engagés par la partie adverse ; mais ceci ne règle en rien les vraies questions….

      La cohabitation est-elle oui ou non possible alors que non seulement notre production est contaminée mais nos abeilles jusqu’à présent considérées à juste titre comme facteurs de richesse et de biodiversité, deviendraient subitement agents de propagation de la pollution ?

      Et de nous voir signifier de bien vouloir positionner nos ruches loin de toutes parcelles de maïs G.M.
      Bien, très bien, mais comment savoir où se situent les dites parcelles alors que Monsieur le Directeur de la D.D.A.F. vient de nous en refuser la communication ?

      N-y aurait-il pas une contradiction entre le fait de respecter notre obligation de déplacer nos ruches afin d’assurer sur un maximum du territoire la pollinisation de la flore cultivée et sauvage (obligation première inscrite dans notre C.A.D. contrat d’agriculture durable) contrat relevant d’une convention passée avec vos services ; et la dite situation ?

      Jusqu’à ce jour et depuis 1981, nous sommes en possession d’une carte d’apiculteurs transhumant nous permettant d’implanter des ruches sur la totalité du territoire du département ; en raison de l’arrivée nouvelle des cultures G.M. cette situation serait-elle changée ?

      En admettant que nous ayons obligation d’éloigner nos ruches :

      Où placer les 13000 ruches répertoriées sur l’ensemble du département, avez-vous une idée précise du maillage du territoire ?
      Dans le cas précis de Grèzet-Cavagnan, que deviennent les ruches implantées à demeure par plusieurs apiculteurs à proximité des dites cultures ? Nous avons connaissance d’un rucher installé sur la propriété de l’apiculteur et ce depuis plus de 50 ans ; déplacement, destruction ?
      Que faire de l’ensemble de la faune pollinisatrice (abeilles diverses, bombus) ; éradication ?
      Jusqu’à présent, il était couramment admis que la fécondation du maïs était générée principalement par le vent et non par les insectes (anémophile et non entomophile)… les producteurs de semences maïs, contrairement aux semences tournesol) ne font jamais appel aux apiculteurs
      Face à ce constat et à la pollution engendrée sur les maïs conventionnels voisins, ces gens là ont-ils prévu d’arrêter le vent ? Si non, ne faudrait-il envisager la castration des maïs G.M. ?

      Que devrons- nous répondre à un agriculteur voisin des dites parcelles et demandeurs de ruches afin d’assurer la pollinisation d’une culture semences (tournesol, petites graines notamment oignons, persil, carottes etc) toutes productions créatrices de forts revenus pour certaines exploitations….

      Concernant le rayon d’action d’une colonie d’abeille, je préciserai trois chiffres :
      - 3 kilomètres : rayon d’action utile faisant l’objet d’une activité permanente de la colonie.
      - 5 kilomètres : distance d’éloignement par rapport à une culture polluante, retenue par les apiculteurs labélisés Bio.
      - 9 kilomètres : rayon d’action évoqué par un apiculteur Allemand, auteur d’une plainte déposée avec succès à l’encontre de la firme Monsanto….

      Je n’évoquerai pas aujourd’hui les autres problèmes posés à la filière apicole :
      - destruction de l’image de marque de ses produits.
      - impact sur les larves d’abeilles de la toxine du maïs B.T.

      Pourquoi une culture présentée comme sûre et sans inconvénients notoires par la France et l’Espagne (et ce au mépris de toutes les constatations effectuées), fait-elle actuellement l’objet d’un moratoire dans la quasi-totalité des pays Européens ?

      Et à partir de ce constat, des personnes censées oseraient soutenir que la cohabitation est possible ?

      Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre parfaite considération….

      M.France & Maurice COUDOIN
      Apiculteurs professionnels….

    • La condamnation de Jean-Emile Sanchez à 2 mois de prison ferme confirmée par la Cour de Cassation.
      La Confédération paysanne appelle à agir

      Communiqué de presse - 4 juin 2007
      La Confédération paysanne déplore vivement le rejet, le 1er juin, par la Cour de Cassation du recours des 49 prévenus condamnés pour les actions de neutralisations d’essais OGM en 2004 et 2005, décision confirmant définitivement les peines de 3 mois avec sursis pour 48 d’entre eux et à 2 mois fermes qui touche Jean-Emile Sanchez, porte-parole du syndicat au moment de l’action ; s’y ajoute 1 000 € d’amende pénale par personne.

      Elle assure de son soutien tous les condamnés pour avoir mené ces actions de désobéissance civique visant à défendre le bien commun des semences face aux brevets sur le vivant, l’autonomie et le revenu paysan et les atteintes à la santé et à l’environnement par les Plantes Génétiquement Modifiées.
      En outre, avec la condamnation définitive de Jean-Emile Sanchez, ce sont deux syndicalistes avec celle de José Bové, tous deux anciens porte-paroles de la CP qui risquent l’incarcération à brève échéance.

      Le Comité national examinera cette situation au cours de sa réunion des 13 et 14 juin prochains et les propositions d’anticipation à la mobilisation qu’il estime, d’ores et déjà, nécessaire de préparer en liaison avec les paysans concernés en premier chef, les acteurs de la lutte contre les OGM et les citoyens dont le refus de cette biotechnologie est toujours aussi manifeste.

    • Info agence Reuters 14 juin –

      Le gouvernement français ne suspendra pas la culture du maïs OGM Mon810.

      Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire fait savoir que A. Juppé, ministre de l’environnement, et C. Lagarde, ministre de l’agriculture, couvrent les cultures de maïs OGM Mon810, du semencier US Monsanto, celui pour lequel l’Allemagne a récemment décidé un moratoire, suite aux études montrant que la sécrétion de la toxine insecticide appelée "bt", censée tuer l’insecte qui attaque ce maïs, se déroulait de façon aléatoire.
      Pour crédibiliser leur décision, ils avaient demandé à la Commission du génie biomoléculaire une nouvelle évaluation sanitaire sur ce maïs transgénique, autorisé depuis 1998 (par le gouvernement de gauche, hélas) à la culture et à la vente en France.
      C’est Greenpeace qui avait publié cette étude, et c’est suite à cette étude que le gouvernement allemand a suspendu le Mon810. La commission en question a jugé elle qu’il n’y avait pas de danger, selon le ministère de Juppé.
      Le maïs Mon810, est le seul maïs transgénique autorisé à la commercialisation en France. Apparemment, entre 25.000 et 30.000 hectares ont été plantés cette année pour être récoltés à l’automne...
      Mauvaise nouvelle.