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2ème café citoyen

“Les riches détruisent la planète” (Kempf)... Et nous, quelles alternatives construisons-nous ?

Mercredi 5 mars à 19h au Remue-méninges

lundi 25 février 2008

Un 1er café citoyen co-organisé par le café-lecture “le Remue-méninges” et les Réseaux citoyens de St-Etienne a eu lieu le 7 février, autour du livre de Hervé Kempf : “Comment les riches détruisent la planète”. (Voir)
Nous avons été entre 40 et 50 à cette rencontre. Qui a permis d’abord de faire mieux connaissance avec les idées exposées par Hervé Kempf dans son livre.

Le deuxième de ces rendez-vous mensuels aura lieu mercredi 5 mars. Cette fois, l’objectif est d’échanger sur ce que l’on fait, sur les alternatives que l’on essaie de construire. Et sur ce que l’on en pense, à l’expérience. Si les riches détruisent la planète, que font “les pauvres”, ou du moins celles et ceux qui ne veulent plus de cette course à la croissance matérielle et aux profits capitalistes, pour préserver cette planète, et pour essayer de construire des alternatives qui permettent de faire avancer en même temps la justice sociale et l’écologie ?
Bref : “comment les pauvres peuvent-ils sauver la planète ?”...

On en discutera à partir de la présentation de quelques expériences et projets. Dont d’ores et déjà :
- un témoignage de Marc Bardin sur la création d’AMAP dans le département et la région
- un témoignage de Julie Champagne sur le projet du café-lecture “le Remue méninges”
D’autres présentations d’expériences sont sollicitées...

La 1ère rencontre autour du livre d’Hervé Kempf...

Une présentation des idées du livre a été faite à plusieurs voix par Fabien, Anne et Julie. Environ 3/4 d’heure. Utile parce que la plupart de celles et ceux qui étaient là n’avaient pas lu le livre. Puis discussion. Pour le 2ème café, une attention plus grande sera apportée au partage de la parole...
On a parlé de la crise écologique. Le constat est assez connu, et très partagée l’idée de la gravité de la situation. Par contre, quand il a été question de la consommation des très riches, et de leurs richesses, ça a été une découverte pour une partie des présents. Même si on le sait, c’est tellement banalisé qu’on s’y résigne et qu’on ne le voit plus ? On s’est trop habitué à l’injustice que cela représente, et notre colère est émoussée ? A cause de l’échec des tentatives de transformation, de révolution sociale aussi, et d’une résignation à une “inéluctabilité” du capitalisme ?
On a assez peu parlé de la situation au Sud, dans le tiers monde... Par contre on a parlé de façon assez précise de la dérive sécuritaire, anti-démocratique du système. Peut-être parce qu’elle est de plus en plus ressentie ...
Le problème, c’est quand on essaie d’imaginer des pistes de solutions... D’où l’idée de prolonger cette discussion au 2ème café citoyen, pour réfléchir aux projets et aux alternatives non capitalistes que nous essayons de construire, les uns et les autres...
Mais quand même, il y a une tendance à chercher les solutions uniquement du côté du changement des attitudes personnelles, avec une certaine “culpabilisation” (qui, si on en reste là, arrange bien l’oligarchie) : voiture, téléphone, tri des déchets, etc... “On est tous coupables...”.
On reste donc “individualiste” au niveau des solutions aussi ! Difficulté à faire de la politique, autre que délégataire, et à imaginer des solutions et des actions collectives. “Essayer de trouver des alternatives et ça commence par nous mêmes”... Oui bien sûr, mais faut-il qu’on laisse si facilement hors de portée de notre intervention la mise en cause du pouvoir et des décisions de la grande richesse ? Si l’on se replie dans notre vie personnelle, est-ce que cela les empêchera de détruire la planète et de laisser aller l’humanité à la catastrophe. Est-ce que certaines de ces alternatives ne doivent pas aussi être des initiatives et décisions politiques d’ampleur touchant à l’organisation de la société ? On remet en cause “la croissance” (enfin au moins dans les mots), mais est-ce que l’on s’occupe de la “répartition” ?
Evidemment, la question là est de trouver des pistes d’actions, de luttes, qui ne soient pas illusoires. Quel développement alternatif peut-on essayer de mettre en oeuvre ? ...

Une autre question a été posée : est-ce que l’on peut agir sans passer par la télé ? Sans “médiatiser” ? Est-ce que la seule action qui vaille n’est pas de passer à la télé ?! Une question qui pourrait bien être révélatrice : on est tellement spectateurs de nos vies dans cette société et on se sent tellement impuissant que l’on en vient à penser qu’agir c’est passer à la télé... !
A partir de là discussion aussi sur la construction d’alternatives dans le réel ( “ignorer les médias et créer sa propre réalité” ?) , puis sur la construction ou pas de médias alternatifs...

D’autres questions ont été pointées, à creuser, par exemple : comment fonctionne le progrès technologique, et quelle société il met en place ?
A suivre, donc... mercredi 5 mars à 19h, au Remue-méninges, 59 rue Désiré Claude à St-Etienne.

Le livre de Hervé Kempf est disponible à la librairie Lune et l’autre à Saint-Etienne. 19 rue Pierre Bérard - centre ville de Saint-Etienne.

Le site du Café-lecture le Remue-méninges : http://leremuemeninges.wordpress.com