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Rassemblement vendredi 3 juillet, en soutien au peuple grec, contre le diktat de l’austérité, pour le respect de la démocratie.

mardi 30 juin 2015, par Georges Günther

Depuis 5 mois le nouveau gouvernement Grec élu en janvier, négocie avec les institutions européennes et le FMI, dans des conditions d’asphyxie financière du pays, pour trouver une solution qui sorte le pays du drame humanitaire et économique dans lesquels les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes et le FMI l’ont plongé. Sans tenir aucun compte de la volonté démocratiquement exprimée par le peuple grec, la commission européenne, le FMI, la Banque Centrale Européenne avec le soutien des gouvernements français et allemand, lancent aujourd’hui un ultimatum à la Grèce : il faut continuer et aggraver les politiques d’austérités du passé sinon on vous coupe tous financements. Le but est de dissuader toutes alternatives aux politiques d’austérité, d’injustices sociales et d’aggravation de la pauvreté en humiliant tout un peuple.

Face à cette ultimatum, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, et le gouvernement grec, ont demandé au peuple grec de se prononcer par référendum.

Ce vendredi 3 juillet rassemblons-nous à partir de 18 h devant la préfecture pour :

- Manifester notre solidarité avec le peuple grec et notre rejet des diktats.

- Dire au gouvernement français, à François Hollande, qu’ils doivent agir au sein de l’Europe pour arrêter l’étranglement d’un peuple.

- Qu’ils doivent faire respecter la volonté exprimée par le peuple grec, faire respecter la démocratie, et agir pour un accord global permettant à la Grèce de sortir des politiques d’austérité sans fin, pour baisser et restructurer une dette insoutenable, illégale, illégitime et odieuse.

Ce qui se passe en Grèce nous regarde : laisser écraser aujourd’hui le peuple grec, c’est laisser la porte ouverte à ce que ces méthodes se reproduisent pour d’autres peuples en Europe.

Georges Günther

Ce rassemblement est à l’initiative des Réseaux citoyens de St Etienne. Tous les participants qui le souhaiteront pourront y prendre la parole, diffuser leurs informations et nous pourrons ensemble décider de la suite.


A Paris, manifestation ce jeudi 2 juillet.
Lire un appel de SYRISA : "POUR LA DIGNITÉ ET LE REDRESSEMENT DE NOTRE PAYS, POUR LA DÉFENSE DE LA SOCIÉTÉ NOUS DISONS NON"
_

La Confédération CGT prend position :

Grèce : qui a peur de la démocratie ?

Le peuple Grec subit depuis janvier dernier, une pression et un chantage
intolérables de la part des institutions européennes, des
gouvernements de la zone Euro et du Fonds Monétaire International. Ces
derniers refusent d’accepter le verdict des urnes et l’élection
démocratique d’un nouveau gouvernement qui propose des alternatives
crédibles aux politiques d’austérité imposées par le monde de la
finance.

Depuis le mois de janvier, le nouveau premier ministre Alexis TSIPRAS
remet en cause les plans d’austérité dont sont victimes des millions
de citoyens grecs. Il propose des mesures économiques et sociales
adossées à des réformes visant à une plus juste répartition des
richesses dans le but d’œuvrer à une véritable justice sociale, à
l’égalité des droits, à la transparence politique et fiscale, bref
à la démocratie.
L’augmentation du salaire minimum, le rétablissement du treizième
mois de pension de retraites, le renforcement des services publics, le
développement de politiques en termes de logement et d’éducation
font parties des mesures urgentes dont a besoin le peuple grec.

Cela doit d’abord passer par un moratoire sur le service de la dette,
afin que les sommes conservées soient affectées au redressement de
l’économie et que le remboursement de la dette n’empêche pas toute
possibilité de redressement économique.
Cela doit aussi passer par la recapitalisation des banques, sans que les
sommes ne soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Depuis plusieurs mois, une « négociation » est engagée entre le
gouvernement grec et les institutions européennes pour trouver une
issue à cette crise. Des compromis ont été acceptés, le calendrier
des réformes revu. Mais en guise de conclusion, c’est un véritable
diktat que proposent MERKEL, HOLLANDE et LAGARDE. Pour eux, une seule
solution : la soumission aux exigences des banques !

En référer au peuple, quoi de plus normal ! C’est ce que propose le
premier ministre grec en organisant un référendum le 5 juillet
prochain.
Pourtant, une nouvelle fois, cet acte démocratique est contesté. Au
mieux, ce serait au conseil européen de choisir la question qu’il
faut poser aux grecs.

Derrière la pression exercée sur le peuple grec, c’est l’ensemble
des citoyens d’Europe que l’on souhaite bâillonner. Le FMI et les
dirigeants européens veulent faire de la Grèce, un exemple pour tous
ceux qui souhaitent rompre avec cette logique austéritaire et faire
entendre une autre voix.
C’est le principe même de la démocratie qui est remis en cause !

La CGT condamne ce chantage et apporte une nouvelle fois son soutien au
peuple et aux salariés grecs. En Grèce comme en France, nous
revendiquons une véritable démocratie sociale et politique qui donne
la parole aux salariés dans les entreprises, aux citoyens dans leur
pays.
C’est pourquoi, la CGT appelle les salariés à participer massivement
au rassemblement organisé à Paris, place de la Bastille, jeudi 2
juillet à 18h30 ainsi qu’à toutes les manifestations organisées en
France dans les prochains jours.

Montreuil, le 30 juin 2015